Publié le 22 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
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Créée en 2001, Oceana est une entreprise américaine sans but lucratif qui milite pour la survie des espèces marines menacées et qui lutte contre la pollution océanique.
De 2010 à 2012, cette entreprise a mené la plus vaste enquête à ce jour relative à l’étiquetage des produits de la pêche, analysant 1 215 échantillons recueillis auprès de 674 points de vente — magasins d’alimentation et restaurants — répartis dans 21 états américains.
Les tests d’ADN ont révélé que le tiers des poissons offerts en vente aux États-Unis ne sont pas ce qu’ils sont censés être. De manière générale, le poisson de substitution est moins désirable, plus économique ou plus facilement disponible.
L’étiquetage était faux dans une proportion très variable selon les États américains. La fraude la plus élevée (56%) fut rencontrée en Pennsylvanie, suivie de près par le sud de la Californie (52%), alors que la proportion la plus faible se rencontrait à Seattle (dans l’État de Washington).
La fraude était la plus faible à l’épicerie (18% des cas), plus élevée dans les restaurants « ordinaires » (38%) et maximale dans les restaurants de sushis (74%). À Austin, au Texas, tous les échantillons de sushi étaient faux.
Les poissons les plus touchés étaient les vivanneaux ou Red Snapper, qui étaient souvent autre chose dans 94% des cas (du tilapia, en particulier, dont les filets sont presqu’identiques). Quant au thon blanc, dans 84% des cas c’était un escolar, soit un membre d’une espèce de poisson pouvant provoquer de graves troubles digestifs.
Des poissons à haute teneur en mercure ou déconseillés aux femmes enceintes étaient vendus à la place de poissons inoffensifs.
Assez distinctif, le saumon est le mieux étiqueté, avec seulement 7 % de fraudes. Ces dernières concernent surtout le saumon d’élevage vendu pour du poisson sauvage (plus dispendieux).
Le rapport conclut en faveur de la mise sur pied aux États-Unis d’un système de traçabilité – un système qui pourra suivre les poissons du bateau à l’assiette – comme c’est déjà le cas en Europe.
Publié le 19 février 2013 | Temps de lecture : 4 minutes
Dans son discours-choc le soir de la défaite référendaire de 1995, le Premier ministre de l’époque, Jacques Parizeau, déclarait : « Nous sommes battus, c’est vrai ! Mais, dans le fond, par quoi ? Par l’argent, puis les votes ethniques ».
Les personnes qui ont voté contre l’indépendance du Québec, ce 30 octobre 1995, ont eu raison de poser ce geste. Leurs opposants, soit ceux qui ont voté « Oui », ont également eu raison. Parce que dans une démocratie, le citoyen a toujours raison de donner son opinion. Et dans un référendum, c’est précisément ce qu’on lui demande de faire.
Si M. Parizeau a perdu ce référendum, c’est par sa faute. Plus précisément, c’est parce qu’il n’a pas été suffisamment convainquant auprès de ceux qui ne partageaient pas son avis.
Aux États-Unis, les Républicains viennent de perdre pour une deuxième fois consécutive, une course présidentielle. Ils l’ont perdue parce que les Latino-américains ont voté massivement pour le Président Obama. Mais plutôt que de cultiver la rancœur à l’égard de cette minorité ethnique, les Républicains ont commencé à remettre en question la partie de leur programme électoral qui a braqué les Latinos contre eux. Voilà comment s’exerce le réalisme politique.
M. Parizeau aime profondément le Québec. Et il est attaché à son peuple. Mais il n’est pas un démocrate : même lorsqu’il s’en remet au peuple, c’est parce qu’il présume que ce dernier lui donnera raison. Il partage l’opinion, courante au Québec, que les avantages que nous retirons de l’immigration sont peu de chose en comparaison avec les avantages que retirent ceux qui viennent habiter ici. Conséquemment, les néoQuébécois auraient une dette envers le Québec. Et une des manières d’acquitter cette dette, c’est de voter en faveur de l’indépendance, ce qui leur accorde aussitôt le statut de vrais Québécois…
Exprimée de la manière, cette logique semble un peu tirée par les cheveux. Mais c’est précisément ce qui explique la rancœur de M. Parizeau ce soir du 30 octobre 1995 : les néoQuébécois auraient dû voter « Oui » par obligation, à défaut de conviction.
Dans une entrevue publiée samedi dernier, Jacques Parizeau a dénoncé le souhait, exprimé par le ministre Jean-François Lisée, que davantage de préposés à la clientèle de la Société de transport de Montréal soient bilingues.
Ce n’est pas en empêchant les Anglophones de Montréal d’être servis dans leur langue qu’on va empêcher l’anglicisation de la métropole. C’est plutôt en interdisant l’école publique anglaise aux néoQuébécois et en obligeant les marchands à embaucher du personnel apte à servir en français les Francophones du Québec.
Tenter de priver la minorité anglophone du droit à des services dans sa langue, comme le souhaite M. Parizeau, c’est la braquer contre le Parti québécois.
Les dirigeants actuels de ce parti ont entamé une politique de d’ouverture et de dialogue avec les Anglos québécois qui ne peut qu’être profitable à tous, alors que le Québec est confronté à la nécessité de renforcer des politiques linguistiques non pas dirigées contre eux, mais dirigés pour nous, les Francophones.
La nuance entre les deux est mince : voilà pourquoi la politique de dialogue du ministre Lisée doit être encouragée.
Publié le 18 février 2013 | Temps de lecture : 8 minutes
Nous avons vu précédemment que plus du tiers des 3 370 édifices du quartier de la Vieille Havane ont une vocation commerciale. Toutefois, dans bien des cas, il ne s’agit que d’un simple guichet percé dans la cuisine d’un logement qui permet d’offrir des collations aux passants. Dans d’autres cas, c’est la modeste échoppe d’un artisan ou d’un vendeur de souvenirs.
La rue Obispo — ce qui signifie la rue de l’Évêque — est bien d’avantage. C’est la principale rue commerciale du quartier et une des plus populaires de la ville; il s’agit d’une suite presque continue de commerces au détail, de restaurants, de galeries d’Art, d’hôtels et de musées.
Longue d’un kilomètre, elle commence à l’est par la Place d’Armes et se termine à l’ouest devant le bar El Floridita. Contrairement à la grande majorité des rues du quartier (très accidentées), cette rue piétonne dispose d’un revêtement relativement lisse en briques, ce qui permet d’admirer la devanture des magasins sans risquer de se fouler une cheville.
La vidéo débute par la Plazuela de Alvear, située en face de l’El Floridita. Cette place est dédiée à Don Francesco de Albear, l’ingénieur cubain qui résolut le plus grave problème de la capitale depuis sa fondation; son approvisionnement en eau. L’aqueduc qu’il a conçu puise son eau dans les sources de la rivière Almendares (qui traverse La Havane). Cette œuvre d’ingénierie s’est méritée la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1878.
La Cuna des Daiquirí est le slogan du restaurant El Floridita. Il signifie « Le Berceau du Daiquiri ». Cela rappelle que ce cocktail, mondialement connu, a été mis au point dans ce bar, inauguré en 1817. C’était le débit de boisson préféré de l’écrivain américain Ernest Hemingway lors de ses séjours dans la capitale cubaine. À l’époque, il s’appelait El Piña de Plata (en français, l’Ananas d’argent), un nom qui appartient de nos jours au restaurant qui lui est adjacent.
L’écrivain y appréciait le Papa especial, une variante du Daiquiri classique, composée ici d’une double portion de rhum vieilli trois ans.
À 0:13, le monsieur qui semble parler à la dame en rose au centre de l’image, c’est une statue de bronze, grandeur nature, du récipiendaire du prix Nobel de littérature de 1954.
À sa manière, le restaurant El Piña de Plata (de 0:18 à 0:31) rend aussi hommage à l’écrivain par une toile, au fond de l’établissement, qui représente l’écrivain à l’œuvre.
À deux pas, la librairie La Moderna Poesia (de 0 :33 à 0:46) est située dans un imposant édifice Art déco. Les vitrines du magasin annoncent qu’on y vend livres, CD et DVD. En réalité, l’intérieur, assez vaste, est presque vide.
Le prix des CD y est le même pour les touristes (en pesos convertibles) que pour les Cubains (en monnaie nationale, qui vaut 24 fois moins). Concrètement, le CD du Stabat Mater de Pergolèse dirigé par Vincent Dumestre (et son livret de 52 pages), coûtait 1,60€ pour un touriste et 0,07€ pour un Cubain.
Sur la photo à 1:55, les prix sont en monnaie nationale (MN) : 100 pesos valent environ 3,25€.
À 2:03, dissimulé derrière son bouclier, il s’agit non pas de l’aristocratique Don Quichotte, mais de son prolétaire serviteur Sancho Pansa…
De 2:31 à 2:42, les photos ont été prises à une foire d’artisanat qui se tient quotidiennement sur Obispo, entre les rues Aguacate et Compostela. Plus précisément, à 2:43, il s’agit de l’estampe Mi Habana, de l’architecte, photographe et artiste plasticien Milton Reinaldo Díaz Pérez (courriel et page Facebook).
À 2:46, on voit le restaurant Las Ruinas del Parque (Les Ruines du parc) où se succèdent tous les soirs des orchestres de musique latine.
Le Musée du 28 septembre (à 3:22) célèbre la création des Comités de défense de la Révolution, nés le 28 septembre 1960 afin de contrer les actes de sabotage et actions ennemis. Leur rôle a évolué avec le temps. De nos jours, ce sont des cellules locales du Parti communiste dispersés à peu près partout dans la ville. Ce musée s’adresse essentiellement aux Cubains.
De 3:29 à 3:47, il s’agit du restaurant La Lluvia de Oro (la Pluie d’or). Pour sept pesos convertibles (soit 7$ ou environ 5,5€), on a droit à un Mojito — le cocktail emblématique de La Havane, à base de rhum cubain, de feuille de menthe broyée et de jus de lime — à un filet de poisson accompagné de riz et d’une salade de chou, de même qu’à une petite boule de crème glacée au chocolat. En plus, à partir de 19h20, le restaurant s’anime au son de la musique latine interprétée par un orchestre de six musiciens.
À 3:55, c’est la boutique Etecsa, ouverte de 8h30 à 19h30, où on peut acheter des cartes téléphoniques et des cartes d’accès internet.
De 4:02 à 4:03, c’est le marché La Lluvia de Oro (à ne pas confondre avec le restaurant homonyme).
De 4:12 à 4:21, voici le Musée numismatique de La Havane. Sur deux étages, il présente des pièces de monnaie, des médailles et quelques billets de banque. Parmi les 160 000 objets du musée, celui-ci expose quelques-unes de ses pièces les plus remarquables, dont de la monnaie de la Grèce antique — don du Comte de Lagunella — dans un état exceptionnel de conservation. On peut y voir également les billets signés par Che Guevara, à l’époque où il présidait la Banque nationale de Cuba.
De 4:27 à 4:47, nous prenons le repas du midi au Café Europa. Dans la vidéo, le repas est constitué d’une soupe crevettes et nouilles, d’un plat principal de crevettes et de riz, puis d’une glace aux fraises. Un orchestre de cinq musiciens joue de la musique latine tandis qu’un couple de danseurs tourbillonnent entre les tables. Le tout pour 9,5 pesos convertibles.
Là où les taux de changes sont les plus intéressants pour les touristes, ce sont dans les bureaux de l’entreprise d’État CaDeCa (de 4:45 à 5:01). Ce nom est l’abréviation de Casas de Cambio (Bureaux de change). Cette entreprise possède des succursales un peu partout dans la ville, notamment à l’aéroport.
De 5:09 à 5:17, voici un bref aperçu de l’hôtel Florida, situé dans un édifice construit en 1836 et aménagé en hôtel en 1885. Il a la réputation d’être l’endroit le moins cher en ville pour accéder à l’internet. Toutefois le public n’y dispose que d’un seul ordinateur à cet effet.
À 5:28, on aperçoit le Café Paris, ouvert en 1924.
La Farmacia y Drogueria Taquechel (de 5:40 à 5:58) est une pharmacie spectaculairement belle. Aménagée en 1898, on y trouve une importante collection de récipients de faïence et de porcelaine. De nos jours, on y vend des médicaments naturels et des médicaments homéopathiques.
L’hôtel Ambos Mundos (de 5:59 à 6:05) date de la fin des années 1920. C’était l’hôtel où séjournait Ernest Hemingway lorsqu’il était à La Havane. Sa chambre préférée (la 511) est aujourd’hui un petit musée en son honneur. C’est dans cette chambre qu’il aurait entamé l’écriture de son roman Pour qui sonne le glas (qui lui valut le prix Pulitzer en 1953).
De 6:10 à 6:23, il s’agit du Musée de la fresque. Il est aménagé dans la plus ancienne maison de la capitale cubaine, construite en 1594. Son architecture, d’influence moresque, se distingue par ses portes cloutées, son vestibule, son patio, son plafond à poutres apparentes et ses murs en terre blanchie à la chaux. On y expose la plus ancienne représentation du port de La Havane, exécutée entre 1762 et 1767 (à 6:20).
Après avoir décrit presque toute la rue Obispo, le présent texte n’a toujours pas expliqué pourquoi cette rue porte (en espagnol) le nom de rue de l’Évêque; c’est que ce dernier y avait domicile à l’intersection de la rue Oficios, dans un immeuble dont le rez-de-chaussée est occupé de nos jours par le restaurant La Mina (à 6:32).
De 6:35 à 6:38, voici l’ancien Palais du gouverneur espagnol Don Louis de las Casas Aragorri (terminé en 1791). Ce palais, un des plus beaux de la ville, loge aujourd’hui le musée consacré à l’histoire de La Havane. Le portail qu’on voit dans la vidéo n’est pas celui qui permet au public d’accéder au musée.
De 6:39 à 6:43, c’est la boutique du peintre graveur Álvaro Almaguer (courriel).
Dès 1707, l’orfèvre Gregorio Tabares a exercé son métier dans un édifice qui loge maintenant le Musée de l’orfèvrerie (de 6:44 à 7:16). On y trouve des bijoux, montres, cendriers, encriers, articles de toilette en métal précieux.
Un bref aperçu de la vie nocturne sur Obispo complète ce diaporama.
Publié le 14 février 2013 | Temps de lecture : 1 minute
Cattleya Adela
Phragmipedium Saint Ouen
Laelia autumnalis
Paphiopedilum « Winsome »
Cymbidium Rincon Fairy
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 35 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 640 — 35 mm
3e photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 32 mm
4e photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
5e photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 35 mm
Publié le 10 février 2013 | Temps de lecture : 4 minutes
Le quartier de la Vieille ville correspond à la partie de la capitale cubaine qui était emmurée par des fortifications jusqu’au milieu du XIXe siècle.
De nos jours, on y dénombre 3 370 bâtisses dont 88% ont de un à trois étages. Leur construction s’est répartie sur plusieurs siècles :
• 13% sont postérieures à 1950,
• 56% datent de la première moitié du XXe siècle, et
• 31% ont été construites entre le XVIe et la fin du XIXe siècle.
En dépit de sa valeur patrimoniale, le quartier génère une intense activité commerciale;
• 47% des édifices sont purement résidentiels,
• 35% sont à la fois des commerces (aux étages inférieurs) et des logis,
• 8% sont dédiés exclusivement à la vente de biens ou de services.
Vu des airs, le quartier a la forme d’un ballon de football dressé verticalement. Le diaporama ci-dessus présente les photos que j’ai prises en déambulant dans les rues est-ouest situées dans la partie nord de ce quartier (plus précisément au nord de la rue commerciale Opispo). On n’y voit donc pas les édifices construits le long des rues transversales (qui feront l’objet d’un diaporama à venir).
À cause de la forme du quartier, les rues s’allongent au fur et à mesure qu’on se déplace vers son centre.
Le diaporama débute par des photos prises sur la rue Cuarteles (rue de la Caserne), et sur la rue Chacon (nommée en l’honneur de Luis Chacón, le premier gouverneur natif de la capitale).
De 0:30 à 0:57, on voit l’église Santo Angel Costudio, construite originellement en 1695, rasée par un ouragan en 1846 et reconstruite en style néo-gothique en 1866. C’est sur les marches de cette église que le roman Cecilia Valdés (1882) connaît son dénouement sanglant, alors que l’héroïne fait assassiner son amant le jour de son mariage à une autre femme. C’est aussi dans cette église que le poète et héros national José Martí a été baptisé.
De 0:59 à 1:01, c’est la caserne qui sonne son nom à la rue Cuarteles. Construite au XXe siècle dans un style imitant la Forteresse de la Force Royale (construite de 1558 à 1577), cette bâtisse est fermée au public : elle sert de caserne à la police nationale révolutionnaire cubaine.
Après une courte visite de la rue Tejadillo (rue du Petit toit), nous nous attarderons sur la rue Empedrado (rue Pavée) au milieu de laquelle se trouve le parc Cervantes (2:05 à 2:07), en l’honneur de l’auteur de Don Quichotte.
Cette rue offre un bon échantillonnage de la richesse décorative du quartier. C’est sur cette rue qu’on trouve un des hauts-lieux de la vie nocturne cubaine, le célèbre restaurant La Bodeguita del Medio (un nom signifiant « Le Petit bistro du quartier »). À l’avant, différents orchestre s’y succèdent à la journée longue et son minuscule bar est toujours plein de monde. À l’arrière, son restaurant est décoré des signatures de milliers de visiteurs.
Des artistes viennent de tous les coins de la ville afin de faire imprimer leurs œuvres à l’Atelier expérimental graphique, au fond de l’impasse de la rue Saint-Ignace (une ruelle située à deux pas de la Place de la Cathédrale). À l’étage, l’Atelier sert également de salle d’exposition et de galerie. En d’autres mots, on peut y acheter des œuvres de plusieurs parmi les artistes les plus talentueux de la capitale cubaine.
La rue O’Reilly tire son nom d’Alejandro O’Reilly, le général espagnol qui l’emprunta, accompagné de ses troupes en 1763, lorsque Cuba fut rétrocédé par l’Angleterre à l’Espagne (en échange de la Floride).
C’est sur cette rue qu’on a aménagé la Casa de Victor Hugo (de 5:36 à 5:46), à partir d’artéfacts donnés par la France. Au rez-de-chaussée, dans des présentoirs vitrés, on peut voir des lettres, et des journaux d’époque ayant publié des écrits du romancier. À l’étage, on trouve des assiettes décoratives sur lesquels sont reproduits des toiles de peintres impressionnistes français.
Ce diaporama se termine par une visite d’un petit musée où sont exposés les objets religieux ayant appartenus à l’ancien couvent de St-Dominique et St-Jean-de-Latran, qui se trouvait autrefois à cet endroit. C’est aujourd’hui le Collège St-Jérôme de La Havane.
Publié le 8 février 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Robe « Dragon » aux cinq symboles impériaux
Durant la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), le Japon occupa le nord-est de la Chine dont sa capitale, Beijing.
Au cours des deux années de sa carrière diplomatique au Japon (de 1936 à 1938), le canadien d’origine écossaise Robert-Randolph Bruce fit l’acquisition d’un certain nombre d’objets d’Art d’une grande valeur.
L’année qui suivit son décès à Montréal en 1942, sa veuve légua au musée des Beaux-Arts une robe en soie brodée d’or qui, faute de place pour être exposée, fut immédiatement entreposée dans les réserves du musée où elle demeura cachée pendant soixante ans.
Grâce à la construction récente du Pavillon Claire et Marc Bourgie, le musée a gagné de la superficie. Ce qui l’a amené à aménager, dans son pavillon principal, une nouvelle galerie dédiée à l’art chinois.
Fouillant dans ses réserves, le musée a redécouvert cette robe de cérémonie d’une extrême rareté puisque c’est une des seules au monde à avoir subsisté.
Détails de la robe
Dans un état remarquable de conservation, celle-ci était portée l’été puisqu’elle n’est pas doublée. De plus, il faut savoir qu’en Chine impériale, seul l’empereur et sa famille immédiate pouvaient posséder des objets sur lesquels sont représentés des dragons à cinq griffes, ce qui est le cas ici.
La couleur turquoise indique que ce vêtement était porté par une des épouses de l’empereur. À partir des témoignages recueillis, les experts du musée estiment qu’il s’agit ici d’une robe de l’impératrice douairière Cixi, qui régna sur la Chine de 1861 à 1908.
Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
2e photo : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
3e photo : Lumix GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 37 mm
Publié le 6 février 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Phragmipedium peruvianum
Parallèlement à l’exposition « Pérou : royaume du Soleil et de la Lune » qui se tient jusqu’au 18 juin 2013 au musée des Beaux-Arts de Montréal, ce pays d’Amérique latine a décidé de prêter une orchidée d’une extrême rareté au Jardin botanique durant la durée de cette exposition.
Découverte il y a une décennie à peine — plus précisément en 2002 — Phragmipedium peruvianum se chachait depuis toujours dans la jungle amazonienne du Nord-Est du Pérou.
Magenta et blanche, cette orchidée atteint normalement une envergure de 11 à 15 cm.
Le Jardin botanique de Montréal possède déjà une impressionnante collection d’orchidées du genre Phragmipedium. Mais contrairement aux autres, celle-ci est exposée derrière une paroi vitrée puisqu’il s’agit d’une espèce menacée.
Lors d’une expédition au Pérou en mai 2002, l’explorateur James-Michael Kovach en acheté trois exemplaires d’un vendeur local. Apportée au Jardin botanique de Sarasota, en Floride, la plante fut l’objet dès le mois suivant de deux publications scientifiques qui firent sensation.
Les experts considèrent qu’il s’agit de la plus importante découverte d’orchidée d’Amérique latine depuis un siècle.
Publié le 5 février 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
« Hands » de Kent Forrest Ipsen (1933-2012)
À l’occasion d’une visite récente au musée des Beaux-Arts de Montréal, j’ai été surpris d’y voir une sculpture en verre moulé intitulée « Hands », datée de 1992.
Pourquoi cette surprise ? C’est qu’en la voyant, je me suis souvenu d’une sculpture semblable que j’avais achetée au Salon des métiers d’Art. C’était il y a longtemps : mais était-ce avant 1992 ou après ?
Arrivé à la maison, je me suis empressé d’aller voir la date de l’œuvre que je possédais : elle avait été réalisée en 1978, l’année de mon achat. J’avais donc chez moi une sculpture analogue, créée par un autre artiste, mais réalisée quatorze ans plus tôt.
Évidemment, cela ne signifie pas que l’artiste américain ait copié l’artiste québécois. Cela veut simplement dire que ces deux artistes ont eu la même idée à plus d’une décennie d’intervalle.
Dans le cas de l’œuvre que je possède, il s’agit du moulage, grandeur nature, de la main d’un artisan québécois du nom de Duquet. Sur l’internet, je n’ai rien trouvé à son sujet.
En 1978, je me souviens avoir demandé au créateur pourquoi il avait pris la peine de briser l’acrylique moulé pour y insérer une lisière de contreplaqué.
Il m’avait répondu que simplement réaliser le moulage de sa main, cela manquait d’originalité puisque n’importe qui pouvait faire pareil. Il avait donc scié ce moulage et avait travaillé le contreplaqué jusqu’à ce que les deux matériaux se complètent parfaitement.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 26 mm
2e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 16 mm
3e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm
Publié le 4 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Fayhan Ghamdi est un prédicateur musulman saoudien fréquemment invité sur les plateaux des chaines de télévision religieuses de son pays. Marié et divorcé d’une Égyptienne, il s’était vu confié la garde de sa fillette Lama, agée de cinq ans. Précisons que les tribunaux saoudiens ne sont jamais favorables à une mère étrangère en cas de divorce.
Le 25 décembre 2011, l’enfant a été admise à l’hôpital souffrant d’un certain nombre de blessures : multiples ecchymoses et brulures, ongle arraché, côtes brisées, de même que des fractures du crâne et du bras gauche. Selon Randa Kaleeb, employée de cet hôpital, l’enfant avait été violée par tous les orifices possibles; plus précisément, l’anus de l’enfant avait été déchiré et brulé dans une tentative maladroite de le refermer.
Après cette hospitalisation — qui a duré dix mois — la fillette est finalement décédée de ses lésions en octobre 2012. Le mois suivant, son père a été arrêté : il a avoué être responsable des sévices.
Après trois mois passés en prison, le père sera affranchi sur paiement du « prix du sang ». Selon la Charia (qui a force de loi dans ce pays), l’homicide est passible de la peine de mort. Toutefois, cela ne s’applique pas lorsqu’il s’agit d’un homme qui tue son propre enfant ou une de ses épouses.
Le tribunal a décidé que, dans ce cas-ci, le condamné aura purgé sa peine lorsqu’il versera la somme de 45 000 euros (à la mère, croit-on). S’il s’était agi d’un garçon, le « prix du sang » aurait été le double.
Les juges religieux ont estimé que la perte de son enfant constituait en soi une punition suffisante pour le père.
Post-scriptum (2015-02-01) :
Sur les réseaux sociaux, le scandale provoqué par cette affaire a incité la famille royale à intervenir.
Le 7 octobre 2013, le prince saoudien responsable du ministère de la Justice annonçait que l’imam passerait huit ans en prison et subirait 600 coups de fouet.
Toutefois, selon la version anglaise de Wikipédia, l’imam aurait été libéré quelques mois plus tard, une fois l’affaire oubliée.
Publié le 2 février 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Gaspé vs Pétrolia
Afin de protéger ses sources d’eau potable, la municipalité de Gaspé a adopté le 19 décembre 2012, un règlement qui a pour effet d’empêcher la compagnie Pétrolia d’effectuer des forages en vue de l’exploitation d’un gisement qui pourrait renfermer plus de 7,7 millions de barils de pétrole.
Le 24 janvier 2013, la minière a suspendu ses activités dans les limites de cette municipalité, en dépit de son permis d’exploration émis par le gouvernement du Québec.
À mon avis, il s’agit d’une sage décision. Les ressources minières appartiennent à tous les Québécois. Conséquemment, il est normal que tout projet minier soit soumis à l’obtention d’un permis provincial puisque l’État québécois est le garant des droits de l’ensemble de la population. Mais cela n’est pas suffisant.
L’actualité quotidienne nous rappelle que les gouvernements — qu’ils soient provinciaux ou municipaux — sont sensibles au pouvoir de l’argent. Lorsque les activités d’une compagnie comportent des risques pour une population, il est essentiel que cette population ait un pouvoir décisionnel quant aux risques auxquels elle est soumise.
En d’autres mots, tout projet de développement doit être sujet à son acceptabilité sociale. Cet assujettissement garantit que la population affectée en retire des bénéfices.
Interdire l’uranium au Québec ?
D’autre part, j’apprends ce matin que des groupes environnementaux pressent le gouvernement Marois d’interdire l’exploitation de l’uranium au Québec, à l’exemple de l’état américain de Virginie.
Parmi les arguments contre cette industrie, on invoque que les résidus miniers laissés par cette industrie contiennent 85% de la radioactivité originelle. Comme argument, ce n’est pas fort; c’est tout de même 15% de moins qu’à l’origine.
La différence, c’est que la radioactivité originelle est enfouie alors que les résidus sont dans des monticules au niveau du sol. Il suffit d’obliger l’industrie à enfouir ses déchets pour qu’il n’y ait plus de problème.
Ceci étant dit, c’est aux communautés locales de décider s’il y aura exploitation minière ou non. Comme c’est le cas à Gaspé, où la ville ordonne à Pétrolia d’aller explorer ailleurs.
De la même manière, ce sont aux personnes affectées directement par l’exploitation de l’uranium de décider du sort de cette industrie chez eux. Pas aux habitants de Montréal ou de Québec, ni aux intellectuels bien intentionnés. Tout au plus, ces derniers peuvent prévenir les populations locales des dangers qu’elles courent afin de leur permettre de prendre une décision éclairée.
Conclusion
À mon avis, c’est de l’impérialisme culturel que de condamner une population autochtone, notamment, à la misère et de la sacrifier sur l’autel du développement « bon chic bon genre » que nous, étrangers, souhaiterions qu’ils aient. Si ces peuples eux-mêmes sont contre, parfait, il n’y aura pas d’exploitation minière. S’ils en veulent, c’est de leurs affaires, pas de la nôtre.