L’aquarium de Shanghai

Publié le 8 mars 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Il y a deux aquariums à Shanghai : l’aquarium océanique de Changfeng (réputé pour être un des plus beaux de Chine, mais que je n’ai pas vu) et l’aquarium océanographique de Shanghai (situé dans le quartier de Pudong). C’est de ce deuxième dont nous allons parler.

On peut y voir 150 000 spécimens de poissons et d’animaux aquatiques répartis dans divers bassins et aquariums de tailles diverses. Le clou de la visite est un immense bassin traversé par un couloir de verre, long de 155 mètres, dans lequel les visiteurs peuvent voir des milliers de poissons nager autour d’eux grâce à un angle de vision de 270 degrés.

Détails techniques des photos : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 20 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 800 — 14 mm
3e  photo : 1/25 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


James Bond mord le sable de la Libye

Publié le 7 mars 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Les Services secrets britanniques sont reconnus pour leur efficacité, du moins sur les écrans de cinéma. Qui n’a pas entendu parler de l’agent 007, de ses accessoires (qui sont autant de prouesses technologiques), de ses cascades spectaculaires, de sa bravoure, de son charme et de son humour particulier. Mais qu’en est-il dans la vraie vie ?

La semaine dernière, la Grande-Bretagne a envoyé en Libye un commando composé de six agents du SAS (Forces spéciales britanniques) et de deux officiers du MI6 (Services secrets du Royaume-Uni).

Armé jusqu’aux dents, le commando se rend en hélicoptère à Benghazi, ville de l’est de la Libye et fief de l’insurrection. Mais elle y arrive de nuit, sans prévenir, dans cette ville où les insurgés vivent dans la crainte constante d’une attaque aérienne menée par des mercenaires à la solde de Kadhafi.

Aussitôt qu’ils touchent le sol libyen, les huit agents sont arrêtés… par un petit groupe d’agriculteurs.

« Nous avons tiré en l’air et on leur a dit : ‘Les mains en l’air. Ne bougez pas’, comme au cinéma. Ils ont fait ce qu’on a dit. Ce n’était pas très difficile » a raconté Rafah, un des employés de ferme.

Après avoir découvert des pistolets, des explosifs, des téléphones satellitaires et de multiples passeports dans les sacs de leurs prisonniers, les fermiers ont décidé de contacter l’opposition. Mais celle-ci a refusé de les rencontrer, craignant d’être accusée d’être à la solde de l’étranger.

Rappelons également qu’en janvier 2010, un commando israélien muni de passeports britanniques a tué à Dubaï un des fondateurs de la branche armée du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.

Il a fallu d’intenses tractations entre Londres et l’opposition pour finalement obtenir la libération du commando britannique. Celui-ci est rentré bredouille à Londres hier, sans son hélicoptère et sans ses armes, confisqués par les nouveaux amis libyens de Sa Majesté.

Références :
Les services secrets britanniques humiliés en Libye
SAS and MI6 officers released by Libya’s rebel commanders

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier empereur de Chine au MBA

Publié le 4 mars 2011 | Temps de lecture : 4 minutes
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Depuis le 11 février, et jusqu’au 26 juin 2011, le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente l’exposition « L’empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite ». Cette exposition est basée sur 240 objets archéologiques dont certains sont montrés pour la première fois hors de Chine.

Ces objets furent prêtés par seize instituts de recherche et musées de la région de Xi’an (prononcer « scie Anne »), une ville qui fut capitale de la Dynastie Qin (prononcer « TChine »), soit celle du premier empereur (qui vécut approximativement de 259 à 210 av. J.-C.).

J’ai visité cette exposition à deux reprises et j’en ai retiré deux impressions diamétralement opposées.

Ayant déjà vu les collections de plusieurs parmi les plus importants musées de Chine — dont le Musée d’histoire du Shaanxi, à Xi’an — j’ai effectué une première visite il y a deux jours simplement pour juger du nombre et de la qualité des objets présentés. Puis, hier soir, je me suis procuré un audio-guide et j’ai pris le temps de lire toute la documentation affichée dans les salles consacrées à l’exposition.

À la première visite, j’ai trouvé que c’était une exposition mineure avec, par exemple, une seule cloche (tirée d’un carillon funéraire) et seulement cinq guerriers en terre cuite (sur des milliers existants).

À la deuxième visite, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une exposition très bien faite où prime l’aspect pédagogique. Pour reprendre l’exemple que je viens de donner, les cinq guerriers — un conducteur de char et un cavalier avec leur monture respective, de même qu’un fantassin, un arbalétrier, et un général — représentent les différents types de guerriers en terre cuite découverts jusqu’ici dans le mausolée du premier empereur. C’est ainsi que le général est l’un des très rares — il y en existe seulement neuf — généraux découverts jusqu’à présent : cela donne une idée du caractère exceptionnel des objets présentés à Montréal.

Bref, je me suis rendu compte qu’on retire de cette exposition ce qu’on y investit. Une visite superficielle peut laisser croire qu’il s’agit d’un événement culturel secondaire, alors qu’une visite approfondie permet de juger réellement de la valeur de l’exposition, consacrée non pas à la culture chinoise en général mais plutôt à l’histoire de cet empereur dont le règne relativement court a été déterminant pour l’histoire de la Chine et dont le mausolée, oeuvre de plus de 700 000 travailleurs, est la plus vaste nécropole au monde, couvrant une superficie de 56 km².

En somme, cette exposition tire son importance non pas de l’abondance des objets présentés mais de leur qualité, de même que de leur variété.

Contrairement à l’habitude d’éditer des catalogues dispendieux, le Musée offre cette fois-ci un catalogue de 72 pages de 20 x 12,5 cm qui ne coûte que 5$. Les parents n’auront pas à se ruiner cette fois-ci pour offrir à leurs enfants ce souvenir, illustré d’une centaine de photos et croquis et qui résume parfaitement ce qu’il faut retirer de cette exposition exceptionnelle.

Pour ceux qui parlent anglais, je recommande fortement de vous procurer le DVD « China’s First Emperor » à 37$, spectaculairement bien réalisé et disponible lui aussi à la boutique de l’exposition.

Références :
L’armée en terre cuite du premier empereur
Le mausolée impérial vandalisé
Un soldat en terre cuite

Détails techniques (Note : les 2e et 3e photos ont été prises en Chine) :
1re photo : Panasonic GF1, objectif Lumix 20 mm F/1,7 — 1/1,000 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
2e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/25 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
3e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/10 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 45 mm

Extrait d’une vidéo relative aux soldats en terre cuite du mausolée du premier empereur de Chine :
 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


« Tourner le dos » au tsunami

Publié le 3 mars 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

Dans une entrevue accordée hier au Devoir, Gérard Bouchard — l’ex-coprésident de la Commission sur les accommodements raisonnables — met en garde les Québécois contre le danger de « tourner le dos » à l’anglais, ce qu’il juge impropre, voire criminel.

Pour ce qui est de l’importance de la connaissance de l’anglais parmi les francophones québécois, il n’y a personne — même parmi les indépendantistes purs et durs (dont je ne fais pas partie) — qui soutienne qu’il vaut mieux ne pas connaître cette langue.

La musique populaire écoutée au Québec est en grande partie anglophone. La majorité des chaines télévisées disponibles par câblodistribution sont anglophones. La très grande majorité des sites Web sont anglophones. La majorité des livres de référence recommandés lors d’études universitaires au Québec sont en anglais. Dans la région montréalaise, tous les emplois disponibles dans la vente au détail ou dans le service à la clientèle exigent une bonne connaissance de l’anglais. D’ici à ce que la Chine émerge comme première puissance mondiale, l’anglais demeurera la langue universelle des échanges et des communications internationales.

D’autre part, parmi ses responsabilités, l’Office de la langue française commande et publie des études sociologiques qui permettent de mesurer l’importance démographique des francophones québécois. On se rappellera qu’en 2008, une partie des experts avaient démissionné avec fracas du Comité de suivi de l’Office. Peu après, on avait appris que la présidente de l’Office — une des 6,400 nominations politiques du gouvernement Charest — ne rendait public que les études rose-bonbon afin de ne pas troubler la paix linguistique au Québec. Si bien que le seul moyen de percevoir le recul du français à Montréal, c’est avec nos oreilles. Or ce qu’elles nous révèlent est inquiétant.

Depuis plusieurs décennies, j’habite le quartier d’Hochelaga, situé dans l’est de l’île de Montréal. À l’époque, ce quartier était presque totalement francophone. Il s’agit maintenant d’un des plus importants quartiers touristiques du Québec, grâce à la présence du stade olympique, du Jardin botanique, de l’insectarium, du Château Dufresne, du Biodôme, etc. Donc il est normal d’y entendre parler anglais durant la saison estivale, alors que des centaines de milliers d’Américains viennent à Montréal assister aux nombreux festivals qui s’y déroulent.

Hormis la saison touristique, ce sont les résidents qu’on entend dans les lieux publics. Or dans mon quartier, je n’ai jamais autant entendu parler anglais que depuis l’accession au pouvoir du Parti libéral. Évidemment, cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Mais il est devenu fréquent, lorsque je prends le métro pour aller vers le centre-ville, que la majorité des passagers parlent anglais, même en hiver.

De plus, je ne connais personne au Québec qui ne sache pas, au minimum, se débrouiller en anglais : par opposition, je rencontre de plus en plus souvent — des livreurs de restaurant par exemple — qui sont incapables de me parler français ou qui refusent de le faire alors que je suis leur client.

Bref, je ne sais pas quel tabac fume M. Bouchard mais promouvoir la connaissance de l’anglais au Québec de ces temps-ci, c’est comme prêcher l’importance bénéfique de l’eau aux victimes d’un tsunami.

Références :
Anglicisation du Québec : Monsieur Charest préfère chanter et jouer de la lyre…
Des commerces qui ne servent pas en français
Gérard Bouchard au Devoir – Tourner le dos à l’anglais serait «criminel»

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lacunes sanitaires de restaurants et d’épiceries de Montréal (en novembre et décembre 2010)

Publié le 2 mars 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés en novembre et décembre 2010 pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Le montant des amendes apparait à la suite du nom.

   • Blair (Marché —) / 557 Rue Jarry Ouest / $ 3 500
   • Carveli (Restaurant —) / 6860 Ch. de la Côte-Saint-Luc / $ 1 250
   • Deli Capri (Restaurant —) / 2051 Boul. Rosemont / $ 1 500
   • Elounda (Restaurant —) / 1818 Boul. de la Côte-Vertu / $ 3 000
   • Franx Suprême / 3480 Rue McTavish / $ 3 500
   • Fung Shing (Restaurant —) / 1102 Boul. Saint-Laurent / $ 6 600
   • Gourmet Grec (Le —) / 180 Rue Prince-Arthur Est / $ 2 800
   • Inter-Asia (Marché —) / 4335 Rue Wellington / $ 1 500
   • Jardin du Cerf (Restaurant —) / 1162 Boul. Saint-Laurent / $ 1 500
   • Maharaja (Buffet indien —) / 1481 Boul. René-Lévesque Ouest / $ 2 700
   • Mahjongg (Restaurant —) / 7655 Boul. Décarie / $ 9 000
   • Martini (Pizzeria —) / 9481 Rue Lajeunesse / $ 1 500
   • Nouilles Etc. / 6666 Rue Sherbrooke Est / $ 3 000
   • Pho Vietnam (Restaurant —) / 970 Boul. Saint-Laurent / $ 2 000
   • Pizzedelic Quartier-Latin / 1641 Rue Saint-Denis / $ 2 000
   • Sabrah (Boucherie et grillades —) / 3930 Rue Jean-Talon Est / $ 1 500
   • Samiramiss (Restaurant —) / 885 Boul. Décarie / $ 1 300
   • Savoir-Faire (Pâtisserie-traiteur Le —) / 4302 Boul. Henri-Bourassa Est / $ 1 500
   • Souvlaki George / 4006 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 1 800
   • St-Denis (Marché oriental —) / 7101 Rue Saint-Denis / $ 6 400
   • Sun Sing (Épicerie —) / 72 Rue De La Gauchetière Ouest / $ 5 000
   • Tex-Mex (Restaurant —) / 2212 Rue Saint-Germain / $ 1 500
   • Tiki-Ming / 4124 Rue Jean-Talon Est / $ 4 500
   • U & Me (Restaurant —) / 1900 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 6 000


Pour consulter la liste de tous les articles publiés sur ce blogue relativement aux établissements condamnés pour avoir enfreint les règles sanitaires de la ville, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Votre appel est important pour nous…

Publié le 1 mars 2011 | Temps de lecture : 1 minute

Contrôlé par France Télécom, Mobistar est le deuxième opérateur belge de téléphonie mobile avec plus de quatre millions de clients et un chiffre d’affaires de 1,6 milliards € en 2010.

Dans le but de se moquer de son service à la clientèle — jugé déplorable — un groupe d’humoristes de la télévision publique flamande a tendu un canular à la compagnie.

La vidéo est en néerlandais, sur-titrée en anglais.

Référence :
Mobistar

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Grand parleur, petit faiseur

Publié le 28 février 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Le 23 février 2011, M. Charest prononçait le discours inaugural d’une nouvelle session parlementaire. Son gouvernement se donne cinq priorités :
   • l’éducation
   • l’emploi
   • le développement durable
   • la maîtrise de nos ressources
   • et la santé.

L’éducation

Les parents dépensent une fortune à chaque début d’année pour l’achat de matériel scolaire. Les bibliothèques scolaires du Québec manquent de livres. Ceci étant dit, le gouvernement annonce que chaque classe du Québec sera bientôt dotée d’un tableau blanc intelligent et que tous les professeurs seront munis d’un ordinateur portable. Mais y a-t-il encore un seul professeur au Québec qui n’ait pas déjà un ordinateur portable ?

Pourquoi parle-t-on tant des révolutions dans les pays arabes alors que c’est ici que surviennent les plus grands changements. Imaginez : passer de tableaux noirs à des tableaux blancs. Non pas blanc cassé, pas blanc écru, ni même coquille d’oeuf: non, non, blanc intelligent. Quelle merveilleuse révolution décorative. Comme quoi on n’arrête pas le progrès, même sous les libéraux.

Les élèves de 6e année du primaire consacreront la moitié de leur année à l’apprentissage intensif de l’anglais. Nulle part dans le discours inaugural est-il question de la défense du français. Après avoir légalisé les écoles passerelles et sabré dans les cours de francisation des immigrants, le gouvernement affiche sa priorité : la promotion de l’anglais. Je n’ai rien contre l’anglais mais est-il possible que le français soit plus menacé au Québec que l’anglais ?

L’emploi

Le chômage au Québec — à 7,6% en décembre 2010 — est le plus faible depuis plus d’une décennie. Toutefois, cette diminution n’a rien de remarquable puisqu’elle suit une tendance canadienne.

Taux de chômage au Canada, de 1988 à 2008

La maîtrise de nos ressources

Comme l’aveugle qui retrouve miraculeusement la vue, le gouvernement Charest annonce que la maîtrise de nos ressources naturelles sera sa priorité. Toute une volteface.

La santé

En 2003, les libéraux de Jean Charest s’étaient engagés à éliminer les listes d’attente en santé. Depuis, le gouvernement Charest se félicite du ralentissement de la vitesse d’accroissement des listes d’attente. En 2009, le ministre de la Santé annonçait qu’il ne se fixait plus aucune cible de réduction ni d’échéancier à atteindre en ce qui concerne les délais d’attente dans les urgences des hôpitaux.

Pour ce qui est de la pénurie des médecins, c’est la faute au Parti Québécois; selon M. Charest, si le PQ n’avait pas mis à la retraite des centaines de médecins au siècle précédent, nous ne manquerions pas de médecins aujourd’hui. Malheureusement la majorité des médecins mis à la retraite par le PQ sont aujourd’hui décédés ou lourdement handicapés par l’âge. Donc la pénurie actuelle dépend du gouvernement actuel.

Le développement durable

Il serait plus juste de parler d’appauvrissement durable.

Durant neuf des dix dernières années du gouvernement du Parti québécois, la croissance économique du Québec a dépassé la moyenne canadienne. À telle enseigne que le gouvernement fédéral avait décidé — à juste titre — de réduire légèrement la péréquation versée à notre province.

Aussitôt arrivé au pouvoir, le gouvernement Charest a coupé à tort et à travers dans les dépenses publiques afin de dégager — sans succès — le milliard de dollars promis comme réduction d’impôts aux riches contribuables, provoquant ainsi une contraction de l’économie. Résultat? La croissance économique du Québec est redevenue sous la moyenne dès la première année de son accession au pouvoir et n’a pas cessé de l’être depuis.

Historiquement, le Québec a toujours dégagé d’importants surplus dans ses échanges internationaux. Pour la première fois de son histoire, en 2004 — soit un an après l’arrivée au pouvoir de M. Charest — le Québec s’est retrouvé avec un déficit commercial de 600 millions. Puis, avec un déficit de 6 milliards en 2005, 17 milliards en 2008, et 12 milliards en 2009. En 2010, ce déficit fut de 16,4 milliards, soit 5% du PIB.

Un déficit commercial, c’est de l’argent qui quitte le Québec pour aller créer des emplois ailleurs.

C’est au cours du règne de M. Charest que la Caisse de dépôt et de placement a perdu 25% de la valeur de ses actifs, comparativement à 18,4% pour la moyenne des grandes caisses de retraite canadiennes. De plus, le porte-feuille des investissements de la Caisse n’a jamais comporté aussi peu d’actions d’entreprises québécoises (environ 15%). En somme, notre argent sert à créer des emplois ailleurs.

Conclusion

Au point de vue strictement économique, le gouvernement Charest est le pire qu’ait connu le Québec depuis très longtemps.

Références :
La Caisse de dépôt et de placement dévoile ses résultats – Le rendement jugé insuffisant
Le ministre Bolduc se rétracte
Vers un choc économique

Note : Photo de M. Charest par le journal Le Devoir.

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| 2003-2012 (années Charest), Corruption politique, Politique québécoise | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Du Nutella pour demain s’il te plaît…

Publié le 26 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Une fillette répond :
— Oui allo ?
— Bonjour. C’est papa. Est-ce que je peux parler à maman ?
— Non, elle est occupée avec mon oncle Simon.
— Avec mon oncle Simon ? C’est qui ça, mon oncle Simon ?
— Bien le monsieur qui vient tous les mercredis. Il est avec maman, en haut, dans sa chambre.
— Avec maman dans sa chambre ! Bon. Bien écoute, euh… Écoute ma petite Pitchounette, on va jouer… on va jouer un bon tour à maman. Monte en haut et cogne à la porte en criant très fort : « Papa arrive ! Papa arrive !». As-tu compris ?
— Oui ; « Papa arrive ! Papa arrive !».
— C’est ça… Bien vas-y !

 
Long… très long silence. Quelques bruits sourds.

 
— Papa ?
— Oui. As-tu fait ce que j’ai dit ?
— Oui.
— Et… euh… qu’est-ce qui est arrivé ?
— Bien j’ai ouvert la porte et j’ai crié très fort « Papa arrive ! Papa arrive !».

Silence.

— Oui oui je sais, mais après.
— Bien après maman est sortie du lit très vite en criant. Elle a glissé. Elle s’est cogné la tête sur la petite table et elle est comme morte; elle ne bouge plus.
— Mon Dieu ! Et mon oncle Simon ?
— Papa, vas-tu nous apporter du Nutella parce que demain…
— …Aïe ! Laisse-faire le Nutella. Mon oncle Simon, il a fait quoi mon oncle Simon ?
— Rien. Il s’est juste habillé très vite. Il a voulu sauter par la fenêtre. Mais comme on a enlevé l’eau de la piscine, il s’est fait très mal. Maintenant il pleure.
— La piscine ? Quelle piscine ? Écout’ donc, est-ce que je suis bien au 450-367-…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Écriture à relais

Publié le 25 février 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Hier soir, à l’Université de Montréal, avait lieu le troisième et dernier atelier d’écriture sous la direction de Mme Marie-Christine Hellot.

Un des exercices proposés consistait à diviser les quatorze participants à l’atelier en trois groupes de quatre ou cinq personnes.

En boucle, chaque membre du groupe écrivait les deux premières phrases d’un texte puis passait la feuille à son voisin de droite. Celui-ci devait lire le texte et compléter l’histoire de deux phrases de son cru. Et ainsi de suite. Le texte revenu au premier auteur, celui-ci en rédigeait la conclusion.

Puisque chaque participant à l’atelier débutait et terminait un texte, nous nous sommes retrouvés avec quatorze documents. Tout comme à la Ligue nationale d’improvisation, il y a bien eu un ou deux cas de rudesse, mais en général, les participants se sont adaptés au style de l’auteur de départ. Si bien qu’on aurait cru, dans presque tous les cas, que chaque texte avait été écrit par une seule et même personne.

On trouvera ci-dessous le texte dont je n’ai écrit que le début et la fin. J’ai pris soin de demander à mes collègues la permission de publier la totalité du document mais — je me sens un peu stupide — j’ai oublié de noter leurs noms. On me pardonnera cette négligence.

J’ai alterné les caractères et les italiques pour marquer le passage d’un auteur à l’autre.


 
Les premiers cas n’avaient pas attiré l’attention. C’était la canicule, ils étaient vieux ou vulnérables, donc personne ne s’est inquiété jusqu’au dixième cas.

Une étrange maladie semblait se propager, sans que personne ne puisse identifier sa provenance. D’abord, certains éprouvaient un mal de tête terrible. Puis, après deux jours de fièvre intense, les malades perdaient leurs cheveux et…

leurs dents. À peine quinze jours après l’apparition du premier cas, plus d’une centaine de personnes se ruaient quotidiennement chez leur dentiste ou leur coiffeur. Loin de se plaindre, ces professionnels trouvaient tout de même la chose inquiétante.

Au bout de quelques jours, les rues étaient couvertes d’un fin duvet et on ne pouvait prendre une marche sans sentir des craquements sous les chaussures. La ville finit par créer un service spécial de nettoyage.

Inquiètes, les autorités se demandaient comment enrayer l’épidémie. On ne pouvait se résigner l’idée que la ville puisse ultimement devenir la seule au monde où tous les citoyens, sans exception, seraient chauves et édentés.

Lui-même atteint, le maire voulu rassurer ses concitoyens. Mais sans dentition — donc privé de son éloquence habituelle — il suscita l’ironie de ceux qui n’étaient pas encore atteints et la désolation chez les autres. Et puis, quelques jours plus tard, tout s’arrêta, à la grande surprise des analystes et des experts : les premiers s’empressèrent de fournir l’explication logique et rationnelle attendue d’eux, tandis que les seconds tentèrent de donner leur nom au phénomène, dans l’espoir futile de passer à la postérité. Puis, au fil des années, cette histoire fut jugée d’abord anecdotique puis sombra finalement dans l’oubli comme une feuille morte emportée par le grand fleuve du temps.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une nuit de noce mystérieuse…

Publié le 24 février 2011 | Temps de lecture : 4 minutes
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De la mi-janvier au 7 septembre 1200, toutes les églises de France furent verrouillées sur ordre du pape Innocent III. Pendant huit mois, pas une seule messe ne fut célébrée, aucun mariage ne fut consacré et tous les clochers du royaume demeurèrent silencieux.

À l’époque comme aujourd’hui, les saisons marquaient le passage du temps. Pour plus de précision, les fêtes des saints servaient de points de repère. Toutefois, il n’y avait pas suffisamment de saints pour meubler tous les jours du calendrier. Alors on disait « Nous nous marierons trois jours avant la St-Jean-Baptiste ». Sans messe dominicale, plus personne n’était certain de savoir quel jour de la semaine on était. Bref, ces huit mois furent interminables.

Mais quelle mouche avait donc piqué le pape pour qu’il en vienne à prendre une telle décision ? Une affaire de coeur, évidemment.

À l’âge de quinze ans, le roi Philippe II de France (1165 – 1223) épouse Isabelle de Hainaut. Celle-ci lui donne un héritier en 1187 et décède trois ans plus tard en donnant naissance à des garçons jumeaux qui ne vécurent pas.

En 1193, le roi de France épouse en secondes noces la jeune sœur du roi du Danemark, Ingeburge (1174 – 1236). Le lendemain de leur nuit de noce, Philippe II veut renvoyer sa nouvelle épouse : il demande aux ambassadeurs du Danemark de repartir avec elle. Évidemment ceux-ci, soumis au roi du Danemark, ne peuvent exécuter un tel ordre.

On n’a jamais su ce qui s’était passé au cours de cette nuit d’août 1193. À ce jour, aucun historien n’a réussi à lever le mystère qui entoure cette nuit fatidique.

La reine fut enfermée aussitôt dans un couvent et le roi entama une procédure d’annulation de mariage. Cette requête fut accordée le 5 novembre 1193 par une assemblée d’évêques complaisants dirigée par l’archevêque de Reims (et oncle du roi de France).

Désormais libre de remarier, le roi cherche une troisième épouse. La situation d’Ingeburge étant connue dans toutes les cours d’Europe, Philippe a beaucoup de mal à convaincre les candidates de la pureté de ses intentions. D’autant plus que le pape Célestin III déclare l’annulation illégale le 13 mars 1195. Mais Philippe passe outre à la décision pontificale et se remarie le 1er juin 1196 avec une princesse flamande, Agnès de Méranie (1180 – 1201). Elle a seize ans, elle est belle et le roi est fou d’elle.

Le roi est soulagé d’apprendre le décès du pape Célestin III, le 8 janvier 1198. Mais la quiétude royale est rapidement troublée quand le nouveau pape, Innocent III, décide de faire respecter l’annulation de ce mariage décrétée par son prédécesseur. Pour le Vatican, ce mariage est d’autant plus inacceptable que techniquement, le roi de France est bigame. Le pape somme donc Philippe II de renvoyer sa troisième épouse et de donner à la deuxième la place qui lui revient. Le roi refuse catégoriquement.

Le 13 janvier 1200, coup de théâtre : le pape excommunie Philippe II et lance l’interdit sur le royaume de France, entrainant la suspension de toutes les activités du clergé (sacrementelles et liturgiques).

Le roi demeure inébranlable. Mais ses conseillers sont inquiets. Le peuple ne comprend pas la rébellion du roi contre l’autorité de l’Église. La situation risque de créer des émeutes. La noblesse commence à s’agiter : des jeux de coulisse se trament dans le dos du roi. Des rumeurs de complots se multiplient. Philippe II finit par se soumettre, fait revenir Ingeburge. Mais il l’enferme aussitôt à Dourdan et reste auprès d’Agnès de Méranie. Toutefois, cette dernière meurt en donnant au roi un deuxième héritier mâle, en juillet 1201.

Philippe reprend la procédure d’annulation du mariage en 1205, cette fois sur motif de non consommation. Constatant définitivement que ces projets débouchent sur une impasse gênante, le roi se résigne et met fin brutalement aux négociations de rupture en 1212 : la malheureuse Ingeburge reprend alors sa place, non pas d’épouse, mais de reine, toujours vierge après neuf ans de mariage.

Références :
Agnès de Méranie
Ingeburge de Danemark
Philippe II de France

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel