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Publié le 20 juillet 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
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La fleur du pavot apparait d’abord sous forme de bouton qui retombe le long de la tige. Au moment de l’éclosion, les deux sépales se séparent et libèrent la fleur fripée : celle-ci met un certain temps à se défroisser.
La fleur est souvent très colorée; rouge (parfois teinté de blanc ou de noir à son centre), rose, orange, jaune, bleu ou blanc. Ses pétales, généralement au nombre de quatre, sont satinés et légèrement froissés. Entouré de nombreuses étamines chargées de pollen, le pistil est une capsule souvent courte et renflée, portant à son sommet des stigmates disposés comme les rayons d’un cercle.
La plante produit un latex blanc. Les plans les plus anciens proviennent de Suisse. Selon les archéologues, le pavot aurait gagné l’Asie grâce aux Arabes, vers le XIIIe siècle avant notre ère.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20 mm F/1,7 ou M.Zuiko 45 mm F/1,8
1re photo : 1/800 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 20 mm
2e photo : 1/400 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 45 mm
3e photo : 1/1000 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 20 mm
4e photo : 1/2000 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 45 mm
5e photo : 1/1000 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 20 mm
6e photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 45 mm
Publié le 11 juillet 2013 | Temps de lecture : 8 minutes
Dans la nuit de vendredi à samedi derniers, un train stationné dans une pente l’a dévalée pendant 18 minutes — personne à bord — puis, ayant atteint une vitesse de 101 km/h, a déraillé dans une légère courbe : sa cargaison de plus de 100 000 litres d’essence a pris feu, déclenchant un immense brasier qui a brulé vif une cinquantaine de résidents de Lac-Mégantic, au Québec.
Le transport ferroviaire est une responsabilité exclusive du gouvernement fédéral. C’est lui qui en dicte les règles et qui voit à son application.
C’est le gouvernement Harper qui a permis aux compagnies ferroviaires d’opérer avec presque personne à bord. C’est lui qui a réduit le nombre d’inspecteurs de 215 à 204 entre 2011 à aujourd’hui alors que le transport de pétrole brut connaissait une croissance 2 800% en trois ans. C’est lui qui préfère laisser à chaque transporteur ferroviaire, le soin de s’assurer du respect des normes de sécurité. C’est lui enfin, qui a choisi de ne pas effectuer des vérifications aléatoires ayant pour but de s’assurer que les compagnies s’acquittent de leurs obligations.
Bref, c’est lui qui a choisi de se fermer les yeux. C’est son choix.
Grâce à cet aveuglement bienveillant et grâce à l’autorégulation de l’industrie, le gouvernement fédéral sauve beaucoup d’argent. Mais cela ne fait pas disparaitre pour autant sa responsabilité de garantir la sécurité du transport ferroviaire au pays.
Quand une catastrophe survient alors qu’elle aurait été impossible si des normes plus sévères avaient été respectées, le gouvernement est alors responsable de ses choix.
Dans le cas des préjudices subis par la population de Lac-Mégantic, la première coupable est évidemment la compagnie ferroviaire. Normalement, les réclamations sont acheminées à la compagnie : celle-ci se tourne ensuite vers son assureur pour qu’il paye la note.
Mais si le transporteur fait faillite, les personnes lésées ne pourront pas s’adresser directement à l’assureur. Il leur faudra s’adresser à la société mère située aux États-Unis et possiblement intenter des poursuites contre elle devant des tribunaux américains.
Cela rend le tout extrêmement compliqué et coûteux.
Même si le gouvernement du Québec a pris l’excellente décision de débloquer une somme de soixante millions$ dans le but de venir en aide aux sinistrés, ce n’est pas à lui de le faire. C’est au gouvernement Harper de payer pour les conséquences de ces choix idéologiques, quitte à poursuivre le transporteur ferroviaire ou sa société mère par la suite.
Lors de la crise du verglas au Québec en 1998, le gouvernement fédéral avait très bien agit en mettant une partie de l’armée canadienne au service du gouvernement provincial, afin de porter secours aux victimes.
