Covid-19 : la Déclaration de Great Barrington

Publié le 28 octobre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Il existe autant de différence entre la science et les autorités scientifiques qu’il existe de différence entre Dieu et les autorités religieuses.

Dans le cas de la pandémie actuelle, personne n’est diplômé en Covid-19. Qu’on soit médecin, virologue ou épidémiologiste, chaque personne qui se présente à nous à titre d’expert est en réalité quelqu’un qui apprend sur le tas, au fur et à mesure que la science découvre les secrets du virus.

Et comme ces chefs religieux qui s’excommunient les uns les autres, les experts ne sont pas tous du même avis.

D’où le gouffre qui sépare le succès obtenu par les autorités sanitaires des pays d’Extrême-Orient et le fiasco obtenu par leurs collègues des pays riches d’Occident.

La naissance d’un manifeste

Le 4 octobre dernier, un groupe d’experts internationaux ont signé un manifeste préconisant que la lutte étatique contre le Covid-19 se limite essentiellement à une politique de protection ciblée.

Cette politique consisterait à protéger les personnes vulnérables tout en laissant l’épidémie se répandre dans le reste de la population. Comme on le fait déjà à chaque épidémie de grippe lorsque le vaccin s’avère inefficace.

L’objectif est de limiter le nombre des victimes tout en laissant le pays s’immuniser à la dure et devenir dorénavant réfractaire à toute nouvelle pandémie causée par ce virus-là.

Cette déclaration est dite de ‘Great Barrington’ parce que c’est dans cette ville de sept-mille habitants, située au Massachusetts, qu’elle est née.

Plus précisément, elle fut signée dans les bureaux de l’American Institute for Economic Research, un organisme libertarien qui est lié aux plus importants groupes de réflexion d’extrême droite aux États-Unis.

Le talon d’Achille

Pour qu’on atteigne l’immunité grégaire — soit un taux d’immunité collective qui rende la population réfractaire à la pandémie — il faut que soixante pour cent des gens aient attrapé le Covid-19 et en aient développé des anticorps.

Selon les modélisations les plus plausibles, l’atteinte de cet objectif se ferait au prix de 39 000 à 56 200 morts au Québec.

Cela correspond, en sol québécois, à plus de vingt fois le bilan meurtrier des attentats du World Trade Center de New York. En somme, l’immunité grégaire correspond à une tuerie de masse justifiée, dit-on, pour le bien de l’économie.

Malheureusement, il n’existe aucune preuve scientifique que l’immunité au Covid-19 soit durable.

On possède bien quelques rapports anecdotiques de patients réinfectés des mois plus tard, mais on ne connait pas encore l’importance réelle du phénomène.

Toutefois, une étude réalisée du 20 juin au 28 septembre auprès de 350 000 personnes choisies au hasard a révélé que l’immunité au Covid-19 ne dure que quelques mois.

D’où la question : à quoi ça sert de provoquer la mort de dizaines de milliers de personnes quand l’objectif (laisser se développer l’immunité) est perpétuellement à recommencer au bout de quelques mois ?

De plus, personne ne connait les effets à long terme de l’infection au Covid-19 au sein des groupes d’âge jugés peu à risque. Qu’en est-il cinq ou dix ans plus tard ?

Bref, la Déclaration de Great Barrington est une fumisterie.

Références :
American Institute for Economic Research
Apprendre à vivre sous la menace du Covid-19 : les non-dits de nos gouvernements
As a Covid-19 survivor, I don’t have blind faith in health experts. Here’s why
Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (4e partie)
COVID-19 : l’immunité « diminue assez rapidement », selon une étude
Des scientifiques lancent une pétition contre le confinement
Herd immunity letter signed by fake experts including ‘Dr Johnny Bananas’
Miser sur l’immunité collective «n’est pas une option», dit l’OMS
The pursuit of herd immunity is a folly – so who’s funding this bad science?
Un Américain devient le cinquième cas de réinfection à la COVID-19
Why herd immunity strategy is regarded as fringe viewpoint

Parus depuis :
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le cas de Qingdao, en Chine

Publié le 12 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Comme tous les pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire, la Chine doit continuellement demeurer à l’affut de toute nouvelle apparition de la pandémie.

La ville de Qingdao — qu’on prononce ‘tchign-daw’ — est un port de neuf-millions d’habitants situé à mi-chemin entre Beijing et Shanghai.

Le mois dernier, deux débardeurs qui avaient manipulé une cargaison de fruits de mer ont été testés positifs au Covid-19.

Une recherche de contacts a révélé qu’ils étaient le foyer de l’infection et, par la suite, qu’ils ne l’avaient transmise à personne d’autre.

Dernièrement, on a trouvé dans cette ville un autre foyer d’éclosion parmi le personnel de l’Hôpital thoracique de Qingdao. Cet hôpital est spécialisé entre autres dans le traitement des personnes atteintes de Covid-19 qui arrivent de l’Étranger.

Selon un communiqué émis par la commission de Santé publique municipale, on a découvert six travailleurs symptomatiques et six autres asymptomatiques parmi son personnel. De plus, la contagion s’est répandue à huit patients et à un membre de la famille de l’un d’eux.

Puisqu’il y a un risque qu’ils aient contaminé d’autres citoyens, on a décidé de tester toute la ville.

Neuf-millions de personnes seront testées cette semaine. À cette fin, des milliers de testeurs ont été mobilisés.

Depuis ce matin, 114 862 résultats se sont avérés négatifs, dont ceux des travailleurs de la Santé et des nouveaux patients de tous les hôpitaux de la ville.

Afin d’accélérer le dépistage et de réduire les couts, les tests sont effectués sur des mélanges de prélèvements (en anglais, pool-testing).

Lorsque le virus est trouvé dans un mélange, on refait le test individuellement, sur chacune des personnes qui ont fait partie de cette mise en commun.

La stratégie sanitaire qui consiste à trouver et à éteindre sélectivement les foyers d’infection — plutôt que de fermer des pans entiers de l’économie — fait en sorte que la Chine connaitra cette année (selon la Banque mondiale) une croissance de 1,6 % alors que l’économie mondiale se contractera de 5,2 %.

Références :
China is winning the global economic recovery
China To Test 9 Million People For Covid-19 This Week As New Outbreak Emerges
Covid-19: China’s Qingdao to test nine million in five days
Covid-19 : évolution en six mois
Qingdao
Rapid Response to an Outbreak in Qingdao, China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le Québec comparé

Publié le 8 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Nombre de morts par million d’habitants

Introduction

Hier, en conférence de presse, le premier ministre du Québec s’est demandé publiquement :

Chicago, Détroit, Boston et New York sont à la même place ou pire que nous autres. Il n’y a qu’une exception qui est Toronto. Est-ce que les Québécois sont comme les gens de Boston, New York, Chicago et Détroit ? C’est quoi la différence ? J’aimerais savoir la réponse ?

Comparer des villes à des pays, c’est comparer des pommes et des oranges.

L’impact du Covid-19 dépend de différents facteurs, parmi lesquels :
• l’importance démographique des vieillards
• la promiscuité intrafamiliale
• la densité urbaine de la population et
• les mesures prises par les autorités sanitaires.

Comme nous le verrons dans quelques instants, le facteur décisif, ce sont les mesures mises en place par les autorités sanitaires.

Comparer des villes (au 7 octobre)

Si on compare quelques villes entre elles, on obtient ceci (Note : le sigle mpm signifie ‘morts par million d’habitants’) :
• Singapour : 5 mpm
• Hong Kong : 14 mpm
• Tokyo : 29 mpm
• Toronto : 464 mpm
• Londres : 697 mpm
• Paris : 864 mpm
• Boston : 1103 mpm
• Madrid : 1291 mpm
Montréal et Laval : 1662 mpm
• New York : 2824 mpm.

On notera le gouffre qui sépare les villes asiatiques des villes occidentales.

Comparer des pays (au 1er octobre)

• Taïwan : 0,3 mpm
• Vietnam : 0,4 mpm
• Chine : 3 mpm
• Nouvelle-Zélande : 5 mpm
• Corée du Sud : 8 mpm
• Japon : 12 mpm
• Grèce : 38 mpm
• Allemagne : 114 mpm
• France : 490 mpm
• Suède : 583 mpm
• Grande-Bretagne : 621 mpm
Québec : 689 mpm

Les autorités sanitaires du Québec ont tort de s’inspirer des pays qui ont lamentablement échoué à protéger leur population de la pandémie, soit les pays développés d’Occident.

Si on veut réussir ce combat, il faut s’inspirer des pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire ou qui ont réussi à contenir sa propagation.

Or ces pays sont situés en Extrême-Orient ou en Océanie.

Nous limiter à nous comparer à quelques villes nord-américaines, cela nous empêche de réaliser que la lutte québécoise contre le Covid-19 est un fiasco.

Conclusion

Selon le proverbe, le borgne est roi au pays des aveugles.

C’est ce qui explique que les pays occidentaux ont tendance à se disputer la couronne royale entre eux. En réalité, à des degrés divers, tous ces pays ont échoué et continuent d’échouer dans leur lutte contre la pandémie.

Qu’il s’agisse du ‘modèle suédois’, du ‘modèle allemand’, ou du ‘modèle anglais’, ce sont tous des contre-exemples. Les vrais exemples sont ailleurs.

De son côté, le Québec est le sourd-muet aveugle et paraplégique au pays des handicapés.

C’est peu dire…

Références :
Comparaison santé : Québec/Canada/OCDE
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 in USA
Nombre de décès liés à la COVID-19 au Canada

Paru depuis :
COVID-19 : « L’Occident a raté son déconfinement » (2020-10-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le poker et la saignée

Publié le 5 octobre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Au début de la pandémie au Covid-19, on pouvait blâmer le gouvernement fédéral d’avoir tardé à fermer les frontières.

On pouvait affirmer que si le Québec était plus atteint par la pandémie que le reste du Canada, c’était parce que les vieillards y ont une importance démographique plus grande que dans le reste du pays.

On pouvait accuser l’austérité libérale d’avoir fragilisé notre système de la Santé.

Et on pouvait estimer que la relâche scolaire, survenue plus tôt au Québec que dans les autres provinces, était tombée à un bien mauvais moment.

Tout cela est vrai.

Mais oublions le passé; les autorités sanitaires nous assurent avoir appris leur leçon et se disent déterminées à faire mieux.

Un premier coup de poker

Après un confinement réussi (grâce à l’adhésion de sa population), le Québec est devenu en juin la première province canadienne à se déconfiner. À l’étonnement du reste du pays.

Car à ce moment-là, c’est chez nous qu’on dénombrait le plus grand nombre de nouveaux cas positifs.

En déconfinant prématurément l’économie québécoise, les autorités prenaient un risque.

Entre le premier juillet et le premier octobre, le nombre cumulatif de morts au Québec par million d’habitants est passé de 651 à 689, soit une différence de 38.

Au cours de la même période, ce nombre est passé de 106 à 120 au Canada anglais, soit une progression 2,7 fois moindre.

Cette fois-ci, personne ne peut blâmer le fédéral, le gouvernement précédent, ou une malencontreuse relâche scolaire.

Un deuxième coup de poker

Le pourcentage de tests positifs au Covid-19 est l’indice le plus fiable de la prévalence du virus au sein de la population.

Lorsqu’on réduit le nombre de tests, on réduit le nombre de cas positifs. Mais cela ne change pas leur pourcentage.

Pour prendre un exemple fictif, si la moitié du Québec était contaminé et qu’on effectuait seulement dix tests dans toute la province, on trouverait seulement cinq personnes atteintes (la moitié). Mais le pourcentage de tests positifs demeurerait à 50 %, comme si on en faisait des milliers.

Le 20 aout dernier, le pourcentage positivité était à son plus bas depuis des mois.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, on peut rouvrir les écoles quand, depuis au moins deux semaines, le pourcentage de tests positifs au Covid-19 parmi la population est moins de 5 %.

Certaines autorités sanitaires sont plus exigeantes et estiment que le taux de positivité maximale doit plutôt être de 3 %. C’est le cas de la ville de New York.

Dans tous les cas, le Québec répondait à ces critères.

Malheureusement, la Santé publique décidait de jouer au poker encore une fois.

Première imprudence; la réduction de la distance sanitaire en classe.

Puisqu’un mètre était probablement la distance entre les pupitres avant la pandémie, réduire la distance sanitaire de deux mètres à un seul est l’équivalent d’abolir de facto la distanciation sociale à l’école.

Deuxième imprudence : l’abolition du port du masque avant la cinquième année du primaire et son abolition partielle (et changeante d’un jour à l’autre) chez les adolescents.

Ces deux imprudences auraient été acceptables si on les avait compensées par des mesures tout aussi efficaces pour combattre la pandémie :
• tester tous les élèves du Québec chaque semaine pour les trois premières semaines de la rentrée,
• communiquer les résultats en 24 heures, et
• effectuer la recherche de contacts pour chaque cas positif décelé.

Une fois de plus, la Santé publique a simplement décidé de ‘prendre une chance’.

En décidant de ne tester que les personnes symptomatiques, une bonne partie des enfants atteints passent sous le radar de la Santé publique parce qu’asymptomatiques.

Quant aux mineurs qui ont des symptômes de Covid-19, on demande aux parents de les garder 24 h à la maison.

Si les symptômes persistent, les enfants sont placés en quatorzaine à étudier sur l’internet à partir de la maison. Personne ne sait si la Santé publique les ajoute au nombre de cas positifs. Tout indique que non.

En dépit de ce camouflage, le nombre de cas explose. Les équipes de dépistage sont débordées. Et les responsables de la recherche de contact sont incapables d’effectuer leur travail parce que le dévoilement des résultats positifs prend trop de temps.

Au 5 octobre, 22 % des écoles du Québec sont des lieux d’éclosion du Covid-19 et 822 classes sont fermées. L’Ontario, qui teste davantage que nous, n’a que 7 % des écoles contaminées et toutes les classes y sont opérationnelles.
 

 
Si bien que le taux de positivité dans l’ensemble du Québec a grimpé à 5,34 %. Selon les normes internationales, on devrait fermer nos écoles.

C’est exactement ce que prédisait mon texte ‘Covid-19 : une rentrée scolaire idéale’, publié il y a presque deux mois.


Note : ci-dessus, la courbe en orange est la positivité des tests en incluant ceux effectués plusieurs fois chez la même personne (les travailleurs de la Santé, par exemple). La courbe en bleue représente cas positifs uniques.

Face à ce fiasco, la Santé publique a évidemment blâmé les autres.

Elle a ordonné la fermeture de milliers d’établissements (bars, restaurants, cinémas, salles de spectacles, gyms, etc.) qui n’ont rien à voir avec cette résurgence de la pandémie et qui sont sacrifiés à l’autel de son incompétence.

Fait à noter, on a imposé le port du masque en tout temps à l’école secondaire en zone rouge (là où tout le Québec se dirige).

Toutefois, le Dr Richard Massé — conseiller médical stratégique de la direction générale de la Santé publique du Québec — déclarait plus tôt aujourd’hui :

«  [Il ne] Faut pas voir ça comme ‘En premier lieu le masque’. En premier lieu, on met toutes les autres mesures. Puis là, maintenant, on rajoute le masque aussi. En dernier lieu viennent les équipements de protection personnelle. (…) Donc on ne voulait pas introduire ça [plus tôt] parce qu’en classe, vous voyez que ça a un impact sur la vie étudiante, sur les relations que les jeunes vont avoir entre eux. Etc. On s’est résolu à faire ça parce que là, vraiment, la situation se détériorait.»

Après six mois de pandémie, les dirigeants de la Santé publique placent encore les équipements de protection personnelle au dernier rang des mesures à prendre pour combattre cette pandémie.

On compte sur le lavage des mains et sur un rétablissement temporaire de la distanciation sociale en classe.

Ce que les autorités sanitaires s’entêtent à ne pas voir, c’est que la distanciation sociale est inappropriée chez les enfants (selon tous les pédagogues) et inapplicable chez les adolescents sauf lorsqu’ils sont pensionnaires dans une maison d’enseignement privé.

Maintenant que la population a adopté le port du masque, la balle est dans le camp des autorités sanitaires.

Ceux-ci doivent s’inspirer des pays gagnants contre le Covid-19 et entamer un combat de précision contre la pandémie. Cela signifie trouver et éteindre les foyers d’infection plutôt qu’utiliser aveuglément des moyens brutaux et injustes qui mènent à la faillite d’innombrables petites et moyennes entreprises.

Conclusion

À l’époque de Molière, les médecins croyaient que la saignée guérissait tous les maux.

Alors on saignait les malades. Et quand ce traitement échouait, on les saignait une deuxième fois. Et ainsi de suite.

Et quand le patient finissait par mourir au bout de son sang, c’était la preuve que la saignée n’avait pas été pratiquée suffisamment tôt.

Quatre siècles plus tard, les médecins de la Santé publique sont incapables de voir que le bilan désastreux de la pandémie au Québec est le résultat de leur aveuglément et de leur suffisance.

Exactement comme les médecins à l’époque de Molière.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale

Parus depuis :
Des élèves sans suivi en attente d’un test de dépistage (2020-10-06)
Jusqu’à 10 jours d’attente pour un résultat de test dans la région de Québec (2020-10-06)
Combien coûte votre test de COVID-19? (2020-10-29)
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
We are over-cleaning in response to covid-19 (2020-12-11)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en six mois

Publié le 1 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct.
Pérou 2 33 149 299 588 880 983
Belgique 73 676 834 842 849 853 863
Québec 4 238 549 651 669 679 689
Espagne 194 532 581 607 608 623 684
Brésil 1 29 149 286 440 576 680
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680
Chili 1 14 66 301 498 591 669
Équateur 6 52 210 259 325 372 646
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621
Mexique 0 37 81 215 362 499 601
Italie 206 467 554 575 581 587 594
Suède 24 262 442 532 568 575 583
Panama 7 44 80 149 335 463 551
Colombie 0 6 19 68 203 393 513
France 53 367 432 457 464 470 490
Argentine 1 5 12 35 79 193 448
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374
Irlande 15 262 343 352 357 359 365
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331
Arménie 1 11 46 153 253 297 325
Iran 37 75 98 130 202 257 313
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253
Suisse 54 205 224 227 229 232 239
Honduras 1 8 21 50 135 189 237
Irak 1 2 5 51 119 176 228
Portugal 18 98 140 155 170 179 194
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194
Oman 0 2 10 36 88 135 182
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180
Israel 3 24 31 35 57 104 176
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148
Russie 0 8 33 65 96 119 143
Koweït 0 7 51 83 105 125 143
Arabie saoudite 0 5 15 49 82 112 137
Albanie 5 11 11 22 56 100 135
El Salvador 0 2 7 28 71 111 131
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121
RoC* 3 51 94 106 113 117 120
               
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : statistiques régionales au 29 septembre

Publié le 29 septembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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À noter :
• les cas de Covid-19 sont en hausse partout au Québec, sauf au Bas-Saint-Laurent,
• la moyenne quotidienne des nouveaux cas au cours des sept derniers jours a été de 161 cas par million d’habitants pour la région de Québec, soit le double de la moyenne quotidienne du Québec tout entier (81).

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la cigale québécoise

Publié le 28 septembre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes
La Cigale et la Fourmi (gravure de Gustave Doré)

Masques : la cigale et la fourmi

Avant même l’arrivée de la pandémie au Québec, la santé publique faisait campagne contre le port du masque dans les établissements de Santé.

Pendant ce temps — comme la fourmi de la fable de La Fontaine — l’Alberta se hâtait de faire des provisions de matériel de protection en prévision de ce qui allait suivre.

Deux jours avant l’apparition du premier cas de Covid-19 au Québec, le directeur de la Santé publique — comme la cigale de la même fable — partait en vacances au Maroc pour deux semaines (du 26 février au 8 mars).

À son retour, c’était la panique; pas moyen de se procurer des masques sur le marché international. Heureusement, le gouvernement albertain a généreusement offert des gants et des masques au Québec, pris au dépourvu.

En dépit de cette générosité, les réserves québécoises de matériel de protection sont rapidement devenus insuffisants.

D’où la décision, en fin mars, de rationner les masques N95 et les masques chirurgicaux, et de les réserver aux professionnels de la santé qui travaillaient au front à lutter contre le virus.

Parallèlement à ce rationnement, on menaçait de sanctions les employés ‘subalternes’ des établissements de Santé qui réussissaient à procurer du matériel de protection à leurs frais ou qui se fabriquaient un masque artisanal.

Compter sur l’immunité ‘naturelle’

En avril dernier, la Santé publique du Québec annonçait son intention de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’ au sein de la population québécoise.

Évidemment, le but n’a jamais été que les gens en décèdent, mais que le maximum de gens l’attrapent et en deviennent immunisés… tout en se croisant les doigts pour que cela n’entraine pas trop de morts.

Dès le 22 avril, sur le site du quotidien Le Devoir, j’écrivais le commentaire intitulé ‘Doit-on s’empresser à faire 250 000 morts ?’.

Une semaine plus tard, je réitérais sur ce blogue cette même critique sévère contre l’immunité grégaire.

Ce qui n’a pas empêché la Santé publique de poursuivre cette politique désastreuse… avec les résultats qu’on sait.

La cigale des tests

Les études scientifiques au sujet du Covid-19 ont prouvé hors de tout doute qu’une bonne partie des personnes contagieuses n’en sont pas conscientes car elles n’en éprouvent aucun symptôme.

On apprend ce matin que le ministère de la Santé a décidé d’optimiser le dépistage.

Que veut-on dire par là ?

Cette ‘optimisation’ des tests consistera à les rationner au bénéfice des personnes symptomatiques et de leurs contacts.

Dorénavant, on laissera les personnes contagieuses qui n’éprouvent pas de symptômes continuer de répandre involontairement l’infection.

Dans toute guerre, le renseignement est la première étape de la stratégie. Et dans une guerre sanitaire, le renseignement c’est le dépistage et la recherche de contacts.

En laissant la moitié des personnes contagieuses passer sous le radar des autorités sanitaires, on effectue un dépistage de façade qui n’a pas la moindre chance de réussir à vaincre la pandémie.

En raison du caractère explosif de la ‘deuxième vague’, on peut anticiper une aggravation des pénuries qui nécessitera une optimisation maximale des tests, réservés aux personnes déjà symptomatiques, en laissant faire leurs contacts.

Puis, lorsqu’il y aura encore trop de monde pour le nombre de tests disponibles, on optimisera à mort (sic) en restreignant encore davantage ceux qui y auront droit.

En avril dernier, le réputé Harvard Global Health Institute recommandait qu’en juillet, les États-Unis en soient rendus à effectuer vingt-millions de tests par jour.

De son côté, The Rockefeller Foundation suggérait aux autorités sanitaires américaines une cible plus facile à atteindre dès novembre 2020, soit six-millions de tests par jour (ou trente-millions de tests par semaine).

Toutes proportions gardées, pour le Québec, cela correspond à effectuer quotidiennement entre 155 000 et 517 000 tests, selon qu’on suit les recommandations de la Rockefeller Foundation ou d’Harvard.

Les autorités de Santé publique ont eu cinq mois pour se préparer à une ‘deuxième vague’ et n’ont rien fait. Si bien qu’aujourd’hui on rationne les tests comme on rationnait les masques au début de la ‘première vague’.

Cela fait pitié.

La cigale de la recherche de contacts

Selon les critères internationaux, les pays doivent consacrer à la recherche de contacts environ mille enquêteurs par million d’habitants.

Au Québec, la santé publique ne dispose que de 750 personnes à cette fin au lieu de 8 500.

La semaine dernière, la journaliste Mélanie Meloche-Holubowsi de Radio-Canada écrivait : « À Laval, les enquêteurs réalisaient 5 à 6 enquêtes par jour durant la première vague. Désormais, ils réussissent à en effectuer seulement 1 à 2 par jour, puisqu’il faut désormais contacter jusqu’à 75 personnes par personne infectée.»

Le nombre actuel de cas positifs au Québec est de 72 651 personnes, soit 97 cas par enquêteur.

Pourtant, la santé publique a eu des mois pour embaucher tout le personnel nécessaire. Elle ne l’a pas fait probablement dans l’espoir chimérique que bientôt les téléphones multifonctionnels feraient ce travail automatiquement.

Dès le début du mois de juin, j’expliquais sur ce blogue que jamais les applications téléphoniques ne seraient capables d’effectuer ce travail de manière fiable.

Quatre mois plus tard, il n’existe pas la moindre preuve de leur efficacité; aucune étude n’a mesuré leur pourcentage de faux positifs et de faux négatifs. On sait seulement qu’ils finissent par signaler des contacts, sans savoir si c’est vrai.

Conclusion

Jusqu’à tout récemment, la santé publique du Québec faisait campagne contre le port du masque en dépit de son efficacité.

Sept mois après la découverte du premier cas de Covid-19 au Québec, on en est rendu à restreindre le nombre de personnes qui peuvent être testées en raison de pénuries.

Quant à la recherche de contacts, la plupart du temps elle est impossible à effectuer à cause du manque de personnel et des délais excessifs à obtenir le résultat des tests.

Presque tous les pays du monde ont eu moins de morts par million d’habitants que le Québec. Cela n’est pas une coïncidence; c’est la conséquence d’une volonté officielle de laisser se développer l’immunité grégaire.

Au début du mois d’aout, notre immunité collective en était à 2,25 %. Et ce, après plus de six-mille morts.

Jusqu’ici, la fourmie albertaine a eu à déplorer 60,6 morts par million de personnes au sein de sa population. La cigale québécoise en a eu onze fois plus, soit 684 morts par million…

Pour savoir ce qui nous attend au cours des prochaines semaines, il suffit de lire La Fontaine : « La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise — c’est-à-dire le vent froid — fut venue

Références :
Covid-19 et l’hôpital chinois de Montréal
Covid-19 : les outils de recherche de contacts
Covid-19 : l’utilisation ‘judicieuse’ des masques
Doit-on s’empresser à faire 250 000 morts ?
Legault mise sur l’«immunité naturelle» des Québécois
Les Montréalais infectés devront appeler eux-mêmes certains contacts
Près de 3% des adultes auraient contracté la COVID-19 au Québec
Québec modifie ses priorités de dépistage
« Qui avez-vous côtoyé? » 6000 traceurs pour retrouver les contacts des personnes infectées
Tests Covid-19: l’embouteillage se confirme dans le monde
Traçage : le quart des contacts refusent de collaborer
US needs to conduct 20 million coronavirus tests per day to reopen fully, Harvard report says
Voyage au Maroc : le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au début de la crise

Parus depuis :
Le Québec tarde à prévenir les personnes infectées par le coronavirus (2020-09-30)
Jusqu’à 10 jours d’attente pour un résultat de test dans la région de Québec (2020-10-06)
COVID-19 : l’immunité « diminue assez rapidement », selon une étude (2020-10-27)
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)
Ottawa a payé 924 millions pour des tests rapides sous-utilisés par les provinces (2021-07-08)
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les trois vagues de la grippe espagnole

Publié le 27 septembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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De mars 1918 à l’été 1919, la grippe espagnole a fait entre cinquante et cent-millions de morts.

Les trois pays les plus atteints furent l’Inde (avec 18,5 millions de morts), suivi de la Chine (entre 4 et 9,5 millions de morts) et les États-Unis (entre 500 000 et 675 000 victimes).

C’est au Kansas que la pandémie est née.

Frederic Trump, le grand-père de Donald Trump, en est décédé le 27 mai 1918 à New York, soit au début de l’épidémie.

Avant la grippe espagnole, les pandémies se produisaient trois fois par siècle. De 1700 à 1889, l’intervalle se raccourcit à 50 ou 60 ans. À partir de 1899, on les rencontre à tous les 10 à 40 ans.

L’augmentation de cette fréquence est due à l’accroissement de la population, à l’urbanisation et à l’augmentation des voyages internationaux.

Référence : Grippe espagnole

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les chiens renifleurs à Covid

Publié le 25 septembre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes
L’aéroport d’Helsinki

L’expérience d’Helsinki

Anna Hielm-Björkman est chercheuse à l’université d’Helsinki. L’étude scientifique qui occupe ses jours (et une partie de ses nuits) vise à déterminer s’il est possible de dresser des chiens à détecter les personnes atteintes de Covid-19 parmi les passagers qui arrivent de vols internationaux.

Depuis le mois dernier, une étude similaire est en cours aux Émirats arabes unis, plus précisément à l’aéroport de Dubaï (le 3e aéroport le plus fréquenté au monde).

Dans le cas de l’étude finlandaise, quatre chiens ont été choisis. Ils sont de races diverses mais ont en commun un flair exceptionnel.

Pourquoi utiliser des chiens plutôt qu’un autre animal ? C’est que les chiens ne peuvent pas attraper le Covid-19.

La technique est simple. Le passager prélève une lingette stérile qu’il frotte sur son avant-bras. Puis il la dépose dans un récipient stérile.

Trois récipients identiques sont alors présentés à l’animal : celui dont on vient de parler et deux autres récipients qui servent de témoins. Ces derniers contiennent des lingettes utilisées par des personnes dont on a la certitude qu’elles ne sont pas atteintes par le Covid-19.

Lorsque le chien réagit sélectivement à la lingette utilisée par le passager, celui-ci doit passer un test salivaire conventionnel.

Jusqu’ici, la concordance entre le flair de l’animal et le test salivaire a frôlé le 100 %.

Avantages économiques

La compagnie Abbott commercialise déjà aux États-Unis un test salivaire se détaillant environ 5 $US dont les résultats s’obtiennent en quelques minutes.

Le test d’Abbott est relativement fiable, mais pas assez pour justifier l’obligation qu’on imposerait à un voyageur de se placer en quatorzaine.

S’ils ont l’avantage probable de résister à une contestation judiciaire, les tests salivaires ‘conventionnels’ ont le gros défaut de couter environ 100 $Can chaque (en matériel et en rémunération professionnelle). De plus, on doit attendre des heures avant d’obtenir leurs résultats.

Les chiens renifleurs finlandais posent leur diagnostic en dix secondes. De plus, ils évitent de tester inutilement les personnes non contaminées par le virus.

Ils représentent une économie de temps et d’argent lorsque vient le temps de tamiser un grand nombre de passagers débarquant à l’aéroport.

En plus des aéroports, les limiers à Covid pourraient être utilisés pour le dépistage de la pandémie dans les maisons de retraités, les établissements de Santé et peut-être lors d’évènements sportifs ou culturels.

De nouvelles questions

Cette expérience suscite de nouvelles questions, dont celle-ci : que décèlent au juste les limiers finlandais ?

Une odeur cutanée ?

Est-ce que l’odeur corporelle des personnes atteintes est particulière ?

Si c’est le cas, on peut se demander pourquoi l’espèce humaine s’est donné la peine de développer un signal olfactif inutile pendant des milliers d’années, mais qui — maintenant qu’on en aurait vraiment besoin — est indécelable pour nous.

Des particules virales ?

Les tests salivaires ‘conventionnels’ ont un seuil de détection de plusieurs millions de particules virales par échantillon : c’est ce qu’on recueille avec un écouvillon chez les personnes symptomatiques et chez les personnes qui deviendront symptomatiques un ou deux jours plus tard.

Les chiens renifleurs peuvent déceler aussi peu que dix à cent particules virales dans une lingette.

Puisque le virus du Covid-19 n’est pas excrété dans la sueur, si on en trouve sur la peau des personnes atteintes, doit-on comprendre que celles-ci contaminent involontairement toutes les parties à découvert de leur corps ?

Puisque les virus n’émettent pas d’odeur, comment les chiens peuvent-ils déceler un si petit nombre de particules virales ?

Ne peut-on pas imaginer qu’ils reniflent plutôt des molécules présentes en grand nombre dans les gouttelettes respiratoires qui aboutissent sur les avant-bras des passagers et qui proviennent de leurs cellules respiratoires infectées ?

Il en est toujours ainsi avec la science. Plus on apprend et plus on découvre l’immensité de ce qui reste à explorer.

Référence :
‘Close to 100% accuracy’: Helsinki airport uses sniffer dogs to detect Covid

Parus depuis :
Le chien, un allié dans la lutte contre la COVID-19? (2020-12-01)
Dogs can better detect Covid in humans than lateral flow tests, finds study (2021-05-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : statistiques régionales au 24 septembre

Publié le 24 septembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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À noter :
• aujourd’hui, il y a eu 582 nouveaux cas de Covid-19 au Québec,
• la moyenne quotidienne des nouveaux cas au cours des sept derniers jours a été de 55,4 cas par million d’habitants (le double d’il y a dix jours),
• à 117 nouveaux cas par million, la région de Québec devrait être reconfinée (selon les critères de la Santé publique du Québec),
• en vertu des normes allemandes, les régions de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, de Montréal, et de Chaudière-Appalaches devraient l’être également,
• le nombre d’hospitalisations en raison du Covid-19 est actuellement de 184 personnes (le double de celui le 5 septembre).

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel