Thierry Mugler : couturissime – Acte VII

Publié le 28 août 2019 | Temps de lecture : 2 minutes
Aperçu de l’Acte VII

Intitulée ‘Couture d’Androïdes’, la dernière salle de l’exposition consacrée à Mugler présente ses créations inspirées de la bande dessinée futuriste ou du cinéma d’anticipation.

Les murs en tôle ondulée percée de lumières font référence à un ciel étoilé, ce qui contribue à associer ces androïdes à des extraterrestres.

À mon avis, il aurait été plus audacieux de considérer ces humanoïdes comme des créations humaines tellement évoluées qu’elles ont pris le contrôle de notre planète.

Ce qui aurait été une occasion de présenter, sur les murs de cette salle, le travail des meilleurs graffiteurs de la ville alors que le musée de la ville d’Helsinki réservait tout un étage aux siens à l’occasion d’une exposition temporaire récente.

Pout termineŕ, rappelons que cette exposition prendra fin le 8 septembre 2019.

De la collection ‘Hiver Buick’
De la collection ‘Les Insectes’ (sic)
Costume du spectacle ‘The Wyld’
De la collection ‘Music-hall’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 2500 — 11 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VI

Publié le 27 août 2019 | Temps de lecture : 2 minutes
Aperçu de l’Acte VI
Aperçu de l’Acte VI

Métamorphoses : le bestiaire fantastique’ est le titre que porte l’Acte VI (ou sixième salle) de l’exposition montréalaise consacrée au couturier Thierry Mugler.

À elle seule, cette partie de l’exposition vaut le déplacement.

Il faut dire que le Musée des Beaux-Arts y a mis le paquet. Cette salle a été habillée d’un décor féérique créé par la firme montréalaise Rodeo FX, coqueluche des studios hollywoodiens.

Autour des visiteurs, les oiseaux volent, le feuillage frémit au vent et, à l’occasion, une lune immense apparait entre les arbres.

De la collection ‘Les Insectes’
De la collection ‘La Chimère’
Détail de la robe
De la collection ‘Les Insectes’
‘La Tonkinoise’ (de la collection ‘La Chimère’)
De la collection ‘Les Insectes’)
De la collection ‘Spirale futuriste’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2e photo), objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e et 5e photos), PanLeica 8-18 mm (1re et 9e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/13 sec. — F/3,8 — ISO 6400 — 16 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1000 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 145 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
9e  photo : 1/13 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte V

Publié le 26 août 2019 | Temps de lecture : 1 minute
Aperçu de l’Acte V
Aperçu des créations en vedette
Aperçu des créations en vedette

Dans le dernier quart du XXe siècle, Mugler propose l’allure ‘amazone glamour’ où la femme n’est pas un objet sexuel, mais un sujet sexuel, conquérante et non victime.

Ses robes moulées, à la taille fine (corsetée si besoin), au décolleté plongeant, font appel à des matériaux innovants comme le nylon et des fibres synthétiques très élastiques dont l’élasthanne (Lycra™) et le latex.

Comme toujours, la confection est irréprochable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectif PanLeica 8-18 mm (2e et 3e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,7 — ISO 1600 — 15 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Actes III & IV

Publié le 26 août 2019 | Temps de lecture : 2 minutes

L’Acte III

Aperçu de l’Acte III
De la collection ‘Superstar Diana Ross’

La troisième salle de l’exposition montréalaise (appelée ‘Acte III’) présente essentiellement des tailleurs, des blousons et des bustiers, de même que des accessoires.

Son caractère hétéroclite fait en sorte que l’Acte III est la seule de l’exposition qui est sans titre.

L’Acte IV

Aperçu de l’Acte IV

Intitulé ‘Dans l’œil du photographe’, l’Acte IV est une pièce à moitié peinte en noir et l’autre moitié, en blanc.

À son centre, quatre sobres tenues vestimentaires de Mugler se dressent sur une plateforme circulaire.

Montage photographique

Les murs de la salle sont décorés de photos de mode mettant en vedette des créations du styliste.

Puisque je n’aime pas photographier des photographies — ce qui dégrade la qualité des photos et ne leur rend pas parfaitement justice — j’ai préféré réaliser un petit montage qui en donne un aperçu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et PanLeica 8-18 mm (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
3e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm
4e  photo : 1/25 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte II

Publié le 26 août 2019 | Temps de lecture : 3 minutes
Aperçu de l’Acte II
De la collection ‘Les Cow-Boys’
De la collection ‘Les Infernales’
De la collection ‘Hiver des anges – 10 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’

Chacune des salles de l’exposition consacrée à Mugler est un ‘acte’.

L’Acte II porte le titre de ‘Stars & strass : la mode mise en scène’.

Pourquoi ce titre ?

C’est en 1984 que Mugler importe en Occident le concept de défilé-spectacle ouvert au public, créé au Japon en 1973 par le couturier Issey Miyake.

Dans la salle du Zénith, à Paris, six-mille spectateurs paient alors 175 francs (45,5 euros) pour assister au défilé de soixante mannequins portant 350 créations de Mugler.

Ses mannequins prennent alors l’aspect de personnages de fiction et de superhéroïnes.

Dans ses défilés, Mugler met lui-même en scène ses créations sur une trame musicale formée de mélopées africaines, de chansons égyptiennes, de partitions minimalistes ou de musique électronique, le tout métissé de bruits naturels ou d’œuvres de compositeurs classiques.

Mugler a compris qu’en créant pour des célébrités, on devient célèbre.

Ses vêtements extravagants sont portés par des vedettes de la musique populaire parmi lesquels Beyoncé, David Bowie, James Brown, Céline Dion, Diane Dufresne, Lady Gaga, et Madonna.

Des vedettes qui, en retour, apparaissent dans ses propres défilés à titre d’invités-surprises.

Il est également prisé par les actrices hollywoodiennes lors de galas et de remises de prix.

À l’exposition montréalaise, un écran placé au fond de la salle présente le message de Céline Dion au Gala de l’ADISQ de 1990.

À cette occasion, la chanteuse — revêtue d’une robe de Mugler — refusait le prix qu’on lui offrait à titre d’Artiste anglophone de l’année (en raison du succès de son album anglophone à l’international).

Mme Dion suggérait alors la création d’un prix récompensant l’artiste québécois s’étant le plus illustré sur le plan international, une suggestion qui sera retenue par l’ADISQ dès l’année suivante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte I

Publié le 25 août 2019 | Temps de lecture : 3 minutes
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Introduction

Au Musée des Beaux-Arts de Montréal, c’est le 8 septembre 2019 que prendra fin l’exposition ‘Thierry Mugler : couturissime’.

Présentée à Montréal en première mondiale, cette rétrospective présente plus de 150 tenues réalisées entre 1977 et 2014.

Dans le passé, le couturier avait refusé les offres semblables du Musée des arts décoratifs de Paris, du Victoria and Albert Museum de Londres et du Metropolitan Museum of Art de New York.

Mais le retentissement mondial de l’exposition que le Musée des Beaux-Arts de Montréal a consacrée à Jean-Paul Gaultier a vaincu les réticences de Mugler.

Après Montréal, l’exposition sera présentée à Rotterdam (du 12 octobre 2019 au 8 mars 2020) et à Munich (du 3 avril au 30 aout 2020).

Puisque mes compétences en matière de haute-couture sont plutôt rudimentaires, les articles qui seront publiés à ce sujet seront essentiellement des reportages photographiques.

Les costumes de La Tragédie de Macbeth

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C’est lors de la présentation de cette pièce de Shakespeare dans la cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon que la Comédie française dévoilait en 1985 les 70 costumes et accessoires que Thierry Mugler ait créés pour elle.

Le couturier avait alors disposé du plus gros budget consacré aux costumes de l’histoire de l’institution théâtrale.

Pour l’exposition montréalaise, la Comédie française a prêté six de ces costumes.

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Au fond de la salle, on projette un clip vidéo inspiré de la pièce, réalisé par le vidéaste montréalais Michel Lemieux.

Mettant en vedette la danseuse Alexia Martel dans une chorégraphie de Julie Perron, on y voit l’épouse de Macbeth, peu à peu envahie de remords, qui est obsédée par le sang imaginaire sur ses mains; elle finira par se dissoudre dans la folie.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 3e photos)
1re photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 125 — 25 mm
2e  photo : 1/5 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/1,2 — ISO 6400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le film ‘Ceux qui font les révolutions à moitié…’

Publié le 24 août 2019 | Temps de lecture : 3 minutes

Cette semaine, j’ai vu à la télé le film collectif ‘Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau’.

Les échos que j’en avais eus ne m’avaient pas incité à le voir au cinéma. Je l’ai donc regardé avec réticence, prêt à en interrompre le visionnement si le film ne me plaisait pas.

Après l’avoir vu, je crois qu’il s’agit du film québécois le plus significatif paru depuis une décennie.

En architecture, en sculpture et en musique, il existe des œuvres qui sont caractéristiques de leur temps.

La cantate ‘Ecclesia militantis’ de Guillaume Dufay et la basilique de Saint-Denis témoignent de l’intense foi religieuse du Moyen-Âge.

De la même manière, ces églises richement décorées nées de la Contre-réforme avaient pour but de créer chez les fidèles une stupéfaction qui les rendait vulnérables à la prédication religieuse.

Le cinéma est un art plus récent dont certaines œuvres sont typiques de l’époque qui les a vues naitre.

C’est le cas de ce film qui puise sa source dans le souffle de révolte qui s’est emparé d’une bonne partie de la jeunesse étudiante lors du Printemps érable.

À l’instar de certains films de gangsters qui rendent intéressants les quartiers sales et délabrés de New York, les lieux glauques du tournage sont rehaussés par une direction artistique qui les magnifie (notamment par l’éclairage) au point que certains plans sont beaux en dépit de la pauvreté des moyens pour y parvenir.

Au cours de ce film engagé, le récit est parfois interrompu par des plans fixes qui présentent un texte jugé utile à la réflexion du spectateur.

Ce didactisme est évidemment de nature à irriter ceux qui sont hostiles à l’idéologie du film.

Tout comme le meilleur du Hip-Hop, les dialogues ont été écrits avec soin. Ils sont très littéraires en dépit du fait que certaines scènes sont probablement issues de séances d’improvisation.

Mais à la différence des chansons d’un groupe comme Loco Locass, le film évite la virtuosité formelle des dialogues qui, dans le flot continu d’un film, aurait été un obstacle à la compréhension immédiate du spectateur.

Une des scènes les plus saisissantes du film est celle où un comédien nu fait son autocritique devant les membres de sa cellule révolutionnaire. En équilibre sur le mince fil qui sépare la vraisemblance du ridicule le plus complet, l’acteur réussit à livrer une performance qui suscite la pitié du spectateur.

Alors que triomphent de nos jours les messages infantilisants qui deviennent viraux, ce film nécessaire est un document phare qui anticipe l’ère des révoltes qui s’annonce à l’issue de la faillite des mirages du néolibéralisme.

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| Cinéma, Culture | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Acheter le Canada plutôt que le Groenland

Publié le 23 août 2019 | Temps de lecture : 3 minutes

Selon le premier ministre Justin Trudeau, le Canada est un pays ‘post-national’.

Un pays ‘post-national’ se définit comme un pays qui ne mérite pas d’exister.

En effet, qu’est-ce qui distingue le Canadien moyen de l’Américain-type ?

Les deux ont comme mets préférés l’hamburger et la pizza. Les deux boivent surtout de la bière ou du Coca-Cola. Portent les mêmes vêtements griffés de marques américaines. Voient principalement des films et des émissions de télé américaines. Écoutent de la musique américaine. Aiment les mêmes sports. S’intéressent aux mêmes potins concernant des vedettes américaines. Rêvent de visiter Disneyland. Et partagent la même détestation des pays jugés hostiles par la propagande américaine.

Et nos deux pays sont nés de la même dépossession des Autochtones et leur assimilation culturelle, à défaut d’avoir réussi à les exterminer.

Autrefois, la seule distinction, c’est que les Canadiens anglais étaient attachés à la monarchie britannique.

Mais depuis que l’aristocratie anglaise s’est pipolisée, plus d’Américains que de Canadiens se passionnent pour les potins la concernant.

L’achat du Canada par Trump mettrait fin aux tarifs douaniers que ce dernier impose à nos entreprises. Notre niveau de vie rejoindrait celui des Américains. Aux dernières élections américaines, Hilary Clinton aurait peut-être été élue.

Et cette fusion serait facilitée par le fait que les négociations canadiennes seraient dirigées par Chrystina Freeland, notre capitulatrice en chef, que Trump connait bien.

Malheureusement, le Canada coute beaucoup plus cher que le Groenland… pour l’instant.

Mais il suffirait d’une bonne guerre commerciale et plus précisément de l’imposition de tarifs douaniers excessifs, pour que l’économie canadienne — presque totalement dépendante d’exportations vers les États-Unis — s’écroule et que la valeur du pays s’effondre.

À part Montréal avec son stade olympique et Toronto avec sa tour du CN, presque toutes les villes canadiennes n’ont pas de monument emblématique.

Il suffirait d’une magnifique ‘Trump Tower’ dorée dans chacune des villes du pays pour faire la fierté des citoyens chacune d’entre elles et solidariser nos peuples à la valeur de l’argent.

Le Canada et les États-Unis sont déjà des États pétroliers dont les économies énergivores sont presque identiques. Ce qui favorise leur intégration.

Évidemment, cela rendrait encore plus justifiée l’indépendance du Québec puisque nous n’aurions plus grand-chose en commun avec la grande Amérique anglo-saxonne dont nous sommes déjà la presqu’ile.

Même pour le Canada, cela serait positif : il échangerait le Québec pour les États-Unis.

Quelle offre irrésistible !

Référence :
Le Danemark abasourdi après l’annulation d’une visite de Trump à cause du Groenland

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gloire et déclin des lits jumeaux dans les pays anglo-saxons

Publié le 22 août 2019 | Temps de lecture : 2 minutes

Selon l’historienne Michelle Perrot, le lit conjugal est latin et catholique alors que les lits jumeaux sont protestants et anglo-saxons.

Pendant près d’un siècle, plus précisément de 1850 à 1950, les médecins anglais se sont fait les champions des lits jumeaux.

Dans la société victorienne, on entretenait les plus vives inquiétudes au sujet du lit partagé à plusieurs.

On savait que les paysans et les gens d’origine modeste étaient plus sujets aux maladies. Or ceux-ci vivaient dans la promiscuité.

Alors qu’en Europe continentale, les microbiologistes apportaient la preuve que les microbes causent les infections, les médecins anglais demeuraient plus attachés qu’ailleurs à la théorie des ‘humeurs’ (dont le déséquilibre menace la santé).

Conséquemment, on préférait croire que les dormeurs affaiblis drainaient la vitalité des dormeurs forts avec, comme conséquence, que ces derniers sombraient dans la maladie des premiers.

Les lits jumeaux étaient donc recommandés aux classes bourgeoises pour des raisons hygiéniques.

Quant au sexe, il s’agissait d’un mal nécessaire à la reproduction de l’espèce, au péril de ceux qui s’y adonnaient.

Dès des années 1920, les lits jumeaux Art déco représentaient la modernité alors que le lit à deux places (surtout à baldaquin) rappelait le Moyen-Âge.

Dans les magazines grand public, les films, et les expositions commerciales, on voyait rarement des lits à deux places. Dormir dans son propre lit était devenu aussi normal que de manger dans sa propre assiette.

C’est dans les années 1950 que les lits séparés devinrent le signe d’une union conjugale chancelante. Dès la décennie suivante, la mode du lit à deux places relayait les lits jumeaux au rang de symbole du puritanisme victorien.

Références :
Le lit conjugal est latin et catholique
Microbiologie
Rolled over: why did married couples stop sleeping in twin beds?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le conflit entre Trudeau et la DPP

Publié le 20 août 2019 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Avant-propos : Dans la lutte contre la corruption, on doit distinguer les procès contre les dirigeants d’entreprises corruptrices — c’est-à-dire contre des particuliers — sanctionnés mollement par l’État québécois, des causes graves intentées par le fédéral contre les entreprises elles-mêmes.

La Direction des poursuites pénales (DPP) est l’organisme qui est responsable d’intenter toutes les poursuites criminelles au niveau fédéral.

Dans ces causes, lorsque les journalistes parlent de ‘la poursuite’ ou de ‘la Couronne’, c’est toujours la DPP qui est derrière.

C’est donc dire la puissance de cet organisme.

La DPP compte 1 040 employés en plus de faire affaire avec 170 cabinets d’avocats et d’accorder des mandats à 432 procureurs pigistes.

Opérant dans une opacité complète, cet organisme fédéral est totalement indépendant de l’interface ministérielle de l’État canadien. Toutefois, il est aveuglement soumis au législateur. En d’autres mots, le gouvernement fédéral donne des ordres au DPP par le biais des lois qu’adopte le parlement.

Dans ce cas-ci, le gouvernement Trudeau a adopté une loi expressément pour que SNC-Lavalin puisse essayer d’échapper à une condamnation criminelle — ce qui priverait cette firme de contrats gouvernementaux pendant des années — en s’engageant dans une procédure d’Accord de poursuite suspendue (APS).

Selon la version française de la loi relative aux APS, la DPP est obligée de s’engager dans cette procédure à la demande d’une compagnie poursuivie au criminel. Comme c’est le cas aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Cela ne crée pas d’obligation d’en arriver à une entente, mais une obligation de tenter d’en arriver à un accord.

En cas d’échec de la procédure, les poursuites criminelles reprennent inéluctablement devant les tribunaux.

Cette procédure a été refusée à SNC-Lavalin parce que le DPP est un des centres stratégiques du colonialisme canadian à l’égard du Québec.

En temps normal, son pouvoir discrétionnaire lui permet de poursuivre au criminel une compagnie québécoise pour corruption à l’Étranger et de s’abstenir de le faire pour n’importe quelle minière ontarienne qui fait pareil.

Jalouse de son indépendance, la DPP n’a jamais digéré la loi au sujet des APS. Par cette loi, Trudeau cherchait à faire en sorte que la DPP n’ait pas le choix.

Le refus du DPP d’obéir à cet automatisme voulu par le législateur n’est rien de moins qu’un mini coup d’État, une révolte de la machine de l’État canadien contre son interface ministérielle.

Justin Trudeau a compris trop tard pourquoi ça bloquait. Il aurait dû dire franchement ce qu’il cherchait à faire et ordonner une enquête publique au cours de laquelle la DPP aurait eu à s’expliquer.

Il n’a pas eu le courage de le faire et en paie aujourd’hui le prix.

La semaine dernière, le Commissaire à l’éthique accusait Justin Trudeau d’ingérence dans le processus judiciaire.

Saisissant la balle au bond, le chef du Parti conservateur demandait une enquête criminelle contre le chef de l’État. Ce qui ferait bien l’affaire du DPP qui en dirigerait les opérations.

Rejeté du revers de la main, ce blâme donne à Trudeau une deuxième occasion d’en finir avec la révolte du DPP en ordonnant une enquête publique à ce sujet.

Je doute qu’il commette l’imprudence de maintenir ainsi le sujet dans l’actualité, à quelques mois des élections fédérales.

Il aurait dû y penser avant.

Références :
Justin Trudeau accepte les conclusions du rapport, mais refuse de s’excuser
La façade ministérielle de l’État canadien
Scheer veut une enquête criminelle sur Trudeau
SNC-Lavalin vs la machine de l’État canadien

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Écrit par Jean-Pierre Martel