La lessive sur la rivière Li

Publié le 19 mai 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/40 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 45 mm
2e photo  : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
3e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 29 mm

Note : Cliquez ceci pour voir la vidéo de laquelle ces photos sont extraites.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Verdir les toits de Montréal

Publié le 18 mai 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
© 2011 — DigitalGlobe et Google

Montréal a ceci de particulier : la grande majorité des maisons y ont des toits plats. C’est tout le contraire d’une ville comme Amsterdam où les toits sont pentus.

Les toits plats permettent de profiter des propriétés isolantes de la neige qui s’y accumule durant l’hiver. Toutefois le revêtement de goudron qui imperméabilise ces toits accumule de la chaleur l’été et contribue à augmenter les frais de climatisation. Une solution est de verdir les toits, ce qui signifie y ajouter une membrane imperméable et une couche de terre, puis de laisser des plantes y pousser avec ou sans arrosage.

Comme travail de maîtrise à l’École de technologie supérieure, l’ingénieur Sébastien Jacquet a étudié l’effet du verdissement du toit d’un duplex centenaire typique de Montréal, situé sur la rue Jeanne-Mance. Cette transformation a coûté 80 000$, dont la moitié pour renforcer la structure.

En été, l’entrée de chaleur par le toit a été réduite de 99% dans le cas du couvert végétal irrigué, et de 91% dans le cas du toit non irrigué. L’installation d’un climatiseur dans ces conditions devient presque inutile. En hiver, inversement, les pertes de chaleur par le toit ont diminué respectivement de 38% et 27%.

Il est à noter que d’autres études, effectuées à Ottawa, à Toronto et à Vancouver, ne démontrent pas que la végétalisation des toits réduit les coûts de chauffage l’hiver.

Dans le cas des maisons neuves, le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) estime qu’il en coûterait très peu de plus pour construire un édifice au toit plus robuste, capable d’accueillir éventuellement un couvert végétal et, par le fait même, d’abondantes neiges en hiver. C’est pourquoi cet organisme presse la Ville d’exiger, pour les constructions neuves, des toits aptes à supporter cette charge supplémentaire.

Dans le cas des maisons existantes, dont les propriétaires hésiteraient à assumer les coûts de verdissement des toits, ou dans les cas où l’analyse des coûts-bénéfices ne justifient pas une telle transformation, le CEUM propose des formes plus abordables de verdissement, comme par exemple, le recours à la vigne, une plante rampante qui permet de verdir les murs extérieurs de manière économique.

Référence : Toit vert: bye-bye clim!

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Naviguer sur la rivière Li

Publié le 17 mai 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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La rivière Li est peu profonde : on y navigue donc sur des bateaux à fond plat.

Ceux empruntés par les touristes sont plus colorés et plus lourds que ceux utilisés par les riverains. Ceux-ci ont des embarcations plus modestes, généralement non motorisés, qui sont construits dans des matériaux d’origine végétale.

La dernière photo de cette série montre un radeau qui fait exception à cette règle. Il est motorisé et construit majoritairement en tubes de plastique sur le modèle des radeaux traditionnels.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 16 mm
2e photo  : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/5,2 — ISO 800 — 29 mm
4e photo  : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


The City Limits

Publié le 15 mai 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

 

Cette vidéo en accéléré montre principalement des vues nocturnes de Montréal, Québec, Toronto, New York et Chicago. Réalisée par Dominique Boudreault, de la ville de Québec, elle a été visionnée plus d’un million de fois.

On y voit notamment la Fontaine de Tourny devant le parlement du Québec, un concert du festival d’été de la Vieille capitale, le Millenium Park de Chicago, le pont Jacques-Cartier de Montréal, celui de Brooklyn à New York et une vieille goélette échouée près à Baie-Saint-Paul (dans Charlevoix).

Dans ses temps libres, Dominique Boudreault a mis près d’un an à créer cette vidéo. Chaque point de vue a été filmé en accéléré pendant environ une demi-heure.

Le créateur écrit :

J’ai tourné ces images entre la fin de 2010 et le début de 2011. Mon but était de montrer la dualité entre les grandes villes et la nature.

Les lieux de tournage principaux sont :
• Montréal, Québec, Canada
• Québec, Québec, Canada
• Toronto, Ontario, Canada
• Manhattan, New York, USA
• Chicago, Illinois, USA

Pour me contacter directement : cliquez sur ceci.

Musique : « Time » de Hans Zimmer

Et n’oubliez pas de monter le volume avant d’écouter la vidéo et d’activer le HD !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Plan Nord : l’œuf de Pâques de Monsieur Charest

Publié le 14 mai 2011 | Temps de lecture : 6 minutes

Après une première annonce en 2008 (accueillie dans l’indifférence et sombrée dans l’oubli depuis), le Plan Nord était annoncé de nouveau lundi dernier par le Premier ministre du Québec.

Comme ces histoires de pèche qui deviennent de plus en plus extraordinaires d’une fois à l’autre, on a jouté des zéros aux montants et le texte s’est garni de quelques superlatifs.

On sait qu’il ne peut y avoir de développement d’un territoire occupé par un des peuples du Québec sans le consentement de celui-ci. Le mérite du Plan Nord, c’est d’avoir recueilli l’assentiment d’une bonne partie des peuples autochtones en faveur d’un cadre vague de développement industriel.

Vague parce que, à y regarder de près, ce Plan Nord a tout sauf de la substance.

Il part de prémices simples. Le territoire au nord du 49e parallèle représente 72% de la superficie du Québec. Or il est inexploité. Évidemment, les autochtones y pratiquent la chasse et la pêche depuis longtemps mais il est inexploité au sens qu’il ne bénéficie pas des lumières civilisatrices de l’industrie minière.

Ce territoire dispose d’une des plus importantes réserves d’eau douce au monde (3% des réserves mondiales) composée de près de 500 000 lacs et de milliers de rivières que nous, Blancs du sud, n’avons pas encore pollués.

Cet immense territoire comprend plus de 200 000 km² de forêts commerciales, ce qui représente plus de 53 % des forêts exploitables de la province. Après avoir dévasté les forêts publiques du Québec — comme le documentaire « L’erreur boréale » en fait la démonstration éloquente — l’industrie forestière pourrait ainsi transformer en papier les tonnes de lichen qui recouvre la toundra québécoise et y faire disparaitre les derniers chicots d’arbres qui défigurent le paysage désertique du Nouveau-Québec.

Le document du gouvernement québécois déclare : « Il renferme des ressources fauniques exceptionnelles et constitue un des derniers potentiels de conservation de vastes territoires naturels intacts au monde. » Mais, entre nous, si ces vastes territoires naturels sont encore intacts, c’est précisément parce que le Plan Nord n’a pas été adopté plus tôt, n’est-ce pas ?

Jusqu’à maintenant, lorsqu’une compagnie voulait exploiter une nouvelle mine, elle devait assumer totalement le coût de la création des routes destinées à relier cette mine au reste du réseau routier québécois.

Or plus on s’éloigne des grands centres, plus on augmente le coût de construction des routes. De plus, le réchauffement climatique occasionne la fonte du pergélisol, ce qui crée des défis nouveaux aux ingénieurs des compagnies minières. Bref, on réduit d’autant la rentabilité des investissements des compagnies.

Le Plan Nord précise : « Le nouveau modèle d’affaires développé pour les projets du Plan Nord vient changer à coup sûr la façon dont le Québec financera les infrastructures et les services publics. À partir d’aujourd’hui, les coûts d’implantation et d’entretien des infrastructures seront partagés, tout au long de leur vie utile, par les entreprises, les communautés concernées, le gouvernement du Québec et les autres utilisateurs. »

En d’autres mots, on transférera aux contribuables le coût des routes, en retour de quoi l’État bénéficiera de redevances parmi les plus faibles au monde. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’intérêt des investisseurs pour ce projet.

Or cela tombe bien pour eux. La croissance industrielle de la Chine et son appétit pour les matières premières fait en sorte que leur prix augmente, ce qui rend rentable des projets qui ne l’étaient pas autrefois. Le Québec pourrait donc profiter de cette manne.

Le problème, c’est que le Plan Nord s’étend sur 25 ans. Or le Premier ministre prédit 80 milliards d’investissements (privés ? publics ?) répartis sur un quart de siècle alors que sa boule de cristal ne lui révèle pas ce que tout le monde sait, c’est-à-dire qu’il ne sera plus à la tête de l’État québécois dans deux ans.

La seule certitude absolue que nous ayons, c’est que le coût du pétrole augmentera à l’avenir alors que rien ne permet d’affirmer que le coût des matières premières augmentera ou même se maintiendra aux niveaux élevés actuels.

Au contraire, ce n’est qu’une question de temps pour qu’on découvre la même chose en Sibérie ou dans les pays voisins de la Chine. Entre-temps, le coût du transport de minerai québécois vers l’Asie (même en empruntant l’Arctique plutôt que le canal de Panama) deviendra de plus en plus onéreux. On peut donc prédire avec certitude qu’une bonne partie des mines nées du Plan Nord deviendront non rentables peu d’années après leur mise en opération et fermeront leurs portes, victimes de la concurrence asiatique.

Dans ces villes minières, lorsque le principal employeur cessera ses opérations, la ville toute entière deviendra une ville-fantôme. Payés par nos taxes, les routes, les écoles, les hôpitaux, les systèmes de collecte des ordures, et les égouts deviendront inutiles. Or la courte durabilité des investissements publics ne semble pas avoir été prise en considération dans le document gouvernemental.

En somme, le Plan Nord est comme un œuf de Pâques russe dont la coquille, richement décorée, cache le vide qu’il contient. Il révèle l’avenir que le Parti libéral nous réserve : un peuple de mineurs dont les salaires devront être compétitifs avec ceux versés aux mineurs chinois. Wow !

Référence : Plan Nord

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’augmentation du prix du pétrole : inévitable et nécessaire

Publié le 13 mai 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Imbibée de l’idéologie néo-libérale, l’administration Bush soutenait que l’État n’avait pas à intervenir pour favoriser l’économie d’énergie : au fur et à mesure, disait-elle, que le pétrole deviendra rare, son prix augmentera : automatiquement, cela incitera le public à en consommer moins.

Derrière ce laisser-faire officiel — illustré par le refus de ratifier tout engagement international à ce sujet — se cachait une politique agressive destinée à maintenir bas le prix de pétrole afin d’éviter la restructuration industrielle qu’aurait nécessité un accroissement substantiel du prix des énergies fossiles.

Les États-Unis ont d’abord tenté de déstabiliser le gouvernement d’Hugo Chávez du Venezuela (troisième producteur de pétrole au monde en 2001, devenu le onzième en 2010). Sans succès.

Alors que les réserves pétrolières de l’Irak — les 2e ou 3e plus importantes au Monde — étaient sous-utilisées en raison de l’embargo international de l’ONU contre le régime de Saddam Hussein, l’administration Bush déclencha la guerre contre ce pays (sous de faux prétextes) afin de rendre disponibles ces réserves et inonder le marché mondial. Nouvel échec : en 2008, la production irakienne a retrouvé son niveau du temps de l’embargo, avec 2,4 millions de barils/jour, et à peine plus (2,9 millions prévus) à la fin de cette année.

Les États-Unis sont confrontés à une dure réalité : leur économie est saignée à blanc par un gigantesque déficit commercial dont le tiers est représenté par l’importation de carburant fossile.

Déficit commercial des États-Unis :
• 2004 : 56 milliards $US
• 2005 : 726 milliards $US
• 2006 : 759 milliards $US
• 2007 : 815 milliards $US
• 2008 : 696 milliards $US
• 2009 : 381 milliards $US
• 2010 : 498 milliards $US

En plus de subventionner l’achat d’automobiles par les Américains — les véhicules utilitaires énergivores, plus chers, étant l’objet d’une plus importante subvention — le gouvernement des États-Unis verse annuellement une subvention de deux milliards aux pétrolières. Sans cette subvention, le prix de l’essence augmenterait, ce qui diminuerait la consommation.

C’est en Norvège (pourtant pays producteur de pétrole) qu’on trouve l’essence la plus chère d’Europe. Conséquemment, l’automobile électrique y fait fureur.

Si on veut modifier profondément les habitudes des consommateurs, il faut que cela fasse mal. Malheureusement, la croissance des prix du pétrole depuis une décennie a été insuffisante à empêcher la mode des tanks familiaux que sont les véhicules utilitaires.

Cela doit changer. Le sort de l’humanité dépend de notre respect pour la fragile planète que nous habitons. Conséquemment, on ne se mettra pas à s’apitoyer parce que le litre de pétrole transporté par bateau du Moyen-Orient et raffiné au pays est devenu un peu plus cher que le litre d’eau extraite et embouteillée ici même.

Bref, le prix du pétrole augmentera à l’avenir et c’est une excellente chose.

Références :
Économie des États-Unis
Hugo Chávez
Les pétrolières défendent leurs avantages fiscaux à Washington
Prix de l’essence: quand on regarde leur gazole, on se console
Saddam Hussein
USA: le déficit commercial se creuse
Venezuela

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Batelier au loin

Publié le 12 mai 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Les Chinois ont passé des milliers d’années à façonner leur territoire si bien que leur pays est aujourd’hui très photogénique.

Il s’agit ici d’un batelier au loin sur un affluent de la rivière Li.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/80 sec. — F/3,7 — ISO 100 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand on a de l’argent de trop : l’achat de Skype par Microsoft

Publié le 11 mai 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Depuis le départ de Bill Gates le 14 janvier 2000, Microsoft est dirigé par Steve Balmer. Ce dernier est un homme très intelligent, colérique, et totalement dépourvu de jugement.

Sa gestion lamentable du conflit avec les responsables européens de la lutte contre les abus de position dominante a déjà coûté plus de deux milliards$ à Microsoft en pénalités.

Voilà aujourd’hui qu’il offre de payer 8,5 milliards$ pour Skype, une compagnie offrant aux 660 millions de personnes inscrites à ses services, la possibilité d’effectuer des appels-vidéos par Internet.

Depuis un quart de siècle, Microsoft a accumulé 43 milliards$ de liquidités. Le sixième de cette somme sera donc utilisé pour acheter Skype, une compagnie non rentable. Jamais Microsoft n’aura dépensé autant pour acquérir un logiciel ou une compagnie.

Autrefois, il aurait suffi à Microsoft de créer un logiciel rival pour qu’il soit adopté instantanément, privant Skype de sa clientèle du jour au lendemain. Mais les temps ont changé.

Les Macintosh ont presque doublé leur part du marché depuis 2006. Windows Vista fut un désastre. Wikipédia est venu à bout de l’encyclopédie Encarta (discontinuée en 2009). La part du marché occupée par les lecteurs multimédia Zune — la version microsoftienne des iPods d’Apple — est insignifiante. Les téléphones basés une version miniature de Windows perdent du terrain. De nos jours, Internet Explorer n’est plus utilisé que par 55,9% des internautes.

Bref, Microsoft est devenue une compagnie de perdants, essuyant des échecs ou les demi-succès sur tous les fronts sauf celui des consoles vidéo.

Alors qu’Apple a créé FaceTime, une version améliorée de Skype, Microsoft sait que s’il tentait de faire pareil, les internautes bouderaient sa copie. Microsoft a donc décidé d’acheter la position dominante de Skype pour une somme faramineuse.

Ce faisant elle se prive de milliards de dollars qu’elle aurait pu utiliser de manière plus judicieuse en créant des produits novateurs et en corrigeant les bogues incalculables qui minent sa crédibilité.

Références :
FaceTime
Le déclin de Windows
Microsoft
Skype
Skype vaut-il 8,5 milliards?
Steve Ballmer

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le palmarès des bandits du Québec

Publié le 10 mai 2011 | Temps de lecture : 1 minute
© 2011 — Gouvernement du Québec

En septembre 2005, la Sûreté du Québec sollicitait la collaboration de divers services de police dans le but d’accroitre la visibilité de des criminels et de favoriser leur arrestation.

En juin 2006, le programme « Les 10 criminels les plus recherchés du Québec » a été mis sur pied. Ce programme utilise différents moyens de communication pour transmettre à la population des informations se rapportant aux criminels recherchés.

La Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec, le Service du renseignement criminel du Québec, de même que les Services de police des villes de Montréal, Laval, Québec, Longueuil et de Gatineau ont donc uni leurs forces pour créer un site web où sont présentés ces bandits.

Pour tout détail susceptible de favoriser leur arrestation : 1-800-659-4264 ou cic@surete.qc.ca

Référence : Les dix criminels les plus recherchés du Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une révolution scolaire dont on pourrait s’inspirer

Publié le 9 mai 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Les Chinois : unis par l’écrit, divisés par l’oral

Le mandarin (la langue chinoise) requiert couramment la connaissance de 3,000 à 5,000 caractères appelés sinogrammes. C’est beaucoup plus que le nombre de touches sur le clavier d’un ordinateur. Alors comment les Chinois font-ils pour écrire leur langue à l’ordinateur ?

Prenons le mot « brochette » (en français) qui s’écrit avec un seul caractère chinois. Ce caractère se prononce « chuan ».

Sur le clavier, on doit taper son équivalent phonétique (en lettres occidentales), soit « chuan ». Malheureusement, cinq autres sinogrammes se prononcent de la même manière mais ont des sens différents. Ce sont des homophones comme, en français, « pain », « pin » et « peint » ou, pour prende un autre exemple, « vin », « 20 », « vain » et « vainc ».

Les homophones sont très nombreux parce que le mandarin ne compte que 404 unités syllabiques ; en d’autres mots, il n’y a que 404 sons uniques pour prononcer les milliers de caractères chinois.

Dans ce cas-ci, à l’écran, les six homophones de « chuan » apparaissent : on choisit le bon et on passe au mot suivant. Et ainsi de suite pour chacun des autres caractères qu’on doit écrire. Vous l’aurez deviné : c’est un peu long.

La reconnaissance vocale — c’est-à-dire dicter son texte à l’ordinateur — ne résout pas ce problème. Au contraire, elle l’empire puisqu’un caractère chinois qui a le même sens partout en Chine peut se prononcer différemment en mandarin (parlé à Beijing), en wu (parlé à Shanghai) et en cantonais (parlé à Hong Kong). C’est comme si le mot « cheval » était représenté par la silhouette de cet animal. Devant cette silhouette, le Francophone dira « cheval », mais l’Anglais dira « horse » et l’Allemand dira « Pferd ».

Imaginez que les langues occidentales s’écrivent avec des symboles comme dans l’exemple du cheval. Cela aurait pour résultat que tous les Occidentaux pourraient lire les mêmes journaux. Toutefois, lus à voix haute, leurs articles donneraient des résultats complètement différents.

C’est ce qui arrive en Chine; les Pékinois, les Shanghaïens et les Cantonnais se comprennent lorsqu’ils s’écrivent mais pas lorsqu’ils se parlent.

Si on veut éviter de taper l’équivalent phonétique (« chuan », dans l’exemple du début), on pourrait recourir à la reconnaissance optique des caractères écrits : c’est-à-dire qu’un Chinois n’aurait qu’à écrire un sinogramme sur une ardoise électronique (par exemple, un iPad) et l’appareil déchiffrerait instantanément ce qu’il a écrit.

Cette solution est beaucoup plus avantageuse pour eux et c’est pourquoi ils y ont consacré beaucoup de ressources.

Une compagnie chinoise, Hanvon (ou Hanwang en mandarin), est le leader mondial à ce sujet depuis une décennie. Fort de sa suprématie, elle a développé toute une série de produits dérivés dont une ardoise électronique appelée hPad.

Sur un hPad, on peut lire n’importe quel des 150 000 livres électroniques offerts par Hanvon. Car cette compagnie est le deuxième plus important libraire électronique au monde, après Amazon.

La révolution scolaire de Shanghai

Hanvon mène présentement un projet pilote dans des écoles de Shanghai qui risque de révolutionner l’édition de manuels scolaires. Dans cette ville, l’école est gratuite (sauf pour les migrants) et est obligatoire. Les pouvoirs publics dépensent annuellement 300 yuans (50$) pour l’achat de manuels pour chaque collégien. Or les études collégiales durent trois ans.

Dans cette expérience, chaque étudiant reçoit plutôt une ardoise électronique équipée d’un logiciel de reconnaissance de caractères chinois écrits à la main.

En début d’année, l’élève télécharge la version électronique de tous les manuels dont il aura besoin. Il fait ses devoirs dans des cahiers d’exercices électroniques que ses professeurs corrigent le lendemain.

Cette expérience ne fait que commencer. Le tout devrait être opérationnel d’ici deux ou trois ans.

Si l’expérience s’avère concluante, 300 millions d’écoliers chinois pourraient bénéficier de cette révolution. En effet, cela entrainerait rien de moins que la disparition des manuels imprimés, des cahiers d’exercice et des bibliothèques dans les écoles.

Si les Chinois prennent une longueur d’avance sur nous, il nous suffirait de sauter l’étape de la reconnaissance des caractères écrits — puisque taper son texte est beaucoup plus simple en français qu’en mandarin — et nous pourrions les rattraper. Si évidemment nous nous grouillons le derrière…

Référence : Barbier M, Le roi du e-Book reader – Maître chez lui, ChinePlus, 2011; 18: 40-3.

Parus depuis :
Tablet PCs speak kids’ language (2015-04-13)
L’enjeu du numérique à l’école (2016-09-24)
De l’école et des écrans (2019-05-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel