Covid-19 : une rentrée scolaire idéale en 2020

Publié le 19 août 2020 | Temps de lecture : 13 minutes

Introduction

L’école est essentielle au développement de l’enfant.

De plus, la réouverture des écoles est nécessaire au bon fonctionnement de l’économie; en libérant les parents, ceux-ci peuvent retourner au travail, permettant ainsi aux entreprises de reprendre leurs activités.

Mais tout déconfinement entraine une augmentation du nombre de contacts interpersonnels. D’où une hausse prévisible de la contagion au Covid-19.

Quel est le contexte optimal permettant la réouverture des écoles sans que cette hausse soit catastrophique ?

Le temps propice

Pour l’Organisation mondiale de la Santé, on peut rouvrir les écoles quand, depuis au moins deux semaines, le pourcentage de tests positifs au Covid-19 parmi la population est moins de 5 %.

Certaines autorités sanitaires sont plus exigeantes que l’OMS et estiment que le taux de positivité maximale doit plutôt être de 3 %. C’est le cas de la ville de New York.

Le Québec a choisi la norme plus libérale de l’OMS, ce qui est acceptable. Chez nous, le taux de tests positifs est effectivement en deçà de 5 % depuis la dernière semaine de juin.

Même récemment, les fêtards qui n’ont pas respecté les mesures sanitaires dans des bars et des fêtes privées n’ont pas réussi à faire hausser le taux de positivité au-delà de la limite fixée par l’OMS.

Autre indice d’amélioration : depuis mai, chaque personne atteinte contamine en moyenne moins d’une personne saine. C’est ce qui explique la réduction générale des cas, des hospitalisations et des décès qu’on observe depuis ce temps, sauf lors d’une faible résurgence des cas en juillet.


 
Dans le graphique ci-dessus, on a représenté en grisé la période de confinement, décrétée le 13 mars (pour tout, sauf les services essentiels) et sa levée presque complètement le 25 juin.

En raison du respect généralisé du confinement par la population québécoise, on a assisté à une diminution importante de la contamination par le Covid-19 et la presque disparition de ses conséquences meurtrières.

Si bien qu’aujourd’hui, la réouverture des écoles au Québec se fait dans un contexte où sont respectés les critères des autorités sanitaires.

La rentrée, une occasion unique

L’Australie, la Chine, la Nouvelle-Zélande et le Vietnam ont réussi (temporairement) à éradiquer le Covid-19 de leur territoire.

Mais l’actualité récente prouve que le moindre relâchement peut entrainer le retour de la pandémie.

Au Québec, la pandémie est contrôlée sans avoir complètement disparu.

À l’aide d’une politique ambitieuse de tests et de recherche de contacts, la rentrée scolaire pourrait être une occasion d’éradiquer (ou presque) le Covid-19 du territoire québécois.

Des moyens ambitieux

Le port généralisé du masque

La semaine dernière, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) publiait ses recommandations sanitaires au sujet du Covid-19 en milieu scolaire.

Sauf de rares exceptions, le CDC recommande le port généralisé du masque, de la maternelle à la fin de l’école secondaire.

Au Québec, tous les écoliers devront porter le masque, mais seulement à partir de la cinquième année du primaire.

Même si les mineurs atteignent leur puberté à des âges légèrement différents, la cinquième année du primaire permet, en gros, de distinguer les enfants prépubères des adolescents.

Au sujet du masque, la distinction que fait le Québec entre ces deux groupes d’âge est basée sur des ‘preuves’ épidémiologiques qui suggèrent que les enfants prépubères jouiraient d’une ‘résistance naturelle’ à la pandémie.

Ceux-ci sont sous-représentés dans la population atteinte. D’où l’idée qu’ils jouiraient d’une telle résistance.

En réalité, les seules preuves dont nous disposons indiquent que les décès causés par le Covid-19 sont extrêmement rares chez les enfants prépubères et que leur contagiosité — c’est-à-dire leur aptitude à transmettre aux autres leurs virus — est environ la moitié de l’aptitude des adultes atteints.

Dans tous les pays qui ne testent que les personnes symptomatiques, les enfants testés seront ceux admis en hôpital pédiatrique. Ceux qui ne paraitront pas suffisamment malades aux yeux des parents pour justifier leur admission passeront sous le radar des autorités sanitaires.

Depuis des mois, les jeunes enfants ont beaucoup moins d’occasions d’attraper le Covid-19 que les adultes parce que les écoles sont fermées et que leurs contacts sont limités aux autres membres de leur famille et aux petits voisins.

Voilà pourquoi les données épidémiologiques sous-estiment très certainement l’aptitude des enfants prépubères à contracter le Covid-19.

En raison de la fermeture prématurée des écoles le printemps dernier, certains États américains procèdent déjà à la réouverture de leurs écoles afin de reprendre le temps perdu.

Or beaucoup d’entre elles doivent aussitôt fermer leurs portes en raison d’une explosion de la contagion parmi leurs élèves.

C’est le cas en Géorgie, un état américain qui a eu jusqu’ici 420 morts par million d’habitants (comparativement à 669 au Québec) et où on a procédé cumulativement à 233 686 tests par million de personnes (comparativement à 100 074 au Québec).

Au Québec, l’obligation de porter le masque qu’à partir de la cinquième année est une erreur qui minera la confiance du public envers la réouverture des écoles.

L’immense majorité des parents souhaitent envoyer leurs enfants à l’école parce qu’on leur assure que cela est sécuritaire. L’opinion publique fera volteface si on voit se répéter au Québec ce qui se produit actuellement aux États-Unis.

Tester, tester et tester

Dans la région de Montréal, épicentre de la pandémie au Québec, la réouverture des écoles nécessite un certain nombre de précautions.

Elles sont peut-être également nécessaires ailleurs, mais permettez-moi de me limiter ici à la région métropolitaine, soit la moitié du Québec.

En plus de la généralisation du port du masque, à chacune des deux premières semaines qui suivront la réouverture des écoles, il serait approprié de tester tous les élèves, tous les professeurs et tout le personnel de soutien. Et obtenir les résultats dès le lendemain du test. Dès la troisième semaine, on espacera le dépistage.

Pour l’année scolaire 2018-9, aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire, les écoles publiques du Québec accueillaient 1 216 791 élèves, 107 744 enseignants et un nombre indéterminé de travailleurs.

Pour la région montréalaise, cela fait, en gros, 725 000 personnes, soit 150 000 tests à effectuer par jour, du lundi au vendredi.

Aussi ambitieux que cela paraisse, cela est conforme aux recommandations émises en avril dernier par le réputé Harvard Global Health Institute.

Ses experts recommandaient qu’en juillet, les États-Unis en soient rendus à effectuer vingt-millions de tests par jour.

De son côté, The Rockefeller Foundation suggérait aux autorités sanitaires américaines une cible plus facile à atteindre dès novembre 2020, soit six-millions de tests par jour (trente-millions de tests par semaine).

Toutes proportions gardées, pour le Québec, cela correspond à effectuer quotidiennement entre 155 000 et 517 000 tests, selon qu’on suit les recommandations de la Rockefeller Foundation ou d’Harvard.

Ces tests servent à la lutte générale contre la pandémie. Du nombre, il faudrait en réserver la moitié afin d’assurer une rentrée scolaire en douceur.

Ce qui représente en gros 150 000 tests quotidiens à Montréal (300 000 tests pour l’ensemble du Québec).

Moins tester, cela ne change rien à la propagation. Cela fait seulement qu’on se réveille quand le tison est déjà devenu un incendie.

Éteindre les foyers d’éclosion

Grâce à ce dépistage réellement massif, on est en mesure de déceler une bonne partie des foyers d’éclosion puisque les enfants serviront à nous les révéler.

C’est alors qu’il faudra tester les membres de toutes les familles dont un enfant aura été déclaré positif et effectuer une recherche de contacts.

C’est par ce moyen qu’on pourra éteindre une bonne partie des foyers d’éclosion et peut-être réussir à éradiquer le virus du Québec.

Des généraux sans armée

La Santé publique fait reposer la responsabilité d’une rentrée scolaire ‘sanitairement’ réussie sur les épaules des établissements et sur la population, appelée à adopter des comportements responsables.

Effectivement, ceux-ci ont un rôle important à jouer. Mais on ne doit pas oublier celui des autorités sanitaires.

Depuis des semaines, la Santé publique dit craindre la venue d’une ‘deuxième vague’, justement à l’occasion de la rentrée scolaire.

À cette fin, elle a édicté toute une série de règles auxquelles les établissements scolaires devront se soumettre.

Or dans une guerre, le renseignement est la première étape de la stratégie. Et dans une guerre sanitaire, le renseignement c’est le dépistage.

Les pays gagnants sont ceux qui ont dépisté et confiné.

Ici, on a confiné. Mais pour le dépistage…

La Santé publique stagne avec moins de vingt-mille tests quotidiens; la semaine dernière, on en était à 18 596 tests par jour.

Les autorités sanitaires auraient aujourd’hui le personnel et tout l’équipement qui leur faut si, au lieu de lutter stupidement contre le port du masque, elles s’étaient employées à se doter d’une capacité importante à trouver les personnes atteintes et à étouffer leur contagion.

Finalement, dans cette guerre au virus, la Santé publique est comme un quartier de généraux qui discutent stratégie et qui donnent des ordres (sous forme de normes sanitaires) alors que presque aucun soldat n’est au front et qu’on compte sur la population pour repousser l’ennemi.

On peut donc s’attendre à une rentrée scolaire pleine de rebondissements.

Le concept de la ‘bulle’ scolaire

Pour terminer, permettez-moi d’aborder le concept de la ‘bulle’ scolaire.

En raison de la pénurie d’espace dans les écoles du Québec, on ne peut pas y respecter une distance sanitaire de deux mètres à moins de construire, d’ici quelques jours, des centaines de nouvelles écoles où les écoliers seront bien distants les uns des autres.

Ce problème a été résolu facilement; en milieu scolaire, on a réduit la distance sanitaire à un mètre. À l’exclusion des amphithéâtres, rares sont les classes où les sièges étaient, avant la pandémie, à moins d’un mètre de distance.

Réduire la distance sanitaire à un mètre, c’est abolir de facto la distance sanitaire.

En plus, dès qu’ils seront assis, les élèves qui portaient un masque pourront l’enlever.

En somme, au lieu d’être une occasion d’éradiquer (ou presque) la pandémie, la rentrée scolaire sera l’occasion de baisser la garde.

L’expérience des autres pays nous enseigne que cela une mauvaise idée.

Du point de vue pédagogique, il existe d’excellentes raisons de préconiser l’enseignement à visage découvert. Mais du point de vue sanitaire, si on veut se priver de l’efficacité préventive du masque, il est essentiel de compenser par autre chose.

Cela aurait pu être compensée par un dépistage de grande envergure. Ce à quoi la Santé publique, malheureusement, ne s’est pas préparée.

Pour justifier ses politiques accommodantes, le ministère a élaboré le concept de la ‘bulle’ scolaire. On fait ainsi allusion à la serre botanique qui protège les plantes qui y vivent.

À la rentrée, chaque classe se transformera donc en ‘bulle’, limitée à environ 25 élèves.

Ceux-ci étudieront et mangeront dans un seul et même local. Ce qui limitera toute contagion à ces 25 élèves, nous assure-t-on.

Ce beau concept est vicié à la base puisque les élèves mangeront et étudieront dans leur classe… sans y dormir.

S’ils y étaient pensionnaires, la classe serait une bulle fermée.

En réalité, la bulle comprend 25 élèves et, implicitement, 50 parents, un nombre indéterminé de frères et de sœurs, de même que toutes les personnes rencontrées par les parents au travail ou en faisant leurs emplettes.

Directement ou indirectement, c’est à tous ces gens que chaque élève sera exposé. En retour, c’est tous ces gens qu’il pourrait contaminer s’il était porteur asymptomatique.

Ce qui s’en vient est tellement prévisible…

Références :
Appel à un assouplissement des mesures de distanciation pour les plus jeunes
Données COVID-19 au Québec
Étude de séroprévalence des donneurs de sang
Grippe espagnole
Guidance for K-12 School Administrators on the Use of Cloth Face Coverings in Schools
Il y a trois mois, Québec commençait la bataille contre la COVID-19
Information for Pediatric Healthcare Providers
La contagion dans les bars fait grimper le taux de tests positifs à Montréal
Le Covid-19 chez les enfants prépubères
L’épidémie «contrôlée» au Québec
Le Québec déconfiné en attendant la deuxième vague
Le Québec enregistre 87 nouveaux cas de COVID-19
Les écoles ne peuvent imposer le port du masque en classe
National Covid-19 Testing Action Plan
Neuf élèves d’une même classe infectés au coronavirus
Pandémie de Covid-19 au Québec
Pediatric SARS-CoV-2: Clinical Presentation, Infectivity, and Immune Responses
Rapport annuel Ministère de l’éducation du Québec
Roadmap to Pandemic Resilience
US Historical Data
1,193 Quarantined for Covid. Is This a Successful School Reopening?

Parus depuis :
Hors de la classe, les bulles éclatent (2020-09-02)
Témoignage : Pour un dépistage vraiment efficace (2020-09-10)
Résultats de tests de dépistage: attente exaspérante à Québec (2020-09-15)
Christian Dubé « vraiment pas satisfait » des délais dans le dépistage au Québec (2020-09-17)
COVID-19 | «La deuxième vague au Québec, c’est l’école qui l’a déclenchée» -Dr Karl Weiss (2020-09-30)
Le Québec tarde à prévenir les personnes infectées par le coronavirus (2020-09-30)
Combien coûte votre test de COVID-19? (2020-10-29)
Une ventilation « maison » pour les écoles (2020-11-19)
«On joue avec le feu en ouvrant les écoles» (2021-01-12)
Québec obligera le port du masque médical au primaire dans les zones rouges (2021-02-25)
Pupils’ families in England to be tested for Covid twice a week (2021-02-28)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)
Taire les cas de COVID pour attirer des enseignants suppléants (2021-04-09)
Dépistage chez les travailleurs essentiels — une méthode « sûre, acceptable et peu coûteuse », conclut l’étude (2021-06-15)
Ottawa a payé 924 millions pour des tests rapides sous-utilisés par les provinces (2021-07-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’inculture de Donald Trump

Publié le 16 août 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Indépendamment de leur contenu, ce qui m’a toujours frappé dans les gazouillis de Donald Trump, c’est qu’ils sont écrits dans une langue simple, que tous peuvent comprendre.

Pour un politicien, pouvoir communiquer efficacement est une qualité.

En prévision de la campagne présidentielle de novembre prochain, je me suis abonné à CNN, une chaine américaine d’information en continu.

Après avoir entendu intégralement plusieurs conférences de presse de Trump, je me suis rendu compte que ce gars-là n’a pas de vocabulaire.

On croirait que le seul bouquin qu’il a ouvert de toute sa vie est un annuaire téléphonique…

D’où le contraste entre ces textes écrits par d’autres (qu’il lit d’un ton monotone) et ses digressions où il revient au niveau de langage d’un enfant de huit ans.

S’il semble s’ennuyer aux réunions des épidémiologistes qui lui prodiguent (en vain) leurs précieux conseils, c’est probablement parce qu’il ne comprend pas les mots que ces savants utilisent. Et lorsque vient le temps de résumer ce qu’il a entendu, c’est n’importe quoi parce qu’il a compris de travers.

L’analyse des trente-mille premiers mots utilisés par Trump à partir de son entrée en fonction révèle que celui-ci parle au niveau des écoliers de la troisième à la septième année du primaire.

L’étude a porté sur ses entrevues, ses discours, et ses conférences de presse.

À partir de la complexité lexicale, de la diversité du vocabulaire et du niveau apparent de compréhension, les chercheurs ont créé un indice qui permet de comparer les présidents américains entre eux.

Trump obtient le résultat le plus bas de tous les présidents américains depuis 1929 :
• 11,3 : Herbert Hoover (1929-33)
• 10,7 : Jimmy Carter (1977-81)
•   9,7 : Barack Obama (2009-17)
•   9,4 : Gerald Ford (1974-77)
•   9,4 : Dwight-D. Eisenhower (1953-61)
•   9,4 : Richard Nixon (1969-74)
•   9,3 : Bill Clinton (1993-2001)
•   8,8 : John-Fitzgerald Kennedy (1961-63)
•   8,0 : Ronald Reagan (1981-89)
•   7,6 : Lyndon-B. Johnson (1963-69)
•   7,4 : Frank-Delano Roosevelt (1933-45)
•   7,4 : George-W. Bush, fils (2001-09)
•   6,7 : George-HW. Bush, père (1989-93)
•   5,9 : Harry-S. Truman (1945-53)
•   4,6 : Donald Trump (2017-…)

Références :
Trump Speaks At Fourth-Grade Level, Lowest Of Last 15 U.S. Presidents, New Analysis Finds
Trump speaks at level of 8-year-old, new analysis finds

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le ministre François-Philippe Champagne, paillasson de l’Arabie saoudite

Publié le 14 août 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Le deuxième échec du Canada à se faire élire au Conseil de sécurité de l’ONU est l’illustration de la perte d’influence de notre pays dans le monde.

C’est ainsi que le Canada est impuissant à obtenir la libération de Raïf Badawi que son épouse, réfugiée au Québec, réclame depuis huit ans.

Il faut dire que le Canada n’a pas essayé très fort.

En 2016, lorsque l’Arabie saoudite a décidé d’acheter pour 14 milliards$ de chars d’assaut canadiens, la dictature saoudienne achetait également le silence d’Ottawa.

À la décharge du Canada, précisons bien d’autres pays auraient fait pareil.

Mais très peu de pays auraient poussé la servilité aussi loin que l’a fait le gouvernement fédéral et son ministre actuel des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne.

Au sujet de Raïf Badawi, le ministre ne rate jamais une occasion de dire qu’il est en discussion avec le ‘gouvernement’ (sic) d’Arabie saoudite et qu’il a bon espoir qu’il sera libéré par ’Sa Majesté’ (sic) le prince ben Salmane.

Jusqu’ici l’Arabie saoudite a reçu la moitié des chars qu’elle a achetés. Mais elle a accumulé un retard de quatre-milliards de dollars dans ses paiements.

Or le gouvernement canadien est garant de la dictature saoudienne auprès du constructeur ontarien; si l’Arabie saoudite refuse de payer la note, celle-ci sera épongée par les contribuables canadiens.

En avril dernier, le ministre Champagne annonçait à la Chambre des Communes que son gouvernement aurait renégocié certaines clauses de ce contrat afin de pallier l’éventualité d’un défaut de paiement.

Mais dans la mesure où le contrat ‘amélioré’ est tout aussi secret que sa version précédente, personne n’est en mesure d’en juger.

Dans un autre ordre d’idée, on apprenait plus tôt ce mois-ci que Saad al-Jabri, un Saoudien réfugié à Toronto, a fait l’objet le 15 octobre 2018 d’une tentative d’assassinat par le même commando de tueurs qui avait réussi, treize jours plus tôt, à démembrer Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul.

Voyageant à bord du même avion, les membres de ce commando ont semblé suspects aux yeux des douaniers canadiens qui, conséquemment, leur ont refusé l’entrée au pays.

Prétendant venir au Canada en simples touristes, les tueurs saoudiens ont été incapables de justifier la panoplie d’instruments médico-légaux de dissection — en anglais : forensic tools — qu’ils transportaient dans leurs bagages.

Seul le diplomate qui les chaperonnait a pu poursuivre sa route grâce au passeport diplomatique qui garantit son impunité.

Contrairement à la Turquie — qui a fait payer chèrement au prince ben Salmane le démembrement à la tronçonneuse de Jamal Khashoggi — le Canada a choisi de taire ce grave incident à ses frontières.

C’est seulement deux ans plus tard, par le biais d’une plainte civile déposée le 7 aout par Saad al-Jabri à Washington, qu’on apprend ce complot raté.

Bien plus, le ministre Champagne n’a pas cru bon retirer l’accréditation au Canada du diplomate compromis dans cette affaire.

Celui-ci demeure libre d’essayer d’établir des contacts avec des tueurs à gages canadiens pour terminer ‘le travail’ inachevé.

Précisons que lorsqu’un pays décide d’expulser un diplomate, il n’est jamais tenu de justifier sa décision.

Quand Chrystia Freeland, l’ex-ministre des Affaires étrangères du Canada, avait réclamé la libération de Samar Badawi, sœur de Raïf, cela avait froissé la dictature saoudienne. Celle-ci avait aussitôt expulsé l’ambassadeur canadien en Arabie saoudite.

Dans l’affaire Saad al-Jabri, le ministre Champagne a préféré se taire et continuer de lécher les bottes de la dictature saoudienne.

En deux mots, le Canada fait pitié.

Doit-on se surprendre que les membres de l’ONU aient préféré élire au Conseil de sécurité des pays qui se tiennent debout…

Références :
Deuxième échec du Canada à se faire élire au Conseil de Sécurité de l’ONU
Face aux Saoudiens, Trudeau plaide l’impuissance
Grève de la faim: le ministre Champagne inquiet pour Raif Badawi
Lawsuit from Saad al-Jabri against Mohammed ben Salmane
Le prince saoudien est accusé de complot pour tuer un ex-espion à Toronto
Le sabotage de la vente d’hélicoptères québécois par le ministre fédéral François-Philippe Champagne
Liberals announce new ‘improved’ arms deal with Saudi Arabia, but say rights concerns remain
Meurtre au consulat : du fait divers aux ressorts d’une crise internationale
Organigramme du commando (en anglais)
Raif Badawi
Saad bin Khalid Al Jabry
Un ex-espion saoudien exilé au Canada dans la ligne de mire de l’Arabie saoudite?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 5e partie

Publié le 13 août 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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Iris de Sibérie (??) ‘Heavenly Blue’
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Iris japonais ‘Prairie Mantle’
Iris japonais ‘Rose Queen’
Iris japonais ‘Oriental Eyes’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (4e, 5e et 6e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 120 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le modèle néozélandais

Publié le 12 août 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Peuplée de cinq-millions d’habitants, la Nouvelle-Zélande est un pays insulaire situé à l’est de l’Australie.

Jusqu’à tout récemment, parmi les 1 569 personnes qui avaient été atteintes par le Covid-19 dans ce pays, vingt-deux en étaient mortes. Cela correspond à un taux de mortalité de quatre personnes par million d’habitants, soit 167 fois moins qu’au Québec.

Quelle est la recette de ce succès ?

La réactivité

Dès la fin janvier 2020, les autorités sanitaires de Nouvelle-Zélande sont alertées par les premiers rapports, publiés en Chine, selon lesquels une nouvelle épidémie à coronavirus y était née.

Alors que le tourisme représente une part appréciable du PIB du pays, la Nouvelle-Zélande ferme ses frontières aux touristes en provenance de certains pays le 2 février.

En dépit de cette décision, le premier cas apparait le 26 février. Mais il faudra attendre deux semaines de plus pour que la pandémie prenne son envol.

Or le pays est mal préparé pour y faire face.

De 2002 à 2019, le nombre de lits par mille habitants a diminué de 6,2 à 2,6. Fragilisé par cette cure d’amaigrissement, le système hospitalier du pays n’est pas prêt à faire face à une demande soudaine de soins.

De plus, au début de la pandémie, les autorités sanitaires n’ont pas encore les ressources humaines et matérielles pour effectuer un grand nombre de tests de dépistage et procéder à une recherche intensive de contacts.

Du 15 au 26 mars, le nombre de nouveaux cas explose, passant de 1 à 85 par jour.

Aux alentours du 23 mars, les dirigeants du pays décident :
• de fermer complètement les frontières,
• de verrouiller sévèrement l’économie,
• de limiter le transport en commun aux travailleurs essentiels,
• de fermer les écoles, et
• de confiner de la population à domicile.

Trois semaines plus tard (le 14 avril), le nombre de nouveaux cas a chuté de 94 %, passant de 85 à 5 par jour.

Le 15 mai, le confinement est levé. Seul le bannissement des rassemblements publics se poursuivra trois semaines de plus.

Le dernier cas authentiquement néozélandais est décelé le 22 mai. Du 22 mai au 15 juin, plus aucun nouveau cas. Le 8 juin, la pandémie est déclarée officiellement terminée.

Depuis, l’économie du pays est libre de toute contrainte, sauf l’industrie touristique.

En effet, tous les voyageurs internationaux sont placés en quatorzaine sous surveillance étatique. Ce qui fait que les quelques cas décelés parmi eux entre le 16 et le 30 juin n’ont pas contaminé la population du pays.

La recette de la Nouvelle-Zélande ne vient pas de mesures exceptionnelles autres qu’un confinement aussi précoce que draconien (presque aussi sévère qu’en Chine).

En raison de l’efficacité général de ce confinement, le pays n’a pas fait d’efforts exceptionnels pour déceler les foyers d’éclosion; cumulativement, la Nouvelle-Zélande a effectué aussi peu de tests de dépistage que le Québec (99 280 vs 100 074 par million d’habitants).

Mais contrairement au Québec, le pays a considérablement augmenté sa capacité d’effectuer des tests de dépistage de manière à être en mesure de faire face à toute résurgence de l’épidémie.

Le retour du virus

Or justement, cinq ou six nouveaux cas (dont quatre au sein d’une même famille) sont apparus cette semaine à Auckland, la plus grande ville du pays.

Depuis ce midi, le confinement a été imposé pour trois jours aux citoyens de cette ville et de ses environs. Ce qui affectera environ la moitié des habitants du pays.

Moins strict que le précédent, ce confinement-ci consistera à la fermeture des écoles, des garderies, et de la plupart des établissements commerciaux (sauf les épiceries).

Durant ces trois jours, les autorités sanitaires profiteront de la capacité de dépistage dont elles se sont dotées pour effectuer des dizaines de milliers de tests et identifier précisément les foyers d’éclosion (qu’on placera en quatorzaine).

Dès cette tâche accomplie, la ville sera déconfinée, espère-t-on.

C’est à suivre…

Références :
New Zealand records first new local Covid-19 cases in 102 days
Successful Elimination of Covid-19 Transmission in New Zealand
Tourisme: 18% du PIB en Nouvelle-Zélande… Mais!

Parus depuis :
New Zealand sends 500 military staff to bolster quarantine facilities (2020-08-19)
Contrôle de l’épidémie de Covid-19 : les leçons de la Nouvelle-Zélande (2020-10-28)
Le modèle néo-zélandais à adopter ? (2021-01-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 4e partie

Publié le 11 août 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Iris japonais ‘Oriental Eyes’
Iris barbu ‘Sonjah’s Selah’
Iris japonais ‘Favour’
Iris japonais ‘Snook’
Iris ‘Cinnamon Sugar’
Iris japonais ‘Rose Queen’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re, 3e et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 62 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 120 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 180 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les bagues-allonges

Publié le 10 août 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Appelées également tubes d’extension, les bagues-allonges sont des espaceurs qu’on place entre le boitier de l’appareil photographique et son objectif.

Dès qu’un objectif est jumelé à une bague-allonge, il ne peut plus faire de mise au point au-delà de quelques mètres.

À l’opposé, sa distance minimale de mise au point diminue. En s’approchant davantage, on augmente le pouvoir grossissant de l’objectif.

On peut utiliser les bagues-allonges avec n’importe quel objectif. Toutefois, elles accentuent les défauts (optiques et chromatiques) de l’objectif auquel elles sont jumelées.

Voilà pourquoi on les utilise généralement avec des objectifs macros puisque ceux-ci sont à leur meilleur à leur distance minimale de mise au point.

Les bagues-allonges se divisent en deux catégories; celles sans contact électrique et celles avec.

Les bagues-allonges sans contact


 
Généralement offerts en jeu de trois bagues de longueurs différentes, les bagues-allonges sans contact électrique sont des cylindres creux vendus avec deux montures; une pour le boitier (en bas, à gauche) et l’autre pour l’objectif (en bas, à droite).

Compte tenu des deux montures qui leur sont nécessaires, les bagues-allonges sans contact créent une distance variant de 22,5 à 64 mm (selon le nombre de bagues utilisées).

Étant de simples cylindres creux, elles ont l’avantage de pouvoir être combinées à des multiplicateurs de focale.

On les trouve à des prix variant de 12 à 20 $ (7,6 à 12,7 €).

Sans communication électrique entre le boitier et l’objectif, l’appareil est alors incapable de commander la mise au point automatique de l’objectif et d’enregistrer l’EXIF détaillé de la photo.

Les bagues-allonges avec contacts électriques


 
Offerts en jeu de deux bagues — de 10 et de 16 mm — les bagues-allonges avec contacts électriques coutent plus cher; au minimum, de 30 à 40 $ (de 19 à 25 €).

Même si vous n’envisagez pas d’utiliser votre objectif macro autrement qu’en mode manuel, il est à prévoir que des circonstances pourraient vous faire choisir de sacrifier la certitude d’être en mode macro à la facilité de faire de la proxiphotographie en mode automatique.

Proxiphotographie de la face ventrale d’une araignée (la tête en bas)

Pensez à cette araignée que vous aimeriez photographier alors qu’elle se trouve sur une toile qui se balance au vent. En mode manuel, c’est presque impossible de faire la mise au point. Cela se fait en une fraction de seconde lorsqu’on utilise des bagues-allonges avec contacts électriques.

Précisons que les bagues-allonges avec contacts électriques vendues sur eBay sont souvent de mauvaise qualité.

Si la vôtre fait en sorte que votre appareil se comporte de manière bizarre — par exemple, si l’écran arrière articulé s’allume et s’éteint sans raison — c’est que cette bague-allonge est défectueuse.

Parfois, le problème est mineur. Si, par exemple, votre appareil refuse simplement de se placer en mode automatique, il suffit alors de visser plus serré la bague-allonge pour corriger le problème.

Pour être compatible avec un multiplicateur de focale, une bague-allonge doit posséder un diamètre interne suffisamment grand que la saillie du multiplicateur de focale puisse y glisser.

Ce n’est pas de cas de toutes les bagues-allonges. Par exemple, on le peut avec la bague-allonge de 10 mm de Pixco, mais pas avec celle de 16 mm de la même compagnie. Quant à la compagnie Viltrox, sa bague de 10 mm est à peine compatible tandis que sa bague de 16 mm ne l’est pas du tout.

Toutefois, dès qu’une bague de 10 mm a accepté la saillie du multiplicateur de focale, on peut leur ajouter n’importe quelle bague-allonge dont le diamètre interne est trop étroit.

Agrandissements obtenus

Les appareils micro quatre tiers disposent de cinq objectifs macro : le Lumix 30 mm F/2,8, le M.Zuiko 30 mm F/3,5, le PanLeica 45 mm F/2,8, le M.Zuiko 60 mm F/2,8 et le M.Zuiko 90 mm F/3,5.

L’agrandissement créé par une bague-allonge varie selon la distance focale (ou longueur focale) de l’objectif utilisé. Plus la distance focale de l’objectif est courte, plus l’effet d’une bague-allonge est prononcé.

On calcule l’effet obtenu à l’aide de la formule suivante :
Pourcentage d’agrandissement = (longueur de la bague-allonge/distance focale de l’objectif) x 100


Agrandissements obtenus

Longueur de la bague-allonge Objectif de 30 mm Objectif de 45 mm Objectif de 60 mm Objectif de 90 mm
Bague-allonge de 10 mm + 33,3 % + 22,2 % + 16,6 % + 11,1 %
Bague-allonge de 16 mm + 53,3 % + 35,5 % + 26,6 % + 17,8 %
Bagues-allonges de 26 mm + 86,6 % + 57,7 % + 43,3 % + 28,9 %

Dans le tableau ci-dessus, le pourcentage d’agrandissement est ajouté (et non multiplié).

Pour un objectif de 60 mm, cela signifie que si l’image de l’objet sur le capteur est à 100 % de la taille réelle de cet objet, une bague-allonge de 10 mm fera passer la taille de l’image sur le capteur de 100 % à 116 %.

Toutefois si l’image de l’objet sur le capteur est à 50 % de sa taille réelle, une bague-allonge de 10 mm fera passer la taille de l’image sur le capteur de 50 % à 66 % (50 % + 16 %).

La pièce de 10 cents canadiens possède un diamètre à peine plus grand que la largeur du capteur μ4/3. Photographié de près, tout objet de la taille d’un 10 cents doit remplir complètement la largeur de l’image pour être en mode macro. Sinon, c’est de la proxiphotographie.
 

 
À l’aide de l’objectif M.Zuiko 60 mm mis en mode macro, voici l’augmentation de puissante grossissante obtenue avec différentes bagues-allonges : 10 mm, 16 mm, 26 mm (10 mm + 16 mm) et finalement, le multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 + 36 mm (deux 10 mm + et un 16 mm).

Outil : Calculatrice à agrandissement (en anglais)

Détails techniques de la photo de l’araignée : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm F/2,8 Macro + bague-allonge de 10 mm — 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 3e partie

Publié le 9 août 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Iris ‘Veined Banner’
Iris japonais ‘Lion King’
Iris ‘Henry Teuscher’
Iris japonais ‘Sing the Blues’
Grand iris barbu ‘Joseph’s Coat’
Iris japonais ‘Chigomai’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/7,1 — ISO 640 — 150 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 160 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 2e partie

Publié le 8 août 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Iris géant du Brésil ‘Regina’
Iris japonais ‘Chiyo-no-Haru’
Iris japonais ‘Sue Jo’
Iris de Sibérie ‘Esther C.D.M.’
Iris japonais ‘Rivulets of Wine’
Grand iris barbu ‘Mildred Presby’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 210 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 95 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 1re partie

Publié le 7 août 2020 | Temps de lecture : 1 minute

C’est du début de juin à la troisième semaine de juillet que le Jardin botanique de Montréal présente sa collection d’iris.

En voici quelques-uns.

Iris japonais ‘Butterflies in Flight’
Iris japonais ‘Variegata’
Iris de Sibérie ‘Lake Keula’
Iris japonais ‘Raspberry Candy’
Iris japonais ‘Higo’
Grand iris barbu ‘Tyrian Beauty’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re photo) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 90 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 110 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 70 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel