Covid-19 : les bonnes nouvelles de l’université Colgate

Publié le 26 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Le 8 septembre dernier, nous avions présenté le cas de l’université Colgate.

Cette institution privée, où les étudiants sont pensionnaires, implantait à l’époque une stratégie prometteuse de prévention contre l’éclosion de Covid-19 sur son campus.

Deux mois et demi plus tard, qu’en est-il vraiment ?

En un mot, c’est un succès.

Les tests préalables à l’admission avaient révélé quatre cas positifs chez les employés et huit autres chez les étudiants.

À l’admission, tous les étudiants et tous les professeurs ont été mis en quatorzaine.

Les personnes révélées positives par les tests de préadmission ont été isolées hors campus dans un hôtel acquis tout spécialement par l’université.

Quant aux autres, leur quatorzaine s’est effectuée dans les résidences étudiantes situées sur le campus.

Au total, on a effectué environ onze-mille tests parmi les 3 753 membres de la communauté universitaire (étudiants, professeurs et personnel de soutien).

Malgré toutes les mesures préventives, le nombre cumulatif de cas positifs a passé de douze cas avant l’admission à 53 cas quatre semaines plus tard.

Aucun de ces cas n’a justifié d’hospitalisation.

Toutefois, depuis un mois et demi, il n’y a plus eu aucun nouveau cas de Covid-19.

Le confinement à l’admission, le port du masque obligatoire et une politique de tests généralisés ont donc eu raison de la pandémie.

L’expérience de l’université Colgate rejoint celle de plusieurs pays asiatiques; sans vaccin, il est possible d’éradiquer le virus.

Références :
Covid-19 : l’exemple préliminaire de l’université Colgate
Colgate University proved why testing is key to opening campus amid coronavirus pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Alerte au lot KX9F7 du vaccin antigrippal Flulaval Tetra

Publié le 26 novembre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Normalement, les vaccins antigrippaux ont des effets secondaires mineurs; principalement de la fièvre, des courbattures, de la fatigue et parfois une légère congestion nasale.

En fait, ils donnent une grippe miniature, nous évitant d’attraper une vraie grippe, celle qui pourrait vous clouer au lit et, dans le cas des personnes âgées, compromettre leur survie.

Qu’il s’agisse d’une grippe ou des effets de la vaccination, le coupable est l’interféron, une substance intermédiaire sécrétée lors de l’activation du système immunitaire.

En somme, les effets secondaires habituels des vaccins sont la preuve qu’ils fonctionnent.

Mais il arrive que certains vaccins soient nocifs chez une infime partie de ceux qui les reçoivent. Même si cela est rare, on juge cela inacceptable parce que les vaccins sont administrés à des personnes saines. Or en médecine, le but n’est jamais de rendre malade des personnes en santé.

Un lot suspect

Le 14 novembre dernier, les autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick ont rapporté trois cas d’effets secondaires graves au cours de la semaine qui a suivi l’administration de doses tirées du lot KX9F7 du vaccin Flulaval Tetra du fabricant GSK.

Une personne a développé le syndrome de Guillain-Barré. Une deuxième, une myélite transverse aigüe. Et la dernière, une paralysie de Bell.

Ces rapports ont déclenché une enquête de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dont les conclusions seront attendues prochainement.

Selon le principe de précaution, cinq provinces canadiennes ont suspendu la vaccination à partir de fioles appartenant à ce lot d’ici la fin de l’enquête de l’ASPC.

Ces provinces sont le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et la Saskatchewan.

La Colombie-Britannique ne l’a pas fait parce qu’aucune des doses de Flulaval Tetra qu’elle a achetées ne provient de ce lot.

L’exception québécoise

Des 2,3 millions de doses de ce vaccin achetées par Québec, 7 % (160 000 doses) sont issues du lot KX9F7. De ce nombre, environ 18 046 ont déjà été utilisées. Il reste donc 142 000 doses à administrer de ce lot.

Plutôt que d’imiter les autres provinces, c’est-à-dire de suspendre la vaccination avec le lot KX9F7 et de poursuivre pour l’instant avec les 2,1 millions de doses de Flulaval Tetra provenant d’autres lots, la Santé publique du Québec a décidé de continuer à écouler son stock de KX9F7 avant qu’on découvre si ce lot a quelque chose d’anormal.

Conclusion

Si vous devez prochainement être vaccinés, il serait prudent de demander à voir la bouteille du vaccin qu’on s’apprête à vous injecter.

Si elle est tirée du lot en question, revenez vous faire vacciner une autre semaine, lorsqu’on sera passé à un autre lot de Flulaval Tetra.

Dans un autre ordre d’idée, on voit mal comment le Dr Arruda et son équipe seront capables de vaincre la résistance éventuelle d’une partie de la population à recevoir un vaccin contre le Covid-19 quand, dans ce cas-ci, ces responsables sanitaires n’ont aucun scrupule à poursuivre l’administration d’un vaccin antigrippal potentiellement dangereux.

Références :
Avis destiné au Service Info-Santé
Nova Scotia recalls some flu vaccines after 3 ‘adverse events’ in New Brunswick
Québec continuera d’utiliser un lot de vaccins antigrippaux retiré par cinq provinces

Postscriptum du 27 novembre : L’Agence de la Santé publique du Canada a annoncé aujourd’hui qu’aucune relation de cause à effet n’a pu être établie entre les injections et les effets indésirables signalés.

Rassurées, les cinq provinces (dont le Nouveau-Brunswick) qui avaient suspendu l’utilisation de ce lot de vaccin ont donc repris son administration.

Référence : Les vaccins antigrippaux retirés par cinq provinces sont sécuritaires, tranche Ottawa

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : quand la ventilation est prise au sérieux

Publié le 18 novembre 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Les gouttelettes respiratoires

Qu’elle soit symptomatique ou non, toute personne atteinte du Covid-19 émet des gouttelettes respiratoires dès qu’elle parle, chante, crie, tousse ou éternue.

En somme, toute personne contagieuse est une fontaine à Covid sauf lorsqu’elle est silencieuse.

Ces gouttelettes respiratoires se divisent en deux groupes. Les plus grosses (appelées postillons) tombent généralement au sol à moins de deux mètres. Les plus petites (appelées aérosols) demeurent en suspension dans l’air et peuvent voyager beaucoup plus loin.

Les unes et les autres sont des fragmentations de tailles différentes du liquide qui tapisse l’intérieur de la bouche, de la gorge et du nez.

Conséquemment, chez une même personne atteinte, si on recueillait un millilitre de postillons et un millilitre d’aérosols, évidemment il faudrait beaucoup plus d’aérosols pour faire un millilitre, mais les deux contiendraient exactement le même nombre de particules virales.

Pour justifier une distance sanitaire limitée à deux mètres, les autorités sanitaires prétendent que les postillons peuvent contenir des virus, mais pas les aérosols.

Cette distinction ne repose sur aucune base scientifique.

Ce qui est certain, c’est que lorsqu’une personne est contagieuse, plus on s’en éloigne, mieux c’est.

Scientifiquement, si on n’avait pas à tenir compte de l’inertie de l’air, la contagiosité diminuerait avec le carré de la distance. À deux mètres, elle serait quatre fois moins contagieuse qu’à un mètre. Et à trois mètres, ce serait neuf fois moins. Et ainsi de suite.

À l’intérieur, une personne contagieuse est entourée d’un nuage invisible de virus qu’on pourrait comparer à de la fumée de cigarette. Un nuage qui se dissipe lentement et que traine derrière elle la personne contagieuse en mouvement lorsqu’elle parle, chante, crie, tousse ou éternue.

C’est précisément en raison de sa dispersion insidieuse que cette pandémie a causé autant de morts.

L’idée que le ‘deux-mètres’ est une frontière magique au-delà de laquelle nous sommes en sécurité relève davantage de la sorcellerie que de la science.

Dans cent ans, nos arrière-petits-enfants riront de telles sornettes.

Pour les autorités sanitaires qui en font la promotion, le ‘deux-mètres’ fait figure de confinement portatif, c’est-à-dire d’un confinement qu’on amène avec soi comme une grosse crinoline invisible…

L’importance de la ventilation

Si la pandémie se propage plus facilement au cours de la saison froide, c’est essentiellement parce qu’on vit alors à l’intérieur, là où le vent ne peut pas dissiper les virus.

Afin de diminuer cette propagation à l’école, on a suggéré d’augmenter l’aération des classes.

À part ouvrir les fenêtres — ce qui, en hiver, peut être inconfortable pour les élèves frileux — les choix sont limités au Québec.

S’inspirant d’une idée torontoise, les dirigeants de la commission scolaire anglo-montréalaise Lester-B.-Pearson ont commandé en septembre 420 purificateurs d’air équipés de filtres HEPA, au cout d’un demi-million de dollars (plus de mille dollars l’unité).

On vient de les recevoir. Ils seront distribués à tous les établissements scolaires sur lesquels la commission a autorité.

Ultrasilencieux, chaque appareil peut filtrer l’air de toute une classe aux douze minutes.

Chapeau bas !

Je soupçonne que le meilleur endroit pour placer le purificateur, c’est au centre de la classe, en disposant les élèves autour de lui en cercles concentriques.

Références :
Conférence de presse de François Legault et Christian Dubé — Le 12 novembre 2020
Des écoles prennent les devants pour une meilleure ventilation
Lester B. Pearson School Board
Testing mobile air purifiers in a school classroom: Reducing the airborne transmission risk for SARS-CoV-2

Parus depuis :
Two metres or one: what is the evidence for physical distancing in covid-19? (2020-08-25)
Une ventilation « maison » pour les écoles (2020-11-19)
Des tests secrets révèlent la mauvaise qualité de l’air dans les écoles (2020-11-25)
COVID-19 : Voici pourquoi la ventilation est importante (2020-12-10)
La cigale et la COVID-19 (2020-12-12)
COVID-19 : des experts demandent une reconnaissance de la transmission par aérosols (2021-01-04)
Talking can spread Covid as much as coughing, says research (2021-01-20)
Une enseignante sommée de retirer des purificateurs achetés par des parents (2021-01-29)
German Covid super-spreader event driven by poor ventilation, study finds (2021-09-08)
Real-world data show that filters clean COVID-causing virus from air (2021-10-06)
COVID-19 : et si on pouvait offrir un purificateur d’air pour 100 $ par classe? (2022-08-16)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nombre cumulatif des décès dus au Covid-19 dans les pays scandinaves au 15 novembre 2020

Publié le 15 novembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Morts par million d’habitants

Que disait-on au juste au sujet du ‘modèle suédois’ ?

Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

Paru depuis :
Sweden’s frontline health care workers are quitting in worrying numbers as COVID cases spike (2020-12-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : diminution du taux de mortalité

Publié le 12 novembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes


 
Au cours des premiers mois de la pandémie, les médecins avaient à leur disposition très peu d’outils pour combattre efficacement le virus chez les patients gravement atteints.

En présence d’insuffisance pulmonaire, on a cru qu’il suffisait de donner à respirer un air enrichi d’oxygène ou d’intuber.

Puis on s’est rendu compte que si les échanges gazeux ne se faisaient pas correctement, c’est que les alvéoles pulmonaires étaient engorgés de sécrétions. Or administrer des doses élevées d’oxygène, cela endommageait les alvéoles encore sains.

De nos jours, l’oxygène est administré de manière plus judicieuse.

Et on a pris l’habitude de placer certains patients sur le ventre ou sur le côté pour faciliter le grainage de leurs sécrétions.

Alors qu’il est logique de croire que plus le système immunitaire est puissant, plus il nous protège des infections, on a réalisé qu’il en était autrement chez les patients gravement atteints par le Covid-19.

Chez ces derniers, une tempête immunitaire détruisait les poumons plutôt que s’attaquer au virus. D’où les résultats spectaculaires obtenus par l’administration de dexaméthasone, ce qui modère le système immunitaire.

À cela se sont ajoutés des médicaments dont on tente encore de connaitre la place exacte dans notre arsenal thérapeutique; le remdésivir, les anticorps monoclonaux et les anticoagulants.

Le résultat, c’est que dans la ville de New York, le taux de mortalité chez les patients atteints admis aux soins intensifs a chuté de 25,6 % en mars à 7,6 % en aout.

Une partie de l’explication vient du fait que l’âge moyen de ces patients est passé de 63 à 49 ans au cours de cette période.

Malgré cela, dans tous les groupes d’âge, la mortalité a diminué sensiblement.

En Angleterre, du 24 juin au 4 aout, la mortalité du Covid-19 chez les patients testés positifs a diminué des trois quarts en six semaines.

En raison, encore une fois, de la disponibilité de nouveaux outils thérapeutiques et du fait que les personnes atteintes sont moins âgées qu’avant.

On peut donc anticiper que l’augmentation du nombre de cas au cours de la ‘seconde vague’ ne s’accompagnera pas d’une augmentation aussi grande des décès.

C’est le signe que les soins aux personnes gravement atteintes s’améliorent.

Lorsqu’on sera moins occupé à sauver des vies, il nous restera à découvrir comment soulager ceux qui survivent au Covid-19 au prix de séquelles importantes.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
The Declining Case Fatality Ratio in England
Trends in COVID-19 Risk-Adjusted Mortality Rates

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : ‘aplatir la courbe’ ne suffit pas

Publié le 4 novembre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

Un objectif voué à l’échec

Dès le début de la pandémie, les autorités sanitaires du Québec se sont donné comme but d’aplatir la courbe de la contagion au Covid-19.

À Paris et à Genève (à l’Organisation mondiale de la Santé), on utilisait la même expression. Aux États-Unis le célèbre Dr Fauci disait la même chose en anglais. Bref, toutes les autorités sanitaires d’Occident se sont passé le mot.

Mais voyez ce qui se passe en Europe ces temps-ci. Partout où on s’est contenté d’aplatir la courbe — c’est-à-dire de la réduire à un plateau qu’on croit gérable — la pandémie fait rage et les autorités sanitaires ne savent plus où donner de la tête.

En Extrême-Orient et en Océanie, on a plutôt cherché à éradiquer le virus du territoire national. Évidemment, cela est plus facile lorsqu’on est une ile ou un archipel comme c’est le cas du Japon, de Taïwan ou de la Nouvelle-Zélande.

Mais même dans les pays entourés de voisins (comme le Vietnam et la Chine), on ne s’est pas contenté d’aplatir la courbe. On a fait disparaitre complètement la pandémie, quitte à reconfiner sélectivement une ville ou une région si le mal y réapparaissait.

En réalité, dès qu’il ferme ses frontières, tout pays devient comparable à une ile.

Là où on a éradiqué le virus ce printemps, les restaurants sont maintenant pleins, les clients affluent dans les boutiques, les rues sont envahies de flâneurs et l’économie roule allègrement. Et les petits commerçants ne vivent pas dans la crainte continuelle qu’une tuile pourrait leur tomber sur la tête.

Le Covid-19 est comme un feu de broussaille. Si l’objectif des pompiers n’est que de réduire la taille des flammes, ils échoueront. Même s’ils réussissent à étouffer le brasier à l’état de tisons, ce n’est pas assez; l’incendie reprendra dès qu’ils auront le dos tourné.

Les pays riches d’Occident sont condamnés à fermer et à rouvrir leur économie de manière cyclique d’ici un an ou deux, tant qu’ils n’auront pas compris le message.

Les clés de la réussite

Le confinement total — comme celui imposé partout le printemps dernier — est extrêmement efficace. Les raisons sont évidentes; il est impossible d’attraper un microbe auquel on n’est pas exposé.

Toutefois, en lui-même, le confinement est un exercice d’utilité restreinte si on ne se prépare pas au déconfinement. Sinon, tout est rapidement à recommencer. Comme ces pompiers qui abandonnent leur combat prématurément.

Or un déconfinement, cela se prépare. Pour ce faire, il faut des millions de tests et des milliers de préposés pour tester la population et trouver les foyers d’infection.

Les pays qui ont réussi ce combat sont connus.

Toutefois, leur faible nombre de morts par million d’habitants ne signifie pas que ces pays ont sauvé des vies; ils ont plutôt différé des morts.

Le principe est de pelleter les morts vers l’avant jusqu’à ce que la pandémie disparaisse. Parce que toutes les pandémies ont une fin. C’est alors que les mortalités différées deviennent des vies sauvées.

Les autorités sanitaires qui déclarent que nous devrons apprendre à vivre avec le virus ne font qu’avouer leur échec à contenir la pandémie. Laisser se développer l’immunité grégaire n’est pas une stratégie; c’est la résignation de l’impotent.

Tous les pays qui ont excellé dans leur lutte contre la pandémie ont suivi la même stratégie.

Pendant à peine quelques semaines, ils ont confiné leur population.

Ce confinement n’est indiqué que lorsque la pandémie fait rage de partout. Si on s’y prend tôt (comme ces jours-ci en Slovaquie), on peut passer directement à l’étape suivante.

L’étape suivante est le déconfinement.

Vers la fin du confinement ou dès que le déconfinement est proclamé, on doit se lancer à la recherche généralisée des ‘tisons’, c’est-à-dire des foyers résiduels d’infection.

Les pays qui ont excellé au printemps dernier l’ont tous fait avec des moyens rudimentaires; à l’époque, les tests salivaires ou sanguins n’existaient pas encore.

Puis ils ont imposé une quatorzaine draconienne aux personnes atteintes et utilisé une multitude d’enquêteurs pour trouver les personnes qu’elles auraient pu contaminer.

En somme, on a tout mis en œuvre pour déceler et éteindre les foyers d’infection.

S’inspirant de la ‘recette asiatique’, la Slovaquie a dernièrement testé ses 5,5 millions d’habitants en deux (2) jours.

À cette fin, plus de quarante-mille testeurs — travailleurs de la Santé, forces de l’ordre et volontaires — œuvrant dans cinq-mille sites de prélèvement, ont trouvé 25 850 foyers d’infection, aussitôt confinés.

Puisque les tests utilisés en Slovaquie possèdent une efficacité située entre 70 et 90 %, on testera toute la population de nouveau dans quelques jours.

La lutte ‘broche à foin’ du Québec

Ici au Québec, on effectue quotidiennement 28 000 tests. Cela correspond à tester 0,5 % de la population par jour (cent fois moins qu’en Slovaquie).

On ne teste que les personnes symptomatiques, laissant les autres personnes contagieuses libres de propager le virus.

Qui s’étonnera du fiasco prévisible ?

Pour prévenir les contacts, les préposés sont tellement débordés qu’ils suggèrent aux personnes atteintes de le faire elles-mêmes…

Alors qu’il faut un millier de préposés dédiés à la recherche de contacts par million d’habitants (soit 8 500 pour le Québec), on n’en a que 750.

Et les délais pour obtenir le résultat des tests sont tellement longs que ces préposés sont découragés, ayant à contacter en moyenne 73 contacts pour chaque cas.

La majorité du temps, les personnes contactées peinent à se souvenir des personnes rencontrées il y a plus de trois jours.

Alors on compte sur des applications téléphoniques (vouées à l’échec) pour prévenir les utilisateurs qui ont été en contact avec des personnes contagieuses et on prie le Ciel pour qu’apparaisse miraculeusement un vaccin efficace à 100 % (ce qui est impossible avec les coronavirus).

Entretemps, on ferme des pans entiers de l’économie — des bars, des restaurants, des salles d’entrainement, des salles de spectacles, des cinémas, des auberges, des hôtels, etc.— sans que ces établissements soient en cause dans la recrudescence des cas.

En adoptant cette stratégie grossière de lutte contre la pandémie, le gouvernement québécois accule à la faillite des centaines de petites ou moyennes entreprises (PME), alors que les PME emploient la grande majorité de la population du Québec.

Puisque les autorités sanitaires du Québec s’entêtent à s’inspirer des pays qui ont foiré dans leur lutte contre la pandémie (les pays riches d’Occident), on devrait peut-être songer à confier cette lutte à des gens désireux de s’inspirer des pays gagnants, soit ceux d’Extrême-Orient et d’Océanie.

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus, dit Dr Arruda
China is winning the global economic recovery
Covid-19 : évolution en sept mois
Covid-19 : les outils de recherche de contacts
Half of Slovakia’s population tested for coronavirus in one day
Mythes et réalités des vaccins contre le Covid-19

Parus depuis :
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
I’ve been in Covid quarantine in South Korea – there’s a lot Britain can learn (2021-02-05)
Le plan pour éviter une troisième vague (2021-02-08)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)
How Taiwan triumphed over Covid as the UK faltered (2021-03-24)
Les vaccins seuls ne pourront vaincre les variants (2021-04-14)
La stratégie du «zéro COVID-19» a été plus payante que le «vivre avec» (2021-05-07)
Taipei, capitale du combat réussi contre le Covid-19 (2021-05-10)
Dépistage chez les travailleurs essentiels — une méthode « sûre, acceptable et peu coûteuse », conclut l’étude (2021-06-15)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une publicité déplorable

Publié le 3 novembre 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Je viens de voir une nouvelle publicité gouvernementale destinée à favoriser le respect des mesures sanitaires.

Elle met en vedette un commentateur sportif qui n’est pas en cause dans la critique qui va suivre.

Sous le thème ‘Évitons les rassemblements’, on y entend :

En ce moment, il faut se serrer les coudes. Il faut juste être discipliné. Et ça, je sais qu’on est capable.

Il suffit juste de suivre les mesures en place :
• éviter les rassemblements en famille ou entre amis,
• respecter le deux mètres.

Plus on va le faire, plus vite on pourra remplir des estrades comme ici.

Pas un mot sur le port du masque. Je n’en reviens pas. En fait, je suis furieux.

‘Éviter les rassemblements’ est une autre manière de suggérer de se tenir loin des gens qui pourraient être porteurs du virus.

Cette publicité est une manière de réitérer les fondements de la lutte sanitaire au Quebec, soit de suggérer le respect de la distance sanitaire et de se laver les mains. En somme, c’est s’entêter à baser cette lutte sur les deux mesures les moins efficaces contre la pandémie.

Personnellement, je passerai la période des fêtes chez moi. C’est mon choix.

Mais nous savons tous qu’un grand nombre de personnes assisteront quand même à des réunions de famille et que d’ici là, des jeunes se réuniront plus nombreux qu’ils ne devraient l’être.

Dans une réunion de famille, il suffit de ne pas servir de boissons ni d’amuse-gueules avant le repas, pour que la plupart des invités soient capables de s’apprécier mutuellement même masqués.

De plus, on évitera toute musique d’ambiance qui aurait pour effet d’inciter les personnes présentes à hausser la voix et donc à émettre davantage de gouttelettes respiratoires et des gouttelettes projetées plus loin.

À table, ce sera différent. Au mieux, les invités mangeront dispersés ou par groupes réunissant des gens qui habitent habituellement sous le même toit.

Imaginez que chaque personne contagieuse soit une fontaine à Covid. En mangeant et en parlant — donc sans masque — elle ne contaminera que ses voisins. Mais si cette personne avait passé la soirée à visage découvert, elle aurait peu à peu contaminé tout le monde qu’elle aurait croisé.

Plus le nombre d’invités est grand, plus cela est vrai.

Voilà comment le masque, en dépit de ses limites, sauve des vies; il peut faire la différence entre contaminer quelques voisins de table ou un grand nombre d’invités.

Pour les irréductibles qui veulent absolument boire une bière et discuter entre amis, on doit faire comme les fumeurs; on met son manteau et on va discuter et boire dehors à bonne distance les uns des autres.

Pendant des mois, les autorités sanitaires du Québec ont mené une campagne rétrograde contre le port du masque. Encore de nos jours, elles préfèrent recommander la distance sanitaire, une mesure bonne mais insuffisante en elle-même pour lutter contre la pandémie.

Au cours du mois dernier (soit octobre), le nombre de morts par million d’habitants a été exactement le triple au Québec que dans le reste du pays.

Dans la lutte contre la pandémie, le Québec est la honte du Canada. On se demande pourquoi…

Je ne connais pas l’identité de celui qui a conçu cette publicité. À mon avis, ce petit génie ne mérite pas de félicitations; son ‘chef-d’œuvre’ devrait être retiré des ondes.

Tout de suite.

Postscriptum du 6 novembre 2020 : Je viens de prendre connaissance d’une autre publicité toute aussi navrante, mettant en vedette cette fois une comédienne québécoise.

De nouveau sous le thème ‘Évitons les rassemblements’, on y entend à-peu-près le même message et les deux mêmes recommandations.

À toujours voir les autorités sanitaires du Québec promouvoir les mesures les moins efficaces contre le Covid-19, on en vient à penser que leur objectif véritable, c’est celui annoncé en avril dernier; laisser se développer l’immunité ‘naturelle’. Une autre manière de dire qu’on veut que les gens attrape le Covid-19.

Postscriptum du 4 décembre 2021 : Pendant des mois, les autorités sanitaires du Québec ont conservé sur YouTube des copies de la publicité télévisée créée pour le temps des Fêtes 2020.

Maintenant que leur gestion de la crise sanitaire est remise en question dans le cadre de trois enquêtes, on détruit les preuves et on tente de réécrire l’histoire.

Voilà pourquoi ces deux vidéos ont mystérieusement disparu.

Le mal est fait. C’est à l’époque qu’il fallait promptement retirer ces publicités trompeuses. Les retirer maintenant relève de la dissimulation.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en sept mois

Publié le 1 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov.
Pérou 2 33 149 299 588 880 983 1042
Belgique 73 676 834 842 849 853 863 1002
Espagne 194 532 581 607 608 623 684 767
Brésil 1 29 149 286 440 576 680 751
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680 744
Chili 1 14 66 301 498 591 669 743
Québec 4 238 549 651 669 679 689 734
Équateur 6 52 210 259 325 372 646 715
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642 713
Mexique 0 37 81 215 362 499 601 709
Argentine 1 5 12 35 79 193 448 687
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621 687
Italie 206 467 554 575 581 587 594 642
Panama 7 44 80 149 335 463 551 624
Colombie 0 6 19 68 203 393 513 617
Suède 24 262 442 532 568 575 583 587
France 53 367 432 457 464 470 490 567
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357 482
Arménie 1 11 46 153 253 297 325 460
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331 447
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374 434
Iran 37 75 98 130 202 257 313 418
Irlande 15 262 343 352 357 359 365 386
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263 381
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253 368
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283 326
Rép. Tchèque 4 22 30 33 36 40 63 312
Israel 3 24 31 35 57 104 176 278
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180 271
Irak 1 2 5 51 119 176 228 271
Suisse 54 205 224 227 229 232 239 268
Honduras 1 8 21 50 135 189 237 268
Portugal 18 98 140 155 170 179 194 250
Oman 0 2 10 36 88 135 182 242
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194 207
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181 207
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121 196
Russie 0 8 33 65 96 119 143 193
Hongrie 2 33 55 61 62 64 81 188
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148 187
Bulgarie 1 10 20 34 56 93 121 187
Koweït 0 7 51 83 105 125 143 182
Albanie 5 11 11 22 56 100 135 180
Slovénie 2 46 54 56 60 67 76 175
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163 174
Ukraine 1 6 16 27 39 60 96 167
Arabie saoudite 0 5 15 49 82 112 137 155
Pologne 1 17 28 39 46 54 67 153
El Salvador 0 2 7 28 71 111 131 151
Croatie 1 18 25 26 35 46 69 137
RoC* 3 51 94 106 113 117 120 135
               
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0 14,0
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4 14,0
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1 9,1
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6 4,7
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le cas de la République tchèque

Publié le 1 novembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Vue de Prague

Le 23 mars 2020, dès l’apparition du premier mort causé par la pandémie en République tchèque, ce pays devenait le premier en Europe à imposer le port du masque.

Le 23 mai, le nombre de morts par million d’habitants (mpm) atteignait 29, soit le cinquième de ce qu’on comptait au Québec après deux mois de pandémie, deux mois au cours desquels nos autorités sanitaires à nous déconseillaient le port du masque afin de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’.

Le pont Charles

Le 1er juillet, dans la capitale tchèque, on organisait tout le long du pont Charles un immense banquet pour célébrer la fin de la crise du coronavirus.

Le 23 septembre, la République tchèque en était à 52 mpm, soit environ le douzième du bilan meurtrier au Québec.

Mais il aura suffi de cinq semaines supplémentaires pour que l’avance tchèque s’estompe en bonne partie; du 23 septembre au 29 octobre, le nombre de mpm sautait de 52 à 267 alors qu’il progressait lentement au Québec.

Actuellement, la République tchèque est, de loin, le pays européen le plus atteint par la pandémie.

Le nombre de cas actifs y est de 178 578 personnes sur une population de 10,7 millions d’habitants. Concrètement, une personne sur 69 dans tout le pays est présentement contagieuse.

Si vous preniez le métro de Prague, dites-vous que pour chaque tranche de 69 passagers, il y a une personne qui se transforme en ‘fontaine à Covid’ dès qu’elle se met à parler.

Mais que s’est-il passé entre le 23 septembre et le 29 octobre ?

Des élections.

À la fin de l’été, alors que de nombreux Tchèques revenaient de leurs vacances à l’Étranger, rapportant ainsi le virus, le parti populiste au pouvoir a hésité à prendre les mesures parce que des élections approchaient.

En effet, les 9 et 10 octobre se tenaient les élections régionales et le premier tour des élections sénatoriales.

Pour éviter que des mesures sanitaires impopulaires nuisent à l’élection d’alliés régionaux du parti au pouvoir, on a laissé faire la pandémie quelques semaines en se disant qu’on se reprendrait lorsque le scrutin serait terminé.

Les mains liés par la stratégie gouvernementale, Adam Vojtěch, ministre de la Santé, a démissionné le 21 septembre.

La suite était prévisible. La pandémie est comme un feu de broussaille; un moment d’inattention et la première chose qu’on voit, c’est que le brasier fait rage partout.

Références :
Covid-19 : évolution en six mois
La République tchèque, rattrapée par l’épidémie de Covid-19, prend des mesures drastiques
Legault mise sur l’«immunité naturelle» des Québécois

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la Déclaration de Great Barrington

Publié le 28 octobre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Il existe autant de différence entre la science et les autorités scientifiques qu’il existe de différence entre Dieu et les autorités religieuses.

Dans le cas de la pandémie actuelle, personne n’est diplômé en Covid-19. Qu’on soit médecin, virologue ou épidémiologiste, chaque personne qui se présente à nous à titre d’expert est en réalité quelqu’un qui apprend sur le tas, au fur et à mesure que la science découvre les secrets du virus.

Et comme ces chefs religieux qui s’excommunient les uns les autres, les experts ne sont pas tous du même avis.

D’où le gouffre qui sépare le succès obtenu par les autorités sanitaires des pays d’Extrême-Orient et le fiasco obtenu par leurs collègues des pays riches d’Occident.

La naissance d’un manifeste

Le 4 octobre dernier, un groupe d’experts internationaux ont signé un manifeste préconisant que la lutte étatique contre le Covid-19 se limite essentiellement à une politique de protection ciblée.

Cette politique consisterait à protéger les personnes vulnérables tout en laissant l’épidémie se répandre dans le reste de la population. Comme on le fait déjà à chaque épidémie de grippe lorsque le vaccin s’avère inefficace.

L’objectif est de limiter le nombre des victimes tout en laissant le pays s’immuniser à la dure et devenir dorénavant réfractaire à toute nouvelle pandémie causée par ce virus-là.

Cette déclaration est dite de ‘Great Barrington’ parce que c’est dans cette ville de sept-mille habitants, située au Massachusetts, qu’elle est née.

Plus précisément, elle fut signée dans les bureaux de l’American Institute for Economic Research, un organisme libertarien qui est lié aux plus importants groupes de réflexion d’extrême droite aux États-Unis.

Le talon d’Achille

Pour qu’on atteigne l’immunité grégaire — soit un taux d’immunité collective qui rende la population réfractaire à la pandémie — il faut que soixante pour cent des gens aient attrapé le Covid-19 et en aient développé des anticorps.

Selon les modélisations les plus plausibles, l’atteinte de cet objectif se ferait au prix de 39 000 à 56 200 morts au Québec.

Cela correspond, en sol québécois, à plus de vingt fois le bilan meurtrier des attentats du World Trade Center de New York. En somme, l’immunité grégaire correspond à une tuerie de masse justifiée, dit-on, pour le bien de l’économie.

Malheureusement, il n’existe aucune preuve scientifique que l’immunité au Covid-19 soit durable.

On possède bien quelques rapports anecdotiques de patients réinfectés des mois plus tard, mais on ne connait pas encore l’importance réelle du phénomène.

Toutefois, une étude réalisée du 20 juin au 28 septembre auprès de 350 000 personnes choisies au hasard a révélé que l’immunité au Covid-19 ne dure que quelques mois.

D’où la question : à quoi ça sert de provoquer la mort de dizaines de milliers de personnes quand l’objectif (laisser se développer l’immunité) est perpétuellement à recommencer au bout de quelques mois ?

De plus, personne ne connait les effets à long terme de l’infection au Covid-19 au sein des groupes d’âge jugés peu à risque. Qu’en est-il cinq ou dix ans plus tard ?

Bref, la Déclaration de Great Barrington est une fumisterie.

Références :
American Institute for Economic Research
Apprendre à vivre sous la menace du Covid-19 : les non-dits de nos gouvernements
As a Covid-19 survivor, I don’t have blind faith in health experts. Here’s why
Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (4e partie)
COVID-19 : l’immunité « diminue assez rapidement », selon une étude
Des scientifiques lancent une pétition contre le confinement
Herd immunity letter signed by fake experts including ‘Dr Johnny Bananas’
Miser sur l’immunité collective «n’est pas une option», dit l’OMS
The pursuit of herd immunity is a folly – so who’s funding this bad science?
Un Américain devient le cinquième cas de réinfection à la COVID-19
Why herd immunity strategy is regarded as fringe viewpoint

Parus depuis :
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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