Tournesol du Mexique et Trachélie bleue

Publié le 25 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Tithonia rotundifolia ‘Fiesta del Sol’
Trachelium caeruleum ‘Devotion Blue’

Dans les jardins d’accueil du Jardin botanique de Montréal…

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Cosina 28mm Macro f/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/11,0 (?) — ISO 640 — 28 mm
2e  photo : 1/50 sec. — F/11,0 (?) — ISO 320 — 28 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


iPad vs netbook

Publié le 23 juillet 2011 | Temps de lecture : 9 minutes

Les ardoises existent depuis plusieurs années mais c’est le succès de l’iPad qui a offert une alternative sérieuse aux plus petits ordinateurs conventionnels, les netbooks.

Différences matérielles

Les netbooks n’ont pas de lecteurs de CD, DVD ni Blu-ray, ont des écrans d’une diagonale de 5 à 12 pouces, pèsent entre 1 et 1,5 kg, sont dotés habituellement d’un disque dur de 160 à 250 Go, d’un ou de deux Go de mémoire vive, de ports USB, de connections Bluetooth et d’Internet sans fil, d’une mini-camera et se vendent entre 150$ et 350$. La pile standard permet une autonomie d’environ trois heures.

Les iPads sont des ardoises électroniques. Ils n’ont pas de clavier matériel, pas de lecteur CD, DVD et Blu-ray, ni de port USB, ont des écrans tactiles d’une diagonale de 9,7 pouces, pèsent environ 600g, sont dotés d’une capacité de stockage de 16 à 64 Go, de 256 ou de 512 Mo de mémoire vive, de connections Bluetooth et d’Internet sans fil, de deux mini-cameras (sur l’iPad2) et se vendent entre 500$ et 850$ selon le modèle. Leur autonomie est de huit à dix heures.

En somme, la distinction fondamentale entre les caractéristiques matérielles des netbooks et les iPads, c’est que les netbooks ont une plus grande capacité de stockage, ont des ports USB, plus de mémoire vive, ont un clavier, et sont moins chers. Les iPads sont deux fois plus légers et ont un écran tactile.

À comparer leurs différences matérielles, on se demande ce qui explique la popularité des iPads.

La saisie des donnés sur un iPad

Si les iPads n’ont pas de clavier matériel, ils ont néanmoins un clavier virtuel qui apparait automatiquement à l’écran que dès qu’on accède à une boite de saisie. Ce clavier ne possède pas de caractères accentués. Toutefois, il suffit de laisser le doigt appuyé sur une voyelle du clavier virtuel pour que ce dernier vous offre toutes ses alternatives accentuées : on déplace le doigt vers l’alternative voulue et celle-ci est alors choisie.

Ceci est évidemment plus long que de saisir du texte à l’aide d’un clavier ordinaire. Toutefois, j’aurais aimé disposer d’un tel clavier pour accéder aux caractères tchèques accentuées comme « Š » ou « ý » en faisant mes diaporamas sur Prague : dans ce cas précis, cela aurait été beaucoup plus facile sur un iPad.

En cas d’erreur, le clavier d’un netbook possède une touche Annuler. Sur l’iPad, une telle touche n’existe pas sur le clavier alphabétique visible par défaut. Toutefois, il suffit d’appuyer sur une touche spéciale de ce clavier pour accéder à un clavier de touches supplémentaires où se trouve justement l’Annuler de l’iPad.

L’utilisateur d’un iPad peut remplacer son clavier virtuel par n’importe quel clavier de son choix (français, anglais ou autre); il peut même en installer plusieurs et changer de l’un à l’autre à la volée.

Sur un iPad, déplacer le curseur à un endroit précis d’un texte est plutôt laborieux. La solution à ce problème aurait pu être d’installer une souris USB : malheureusement, si vous connectez une souris USB à l’aide d’un adaptateur, vous obtiendrez un message d’erreur. Or lorsqu’on tape du doigt sur une lettre, le mieux qui peut arriver, c’est que le curseur se déplace à la fin du mot. Souvent, il se déplacera pas loin, au début ou à la fin d’un autre mot situé aux alentours.

