Les FrancoFolies de Montréal — le 19 juin 2015

Publié le 20 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

Aujourd’hui, la soirée est ensoleillée et la température, agréable.

Ilam

À 18, sur la scène Hydro-Québec, le Sénégalais Ilam présente sa musique métissée de funk, d’afrorythme et de jazz.

Une heure plus tard, les festivaliers se partagent pour assister à trois concerts simultanés.

David Marin

Au Pub Richard’s, l’auteur-compositeur David Marin (à gauche sur la photo ci-dessus) présente les ballades et les chansons folk de son deuxième opus, Le choix de l’embarras.

Sophie Pelletier

À la Place des Festivals, Sophie Pelletier présente son premier album pop, intitulé Le désert, la tempête.

Nevché

L’ancien professeur de littérature Frédéric Nevchehirilian — Nevché pour les intimes — nous fait partager l’amour des mots sur la scène SiriusXM en interprétant seul des plages de son troisième album, Rétroviseur.

Passé les premières minutes d’un répertoire exigeant, les festivaliers pouvaient découvrir un poète capable d’aller chercher son public et le séduire par son immense talent d’interprète.

À 20h, deux spectacles très différents.

Joseph Edgar

Sur la scène Loto-Québec, l’Acadien Joseph Edgar interprète ses compositions folk rock.

Julien Doré
Le bain de foule de Julien Doré

Il est rare que les FrancoFolies permettent à un artiste de jouer deux fois la même année. C’est pourtant le cas de Julien Doré.

Légèrement moins plaisantin qu’hier soir mais tout aussi plaisant, le baryton français s’est permis le luxe de descendre de scène et de traverser presque toute la foule au cours d’une pause instrumentale de son spectacle.

Les soeurs Boulay

À 21, la Place des festivals était déjà pleine lorsque je m’y suis rendu. J’ai donc péniblement frayé mon chemin le long de l’étroit passage qui longeait le côté droit de la foule, me contentant au passage cette photo prise au bout des bras…

Cabadzi

…pour assister brièvement au spectacle du quintette nantais Cabadzi, venu présenter les récitatifs de son troisième album, Des anges et des épines.

Et puis je suis rentré à la maison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 40 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
8e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
9e  photo : 1/124 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 58 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 18 juin 2015

Publié le 19 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

D’habitude au Quebec, dès le 10 juin, il fait beau et chaud.

Parmi les six soirs que j’ai passées aux FrancoFolies, c’est la première fois que je m’y promène en gaminet (le mot français pour T-Shirt). En début de soirée il fait soleil, mais la pluie commencera vers 20h30.

La Yegros

À 18, sur la scène Hydro-Québec, Mariana Yegros — surnommée La Yegros — est une chanteuse argentine, originaire de Buenos Aires. Conjuguant l’électro-pop et musique traditionnelle, elle présente un répertoire dansant tiré notamment de son premier album, Viene de Mí.

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois concerts.

Willows

En premier lieu, au Pub Richard’s, le trio Willows (du Manitoba et du Québec), présente principalement les ballades de son album éponyme, alors que…

Julien Doré

…Julien Doré — l’artiste masculin de l’année aux Victoires de la musique 2015 — vient présenter sur la scène Bell son répertoire mi-français, mi-anglais sur la musique dansante et très agréable de son premier album Love.

Jouant le sex-symbol — avec humour comme le fait Frank Dubosc — ce chanteur a facilement conquis le public dès cette première visite au Québec.

Charles-Antoine Gosselin

Pendant ce temps, sur la scène SiriusXM, Charles-Antoine Gosselin — lauréat plus tôt cette année du Prix Socan de la chanson — nous offre les compositions que lui aurait inspiré sa mélancolie et sa solitude montréalaise.

À 20h, deux spectacles simultanés.

Andréanne A. Mallette

Sur la scène Ford, Andréanne A. Mallette présente son premier album pop, Bohèmes.

Les Hôtesses d’Hilaire

Pendant ce temps, sur la scène Loto-Québec, l’extravagant groupe Les Hôtesses d’Hilaire, du Nouveau-Brunswick, joue le gros rock de son deuxième album, Party de ruisseau.

Vincent Vallières

À 21, la Place des festivals met en vedette Vincent Vallières.

Je connaissais ce chanteur à ses ballades à succès. Son spectacle soliste de ce soir m’a fait découvrir un artiste polyvalent et talentueux, aussi à l’aise dans le rock que dans la chanson d’amour.

Une des anecdotes qu’il a racontées entre ses chansons fut celle-ci  :

« La dernière fois qu’on a joué sur la place des Festivals, à la mi-février [dans le cadre du Festival Montréal en lumière], madame la Nature a décidé de nous envoyer un -35ºC avec des bourrasques puis du vent. Mais on a joué quand même, parce qu’on n’est pas des tapettes.»

Au lieu de « tapettes », Karl-Philip Vallée, de l’agence de nouvelles QMI, a plutôt entendu « lopettes », ce qui n’est guère mieux; l’un et l’autre sont des expressions péjoratives pour désigner les homosexuels.

JP Manova

Pendant que M. Vallières donnait la première moitié de son spectacle de deux heures, le rappeur français JP Manova se produisait sur la scène La Presse+ pour présenter son premier album, 19h07.

Les Tireux d’roches

À 22h, deux concerts simultanés.

Sur la scène Loto-Québec, le groupe québécois Les Tireux d’roches présentait les nombreux succès néo-trad de son répertoire…

Couturier

…alors que le chanteur québécois Couturier contribuait à faire connaitre son premier album, Comme un seul homme.

Il y avait bien deux autres concerts à 23h, mais la pluie a eu raison de ma bonne volonté et je suis rentré me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 57 mm
  2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 46 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 125 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 150 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 85 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 45 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2015

Publié le 18 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Aujourd’hui, en début de soirée, on peut voir beaucoup de familles sur le site des FrancoFolies. Non pas parce que le festival offre une programmation destinée aux enfants, mais tout simplement parce que les parents y viennent en amenant leurs petits au lieu de les faire garder.

Bélo

À 18, sur la scène Hydro-Québec, le chanteur haïtien Bélo présente son répertoire reggae. Si j’en juge par le grand nombre de jeunes filles dans l’assistance qui connaissent par coeur les paroles de ses chansons et qui chantent avec lui, je ne doute pas que cet excellent mélodiste soit une grande vedette dans son pays et dans la communauté haïtienne de Montréal. À découvrir.

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois spectacles.

Sophie Tapie

En premier lieu, au Pub Richard’s, la chanteuse française Sophie Tapie présente son premier album de musique country, Sauvage, enregistré au Québec…

Zébulon

…alors que le groupe Zébulon, dissous en 1997 et reformé en 2008, offre sur la scène Bell la version acoustique de son répertoire pop…

Rosie Valland

…et que la ténébreuse Rosie Valland dévoile des ballades inspirées de ruptures amoureuses. Celles-ci feront partie de son premier album (dont la sortie est prévue en septembre prochain).

À 20h, deux spectacles simultanés.

Anthony Roussel

Sur la scène Loto-Québec, Anthony Roussel démontre son talent mélodiste en présentant les plages de son album folk rock, Un jour viendra.

Salomé Leclerc

Pendant ce temps, Salomé Leclerc fait preuve d’une solide présence scénique devant ses admirateurs réunis devant la scène Ford.

Captation vidéo de Patrick Bourgeois (des B.B.)
Patrick Bourgeois et Michel Louvain

De 21h à 23h, on célèbre les vingt-cinq ans du trio pop Les B.B. sur la Place des festivals (déjà à moitié pleine trente minutes avant le début de l’événement).

Parmi les nombreux invités, mentionnons le chanteur de charme Michel Louvain (idole des années 1960) et Roch Voisine (idole des années 1990). Conséquemment, l’assistance comprenait de nombreuses admiratrices de ces vedettes.

Élizabeth Blouin-Brathwaite

On notera la prestation remarquée d’Élizabeth Blouin-Brathwaite (ci-dessus).

En raison de la durée de ce spectacle, je n’ai pas vu Le Couleur, en vedette de 21h à 22h sur la scène La Presse+.

Claude Bégin et ses musiciens, dont Karim Ouellet (à gauche)

J’ai quitté Les B.B. environ trente minutes avant la fin, histoire d’entrevoir le chanteur pop Claude Bégin, dont le premier album Les Magiciens, très séduisant, démontre son talent mélodiste.

Philémon Cimon

Pendant ce temps, Philémon Cimon — lauréat du Prix Félix-Leclerc 2014 — présente son premier album L’Été.

Alaclair Ensemble

Juste avant de quitter le site du festival, je prends quelques instants pour photographier le groupe hip-hop Alaclair Ensemble sur la scène La Presse+…

A.K.A…. Alice-Karlof-Annie

…et A.K.A… Alice-Karlof-Annie sur la scène Ford.

À noter : les deux dernières lettres du sigle AKA sont pour Karlof Galovsky (le guitariste à droite) et Annie Chartrand (enceinte sur la photo).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 55 mm
  2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 52 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 55 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 85 mm
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  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 115 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 130 mm
10e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 48 mm
11e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 55 mm
12e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 55 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm


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Les FrancoFolies de Montréal — le 16 juin 2015

Publié le 17 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

S’il y a bien eu quelques bons spectacles chaque soir jusqu’ici, ce 16 juin fut nettement une soirée hors de l’ordinaire.

Havana Café

À partir de 18h, le collectif Havana Café — formé de cinq Québécois, trois Cubains et d’un Dominicain — nous percolait avec enthousiasme un savant mélange de salsa cubaine et d’autres danses latines, saupoudré de quelques allusions à la musique traditionnelle québécoise. Premier coup de coeur de la soirée.

Nach et ses musiciens

Jusqu’à maintenant le Pub Richard’s nous avait habitués à des récitals de chanteurs s’inscrivant dans la grande tradition de la chanson française.

Mais à 19h, la Française Nach (un nom formé à partir d’Anna Chedid) cassait la baraque avec son électro pop flirtant avec le disco. Un concert qui a ravi l’assistance. Deuxième coup de coeur de la soirée.

Constance Amyot

Pendant ce temps, à l’autre bout du site du festival, la Française Constance Amyot présentait un répertoire très différent. Son invité fut Alexandre Poulin, vu la veille. Je l’ai quitté après trois ballades (dont deux en anglais) afin de retourner au spectacle de Nach.

Pascale Picard
Patrice Michaud

À 20h, sur la grande scène Ford, Pascale Picard et ses invités (Gaële et Patrice Michaud) ont présenté un spectacle enlevant, mariant le rock, le folk et le punk avec bonheur.

Le charisme incontestable de la chanteuse, son humour sans prétention, son aisance scénique et sa spontanéité ont conquis la foule à ses pieds. Dois-je préciser que ce fut mon troisième coup de coeur de la soirée ?

La Jarry

C’est avec beaucoup de réticence que j’ai manqué les quinze dernières minutes du concert de Pascale Picard afin d’aller voir le quatuor français La Jarry (que je ne connaissais pas).

Surprise ! La Jarry présente un bon gros rock lourd et percutant qui fut mon quatrième coup de coeur de la soirée. Décidément…

Monk.E

À 21h, sur la scène La Presse+, le rappeur Monk.E — qu’on prononce comme le mot singe en anglais, soit monkey — présentait un spectacle mariant musique, costumes et mise en scène (comme le faisant le groupe rock progressif Genesis à ses débuts), et la danse de rue. Bref, un spectacle ambitieux et original au auquel j’accorderais une mention spéciale.

Foule sur la Place des festivals
Daniel Boucher au spectacle en hommage à Gerry Boulet

Pendant ce temps, sur la scène Bell, un collectif d’artistes québécois rendait hommage au rockeur Gerry Boulet, décédé il y a 25 ans.

Carotté

En patois québécois, carotté qualifie la chemise à carreaux (portée autrefois par les bucherons et les paysans québécois).

À 22h, j’assiste quelques instants au spectacle entrainant du groupe néo-trad Carotté. Le peu que j’ai entendu me laisse une bonne impression.

Domlebo

Puis me déplace un peu plus loin, à la scène SiriusXM, pour assister brièvement au concert de Domlebo avant de rentrer chez moi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 50 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 95 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  7e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 142 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm


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Les FrancoFolies de Montréal — le 15 juin 2015

Publié le 17 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Awadi

À partir de 18h, le spectacle du Sénégalais Awadi marie la musique reggae à la danse de rue.

Valérie Lahaie

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois artistes. Sur la scène Bell, Valérie Lahaie présente avec aplomb un rock mordant à la Marie-mai…

Dimoné

…alors qu’au même moment, au Pub Richard’s, le Français Dimoné (Grand prix Révélation scène 2012 de l’Académie Charles-Cros) fait preuve une présence scénique très, très spéciale…

Mario Lepage

…et que le Saskatchewanais Mario Lepage, sur la scène SiriusXM, présente ses ballades.

Sarah Olivier

À 20h, deux spectacles à l’opposé l’un de l’autre.

La scène Loto-Québec se transforme en cabaret pour accueillir la Française Sarah Olivier (bête de scène excentrique et fascinante)…

Alexandre Poulin

…alors qu’à la scène Ford, le Québécois Alexandre Poulin s’avère être un chanteur de ballades soporifiques.

Pendant que je prenais une bouchée sur une terrasse à proximité, j’ai cru entendre la voix de Vincent Vallières, invité au spectacle d’Alexandre Poulin.

Arthur H et Marie-Jo Thério
Koriass

À 21, la scène Bell accueille Arthur H et ses invités (dont l’Acadienne Marie-Jo Thério et le rapeur québécois Koriass).

Le chanteur français est accompagné d’un excellent orchestre qui fera vibrer l’assistance.

Ayant assisté à ce concert de 21h à 22h40, je n’ai pas pu voir Beat Sexü (de 21h à 22h) sur la scène La Presse+.

Feu! Chatterton

J’ai donc assisté quelques instants — le temps de prendre quelques photos — au spectacle du groupe parisien Feu! Chatterton (de 22h à 23h) sur la scène Loto-Québec…

Anne-Claude Navert

…et à celui du duo Navert sur la scène SiriusXM.

Dead Orbies

Prolongeant mon séjour aux FrancoFolies un peu au-delà de 23h, j’ai assisté brièvement au spectacle hip-hop du groupe québécois Dead Obies qui débutait en anglais sur la scène La Presse+, que j’ai quitté…

Grand Blanc

…pour voir un peu celui du groupe français Grand Blanc, avant de rentrer chez moi pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
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11e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 14 juin 2015

Publié le 16 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est toujours un plaisir d’aller sur le site des FrancoFolies afin de s’imprégner des sons et rythmes de la Francophonie. C’est ce que j’ai fait dimanche dernier.

Karim Dabo

Né d’un père sénégalais et d’une mère française, le Montréalais d’adoption Karim Dabo présentait sa musique elle-même métissée sur la scène Hydro-Québec de 18 à 19h.

À 19h, les festivaliers étaient sollicités par trois spectacles différents.

Joey Robin Haché

Sur la scène SiriusXM, l’Acadien Joey Robin Haché présentait son répertoire pop mélodieux…

Louis-Philippe Gingras

…alors qu’au Pub Richard’s, l’Abitibien Louis-Philippe Gingras présentait les chansons de son premier album…

Guyaume Boulianne

…et que Patrick Groulx, fidèle à son habitude aux FrancoFolies, donnait à de jeunes talents de diverses provinces canadiennes une occasion unique de se faire connaître (dont Guyaume Boulianne, de Nouvelle-Écosse, ci-dessus).

Michel Robichaud

À 20h, le lauréat de l’édition 2014 du Festival de la chanson de Granby, Michel Robichaud, présentait son répertoire sur la scène Loto-Québec alors que…

Brigitte Boisjoli

…Brigitte Boisjoli galvanisait auditoire sur la scène Ford avec son énergie et sa bonne humeur communicative.

Bigflo & Oli

À 21, les frères toulousains Bigflo et Oli présentaient leur répertoire rap…

Boukman Eksperyans

…alors que le collectif haïtien Boukman Eksperyans présentait sur la Place des festivals un spectacle qui m’a laissé complètement indifférent.

Julie Blanche

À 22h, Julie Blanche occupait la scène SiriusXM avec des chansons imprégnées de tristesse…

Guillaume Beauregard

…pendant que Guillaume Beauregard (auparavant des Vulgaires Machins) présentait son répertoire sur la scène Loto-Québec.

Puis je suis renté chez moi vers 22h30.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/320 sec. — F/5,4 — ISO 1600 — 125 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/5,1 — ISO 640 — 108 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/5,4 — ISO 1000 — 128 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/5,1 — ISO 500 — 108 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 40 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/5,3 — ISO 6400 — 120 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 12 juin 2015

Publié le 15 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le 11 juin et ce, jusqu’au 20, le quartier des festivals de Montréal vibre au son des FrancoFolies.

Le tout débutait jeudi soir par le spectacle d’ouverture de Radio Radio que je n’ai pas vu.

Conséquemment, le petit compte-rendu ci-dessous concerne le deuxième soir.

Samito

À 18h, le premier concert que j’ai assisté fut celui de Samito, originaire du Mozambique. Charismatique, celui-ci présentait son répertoire agréable et rythmé sur la scène Hydro-Québec.

Jeffrey Piton

À 19h, le québécois Jeffrey Piton animait la scène Bell…

Yves Desrosiers

… alors qu’Yves Desrosiers se présentait au Pub Richard’s…

Antoine Chance

…et que le Belge Antoine Chance leur volait la vedette sur la scène Sirius par son charisme sans prétention, son humour, des mélodies faciles et ses textes bien écrits. Ce fut mon coup de coeur de la soirée.

Caravane

De la ville de Québec, Caravane présentait à 20h son rock-blues teinté de folk sur la scène Ford.

Félix Dyotte

Pendant ce temps, Félix Dyotte (ex-chanteur de Chinatown) présentait ses chansons pop.

Place des festivals
Koriass

À 21h, toujours sous la pluie, le rappeur Koriass et ses invités (dont Karim Ouellet) bénéficiaient de la plus importante et de la plus enthousiaste foule de la soirée.

La Bonze

Pendant ce temps, la chanteuse Nadia Essadiqi (sous le nom de La Bonze), présentait son répertoire avec toute l’intensité qu’on lui connait.

Pierpoljak

Sur la scène Loto-Québec, à 22h, le français Pierpoljak entonnait ses rythmes reggae…

Baden Baden

…alors que le groupe parisien Baden Baden se produisait sur la scène SiriusXM.

Puis, après quatre heures passées sous la pluie, se rentre à la maison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le projet de loi libéral au sujet de la neutralité de l’État (dernière partie : les quiproquos)

Publié le 15 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Sauf pour combattre l’indécence, l’État n’a pas à dicter aux citoyens comment s’habiller.

Conséquemment, ceux-ci sont libres de manifester leur sentiment d’appartenance à un groupe par leur habillement, leur coiffure, ou par tout autre moyen.

La plupart des religions ne comportent aucune exigence vestimentaire sauf pour les membres de leur clergé.

Par contre, l’Islam exige la modestie vestimentaire de ses croyants. La très grande variabilité de ce qui est considéré comme modeste fait en sorte que certaines Musulmanes s’habillent comme n’importe quelle autre femme occidentale alors que d’autres peuvent se distinguer facilement à leur tenue vestimentaire. Les formes les plus rigoureuses de l’Islam exigent même que les Musulmanes en âge de se marier soient masquées en public.

Le port d’un masque pose des problèmes sécuritaires dans n’importe quel pays. Toutefois des pays comme l’Arabie saoudite ont choisi d’assumer ce risque en se transformant en État policier.

Dans un pays démocratique comme le nôtre, ce risque sécuritaire devrait normalement être réglementé par la loi sur la Sécurité publique. C’est ainsi qu’il y a cinq ans, je proposais sur ce blogue qu’on agisse dans ce sens.

Toutefois, en s’abstenant de le faire jusqu’ici, l’État québécois se trouve aujourd’hui à agir dans le cadre d’une loi sur la neutralité l’État. Et pour ne pas donner l’impression que les dispositions de cette loi visent certaines femmes musulmanes, les porte-paroles du gouvernement Couillard se retrouvent dans l’inconfortable position de nier l’évidence. Il aurait été plus simple d’appeler les choses par leur nom.

Voile_islamique
 
De plus, trois mois avant le dernier scrutin, alors qu’il était chef de l’opposition, M. Couillard s’était déclaré opposé au port de la burka, du niqab et du tchador dans la fonction publique.

La jurisprudence actuelle est plutôt que les femmes musulmanes qui croient que l’Islam les oblige à porter le niqab ou la burka, ont le droit constitutionnel de le porter : on ne peut les obliger à l’enlever que pour des raisons d’identification, de sécurité ou de communication.

Pour ne pas donner l’impression que le Premier ministre a fait volteface à ce sujet, les rédacteurs du projet de loi No 62 ont posé les bases d’un important quiproquo.

Le premier paragraphe de l’article 9 dit que tout membre du personnel d’un organisme doit exercer ses fonctions à visage découvert. Le deuxième paragraphe étend cette exigence au bénéficiaire d’un service gouvernemental. Toutefois le troisième paragraphe déclare qu’on peut faire exception à ce principe sauf pour des motifs sécuritaires, d’identification ou de communication.

En somme, tout fonctionnaire qui n’est pas affecté à la prestation directe de service à la clientèle possède le droit constitutionnel de porter la burka ou le niqab au travail, contrairement aux déclarations des porte-paroles du gouvernement.

On peut donc anticiper la surprise feinte de ces derniers le jour où les tribunaux reconnaitront le droit de faire ce que le gouvernement prétendait avoir interdit.

Références
Fonction publique : Couillard prône l’interdiction de la burqa, du niqab et du tchador
En marge du débat sur le voile islamique intégral
Niqab et citoyenneté — Serment voilé
Projet de loi n°62 : Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État et visant notamment à encadrer les demandes d’accommodements religieux dans certains organismes

Parus depuis
Angela Merkel calls for burqa ban ‘wherever legally possible’ in Germany (2016-12-06)
Le Maroc interdit la fabrication et la vente de la burqa (2017-01-10)
La CEDH juge «nécessaire» l’interdiction du voile intégral dans l’espace public (2017-07-12)
Le Danemark veut interdire le voile intégral dans les lieux publics (2018-01-06)
Denmark passes law banning burqa and niqab (2018-05-31)
Nouvel échec du Québec devant la Cour (2018-06-29)
L’Algérie interdit le port du niqab sur le lieu de travail (2018-10-19)
Switzerland to ban wearing of burqa and niqab in public places (2021-03-07)
Denmark’s ban on full-face veils to be extended to schools, universities, PM says (2025-06-05)
Burqa ban bill approved by Portugal’s parliament seen as targeting Muslim women (2025-03-17)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le projet de loi libéral au sujet de la neutralité de l’État (3e partie : les valeurs québécoises)

Publié le 13 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

À la suite de la présentation du projet de loi libéral sur la neutralité de l’État, j’ai pris connaissance de plusieurs centaines de réactions à ce projet.

Un des arguments qui reviennent les plus souvent est celui voulant que ce projet de loi ne respecterait pas les « valeurs québécoises », notamment la laïcité de l’appareil gouvernemental.

Il y a à peine cinquante ans, le Québec était tout sauf laïc.

En 1936, le premier ministre Maurice Duplessis fit ajouter un crucifix à l’Assemblée législative dans un geste d’éclat ayant pour but de s’attirer la sympathie des électeurs. Donc, il y eu une époque où la convergence entre l’État et l’Église était jugée favorablement par la population québécoise. Il aurait été impensable de se présenter à une élection sans chercher au préalable l’appui au moins tacite des autorités ecclésiastiques.

L’importance qu’on attache aujourd’hui, au contraire, à la séparation entre ces deux pouvoirs est donc préoccupation contemporaine.

De plus, en raison d’un filet de protection sociale presque inexistant, les communautés religieuses occupaient autrefois une place prépondérante en matière d’enseignement et de soins hospitaliers. La lutte à la pauvreté était plus ou moins combattue au moyen de la charité et des bonnes oeuvres.

Lors de ce qu’on a appelé la Révolution tranquille, le gouvernement québécois a étatisé la presque totalité des services sociaux assumés jusque là par les communautés religieuses.

Conséquemment, l’évacuation de la religion de la sphère publique a coïncidé avec les progrès économiques accomplis durant cette période par la société québécoise.

Si bien que dans l’esprit de beaucoup de personnes, modernisme et progrès sont associés au déclin de la ferveur religieuse.

Au sortir des années 1960, les valeurs québécoises n’étaient déjà plus ce qu’elles étaient une décennie plus tôt. On a donc tort de considérer ces valeurs comme innées et immuables. Au contraire, elles sont intimement liées aux croyances et aux idées partagées par ceux qui composent notre peuple à un instant donné.

De plus, la population québécoise n’est plus ce qu’elle était. Plus d’un million de personnes sont décédées, d’autres sont nées et ont grandi depuis la Révolution tranquille. Ici comme ailleurs, l’immigration a accru la diversité culturelle de la Nation.

Les mentalités ont donc profondément changé lors de la Révolution tranquille et elles se modifient perpétuellement sous l’effet de l’immigration, de la natalité, et de la volatilité de l’opinion publique.

Or chez les jeunes, l’importance du mariage (par exemple), et de la foi religieuse sont en porte-à-faux avec l’appréciation qu’en font les baby-boomers.

Conséquemment, le projet de loi libéral est probablement beaucoup plus conforme aux valeurs québécoises d’aujourd’hui qu’on pourrait le penser.

Ici même à Montréal, la plupart des jeunes n’accordent pas une grande importance au voile islamique; il n’est important que pour celles qui choisissent de le porter.

Quant à sa valeur symbolique — un symbole présumé de l’oppression faite aux femmes — il ne suscite pas l’indignation des jeunes Québécoises « de souche » qui se sont liées d’amitié avec des consoeurs voilées et avec lesquelles elles partagent les mêmes idées sur presque tous les sujets.

Bref, le « féminisme de chiffon », si présent dans certains milieux, semble complètement déconnecté des préoccupations des jeunes femmes d’aujourd’hui, toutes aussi hostiles à l’exploitation des femmes, mais relativement indifférentes à l’importance de lutter contre les présumés symboles de cette oppression.

Critiquer le projet de neutralité religieuse de l’État au nom du respect des valeurs québécoises, c’est donc indirectement un appel au conformisme et au respect d’une mentalité dominante en déclin au Québec.

En misant sur la neutralité religieuse de l’État plutôt que sur la laïcité, le gouvernement Couillard fait le pari que l’évolution des mentalités au Québec lui donnera raison.

Sur le même sujet :
La laïcisation au Québec : un sujet contemporain et non un projet de société inachevé
Quand la soutane et la gandoura siégeaient au Palais Bourbon

Paru depuis :
Les mystères des crucifix de l’Assemblée nationale (2018-10-22)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le projet de loi libéral au sujet de la neutralité de l’État (2e partie : laïcité vs neutralité religieuse)

Publié le 12 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

La laïcité de l’État

Un État laïc est doté d’une administration qui prend des décisions et qui rend des services sans tenir compte des convictions religieuses de ses citoyens.

Cet État prend soin de faire en sorte que le citoyen qui s’adresse à lui afin d’obtenir un service ne puisse pas deviner l’appartenance religieuse de ses officiers ou de ses représentants.

Depuis un demi-siècle au Québec, la religion a été reléguée à la sphère domestique. C’est devenu une affaire personnelle, intime, qui ne regarde personne d’autre.

Mais la religion n’a pas complètement évacué la sphère publique. Nombreux sont ceux qui arborent aujourd’hui des signes extérieurs plus ou moins manifestes de leur foi; broches et pendentifs en forme de symboles religieux, voile islamique, kippa, etc.

En apparence, un État ne peut être 100% laïc que s’il institue une surveillance et des moyens répressifs afin d’empêcher toute manifestation extérieure de la foi de ses représentants.

Afin d’éviter d’avoir à constituer une « police de la laïcité », certains pays ont choisi de n’interdire que les signes les plus évidents d’appartenance religieuse.

Dans les faits, cela signifie s’attaquer à la tenue vestimentaire de certaines femmes musulmanes.

Au Québec, le mouvement dans ce sens a culminé avec la présentation du projet de Charte de laïcité du Parti québécois (critiquée sur ce blogue) et abandonnée depuis.

La neutralité religieuse de l’État

Être neutre, c’est être indifférent.

La neutralité, c’est vivre et laisser vivre. C’est permettre à n’importe qui d’être différent tant qu’il n’essaie pas d’obliger les autres à devenir comme lui.

La neutralité religieuse de l’État consiste donc à laisser à chacun la liberté de vivre sa religion comme il l’entend… du moment que cela ne porte pas atteinte aux droits des autres de vivre selon leurs principes à eux.

Dans le cadre de la neutralité religieuse, le citoyen n’a pas à renier sa foi — ni aux manifestations extérieures de celle-ci — avant de donner ou de recevoir un service public.

Ce laisser-faire intentionnel signifie que les employés de l’État reflètent la diversité de la Nation; plusieurs pigmentations de la peau, des sexes différents, des croyances religieuses diverses, des tenues vestimentaires variées, des colorations capillaires semblables à ce qu’on voit dans la rue, et des accents qui reflètent les manières régionales de parler, etc.

Au Québec, le concept de la neutralité de l’État est promu par le Parti libéral et s’est concrétisée par le projet de loi No 62.

Présenté il y a deux jours, ce projet fait l’objet d’une vive controverse. Malgré cela, il s’agit d’un projet de loi avec lequel, en dépit de quelques réserves, je suis d’accord pour les raisons que nous verrons dans les textes suivants de cette série.

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