Mais il avait trouvé des prétextes pour ne pas payer les 421 millions$ que lui réclamait le Québec en dépit du fait que deux autres provinces ont été dédommagées par le Fédéral à la suite de tempêtes de verglas survenues chez elles en 1984. Nos règles ont changé, s’était-il contenter de dire.
Et il aurait très bien pu ajouter : après tout, ces pylônes électriques qui se sont effondrés, c’est quand même votre société d’État québécoise qui les a construits. Pas nous.
Dans ce cas-ci, c’est l’inverse : on affaire à une catastrophe dans un domaine de compétence exclusive du fédéral. Et ce n’est pas la première à survenir.
En fait, c’est le quatrième accident impliquant le transport du brut au Canada au cours des six derniers mois, et le deuxième déraillement au Québec : l’autre incident québécois est celui à Frontenac, il y a deux mois à peine, impliquait un train de la même compagnie, transportant lui aussi du pétrole.
À la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush n’a pas attendu des rapports d’experts pour déclencher la guerre en Afghanistan. Elle n’a pas attendu qu’un tribunal international trouve Al Qaeda coupable. Une petite vidéo de Ben Laden disant « Coucou ! C’est moi » avait suffit.
Alors ici, quatre trains déraillent. Des centaines de milliers de litres de pétrole sont déversés aux quatre coins du pays et que fait M. Harper ? Il visite les sinistrés et les réconforte, ce qui est très bien. Mais quoi d’autre ? Rien.
Ce qu’on attend du Premier ministre, c’est qu’il donne un grand coup de poing sur la table pour que les autorités fédérales révoquent sans délai le permis d’opération de la compagnie ferroviaire concernée. Deux déraillements et une cinquantaine de morts, ça suffit.
De plus, sans attendre une faillite éventuelle du transporteur, il doit immédiatement exiger que des centaines de millions de dollars soient placées en fidéicommis par l’assureur afin de garantir le respect des sentences qui pourraient être imposées à titre posthume au transporteur, le cas échéant.
Il doit exiger la vérification immédiate de l’état du réseau ferroviaire canadien. S’il ne faut quelques heures aux journalistes pour trouver des rails dont les clous de fixation sont inopérants, je suis certain que le Premier ministre peut faire vite.
À preuve, dès le début du scandale des appels électoraux frauduleux, M. Harper a immédiatement pris fait et cause en faveur de la pègre conservatrice. Nous lui demandons aujourd’hui la même promptitude à protéger la population canadienne.
Après quatre déraillements en six mois, après des années à se fermer les yeux sur la dégradation du réseau, il est temps de les ouvrir. Cette catastrophe a ébranlé la confiance des élus de nombreuses villes canadiennes traversées par une voie ferrée. Avant qu’on adopte ici et là une multitude de règlements municipaux destinés à garantir la sécurité de la population, il serait préférable que le gouvernement du Canada prenne ses responsabilités.
Et si jamais, il viendrait à l’idée de M. Harper — Oh miracle ! — d’établir un mécanisme de dédommagement pour les sinistrés, il devra éviter d’imposer aux fonctionnaires fédéraux des quotas secrets à ne pas dépasser (comme c’est le cas envers les travailleurs saisonniers).
Cette série de suggestions n’est pas limitative. Si M. Harper a d’autres bonnes idées, je l’encourage à les mettre en application. Vite.
Pendant que le Premier ministre poursuit sa réflexion, voici la liste des victimes dont les noms ont été rendus publics : Marie-Semie Alliance, Alyssa Bégnoche (4 ans), Bianca Bégnoche (9 ans), Talitha-Coumi Bégnoche, Diane Bizier (46 ans), Guy Bolduc (43 ans), Stéphane Bolduc (37 ans), Yannick Bouchard (36 ans), Marie-France Boulet (62 ans), Yves Boulet (51 ans), Frédéric Boutin (19 ans), Geneviève Breton (28 ans), Karine Champagne (36 ans), Sylvie Charron (50 ans), Kathy Clusiault (24 ans), Réal Custeau (57 ans), Denise Dubois (57 ans), Maxime Dubois (27 ans), Marie-Noëlle Faucher, Natacha Gaudreau (41 ans), Jacques Giroux (65 ans), Michel Guertin Jr (33 ans), David Lacroix-Beaudoin (27 ans), Gaétan Lafontaine (33 ans), Karine Lafontaine (35 ans), Stéphane Lapierre, Jo-Annie Lapointe (20 ans), Henriette Latulippe (61 ans), David Martin (38 ans), Roger Paquet (61 ans), Éliane Parenteau-Boulanger (93 ans), Mathieu Pelletier (29 ans), Éric Pépin, Louisette Picard, Marianne Poulin (23 ans), Wilfrid Ratsch, Martin Rodrigue, Jean-Pierre Roy (56 ans), Kévin Roy (29 ans), Melissa Roy (29 ans), Andrée-Anne Sévigny (26 ans), Jimmy Sirois, Élodie Turcotte (18 ans), Joanie Turmel (29 ans), Lucie Vadnais (49 ans), Jean-Guy Veilleux (32 ans) et Richard Veilleux (63 ans).
Post-scriptum du 22 janvier 2014 : À cette liste, on ajoutera le nom d’un pompier de 25 ans qui s’est enlevé la vie aujourd’hui, soit quatre mois après avoir combattu l’incendie et extirpé des décombres le corps calciné de son ex-épouse.
Publié le 9 juillet 2013 | Temps de lecture : 6 minutes
Selon l’Association ferroviaire canadienne, le transport de pétrole brut est passé au Canada de 500 wagons-citernes en 2009, à 140 000 wagons-citernes en 2012, soit une augmentation 2 800% en trois ans.
La tragédie survenue dans la nuit de vendredi à samedi derniers au Lac-Mégantic est le quatrième accident impliquant le transport du brut au Canada au cours des six derniers mois et le deuxième au Québec. L’autre déraillement survenu en sol québécois, plus précisément à Frontenac il y a deux mois, impliquait un train de la même compagnie, transportant lui aussi du pétrole.
Jusque dans les années 1980, tout train de marchandise devait compter un wagon de queue, souvent rouge, qui servait à héberger un équipage supplémentaire et du personnel de surveillance. Ils pouvaient y dormir, y manger, et se reposer. À cette époque, les trains en transit n’étaient pas laissés sans surveillance.
Mais les compagnies ferroviaires ont convaincu le gouvernement fédéral que la technologie avait rendu inutile l’usage de ces coûteux wagons et du personnel supplémentaire. Tout ça a été remplacé par une lumière qui flashe à l’arrière des trains.
Les règlements fédéraux actuels prévoient que les transporteurs ferroviaires importants comme le CN et le CP — de catégorie 1 — peuvent opérer leurs trains avec un minimum de deux employés à bord, alors que les compagnies de moindre importance comme la Montreal, Maine and Atlantic Railway, impliquée au Lac-Mégantic — de catégorie 2 — peuvent faire fonctionner leurs trains avec un seul employé (lorsqu’il roule) et aucun quand le train est stationné pour la nuit.
Cet employé porte le titre d’opérateur de locomotive (souvent appelé ingénieur parce que cela fait plus chic, alors que c’est une mauvaise traduction du titre anglais, engine man).
En somme, depuis le 11 septembre 2001, vous ne pouvez pas entrer à bord d’un avion avec un tube de 100ml de pâte dentifrice, mais vous pouvez laisser 100 000 litres de mazout en zone urbaine sans surveillance.
Je vous ferai grâce des prétextes invoqués par la compagnie pour tenter de se disculper. Cela me rappelle l’attitude des entrepreneurs impliqués dans l’effondrement des viaducs du Souvenir et de la Concorde, à Laval.
La compagnie ferroviaire est responsable de ce que font ou ne font pas ses employés. S’ils sont incompétents, elle est fautive de les avoir embauchés. S’ils n’ont pas suivi les procédures et directives recommandées, elle est responsable de toute erreur humaine de son personnel, sauf si elle est en mesure de prouver que cette erreur a été commise malicieusement. En somme, ses excuses, on s’en fout : elle devra payer.
Elle devra payer pour ce vieux matériel roulant d’occasion, rafistolé et inspectés par des employés soumis à la cadence de travail qu’elle leur impose, pour des wagons-citernes pas assez solides pour retenir le carburant lors d’un déraillement, pour des locomotives qui prennent en feu sans qu’on sache pourquoi, pour un système de freinage qui ne répond pas aux normes et pour des trains qu’on stationne sur un voie principale en pente, sans dérailleur.
L’important est de s’assurer que les parents des victimes ne soient pas abandonnés. La suggestion du nouveau chef du Parti libéral du Québec de créer un guichet unique pour les réclamations m’apparait judicieuse.
L’enquête du Bureau fédéral de la sécurité des transports pourrait prendre des mois, sinon des années. Pendant ce temps, d’autres trains dérailleront. Il faut s’assurer que toute enquête publique éventuelle ne soit pas un simple paravent destiné à tromper les parents des victimes et à étirer le temps, de manière à les priver de leurs recours, comme ce fut le cas de la Commission Johnson (relativement aux effondrements de viaducs à Laval).
Sans chercher à prouver que les autorités fédérales sont responsables de ce déraillement en particulier, il est clair que leur laxisme créait une situation qui rendait un tel drame inévitable. Je le dis souvent : en matière de sécurité, tout de qui peut arriver finit toujours par survenir.
Puisque le transport de pétrole est d’une importance stratégique pour le pays, il est illusoire de penser que les gouvernements pourraient l’interdire. Il nous faudra donc faire des choix, et des choix douloureux. Or la seule alternative valable au transport ferroviaire du brut, c’est son transport par pipeline.
Si ce deuxième moyen comporte ses propres risques environnementaux en cas de déversement, le tracé des pipelines possède l’avantage indéniable de contourner généralement les zones urbaines — au contraire des trains — ce qui réduit d’autant les dangers inhérents au transport ferroviaire de matières dangereuses. Si cela était déjà le cas, les citoyens de Lac-Mégantic ne vivraient pas le deuil qui les afflige présentement.
Pour terminer, je ne vous cacherai pas que suis ulcéré d’entendre ces compagnies CRIMINELLES venir publiquement se laver les mains sur le conseil de leurs avocats. La question n’est même plus de savoir si la compagnie a commis une erreur quelque part, mais comment se fait-il que gouvernement fédéral, responsable du transport ferroviaire, laisse encore une telle compagnie opérer.
Cela fait deux déraillements en deux mois, tous deux dans la même région, tous deux causés par des trains de la même compagnie : combien faudra-t-il de morts avant que le gouvernement Harper se grouille le cul ?
Publié le 7 juillet 2013 | Temps de lecture : 10 minutes
Introduction
Large de 200 mètres, le quartier du Prado est situé entre la Vieille ville et le quartier de Centro. Il comprend trois rues principales orientées nord-sud; la promenade Martí, la rue Agramonte et la rue Monserrate.
La plus importante est la première. On la surnomme El Prado et c’est ce surnom qui donne son nom au quartier.
La promenade Martí (ou El Prado)
Nommée en l’honneur du poète national cubain José Martí, cette voie de circulation de 1,3km se divise en deux parties.
Au sud, il s’agit d’une large rue au centre de laquelle on peut stationner sa voiture. La partie plus au nord est composée de deux rues circulant en sens opposés, séparées par une promenade bordée d’arbres.
À son extrémité sud, on trouve la Fuente de la India (ou Fontaine de l’Indienne, au sens d’autochtone d’Amérique). Réalisée en 1831 par le sculpteur italien Giuseppe Gaggini, elle représente symboliquement l’épouse du chef Habaguanex qui régnait sur la ville à l’arrivée des Espagnols et duquel la ville tire son nom actuel.
Haute de 3m, elle fut taillée en marbre de Carrare, le plus blanc et le plus cher au monde. Son importation par le Conte de Villanueva déclencha un engouement pour ce matériau luxueux dont on trouve de nombreux exemples dans ce quartier : en plus de cette statue, celles de José Martí et du maréchal Máximo Gómez, les parquets du Capitolin, du Gran Teatro, du Palacio de los Matrimonios et de tous les bancs publics qui bordent la promenade du Prado.
À proximité se trouve l’hôtel Saratoga dont nous apercevons l’intérieur de style mauresque de 0:14 à 0:21.
Le Capitolio (1929) est une réplique du Capitole américain. Jusqu’à la révolution cubaine en 1959, c’était le siège du parlement (Sénat et Chambre des représentants). Il abrite maintenant le ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Environnement. Normalement accessible au public, l’édifice était en rénovation au moment de ma visite.
À l’intérieur, sous la coupole, se dresse la troisième plus grande sculpture intérieure au monde, œuvre d’Angelo Zanelli (1879–1942). Celui-ci est également le créateur des deux sculptures Art Déco qui ornent de part et d’autre le grand escalier du Capitolio (0:40).
À l’Étranger, il est toujours imprudent de photographier ou de filmer des policiers dans l’exercice de leurs fonctions. Depuis quelques années, j’ai l’habitude de photographier tout et n’importe quoi. Voici donc, de 0:45 à 1:10, une arrestation effectuée devant le Capitolio. Si ma mémoire est bonne, les blessures de l’homme arrêté ne sont pas causées par des policiers mais plutôt par une autre personne à l’origine du conflit.
Ce bref clip vidéo est probablement un bon indice de la qualité des rapports humains entre Cubains, pendant les moments de crise.
En face du Capitolio, on trouve notamment le gymnase Kid Chocolate (à 1:14), dont le nom fait référence au surnom professionnel du boxeur cubain Eligio Sardiñas Montalvo, champion du monde des poids super-plumes de 1931 à 1933.
Plus loin, à droite, se trouve le Parc Central qui s’étend sur deux quadrilatères de long et d’un quadrilatère de large. Depuis le milieu du XIXe siècle, les alentours de ce parc constituent le cœur de la capitale cubaine.
Sur son côté ouest, s’élève le Gran Teatro de La Habana (1915) dessiné par l’architecte belge Paul Belau (à qui on doit également le Palais présidentiel, que nous verrons plus loin). Le Grand Théâtre est le lieu du plus grand festival de ballet au monde, qui se tient à l’automne, aux deux ans.
Si la capitale cubaine est devenue, après le Bolchoï, un tel lieu d’excellence, c’est grâce à l’ex ballerine et chorégraphe Alicia Alonso (à 5:10). À cause de son handicap — elle est partiellement aveugle depuis l’âge de 19 ans — Mme Alonso a fondé sa propre troupe de ballet dès 1948. Aujourd’hui totalement aveugle et âgée de 92 ans, elle dirige encore le Ballet Nacional de Cuba et assiste à ses représentations (à 1:58).
À 2:55, nous voyons une statue de José Martí située au milieu du Parc Central. Érigée à peine dix ans après le décès du poète, c’est le plus ancien monument en son honneur sur le millier qu’on dénombre de nos jours sur l’île. Il est l’œuvre du sculpteur cubain José Vilalta Saavedra (1862-1912). Son dévoilement en 1905, s’est fait en présence de la mère de l’écrivain, de sa veuve et de sa sœur.
Toujours à l’ouest du Parc Central, nous visitons l’Hôtel d’Angleterre (de 2:56 à 3:11) qui, au moment de sa construction en 1875, était le premier hôtel de luxe de la capitale. Parmi les clients prestigieux qui y ont séjourné, on compte la tragédienne Sarah Bernhardt. Celle-ci visita la capitale cubaine en 1887 pour y donner une série de douze représentations à guichet fermé là où se trouve maintenant le Gran Teatro (à la suite d’une tournée triomphale en Amérique du Sud).
Nous sommes habitués à ce que les feux de circulation indiquent aux piétons le nombre de secondes qu’il leur reste pour traverser. Ceux de La Havane indiquent aussi le nombre de secondes restant à attendre au feu rouge (de 3:28 à 3:33).
La rue Neptuno délimite le côté nord du Parc Central et marque le début de la promenade du Prado. De 3:34 à 3:43, nous voyons l’intérieur du restaurant « Au coin Prado et Neptuno », un restaurant aperçu précédemment en arrière-fond de la vidéo au sujet des feux de circulation.
De l’autre côté de la rue, occupant tout le côté nord du Parc Central, se trouve l’immeuble principal de l’hôtel Iberostar Parque Central (de 3:47 à 3:55). C’est le meilleur endroit en ville pour se connecter sur l’internet, en dépit de la lenteur du réseau cubain.
De 4:42 à 5:42, nous visitons le Palacio de los Matrimonios, terminé en 1914 d’après les plans de l’architecte Luís Dediot. Comme son nom l’indique, c’est l’endroit idéal pour célébrer un mariage. Sa salle de réception sert également à des concerts. Son plafond est décoré des armoiries des principales villes d’Espagne puisqu’à l’origine, l’édifice était le siège du Club espagnol de la Havane.
Près de son extrémité nord (à 6:25), la promenade Martí rend hommage à un autre poète cubain, Juan-Clemente Zenea (1846-1871).
Quelques pas plus loin, à la toute fin de l’avenue, une rotonde rappelle (à 6:29) l’exécution en 1871 de huit étudiants accusés faussement d’avoir profané la tombe d’un journaliste espagnol. Ce monument, réalisé en 1921 par le sculpteur cubain José Vilalta de Saavedra, est situé sur le lieu exact de l’exécution et comprend une partie du mur de pierre devant lequel les condamnés ont été fusillés.
La rue Agramonte
De 6:35 à 7:19, nous visitons le Palacio del Centro Asturiano, inauguré en 1928. C’est un des deux pavillons du Musée national des Beaux-Arts. Celui-ci est consacré à l’art international. On y trouve la plus importante collection d’objets en terre cuite (peintes en noir, à la grecque) d’Amérique latine, don des Comtes de la Lagunella.
Les trésors du musée reflètent les goûts des collectionneurs espagnols ou cubains. Conséquemment, l’Art espagnol y occupe une place de choix, notamment une représentation exceptionnelle de toiles de Velázquez. L’Art des Pays-Bas et de Flandres (longtemps possessions espagnoles) est également bien représenté.
L’Art allemand est surtout présent par des toiles de l’époque Biedermeier. D’Angleterre — longtemps ennemi de l’Espagne — on trouve quelques œuvres mineures de grands peintres.
Le musée accueille également des expositions temporaires, comme cette exposition remarquable consacrée à la peinture traditionnelle chinoise. Cette visite se termine par le café du musée, somptueusement décoré de céramique.
À 7:36, au loin, derrière la voiture bleue et beige, on entrevoit l’hôtel Plaza, construit en 1909. On retrouve de nouveau cet hôtel en arrière-fond de 7:46 à 7:48. Le savant Albert Einstein, la danseuse Isadora Duncan et le frappeur Babe Ruth y ont séjourné (ce dernier à la suite No 216).
De 7:54 à 8:07, c’est un aperçu de l’autre pavillon du Musée des Beaux-Arts, soit celui consacré à l’Art cubain.
Érigé de 1913 à 1920 d’après les plans des architectes Paul Belau et Carlos Maruri, le Palais présidentiel (de 8:08 à 8:49) est devenu le pavillon principal du Musée de la Révolution. Dans cet édifice, histoire et propagande révolutionnaire sont intimement liées.
C’est par lui qu’on accède à un deuxième bâtiment, le Mémorial Granma. Sous haute surveillance militaire, ce dernier est un écrin qui protège le yacht qui transporta Fidel Castro et ses 81 compagnons — dont le Dr Che Guevara — du Mexique à Cuba, en 1956. Cette odyssée marque le début de la Révolution cubaine.
Sur le terrain qui entoure le mémorial sont disposés des artéfacts qui font office de reliques révolutionnaires, notamment les preuves du soutient américain à l’invasion ratée de la Baie des cochons.
Devant le Palais présidentiel, on peut voir (à 9:10), un segment de la muraille qui encerclait la Vieille Havane et qui fut abattue en 1863 pour faciliter l’expansion urbaine.
La rue Agramonte se termine par un carrefour giratoire au centre duquel on a érigé en 1935 un monument à la gloire du général Máximo Gómez. Œuvre du sculpteur italien Aldo Gamba (1881-1944), cette statue équestre est en marbre blanc de Carrare, orné de quelques statues en bronze.
À l’ouest de ce monument, on trouve le Palacio Velasco, construit en 1912 (de 9:41 à 9:46) qui, de nos jours, héberge l’ambassade d’Espagne.
La rue Monserrate
De 10:10 à 10:29, nous visitons l’annexe moderne de l’hôtel Iberostar Parque Central, situé derrière (c’est-à-dire au nord) du bâtiment qui donne sur le Parc Central. Cette annexe est reliée au bâtiment principal par un passage souterrain.
La vidéo se termine par une photo du Musée des Beaux-Arts (à 10:31) et du Palais présidentiel (à 10:33), tels que vus du mirador de l’Edificio Bacardi (dont nous avons parlé dans une vidéo précédente).
Conclusion
Au total, ce diaporama montre 252 photos et dix vidéoclips, pour une durée de plus de dix minutes. Tout comme mes autres diaporamas consacrés à la capitale cubaine, il démontre que les attraits touristiques de l’île ne sont pas limités au sable et aux palmiers de ses stations balnéaires.
Publié le 6 juillet 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Le mot nénufar est d’origine arabo-persane (nīnūfar). Il désigne une plante aquatique aux feuilles arrondies flottantes, aux fleurs solitaires qui se développent à la surface des eaux calmes dans les pays chauds et tempérés.
Nénufar ‘Laydekeri Alba’
Nénufar ‘Sultan’
Nénufar ‘Moorei’ et insecte
Nénufar inconnu
C’est en faisant défiler rapidement les photos ci-dessus, de la première à la dernière image, qu’on a l’illusion que les nénufars se promènent en zigzaguant.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 45mm F/1,8
1re photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
2e photo : 1/640 sec. — F5,6 — ISO 200 — 45 mm
3e photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
4e photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
5e photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
Publié le 4 juillet 2013 | Temps de lecture : 1 minute
Cerisier nain ‘SK Carmine Jewel’
Fuschia ‘Cherckerboard’
Pensée anonyme
Cela faisait des mois que j’avais acheté cet objectif (le M.Zuiko 45mm) sans avoir eu l’occasion de m’en servir. Et c’est dimanche dernier que j’ai tenté mes premières expériences.
Le « bokeh » — qu’on prononce « beau quai » — est le flou d’arrière-plan d’une photographie permettant d’attirer l’attention sur le sujet principal. Plus il est crémeux, plus il est réussi. Celui du 45mm est bien, mais pas aussi extraordinaire que celui du M.Zuiko 60 mm.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 45mm F/1,8
1re photo : 1/250 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 45 mm
2e photo : 1/500 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 45 mm
3e photo : 1/640 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 45 mm
Pour voir tous les textes de ce blogue illustrés de photos réalisées avec le M.Zuiko 45mm, veuillez cliquer sur ceci
Publié le 3 juillet 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Au cours du Festival de musique Montréal baroque, je me suis promené dans le Vieux-Montréal et j’en ai rapporté les photos suivantes.
Ancien édifice de la Bourse (1903-1904)
L’architecte américain George Browne Post a conçu l’édifice
de la Bourse de Montréal immédiatement après avoir réalisé celui de la Bourse de New York (sur Wall Street, en 1901-1903). Donc rien d’étonnant à ce que ces deux bâtiments néo-classiques aient un air de parenté.
De nos jours, cet édifice est occupé par le Centaur Theater.
Portail de l’édifice de la Banque Royale (1926-1928)
Au moment de sa construction en 1926-1928, l’édifice de la Banque Royale est le gratte-ciel le plus élevé de Montréal. Comparé aux sièges sociaux des banques rivales, celui de la Banque Royale est relativement sobre et imposant, en contraste avec son portail à deux tambours orné de bronze.
Plafond de la salle des guichets
À l’intérieur, les aires publiques de cette banque respirent le luxe.
Édifice de la Merchants’ Bank (1870-1873)
L’édifice de la Merchants’ Bank a été construit de 1870 à 1873. De 2000 à 2002, il sera entièrement rénové pour donner naissance à un hôtel cinq étoiles, Le St-James.
La maison François-Benoît (1849)
Intérieur d’un restaurant
Pierogis (raviolis polonais), choucroute et crème sure au Stash Café
Si la rue St-Jacques est la rue de la finance, la rue St-Paul est plutôt celle du commerce au détail : restaurants, galeries d’Art et boutiques de mode ou de souvenirs. Les immeubles qui la bordent sont en général un peu plus anciens que ceux situés sur la rue St-Jacques.
Par exemple, le restaurant Stash Café est situé dans l’immeuble Julien-Perrault, construit en 1831.
Maison Silvain-Laurent dit Bérichon (1810)
Située au 221 de la rue du Saint-Sacrement, la maison Silvain-Laurent dit Bérichon a retrouvé un éclat nouveau depuis qu’on lui a retiré en l’an 2000 le crépi qui la laidissait.
Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20 mm F/1,7 (la troisième photo) et Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les sept autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 17 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 21 mm
3e photo : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
4e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 17 mm
5e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm
6e photo : 1/60 sec. — F/2.8 — ISO 500 — 23 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 23 mm
8e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 22 mm
Publié le 1 juillet 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Casa de Matéo (XIXe siècle)
Évier de toilette de la Casa de Matéo
Au cours de l’édition 2013 du Festival de musique Montréal baroque, les concerts gratuits avaient lieu principalement au restaurant mexicain Casa de Matéo, situé au 438 St-François-Xavier, dans un édifice construit au XIXe siècle.
Détail de la façade de la Banque Molson (1866)
Édifice de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal (1870)
Toiture de l’édifice London and Lancashire (1898)
Tous les spectacles payants du festival avaient lieu plutôt au Théâtre St-James. Des balcons du théâtre, on peut apercevoir les édifices suivants :
• la Banque Molson (la première banque du Canada),
• le siège social de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal (occupé de nos jours par LHotel Montréal),
• le siège social canadien de la compagnie d’assurances London and Lancashire, présentement en rénovation.
Portail de l’édifice Canada Life (1894)
Adjacent, l’édifice de la compagnie d’assurance-vie Canada Life — aujourd’hui transformé en co-propriétés résidenteilles appelées Le St-Régis — est décoré d’un splendide portail Néo-Renaissance.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (la cinquième photo) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 15 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 18 mm
3e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
4e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 29 mm
5e photo : 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 53 mm
6e photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 26 mm
Publié le 30 juin 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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La grande majorité des locataires québécois possèdent un bail qui se termine le premier juillet. La veille de cette date butoir est donc connue comme un jour de grand déménagement. Inutile de tenter de louer un camion ce jour-là; il faut réserver des semaines d’avance.
Aperçus ce matin sur ma rue, ces deux déménageurs d’origine française (à leur accent) qui avaient résolu de transporter leur réfrigérateur, leur machine à laver (qu’on appelle laveuse au Québec) et quelques caisses, en comptant sur la seule force motrice de leurs genoux. Très méritoires.