Pour effectuer du couper-coller sur un iPad, le moyen le plus facile est plutôt toucher un mot pendant une ou deux secondes. Ce mot sera alors sélectionné, accompagné de deux boules bleues : l’une apparaissant au début et l’autre à la fin de la zone de sélection. En déplaçant l’une d’elles, on peut agrandir la zone de sélection : dès qu’on arrête, l’iPad vous offrira la possibilité de copier le texte destiné à être collé ailleurs.

Le plus simple est de se procurer un clavier Bluetooth. Malgré son prix (69$) celui-ci est beaucoup moins dispendieux que les comprimés contre les ulcères d’estomac…

Si vous avez écrit un texte dans le métro à l’aide d’un éditeur disponible pour iPad, pouvez-vous le copier sur une clé USB ? Non. Alors on fait quoi ? Eh bien, on peut faire du couper-coller vers un site Web, un blogue, ou sur Facebook, ou s’envoyer le texte par couriel. Passer par l’internet est la seule manière de transférer un texte disponible sur un iPad.

Logiciels et incompatibilités

Sur un netbook, vous pouvez installer n’importe quel logiciel compatible avec votre système d’exploitation. De manière analogue, sur un iPad, on ne peut installer que les mini-applications expressément conçues pour l’iPad.

Il y en a des dizaines de milliers : elles sont gratuites ou ne coûtent presque rien. Il s’agit d’applications bien faites mais plutôt rudimentaires. J’en ai installé 37 et elles m’ont couté au total moins de vingt dollars. Toutefois, les mini-applications n’ont jamais d’infobulle, ni de menu déroulant. Donc, à moins d’offrir de l’aide en ligne, ces applications peuvent facilement être sous-estimées si l’utilisateur ignore ce dont elles sont capables.

De plus, l’utilisateur d’iPad ne dispose pas d’un gestionnaire de fichiers : on ne peut donc pas disposer ses répertoires et ses fichiers à sa guise. Si par exemple, vous visitez Paris et vous voulez transférer vos photos sur votre iPad, pas de problème. Mais si vous voulez les classer dans différents répertoires selon les quartiers ou les arrondissements et ainsi éviter d’avoir à le faire à votre retour de voyage sur votre ordinateur, oubliez-ça.

Sur un netbook, on peut regarder n’importe quel fichier QuickTime. Si la résolution d’une vidéo est nettement plus élevée que la résolution de l’écran, QuickTime abaissera cette résolution à la volée. Pas sur un iPad.

Pour lire une vidéo QuickTime que vous avez vous-même créée, on doit l’installer d’abord sous l’iTunes d’un ordinateur, de connecter l’iPad à cet ordinateur, puis de synchroniser les deux.

Les iPads sont également incompatibles avec les technologies Flash d’Adobe. Cela signifie que vous ne pouvez pas utiliser un iPad pour voir des vidéos du site de Radio-Canada, par exemple. Quant à « Tou.tv », ses émissions ne peuvent pas être regardées sous un fureteur mais sont visibles à l’aide de la mini-application gratuite disponible à l’App Store.

Qu’ils fonctionnent sous Windows ou Linux, les netbooks sont toujours multi-tâches alors que les iPads ne le sont jamais.

La navigation gestuelle

Les premières ardoises électroniques à connaître le succès furent les iPads. Ces derniers doivent leur popularité à leur système d’exploitation conçu pour une utilisation du bout des doigts. Il suffit de glisser un doigt, d’en écarter deux ou de les rapprocher, etc.

L’iPad est utile au représentant désireux de démontrer les avantages d’un produit à un client potentiel, au professeur voulant afficher les diapositives d’une conférence sur un grand écran connecté à son iPad, etc.

C’est ainsi que pour le représentant habitué à faire des présentations PowerPoint sur un ordinateur portable, l’iPad est une merveilleuse invention ; transporter toute la journée un appareil aussi léger que l’iPad fait toute la différence.

Depuis que j’ai un blogue, je fais presque quotidiennement une revue de presse sur mon ordinateur portable, à la recherche de sujets à traiter. À force de cliquer et surtout à d’enfoncer fréquemment la souris pendant plusieurs secondes (afin de faire défiler du texte, par exemple), je commençais à développer une fatigue du poignet — ce que je n’ai pourtant jamais éprouvé à l’adolescence — et qui me semblait être un signe annonciateur du syndrome du tunnel carpien.

Avec l’iPad, cette revue de presse est extraordinairement agréable. C’est ainsi qu’on passe à la page suivante d’un geste de la main, presque comme on tournerait les pages d’une revue.

Conclusion

Je me suis procuré un iPad peu de temps après avoir réalisé que les vidéos sur mon blogue ne pouvaient pas être vues sur ces appareils. Depuis, elles sont toutes sous YouTube (et non plus sous VideoPress), ce qui les rend disponibles à ceux qui parcourent l’internet sur leur iPad.

Avant cet achat, les iPads me semblaient être des netbooks tarés ou des appareils pour internautes passifs ; on pouvait regarder des vidéos ou des photos, écouter de la musique, naviguer sur l’internet, etc. mais on ne pouvait installer aucune application professionnelle, ni gérer ses fichiers à sa manière. Bref, on ne pouvait rien créer de sérieux.

Depuis je me rends compte que les ardoises électroniques sont idéales pour la consultation de textes disponibles sur l’internet ou afin de lire des livres électroniques. Pour le chercheur ou l’élève qui doit préparer un devoir, la navigation gestuelle est le meilleur préventif contre le syndrome du tunnel carpien.

Les ordinateurs conventionnels (dont les netbooks) sont supérieurs pour la création de textes, la retouche photographique, la comptabilité, etc. parce qu’ils permettent le recours à des applications professionnelles.

Bref, l’un et l’autre ont leurs propres forces et faiblesses. On peut donc s’attendre à voir apparaitre un jour des appareils combinant les avantages des deux. Les indiscrétions relatives à la prochaine version de Windows nous permettent d’anticiper cela pour bientôt.

Note : Pour voir la photo du fond d’écran de l’iPad, cliquez sur ceci. Toutefois, pour la photo du fond d’écran du netbook, cliquez plutôt sur cela.

2 commentaires

| Informatique | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Hortensia sur la rue St-Denis

Publié le 22 juillet 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

L’Hydrangea macrophylla (appelé Hortensia) est une espèce d’arbuste vivace originaire du Japon. Sauf pour la variété à fleurs blanches, la floraison de l’Hortensia est rose à rouge en sol neutre ou calcaire, et bleu en sol acide.

Pour obtenir cette coloration bleutée, on évite donc l’arrosage avec l’eau calcaire de la ville et on cultive la plante dans un terrain très acide (terre de bruyère pure, tourbe acide, mousse de sphaigne, etc.).

Les produits commerciaux bleuissant pour hortensias sont en général formulés avec du sulfate d’aluminium, reconnu pour stimuler cette coloration bleutée.

Remarque : Depuis hier soir, je cherchais à comprendre pourquoi — sur un Macintosh — la photo ci-dessus apparait si moche sous la version actuelle de Google Chrome (12.0.742.122) alors qu’elle s’affiche correctement sous Firefox (4.0.1 et 5.0.1).

Après de multiples tests, j’ai découvert ce matin que Chrome ne tient pas compte du profil de couleur de cette photo (Adobe RGB 1998). En changeant de profil pour sRGB et en rafistolant la photo, on atténue cette différence sans l’éliminer complètement.

Sous Windows, l’écart entre les deux fureteurs est imperceptible.

Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm f/1,7 — 1/640 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Rudbeckia sur la rue Maquire

Publié le 21 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

En finissant de travailler, des marguerites jaunes étaient là à faire les belles devant mon appareil photo…

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Voigtländer 25mm F/0,95 — 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 100 — 25 mm

Laissez un commentaire »

| Botanique, Fleurs | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 16 diaporamas de Chine

Publié le 20 juillet 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Porte de la Cité interdite, sur la Place Tian’anmen, à Beijing

À quoi ressemble la Chine aujourd’hui ? Comment vivent les Chinois ? Comment s’habillent-ils ? Que mange-t-on dans ce pays ?

Les vidéos de mon premier voyage en Chine, en novembre 2009, permettent de répondre à ces questions. Il s’agit de photos prises à l’occasion d’un voyage organisé dans la moitié orientale de la Chine, essentiellement dans les villes et sites touristiques.

Puisque les deux principales agences de voyages montréalaises proposant des voyages en Asie, offrent essentiellement le même circuit en Chine, ces vidéos donnent à ceux qui songent à y prendre part, une idée de ce qui les attend.

Les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de mille photos en haute définition et des centaines de séquences vidéo, pour un total d’une heure et demie de visionnement.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
Chine01 – De Montréal à Beijing 2:25 26 18
Chine02 – Beijing (jour 1) 9:06 121 27
Chine03 – Beijing (jour 2) 6:58 50 11
Chine04 – Beijing (jour 3) 9:37 87 14
Chine05 – Xi’an (jour 1) 5:57 36 15
Chine06 – Xi’an (jour 2) 6:13 99 10
Chine07 – De Xi’an à Yichang 3:30 40 5
Chine08 à 10 – Croisière sur le Yangzi 7:29 131 13
Chine11 – Chongqing 6:59 117 14
Chine12 – De Chongqing à Suzhou 1:28 34 3
Chine13 – Suzhou et Luzhi sous la pluie 4:29 39 7
Chine14 – Shanghai (discontinué)      
Chine15 – De Shanghai à Yangshuo 3:24 62 8
Chine16 – La rivière Li 9:46 162 18
Chine17 – Guilin 4:34 74 8
Chine18 – Guangzhou (Canton) 5:35 86 14
Chine19 à 21 – Hong Kong 8:18 119 42
Total 1h33:48 1,283 227


Pour consulter la liste des diaporamas de toutes les villes visitées, veuillez cliquer sur ceci

Laissez un commentaire »

| Diaporama, Photos de Beijing — 北京, Photos de Chine — 中国, Photos de Chongqing — 重庆, Photos de Guangzhou — 广州, Photos de Guilin — 桂林, Photos de Hong Kong — 香港, Photos de la rivière Li — 漓江, Photos de Luzhi — 甪直, Photos de Suzhou — 苏州, Photos de voyage, Photos de Wuhan — 武汉, Photos de Xi'an — 西安, Photos de Yangshuo — 阳朔, Photos de Yichang — 宜昌, Photos du fleuve Yangzi — 扬子, Vidéos | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Vue du parc du Centenaire, à Shanghai

Publié le 19 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Il y a sur l’internet des millions de photos de la Chine. Mais très peu d’entre elles sont des photos infrarouges.

Celle-ci a été prise dans le parc du Centenaire, à Shanghai. C’était vers midi, une journée de canicule en septembre 2010. Le vent transportait les bruits aigus du frottement des herbes et du cri des grillons.

En infrarouge, l’eau est noire, tout comme un ciel sans nuage. Puisque les rayons infrarouges représentent près de la moitié de l’énergie émise par le soleil, la végétation est bombardée de ces rayons qu’elle fait rebondir dans toutes les directions.

Normalement bloqués, ces rayons atteignent le capteur des appareils infrarouges. L’intense luminosité du feuillage le fait paraitre pâle, comme recouvert de givre.

Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge noir et blanc, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| infrarouge noir et blanc, Photo infrarouge, Photos de Chine — 中国, Photos de Shanghai — 上海, Photos de voyage | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La poigne

Publié le 18 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Prise dans la campagne entourant la ville chinoise de Guilin, la photo représente une vieille dame bossue qui mène son buffle. J’aime la force de caractère qui se dégage de cette petite femme fière.

Remarque : Pour voir le diaporama duquel cette photo est extraite, cliquez sur ceci.

Détails techniques : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 19 mm

Laissez un commentaire »

| Photos de Chine — 中国, Photos de Guilin — 桂林, Photos de voyage | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les États-Unis : No 1 pour l’éternité…

Publié le 17 juillet 2011 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Le Pew Research Center (PRC) est un organisme américain sans but lucratif créé en 1948 par le fondateur de la Sun Oil Company, Joseph-N. Pew, et son épouse Mary Anderson-Pew.

Entre le 18 mars et le 15 mai dernier, le PRC a effectué un sondage dans vingt-deux pays relativement la possibilité qu’éventuellement la Chine remplace les États-Unis comme première puissance mondiale. Dans les résultats, ce qui m’a intéressé ce sont ceux qui croient que jamais les États-Unis ne seront surpassés par la Chine.

Ceux-ci sont nombreux un peu partout, mais moins au Mexique, en Europe occidentale et dans le sous-continent indo-pakistanais.

Les Libanais, les Indonésiens et les Japonais sont même plus convaincus de la pérennité de la suprématie américaine que les Américains eux-mêmes.
 

La Chine remplacera-t-elle les ÉU comme première puissance mondiale ?

Pays Chine déjà No 1 Oui, un jour Non, jamais
       
États-Unis 13 % 37 % 49 %
Mexique 23 % 40 % 37 %
Brésil 12 % 32 % 56 %
       
Allemagne 12 % 53 % 36 %
Espagne 14 % 54 % 31 %
France 23 % 49 % 28 %
Royaume-Uni 12 % 59 % 29 %
Lithuanie 14 % 36 % 50 %
Pologne 27 % 33 % 40 %
Russie 20 % 40 % 40 %
Ukraine 19 % 32 % 49 %
       
Kenya 8 % 43 % 49 %
       
Israël 16 % 35 % 48 %
Jordanie 18 % 33 % 49 %
Liban 16 % 26 % 58 %
Palestine 18 % 40 % 41 %
Turquie 19 % 27 % 53 %
       
Chine 9 % 71 % 21 %
Inde 26 % 39 % 35 %
Indonésie 10 % 32 % 58 %
Japon 12 % 26 % 62 %
Pakistan 15 % 70 % 15 %


 
Quant à savoir si l’émergence de la Chine est perçue positivement ou non, il semble que la réaction des répondants soit différente selon qu’on envisage cette question d’un point de vue économique ou militaire.

L’émergence économique de la Chine est un phénomène qui nous est déjà familier. Ceux qui perçoivent la Chine comme une puissance économique rivale (l’Amérique du Nord, l’Europe, la Turquie et l’Inde) sont à peu près les seuls à craindre la poursuite de l’ascension économique de la Chine. Partout ailleurs, cette montée est perçue comme une occasion d’affaires.

Si la suprématie militaire des États-Unis nous est familière — on peut aimer ou non mais on sait ce que ça donne — la suprématie militaire chinoise est du domaine de l’inconnu et suscite l’inquiétude partout sauf dans les pays où on est convaincu qu’un nouvel ordre mondial ne pourrait pas être pire que l’actuel.


Perception négative face à l’émergence de la Chine en tant que puissance…

  …militaire …économique
     
États-Unis 88 % 59 %
Mexique 68 % 52 %
Brésil 64 % 36 %
     
Allemagne 87 % 52 %
Espagne 86 % 43 %
France 83 % 59 %
Royaume-Uni 85 % 38 %
Lithuanie 85 % 36 %
Pologne 84 % 59 %
Russie 86 % 53 %
Ukraine 83 % 47 %
     
Kenya 32 % 12 %
     
Israël 78 % 36 %
Jordanie 65 % 38 %
Liban 70 % 34 %
Palestine 32 % 27 %
Turquie 88 % 83 %
     
Inde 69 % 58 %
Indonésie 45 % 28 %
Japon 92 % 38 %
Pakistan 6 % 6 %


 
Pour terminer, voyons le cas de deux voisins de la Chine, le Japon et l’Inde. Ces pays ont des réactions très différentes.

Les compagnies japonaises font faire beaucoup de sous-traitance en Chine : ce dernier pays est donc perçu comme un partenaire économique important.

Par opposition, l’Inde aspire (comme la Chine) à devenir la première puissance économique mondiale. Cette rivalité a pour conséquence que l’Inde fait partie des pays les moins favorables à la montée de la puissance économique de la Chine.

Des conflits frontaliers en mer de Chine ont opposé récemment la Chine et le Japon.

L’Inde n’a pas ce problème depuis des années. Ce pays craint bien davantage le Pakistan dont la population est dévorée par une haine viscérale à l’égard de l’Inde et dont les services de renseignements sont infiltrés au plus haut niveau par des officiers favorables au terrorisme anti-occidental et anti-indien.

Conséquemment, le Japon craint la montée de la puissance militaire chinoise tandis que l’Inde partage cette inquiétude, mais moins que la moyenne des pays.


Post-scriptum : Les chiffres indiqués ci-dessus diffèrent légèrement de ceux publiés par le PRC parce que j’ai réparti les indécis parmi ceux qui s’étaient prononcés.

Laissez un commentaire »

| Politique internationale | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Cachez ces « fuck-friends » que je ne saurais voir…

Publié le 16 juillet 2011 | Temps de lecture : 3 minutes


Avant-propos : L’édition d’aujourd’hui du Devoir publie la lettre d’un lecteur qui s’indigne de la parution d’un troisième film américain en un an sur le thème des « fuck-friends ». On trouvera ci-après la réponse que j’ai fait paraitre sur le site Web de ce quotidien.

Qu’attend-on du cinéma ? Des films qui nous renvoient une image aseptisée de ce que nous sommes (par exemple, « Papa a toujours raison — le film ») ? Ou peut-être préférons-nous fuir la réalité dans des films qui proposent l’imaginaire des romans sur lesquels ils sont basés ? Éprouvons-nous de vives émotions en voyant des films d’action qui ne sont que des hymnes à la violence et/ou à la destruction ?

Depuis deux mille ans, l’Occident est partagé entre une sexualité confiné au mariage et à la reproduction (proposée par les principales religions monothéistes) et une sexualité libre (héritée du paganisme romain).

Parallèlement, durant tout ce temps, la reproduction artistique du corps humain en Occident a oscillé entre ces deux tendances opposées. En Asie, le même phénomène existe, entre l’interdiction absolue de toute représentation humaine dans les mosquées et les Kâma-Sûtra sculptés sur la façade de temples indous.

Dans les années 1960, la perspective d’un anéantissement nucléaire et la découverte de la pilule contraceptive ont favorisé la recherche du plaisir immédiat. L’amour libre s’inscrivait dans cette tendance.

Mais depuis trois décennies, un courant conservateur tente vainement d’harnacher la sexualité populaire vers les organes reproducteurs de l’épouse bien-aimée.

Sous G. W. Bush, l’État américain refusait toute subvention fédérale aux séries télévisées qui ne reflétaient pas les « valeurs américaines » décrétées par la Droite républicaine. Par ailleurs, des mouvements féministes s’attaquaient à l’érotisme et la nudité en les qualifiant de pornographie (ce qui est différent).

Heureusement, les adolescents d’aujourd’hui vivent leur sexualité comme ils l’entendent et non comme le veut la morale hypocrite de l’Amérique bien-pensante. Conséquemment, les « fuck friends » existent aujourd’hui comme ils ont toujours existé dans l’aristocratie européenne.

L’auteur de cette lettre au Devoir s’indigne que trois films en un an soient apparus sur le thème des liaisons érotiques amicales. En supposant que ce soit trois navets, doit-on blâmer Hollywood pour avoir abordé maladroitement un tel sujet ? Si cela n’intéresse personne, il n’y en aura pas d’autres. D’ici là, je m’oppose à l’autocensure qu’on voudrait imposer à l’industrie cinématographique.

Quant à la conclusion selon laquelle « …ceux qui craignent l’engagement et les sentiments amoureux ont encore de beaux jours devant eux », je me demande en quoi cette « irresponsabilité » concerne l’auteur de la lettre au Devoir ?

Photo ©2011 — Sony Pictures

3 commentaires

| Sexualité | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les paysages karstiques de la rivière Li

Publié le 15 juillet 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Une personne qui aurait vécu toute sa vie à la rivière Li pourrait très bien ne pas soupçonner l’origine du qualificatif horizontal. Parce qu’à la rivière Li, partout où on regarde, l’horizon n’est jamais plat et encore moins horizontal.

En effet, cette rivière peu profonde — qui coule paresseusement sur une distance de 83 km entre les villes chinoises de Guilin et de Yanshuo — est entourée par des montagnes ou des pics calcaires (appelés karsts), très sujets à l’érosion.

On trouve notamment des paysages karstiques en Slovénie et au Viet-Nam. En Chine, ces pics sortent de terre ; vieux de 300 millions d’années, leurs dépôts ont donné naissance à un plateau d’une grande fertilité.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 29 mm
3e photo  : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 28 mm
4e photo  : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 21 mm

Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.

Laissez un commentaire »

| Photos de Chine — 中国, Photos de la rivière Li — 漓江, Photos de voyage | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel