Quatre autres magnolias

Publié le 28 mai 2016 | Temps de lecture : 1 minute
Magnolia de Soulange
Magnolia ‘Ricki’
Magnolia ‘Maxine Merrill’
Magnolia ‘Rose Marie’

Ce qu’il y a de fascinant chez les magnolias, c’est qu’au printemps, leurs branches nues donnent naissance à une multitude d’énormes fleurs, souvent en l’absence totale ou presque totale de feuillage.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lancement de la course 2016 à la chefferie du PQ

Publié le 27 mai 2016 | Temps de lecture : 3 minutes
Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Véronique Hivon et Alexandre Cloutier

Introduction

Hier soir, de 17h à 19h30, se tenait au Collège Maisonneuve de Montréal, une soirée de financement populaire conjoint des candidats à la chefferie du Parti Québécois (PQ).

Quelques centaines de personnes y étaient présentes.

Selon la coutume au PQ, c’est Carole Poirier, la députée de la circonscription où se déroule l’évènement, qui faisait office de maitre de cérémonie.

Tour à tour, les candidats ont prononcé leur discours, limité à huit minutes.

Le tirage au sort avait déterminé que Jean-François Lisée parlerait le premier.

Jean-François Lisée

M. Lisée est un charmeur : brillant, inventif et toujours là où on ne l’attend pas.

Il a fait porter son allocution sur le rôle de l’État en tant que redistributeur de la richesse collective : hausse du salaire minimal à 15$, plafonnement des salaires des hauts salariés de l’État (essentiellement ceux à la tête des sociétés d’État, des universités, etc.).

Référence : Leadeurship: Pour un Québec riche de son équité

Alexandre Cloutier

Abandonnant le ton de la confidence qu’il avait utilisé à la rencontre du 22 mars 2015 (lors d’une autre course à la chefferie), M. Cloutier a adopté cette fois-ci un ton plus vigoureux.

M. Cloutier se propose de renforcer la Loi 101 — qui protège le français au Québec — en y assujettissant les 1 800 entreprises fédérales opérant chez nous.

Il veut que tout émigrant au Québec ait le droit constitutionnel d’avoir accès à des cours en français.

Références :
Alexandre Cloutier veut améliorer la francisation des immigrants
Une approche à la fois déterminée, positive et ambitieuse pour le français au Québec

Véronique Hivon

Mme Hivon maitrise parfaitement la langue de bois. Toutes ses phrases ont un sujet, un verbe et un complément. Mais à l’issue de son allocution, on se demande : « Veux-tu me dire au juste de quoi elle parlait exactement ? »

Martine Ouellet

Mme Ouellet a parlé de stratégie. À son avis, qu’on le veuille ou non, l’indépendance du Québec sera un des thèmes majeurs de la prochaine campagne électorale québécoise (prévue d’ici deux ans).

Elle a souligné l’importance d’adopter des engagements clairs, notamment au sujet du référendum, afin que, une fois ce sujet est pris pour acquis, le Parti Québécois puisse se consacrer à ce qui est important, soit d’expliquer aux citoyens ce qui justifie l’indépendance du Québec.

Mme Ouellette a illustré son propos au sujet d’une mission commerciale en Extrême-Orient placée sous le patronat du gouvernement canadien. Une rencontre prévue entre le représentant d’un important groupe industriel asiatique et Mme Ouellette (venue promouvoir des technologies québécoises) a été annulée à la dernière minute et sans motif par le représentant fédéral venu plutôt défendre les sables bitumineux de l’Ouest canadien.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 — 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Intégrisme et radicalisation : de retour à la case départ

Publié le 26 mai 2016 | Temps de lecture : 4 minutes

La ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, a annoncé aujourd’hui l’abandon de la partie 1 du projet de loi 59. Inefficace, cette la partie visait à combattre l’intégrisme et la radicalisation.

Faisant allusion au tollé de protestation qu’elle a suscité, la ministre a déclaré que le Québec n’est pas prêt à encadrer le discours haineux. Ce faisant, la ministre fait diversion.

En dépit de son titre, ce projet de loi n’a jamais eu pour but de s’attaquer au discours haineux (déjà réprimé par le Code civil).

Le projet de loi 59 était la solution du Parti libéral pour lutter contre le fanatisme religieux d’influence saoudienne; il avait été présenté à la suite des propos controversés de deux imams sunnites de Montréal.

Certains ont vu dans ce projet de loi une mesure liberticide. Je n’ai lu ce document que dans le but d’y trouver des mesures de lutte contre la radicalisation. Or à ce sujet — justement dans la partie 1 — il était totalement inefficace, comme je l’ai expliqué dans le texte Le projet de loi 59 est une passoire.

Ceci étant dit, il existe bien un centre de déradicalisation à Montréal. Celui-ci s’attaque à un processus de radicalisation déjà entamé. Mais le projet de loi 59 devait s’attaquer à la cause. En somme, il visait à prévenir la radicalisation.

Implicitement, ce dont il s’agit, c’est de la prédication islamiste radicale puisque de tous les extrémismes religieux, c’est le mieux financé (par des pétrodollars) et le plus meurtrier.

Parallèlement au projet de loi 59, le gouvernement Couillard a commandé un rapport sur la radicalisation au Collège Maisonneuve. Ce rapport a été rendu public plus tôt ce mois-ci. C’est le rapport le plus niais que j’ai lu de ma vie.

La solution est pourtant simple.

Dans l’édition de novembre 2015 de L’Action nationale, Marc Laroche — détenteur d’un diplôme d’études supérieures en sciences des religions — suggère l’encadrement législatif suivant :

Ne délivrer un permis de construction ou de location de tout lieu faisant office de lieu de culte que si les responsables de groupes religieux ou idéologiques s’engagent par écrit à ce qu’aucun passage incitant à la violence grave contenu dans leurs textes référentiels n’y soit professé.


Par la suite, s’il est démontré qu’un tel groupe contrevient à cet engagement, il sera condamné pour terrorisme et dissout. Et ses biens, meubles et immeubles seront confisqués par l’État.

Or voilà, il y a un problème; cela serait anticonstitutionnel.

La Canadian Constitution de 1982 a été rédigée il y a trente ans, à une époque ou le fanatisme religieux existait déjà mais n’était pas le risque sécuritaire majeur qu’il est devenu.

Et plutôt que d’invoquer la clause dérogatoire, le Parti libéral du Québec attache plus d’importance à ne pas heurter l’opinion publique canadienne-anglaise (opposée à toute dérogation constitutionnelle) qu’à protéger ses propres citoyens.

Attend-il qu’un attentat terroriste se produise au cours de la prochaine saison des festivals ?

Depuis le début de 2015, nous savons que de jeunes Québecois se font endoctriner au point de vouloir aller combattre au sein des milices de l’État islamique.

Simplement empêcher ces jeunes de quitter le pays n’est pas suffisant.

En Europe, les citoyens belges ou français impliqués dans des attentats terroristes ont un long passé de petite criminalité. Cette caractéristique les distingue du terroriste étranger et souvent, du simple djihadiste naïvement parti combattre en Syrie.

En somme, les terroristes natifs de Belgique ou de France sont souvent des êtres asociaux qui retournent leur colère contre la société d’accueil de leurs parents.

Puisqu’ils représentent une menace collective, qu’attend le gouvernement Couillard pour prévenir la radicalisation chez nous ? Pourrait-il se grouiller le derrière, SVP ?

Références :
Collège Maisonneuve : Le risque de radicalisation demeure
Le prosélytisme de l’Arabie saoudite
Québec abandonne l’encadrement du discours haineux

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une constitution préréférendaire : la charrue avant les bœufs

Publié le 25 mai 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Véronique Hivon

Introduction

Dans l’édition d’aujourd’hui du Devoir, on apprend que Véronique Hivon — candidate à la chefferie du Parti Québécois — souhaite qu’après une victoire électorale de son parti, un organisme représentatif rédige un projet de constitution pour un Québec indépendant.

Puisque cette prise de position a été accueillie dans la plus totale indifférence, j’ai dû aller au compte Facebook de la candidate afin d’obtenir la confirmation de la manchette du Devoir.

La leçon du projet de loi 59

En présentant le projet de loi 59, la ministre libérale n’avait certainement pas prévue être forcée de le retirer presque un an plus tard parce jugé liberticide.

Un texte constitutionnel — qui vise à régir tous les aspects de la société québécoise — sera donc une mine d’or pour tous ceux qui voudront y trouver des puces et faire peur aux Québécois sur les risques et dangers de l’indépendance.

L’éventuelle campagne référendaire court donc un risque considérable de déraper au sujet d’un obscur article adopté par erreur dans un texte constitutionnel hypothétique.

Au cours des deux précédents référendums, personne n’a demandé de voir la future Constitution du Québec avant de voter. Un tel document sera donc un cadeau inespéré pour les stratèges politiques opposés à l’indépendance.

Unifier la Nation au lieu de la diviser

Pensons plus loin. À l’issue d’un vote en faveur de l’indépendance, il est illusoire de penser que tous se rallieront du jour au lendemain autour du projet de pays à construire.

Les opposants à l’indépendance continueront de penser qu’il s’agit-là d’une erreur. Et c’est seulement après quelques années qu’ils se résigneront à l’idée que cela est irréversible.

Un vote référendaire favorable à l’indépendance n’aura pas pour effet de suspendre l’application de la Canadian Constitution de 1982. Celle-ci continuera donc d’être en vigueur au Québec aux lendemains de la victoire du ‘Oui’.

À mon avis, elle devrait même continuer de s’appliquer quelques années après l’accession du Québec à l’indépendance.

C’est seulement lorsque les Québécois opposés à l’indépendance réaliseront son caractère irréversible qu’ils accepteront de participer à la rédaction d’un nouveau texte constitutionnel.

Or il est souhaitable que la rédaction d’une constitution pour le Québec soit un chantier auquel tous seront invités et que ce chantier devienne un moyen d’unir la Nation derrière un projet commun.

Construire un pays sur des bases démocratiques

La Canadian Constitution de 1982 est une loi ethnique. Elle fut adoptée par une ethnie (le Canada anglais) sur le dos d’une autre ethnie (nous). Et ce, après une ultime séance de négociation à laquelle le Québec n’était même pas invité.

Aux États-Unis, on voit mal les États du Nord adopter une constitution sans les États sudistes. De la même manière, au Royaume-Uni, on imagine mal les lords anglais adopter une constitution sans les Écossais, les Gallois et les habitants de l’Ulster.

Pourtant, le Canada est régi par une constitution portant la tache indélébile de l’illégitimité de sa naissance.

Le Québec peut et doit faire mieux.

Référence : Hivon propose une assemblée constituante

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 — 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Color Me Rad 2016 de Montréal

Publié le 23 mai 2016 | Temps de lecture : 2 minutes
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À l’issue d’une course à pied de 5km, Color Me Rad 5K organise une danse à laquelle sont invités les coureurs et toutes les personnes qui acceptent de se joindre à eux.

Cet évènement est inspiré de la fête de l’équinoxe du printemps en Inde.

Des courses Color Me Rad 5K ont lieu dans toutes les grandes villes occidentales. Le dimanche 22 mai 2016, c’était au tour de Montréal de recevoir cet évènement.

À cette occasion, les coureurs reçoivent des pochettes d’amidon coloré dont ils font jaillir le contenu au signal d’un animateur. Au fur et à mesure de cette matinée dansante, celui-ci lance à l’assistance de nouvelles pochettes.

J’en ai profité pour y prendre quelques photos. Ce qui m’a surpris, c’est l’aisance des gens devant l’appareil photo. Tous ont accepté mon invitation.

Je devais publier ces photos individuellement. Mais je me suis retrouvé avec une trentaine de photos, d’où l’idée de les réunir sous forme de diaporama.

Plus qu’un diaporama, voici un portrait d’une partie de la jeunesse de notre temps… 😉

Note : les personnes intéressées à obtenir une photo sur laquelle elles sont représentées n’ont qu’à en faire la demande en réponse à ce texte. Ne mentionnez pas votre adresse de courriel: il suffit de préciser qu’il s’agit de la photo à X minutes et Y secondes dans le diaporama. Je publierai cette photo à la suite de votre demande.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 42,5 mm F/1,2 (23 photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (16 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fin de la saison des tulipes

Publié le 22 mai 2016 | Temps de lecture : 1 minute
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Ces jours-ci au Jardin botanique, les tulipes monochromes se relaient dans les platebandes. Grâce aux soins des jardiniers, les tulipes jaunes et orange ont cédé leur place aux rouges tandis que les mauves atteignent leur apogée.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 (2e, 3e, 4e et 7e photos), et Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (1re, 5e et 6e photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
7e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quelques tulipes

Publié le 21 mai 2016 | Temps de lecture : 2 minutes
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Sur ce blogue, les photos sont habituellement publiées à l’italienne, c’est-à-dire en format plus large que haut. En anglais, on dirait qu’elles sont ‘en mode paysage’.

Malheureusement, certains sujets tout en hauteur — c’est le cas des tulipes — se prêtent mieux à être photographiées à la française, c’est-à-dire ‘en mode portrait’.

Voilà pourquoi j’aime utiliser l’objectif Helios 85mm. À ouverture maximale, celui-ci crée des distorsions spectaculaires de l’arrière-plan qui permettent de meubler le cadre de la photo en lui donnant beaucoup de caractère.

Il s’agit d’une propriété qui est rarement prisée des photographes professionnels. Raison de plus pour l’utiliser, moi qui ne suis qu’un amateur…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 (1re, 2e, 3e et 6e photos), et Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (2e et 5e photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 100 — 119 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 125 — 119 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des magnolias

Publié le 20 mai 2016 | Temps de lecture : 1 minute
Magnolia ‘Maxine Merrill’
Magnolia étoilé ‘Royal Star’
Magnolia ‘Butterflies’
Magnolia étoilé ‘Rose King’
Magnolia ‘Goldfinch’

C’est présentement que les magnolias du Jardin botanique de Montréal sont à leur meilleur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 87 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le maitre du monde

Publié le 16 mai 2016 | Temps de lecture : 1 minute
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En comparaison avec Dieu, l’être humain qui se croit le maitre du Monde est animé d’un sentiment aussi futile que cet insecte qui contemple le vaste univers qui s’offre à ses yeux…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 — 1/2000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le néoesclavagisme

Publié le 15 mai 2016 | Temps de lecture : 4 minutes

Dans un pays du Tiers-Monde, imaginez des abattoirs de volailles où les employés n’ont pas la permission d’aller à la toilette. Conséquemment, ils jugent approprié de restreindre leur consommation de liquides ou de porter au travail des couches dans lesquelles ils urinent et défèquent.

Plus tôt cette semaine, un rapport d’Oxfam-America révélait les résultats d’une recherche effectuée de 2013 à 2016 dans les abattoirs de volailles… des États-Unis. Parce que la situation évoquée plus tôt a lieu dans ce pays et non au Tiers-Monde.

Prospère, cette industrie emploie 250 000 personnes. Dans de nombreux cas, ceux-ci travaillent mal rémunérés dans un climat de peur et sont soumis à un risque élevé d’accidents de travail et de maladies occupationnelles.

Mais ce qui les humilie par-dessus tout, c’est le manque de pause leur permettant de satisfaire leurs besoins naturels. Dans de cas rares, les employés urinent dans leurs pantalons et se changent avant de retourner chez eux.

Aux États-Unis la viande de poulet ne coute pas cher. Avec les œufs, c’est la source de protéines animales la plus économique du pays. Mais ces bas prix s’expliquent par les conditions de travail des ouvriers.

La chaine de production est une succession de tâches précises comme celles sur des usines d’assemblage automobile;
• saignée du cou du poulet pour qu’il se vide de son sang, suspendu la tête en bas
• déplumage
• décapitation et coupe des pattes
• ouverture de l’abdomen et de la cage thoracique
• vidange de l’abdomen
• prélèvement des abats,
• etc.

Les ouvriers sont sur la chaine de production pendant quatre heures d’affilée et accomplissent leur tâche spécifique sur 35 à 45 volailles à la minute, soit un poulet en moins de deux secondes.

Les ouvriers sont polyvalents et peuvent accomplir plusieurs tâches, dont celle d’un collègue. Mais en pleine production, un ouvrier suffit à peine à accomplir la tâche qui lui est attribuée et ne peut donc pas se voir confier en plus la tâche de son voisin qui doit aller à la toilette.

Or aucune tâche ne peut être interrompue sans compromettre l’accomplissement de l’ensemble des autres. Si bien que les employés sont menacés de mesures disciplinaires, de congédiements ou de déportation s’ils s’absentent sans permission. Il faut parfois attendre près de 40 minutes avant qu’une permission soit accordée.

Et parce que les usines sont gigantesques, les toilettes sont situées loin des lignes de production. Le plancher pour s’y rendre est souvent glissant parce que mouillé ou souillé de gras animal.

Dans les usines où les employés sont syndiqués — le tiers des ouvriers dans cette industrie le sont — l’employeur a suffisamment de remplaçants disponibles pour permettre l’assouvissement des besoins naturels.

Un sondage réalisé auprès de 266 ouvriers d’une usine d’Alabama a révélé que 80% d’entre eux déclarent ne pas obtenir de permission lorsqu’ils en ont besoin.

Lors d’entrevues réalisées auprès des employés du Minnesota, 86% déclarent obtenir aussi peu que deux pauses-pipi… par semaine.

Aussi inquiétants que puissent être les cas mentionnés dans ce rapport, celui-ci manque de précision. À l’exception d’un sondage, tout le reste des ‘données’ est le fruit d’entrevues anecdotiques dont on ignore habituellement le nombre, sans précision de l’usine concernée, et sans savoir en quoi ces témoignages sont représentatifs de l’ensemble des travailleurs.

Toutefois, il documente ce néoesclavagisme qui affecte une partie inconnue de la classe moyenne américaine. Cela permet de comprendre une des causes de la colère des travailleurs de ce pays contre leurs élites politiques traditionnelles et ce, en dépit des nouvelles rassurantes publiées par les agences de presse (diminution du chômage, croissance boursière et augmentation du PIB).

Références :
Inégalités sociales aux États-Unis de 2000 à 2010
No Relief
U.S. poultry workers denied bathroom breaks, wear diapers at work: Oxfam report

Parus depuis :
Ferme agricole: traités comme des «esclaves» à Drummondville (2016-05-16)
Plus de 45 millions d’esclaves modernes à travers le monde (2016-05-31)

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Écrit par Jean-Pierre Martel