L’ABC de la guerre au Mali

Publié le 28 janvier 2013 | Temps de lecture : 1 minute

 

Voici un reportage du quotidien français Le Monde relatif à l’intervention armée de la France au Mali.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 13

Publié le 25 janvier 2013 | Temps de lecture : 8 minutes

Toute proportion gardée, l’Arabie Saoudite est le pays qui dépense le plus à l’achat d’armement, soit 10,4% de son Produit intérieur brut (PIB). Elle est suivie d’Israël (6,5%), de l’Irak (6,0%), des Émirats arabes unis (5,4%), d’Oman (5,1%), des États-Unis (4,8%) et de la Russie (4,0%).

En milliards de dollars, en 2010, les plus gros consommateurs d’armements sont, de loin, les États-Unis (698), suivis de la Chine (119), du Royaume-Uni (59,6), de la France (59,3), de la Russie (58,7), du Japon (54,5), de l’Allemagne (45,2), de l’Arabie Saoudite (45,2), de l’Inde (41,3) et de l’Italie (37).

Quant à ce dernier pays, la partie de son budget militaire consacrée à l’armement représentait 2,39% de son PIB. En d’autres mots, l’achat d’armes nouvelles par le gouvernement Berlusconi a fait grimper, à lui seul, la dette accumulée de l’Italie de 118 à 120% en 2010. Rappelons que l’Italie est, après la Grèce, le pays le plus endetté de la zone euro.

Références :
Dettes nationales par pays européen
Copel É. L’Ouest désarme, l’Asie réarme. La Revue 2012; 22: 20-1.


 
Le déficit de la balance commerciale américaine vis-à-vis de la Chine était de 83,7 milliards$ en 2000 : en 2009, il avait grimpé à 226,8 milliards$.

En 2009, les exportations de produits manufacturés représentaient 93,6% des exportations chinoises, loin devant les produits agricoles (3,4%) et les produits énergétiques et miniers (2,9%).

La part de la Chine dans les exportations mondiales de produits de haute technologie est passée de 6% en 1995 à 20% en 2008. Durant ce temps, la part des États-Unis périclitait de 21 à 14% et la part européenne se maintenait de 16 à 18%. En d’autres mots, la Chine est déjà le plus important exportateur de produits de haute technologie au monde.

En 2011, la Chine continentale (i.e.- sans Hong Kong) est devenue le principal pays demandeur de brevets. Des 2,14 millions d’inventions dans le monde qui ont fait l’objet d’une demande de brevet, 24,6% des demandes sont chinoises (vs 23,5% pour les États-Unis et 16,0% pour le Japon).

Références :
World Intellectual Property Indicators 2012 (.pdf)
Coicaud JM et Jin Z. La Chine face aux défis de la puissance. Questions Internationales 2011; 48: 8-18.


 
Près de la moitié des 1,3 milliards de Catholiques vivent en Amérique latine. Mais seuls 22 cardinaux sur 125 viennent de ce continent et aucun pape latino-américain n’a encore été élu.

Référence : Anonyme. Vatican, banque mondiale, même combat, La Revue 2012; 22: 27.


 
De 1775 à 1965, plus de mères que de pères ont tué leurs enfants au Québec. De 1997 à 2007, l’acquittement du parent meurtrier a été prononcé en faveur de 35% des mères-tueuses et de 8% des pères-tueurs.

Toutefois, les familicides (le meurtre à la fois du conjoint et des enfants) est presque exclusivement un phénomène masculin.

Référence : Histoire des parents meurtriers


 
De nos jours, les fantassins transportent une grande quantité d’appareils de communication (radios, GPS, etc.). Ce matériel doit être régulièrement rechargé, ce qui nécessite des générateurs de Diesel, lourds à transporter.

Depuis 2010, l’armée indienne utilise des panneaux photovoltaïques flexibles qu’un soldat peut facilement enrouler et transporter dans son sac. Éventuellement, les panneaux seront intégrés aux vêtements des combattants.

Référence : Copel É. Des armées photovoltaïques. La Revue 2012; 22: 29.


 
Le taux maximal d’imposition — en d’autres mots, l’impôt sur les plus hauts revenus — est le plus élevé au monde en Suède (56,4%), en Belgique (53,7%), aux Pays-Bas (52%), au Danemark (51,5%) en Autriche et au Royaume-Uni (50% dans les deux cas), et en France (46,7% en temps normal, 75% si la Taxe exceptionnelle de solidarité sur les très hauts revenus est adoptée pour les années 2012 et 2013).

Au Canada, les contribuables les plus fortunés paient une contribution de 29% au gouvernement central et une contribution à leur gouvernement provincial respectif.

Cette dernière est maximale au Québec (25,75%, pour un total de 54,75%). En comparaison, elle est de 13,16% (pour un total de 42,16%) en Ontario, la province voisine du Québec. Par contre, les bas revenus sont beaucoup moins taxés au Québec qu’en Ontario.

Références :
Mataillet D. Le monde d’aujourd’hui. La Revue 2012; 22: 115-6.
Taux d’impôt sur le revenu au Canada pour 2013


 
Selon le CIA World Factbook, la dette du Royaume-Uni représente 85,3% de son produit intérieur brut, soit à peine davantage que la moyenne européenne.

Toutefois, selon l’agence Reuters, cela ne tiendrait pas compte des garanties de prêts consenties aux institutions financières britanniques afin de leur venir en aide.

En incluant le coût du sauvetage des banques, la dette anglaise serait officieusement beaucoup plus importante que ce que suggèrent les données officielles, ce qui expliquerait la sévérité des mesures d’austérité décrétées par le gouvernement anglais.

Référence : Britain borrows more, threatening new budget target


 
Le plus important métro du monde est celui de Shanghai, avec ses douze lignes, 268 stations et 422 km de voies, transportant quotidiennement 4,78 millions de voyageurs.

La Chine représente 92% du marché mondial des vélos électriques, soit 30 millions d’unités.

Références :
Anonyme. L’exposition universelle de Shanghai en 2010, laboratoire d’un urbanisme écologique. Questions Internationales 2011; 48: 93.
Anonyme. 92%. La Revue 2012; 22: 17.


 
En 2012, la France a expulsé 36 822 sans-papiers, une augmentation de 11,9% par comparaison avec les 32 912 personnes de 2011.

En 2011, le Canada a expulsé 15 425 personnes. Lorsqu’on tient des populations respectives de ces deux pays — 65,6 millions de Français vs 34,3 millions de Canadiens — le Canada expulse presque autant d’étrangers que la France.

Références :
Immigration : le nombre de renvois en hausse au Canada
36 822 sans-papiers expulsés en 2012, un record


 
Parmi 38 journaux canadiens, le Calgary Herald, l’Edmonton Journal et le Vancouver Sun ont traité le plus de sujets environnementaux en 2012. Un seul quotidien québécois (Le Devoir) apparait dans la liste des dix premiers, occupant la neuvième place du palmarès.

Référence : Le NYT démonte sa section environnement


 
Consommer du poisson cru augmente l’absorption de mercure par comparaison avec le même poisson consommé cuit. Toutefois, si votre repas de sushis est accompagné d’une tasse de thé ou de café, l’exposition au mercure est réduite de 50 à 60%.

Référence : Moins de mercure dans le poisson frit ou bouilli


 
En régression depuis trois décennies, la mortalité routière — causée principalement par l’inattention — fait quand même 1,3 millions de victimes par an dans les pays développés.

Référence : Chimits X. Y a-t-il encore un pilote dans l’auto? La Revue 2012; 22: 86-9.


 
Pour combattre la contamination des sols ou des cours d’eau causée par des déversements de pétrole, on peut utiliser des champignons, ou des saules. Au terme de la saison, on brule les tiges et les feuilles, et l’on n’a plus qu’une poignée de cendres emprisonnant les métaux lourds accumulés dans les cellules végétales.

Il suffit d’à peine trois semaines pour transformer le sol lunaire d’une ancienne raffinerie en broussaille épaisse.

Référence : Des champignons qui se nourrissent de pétrole


 
En 2011, 340 000 jeunes Chinois sont partis étudier à l’étranger : 55% d’entre eux sont allés aux États-Unis et 23% au Royaume-Uni.

Les formations académiques les plus recherchées étaient la gestion (27,5%), l’ingénierie (19,2%), la physique (11,5%), les mathématiques ou l’informatique (10,6%) et les sciences sociales (7%).

L’expatriation est souvent un second choix, après avoir essuyé un refus à un établissement chinois de prestige, comme à l’université de Tsinghua de Beijing.

Référence : Marbot O. Les étudiants chinois en quête d’horizons lointains. La Revue 2012; 22: 27.


 
Une partie du chromosome X des peuples d’origine européenne, asiatique, australienne et amérindienne, provient de l’homme de Néandertal. Mais cela n’est pas vrai des peuples d’origine africaine.

Il semble que des croisements féconds entre l’homme du Néandertal et l’Homo sapiens ont bel et bien eu lieu lorsque les premiers Humains ont quitté l’Afrique et y ont rencontré des derniers Néandertaliens.

Selon l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste — situé à Leipzig, en Allemagne — de un à quatre pour cent de notre génome proviendraient des Néandertaliens. En outre, de quatre à six pour cent de l’ADN de certaines populations autochtones habitant des îles de l’océan Pacifique, proviendraient de l’homme de Denisova, un hominidé très proche de Néandertal et qui a évolué en Asie centrale.

Référence : Il y a bel et bien du Néandertalien en nous!


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les droits et la liberté

Publié le 24 janvier 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

Samedi dernier, le Devoir publiait une lettre de l’écrivaine Yolande Geadah dans laquelle celle-ci s’oppose refus de la mixité à une piscine publique de Montréal.

Rappel. Le quartier montréalais de Côte-des-Neiges est probablement le plus multi-ethnique de la métropole. Sa piscine publique, ouverte 22 heures par semaine, réserve deux heures exclusivement aux personnes de sexe féminin et deux autres exclusivement aux personnes de sexe masculin.

Cette mesure, mise en place minimalement il y a seize ans, faisait suite à des demandes de communautés religieuses, à une époque où la vocation religieuse était plus importante qu’aujourd’hui.

De nos jours, elle permet d’accommoder les personnes qui, pour des raisons de pudeur, sont réticentes à se monter peu vêtues devant des personnes du sexe opposé.

Depuis le début du mois, cela est le sujet d’une controverse qui oppose les partisans de la laïcité des services publics à ceux qui souhaitent qu’on réponde aux besoins spécifiques de communautés culturelles dans les limites du raisonnable (appelés « accommodements raisonnables »).

Les partisans de la laïcité soutiennent qu’on ne doit pas tolérer de discrimination reliée au sexe sans faire entorse au principe de l’égalité entre les hommes et les femmes. De plus, cela créerait un précédent qui pourrait nous entrainer vers une ségrégation religieuse plus poussée des services publics.

Je ne suis pas de cet avis. S’il s’agissait de réserver des heures de baignade aux croyants d’une dénomination religieuse particulière et de changer l’eau de la piscine au préalable parce que souillée par des gens d’autres religions, je comprendrais qu’on soit contre. Mais nous n’en sommes pas là. Et ce qu’on permet aujourd’hui n’est absolument pas un précédent qu’on peut évoquer pour exiger davantage. Juridiquement, chaque cas est un cas d’espèce.

Au contraire, cette mesure permet à des femmes de différentes religions de partager simultanément un espace public. C’est donc une mesure d’intégration à la société québécoise.

La pudeur ne se commande pas. Interdire la baignade aux femmes prudes ne les force pas à se montrer au regard de tous : cela les condamne à rester chez elles.

Or les droits visent à consacrer la liberté. Cette mesure rend les femmes libres. Libre de s’accepter en voyant d’autres femmes « ordinaires » plutôt que de les isoler chez elles à se jauger au physique avantageux des modèles présentés dans les revues féminines. Libres de parler entre elles de leur condition sans craindre d’être espionnées par un conjoint dominateur.

Bref, c’est se tirer dans le pied que d’interdire aux personnes prudes de se réunir entre elles. Du strict point de vue de l’intégration à la société québécoise, réserver quelques heures par semaine à la baignade non mixte est un pas vers cette intégration plutôt que le contraire.

Ceci étant dit, il ne s’agit pas de proposer cette mesure partout, mais de la permettre là où cela est justifié. C’est le cas dans le quartier de Côte-des-Neiges. Et les autorités qui l’ont permise doivent être félicitées pour cette initiative.

Références :
Baignade non mixte – Une pratique répandue
Contre les baignades non mixtes pour des raisons religieuses

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Inégalités économiques au sein des pays

Publié le 23 janvier 2013 | Temps de lecture : 1 minute

Le cœfficient de Gini est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, développée par le statisticien italien Corrado Gini.

C’est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité totale (une société de maitres et d’esclaves, par exemple). La valeur 0,4 est généralement considérée comme un seuil d’alerte.

Cœfficient de Gini de quelques pays
• Afrique du Sud : 0,65 (en 2005)
• Thaïlande : 0,536 (en 2010)
• Chine : 0,474 (en 2012)
• États-Unis : 0,45 (en 2007)
• Canada : 0,396
• Japon : 0,376 (en 2008)
• France : 0,327 (en 2008)
• Allemagne : 0,27 (en 2006)

Puisqu’une image vaut mille mots, voici une carte du monde illustrant le cœfficient de Gini pour la planète.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Références :
Chine – Une lutte des classes à refaire
Coefficient de Gini
Economy Statistics > income equality > UN Gini index (most recent) by country

Parus depuis :
La mobilité sociale, un rêve américain ou québécois? (2020-11-14)
The Economic Consequences of Major Tax Cuts for the Rich (2020-12-15)
L’effet de ruissellement (2020-12-19)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Civilisation (première partie) : l’Europe

Publié le 19 janvier 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

Dominic Boudreault est un photographe talentueux, originaire de la ville de Québec, et qui habite maintenant à Vancouver. Son œuvre précédente, The City Limits, une vidéo en accéléré, a été vue plus d’un million de fois.

Sa plus récente vidéo s’intitule Civilization: Part I – Europe. Il s’agit de la première partie d’un projet ambitieux qui vise à suggèrer par l’image l’émergence de la Civilisation, des sociétés archaïques aux cités contemporaines.

Cette première partie a été tournée dans quatre des pays qui ont contribué, de manière déterminante, à façonner le monde dans lequel nous vivons. Ces pays sont l’Angleterre, la France, l’Italie et l’Espagne.

On y voit des traces de l’Empire romain. Puis les résultats du métissage culturel né de la rencontre des trois principales religions monothéistes. On y trouve le berceau de l’Âge des Lumières. Les lieux où s’est élaborée la Démocratie parlementaire, de même que plusieurs sites du Patrimoine mondiale de l’Humanité.

Et ce sont les aventuriers de ces pays qui, au péril de leur vie, ont fait essaimer cette civilisation en terre d’Amérique, où sont nés de nouveaux pays qui apportent aujourd’hui leur propre contribution au progrès de l’espèce humaine.

Pour le contacter directement : cliquez sur ceci.

Musique : « Am I not Human » de Phoenix & Bergersen.

À mon avis, cette vidéo donne le goût de voir le reste.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane – Plaza Vieja

Publié le 17 janvier 2013 | Temps de lecture : 7 minutes

 
Introduction

Dès le XVIe siècle, la Nouvelle Place — renommée Vieille Place au XIXe siècle — fut un marché ouvert où s’opérait, entre autres, le plus important négoce d’esclaves de la ville. Quelques-uns de ces riches négociants choisirent d’y élire domicile afin de se rapprocher de leurs affaires.

Relégué au rang de stationnement souterrain quelques années avant la Révolution, la place a bénéficié d’une attention particulière de la part des autorités de la ville depuis 1996 puisqu’il s’agit de l’ensemble architectural colonial le plus important d’Amérique latine.

En dépit de cela, le premier coup d’œil déçoit; c’est une grande place rectangulaire sans âme, entièrement minérale, au centre de laquelle se trouve une réplique de la fontaine en marbre de Carrare qui s’y trouvait à l’origine. Mais dès qu’on se met à la visiter, on découvre qu’avec la Place d’Armes, c’est l’endroit le plus intéressant de la Vieille Ville grâce aux nombreux établissements qui la bordent.

Il suffirait d’y planter quelques palmiers royaux et d’y placer des bancs pour que cette place devienne un des endroits les plus charmants de la capitale cubaine.

Le côté nord

C’est le côté le plus commercial puisqu’on y trouve successivement un restaurant, une école et une boutique de vêtements, mais aucune attraction touristique proprement dite.

Le tout débute par le restaurant Santo Ángel (qu’on peut entrevoir derrière la sculpture en forme de tulipe sur la première photo du diaporama). Celui-ci est installé dans l’ancien palais de la famille Benítez de Parejo, construit à la fin du XVIIIe siècle. En 1866, Susana Benítez de Parejo décida de le convertir en collège pour enfants pauvres : le Colegio Santo Ángel (d’où le nom du restaurant actuel). À partir de 1932, son étage supérieur fut partagé avec le Conservatoire de musique de Santa Amelia. Depuis quelques années, c’est un restaurant spécialisé dans la cuisine cubaine et internationale.

À sa droite, s’élève l’école primaire Ángela Landa (à 0:11). La façade, spectaculairement belle, est tout ce qui reste d’un édifice — construit à la fin du XIXe siècle par le comte de Mortera — complètement refait en briques et en béton sur une structure métallique en 1913.

Le côté nord se termine par une magnifique maison à deux étages (à 0:16) occupée au rez-de-chaussée par la boutique de vêtements Plaza Vieja.

Le côté oriental

L’édifice Gómez Ávila (à 0:19) est le plus haut de la Vieille Place. Ses étages inférieurs logent l’hôtel Los Frailes. À son sommet est située la Cámara Obscura, ce qui signifie Chambre obscure (de 0:20 à 0:23). Il s’agit d’un dispositif qui projette des vues de la ville en temps réel sur un écran horizontal concave autour duquel les visiteurs prennent place. Le prix du billet donne également accès au toit de l’édifice, qui offre une vue intéressante des environs.

L’édifice à deux étages qui suit est la Casa de Estebán José Portier, construite en 1752 (à 0:25). On y trouve la Photothèque de Cuba, dont on m’a dit beaucoup de bien mais qui était fermée les trois fois où je m’y suis rendu.

Aménagé dans un cinéma abandonné, le Planétarium est une des attractions touristiques les plus spectaculaires de la ville (de 0:25 à 0:57). Limitée à 65 places, sa salle de projection se situe dans un immense soleil suspendu, en fibre de verre, auquel on accède par un trottoir en spirale.

La salle de projections est située dans une pièce encore plus vaste dans laquelle on trouve également des présentoirs interactifs, dont une balance qui indique notre poids en fonction de la gravité sur différentes planètes. Comme le montre la vidéo (à 0:36) sur Pluton, je pèserais seulement 2 kg.

Après un immeuble résidentiel, ce côté se termine par le Café El Escorial (à 0:59).

Le côté sud

Le Musée des jeux de cartes (de 1:02 à 1:30) est situé au rez-de-chaussée du plus vieil édifice de la Vieille place, construit au XVIIe siècle. Sa collection provient d’un don de la Fondation Diego Sagredo, dirigée par l’Espagnol Javier de Cárdenas y Chavarri, marquis de Prado Ameno.

Les 2 000 objets de sa collection représentent moins d’une centaine de jeux de cartes différents. Toutefois, ne vous fiez pas à ce petit nombre : la variété et la qualité de ce qui est présenté rendent ce musée très intéressant.

Puis c’est la boutique de vêtements sport Paul & Shark.

La Maison du Comte de San Juan de Jaruco, construite en 1737, complète le côté sud de la place (de 1:32 à 1: 40). Cet édifice se distingue par sa haute arcade en pierre, son portail décoratif et les vitraux polychromes en éventails au-dessus des portes de son balcon.

Il est à noter que ces vitraux, nombreux à la Vieille Place, constituent un élément caractéristique de l’architecture cubaine. Appelés mediopunto (ce qui signifie demi-point), on en trouve souvent au-dessus des portes placées autour des puits de lumière (à 2:18 et 2:28). Mais on en voit aussi au-dessus des portes des balcons comme c’est le cas ici.

Ce palais héberge la galerie d’Art La Casona, spécialisée dans l’art naïf cubain, et surtout l’Hôtel Beltrán de Santa Cruz auquel on accède plus au sud, par la rue St-Ignace.

Le côté ouest

La Microbrasserie située au coin sud-ouest de la Vieille Place porte le nom de Taberna de la Muralla (de 1:44 à 1:55). C’est un des endroits les plus populaires de la ville. Ses équipements autrichiens sont à la fine pointe du progrès.

La Casa del Conde de Lombillo a été construite au XVIIIe siècle (de 1:58 à 2:13). Elle se distingue par son arcade à trois arches, décorée de fresques qu’on s’affaire à restaurer. Au premier étage, des volets et des vitraux cachent la loggia qui s’y trouve. Une fois la restauration complétée, l’édifice abritera quatorze logements réunis autour d’un puits de lumière central. Pour l’instant, on y trouve des bureaux de l’historien de la ville et une boutique de peintures réalisées par aérographie (comme on en voit des centaines un peu partout à La Havane).

Immédiatement plus au nord, on rencontre la Casa de Manuel Antuve (de 2:15 à 2:21). Construite au XVIIIe siècle, elle fut morcelée en des unités d’habitation de plus en plus nombreuses après la Révolution. Au début des années 1990, 54 familles y étaient domiciliées. Cet ancien taudis, dont tous les vitraux avaient été détruits, est en voie de rénovation sous la direction de l’architecte Sergio Raymand. Ultimement, l’immeuble devrait abriter quinze logements sociaux regroupés autour d’un puits de lumière central et deux boutiques au rez-de-chaussée.

L’ex palais du Comte Estaban de Cañongo se démarque des bâtisses environnantes par la verticalité des éléments décoratifs qui ornent sa façade (de 2:23 à 2:35). Il héberge Centre culturel Wallon, qui sert à promouvoir les valeurs de la culture belge, particulièrement celles de Wallonie.

La Casa de las Hermanas Cárdenas (la Maison des sœurs Cárdanas), construite à la fin du XVIIe siècle accueille aujourd’hui le Centre pour le développement des arts visuels (de 2:37 à 3:35). On y présente des affiches, des photos, des installations et des expositions temporaires d’artistes cubains. C’est un lieu jouissif qui termine en beauté cette visite de la Vieille Place.

La vidéo se termine par un lent panoramique qui récapitule ce qu’on vient de voir.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Alerte mineure aux pignons (ou noix) de pin

Publié le 16 janvier 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
© 2013 – Radio-Canada

Les pignons de pin sont de petites graines pâles tirées des pommes de pin (appelée cocottes au Québec). Quatre espèces de pin produisent des pignons comestibles :
  • le Pinus pinea (pin parasol) d’Europe occidentale et d’Afrique du Nord,
  • le Pinus edulis (pin pignon) du sud-ouest des États-Unis,
  • le Pinus koraiensis (pin de Corée) du nord-est de l’Asie, et
  • le Pinus cembra (pin cembro ou pin arolle), une espèce rustique présente dans plusieurs régions du Québec.

Comestibles ou non, tous les pignons de pin ont une composition chimique assez semblable. Toutefois ceux qui sont toxiques contiendraient des concentrations beaucoup plus importantes d’un ester d’acide gras qui déclenche, 24 à 48h après sa consommation, une amertume tellement intense qu’il y a disparition de toutes les autres saveurs et ce, pendant plus d’une semaine. Après cet épisode, tout revient à la normale.

Les premiers cas ont été recensés en Angleterre en 2001. À l’été 2009, plus de 800 cas ont été répertoriés en France. Au Québec, les premiers cas sont survenus en même temps qu’en France : on en compte plus de 170 depuis le 1er avril 2009. Leur nombre régresse d’année en année au Québec depuis de temps; on n’en compte plus que trois depuis avril 2012.

Dans les faits, on trouve à l’épicerie essentiellement que des pignons de pin parasol (importées surtout d’Espagne) et de pin de Corée (importées de Chine ou du Pakistan), de formes très différentes (photo ci-dessus).

À ce jour, tous les pignons suspects proviennent de Chine. Il semble que le problème soit lié à une confusion entre une espèce non comestible (Pinus armandii) et le pin de Corée. Les pignons toxiques ont une petite taille comme les pignons de Corée mais sont moins coniques et sont plus beige (c’est-à-dire moins jaunes).

Conclusion : achetez de préférence des pignons importés d’Espagne, même s’ils sont deux fois plus chers. Sinon, assurez-vous de leur couleur jaunâtre, ce qui est possible lorsqu’on les achète frais, mais qui est très difficile après cuisson, au restaurant.

Référence :
Fiche technique : Pignons de pin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Insecte poilu

Publié le 15 janvier 2013 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

La tête velue et allongée de cet insecte me fait plus penser à celle d’un cheval qu’à celle d’une sauterelle.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2.8 — 1/100 sec. — F/11 — ISO 6400 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


« Opération avant l’aube » au Cinéplex StarCité : une expérience assourdissante !

Publié le 14 janvier 2013 | Temps de lecture : 5 minutes

Opération avant l'aubeJ’avais essayé de voir ce film avant-hier. Après avoir écouté les aperçus d’autres films en me bouchant les oreilles, il m’avait suffi d’entendre le début de celui-ci — qui commence par une scène de torture — pour me convaincre que je n’allais certainement pas passer 157 minutes à me faire crier dessus.

J’étais donc sorti après cinq minutes de projection et avais obtenu sans difficulté le remboursement de mon billet.

Après avoir installé l’application « Volume Meter » son mon iPad, je suis revenu à ce cinéma le lendemain, après m’être bouché les oreilles avec des protecteurs auditifs de marque Ohropax et m’être installé au dernier rang de la salle.

Je présume que le volume sonore aux salles Cinéplex est ajusté de manière à permettre aux amateurs de maïs soufflé d’apprécier leur collation favorite sans rien manquer du film.

De plus, qu’y a-t-il de plus détestable qu’un vieux sourd qui passe son temps à demander à son épouse : « Qu’est-ce qu’i’dit ? ». Aux cinémas Cinéplex, cela n’arrive jamais. Vous avez oublié vos prothèses auditives ? Ce n’est pas grave.

Au juge qui vous demande : « Mais enfin, vous étiez bien à côté de la victime au moment du meurtre, n’est-ce pas ? » « Oh, c’est possible : vous savez, il faisait très noir…»

Tableau des intensités sonores
 20 db Seuil de l’ouïe
 30 db À peine audible
 40 db Soupirs
 50 db Conversation paisible
 60 db Conversation normale
 70 db Conversation forte
 80 db Dommages auditifs à long terme
 90 db Dommages auditifs légers après 8h
100 db Dommages auditifs sérieux après 8h
110 db Dommages auditifs sérieux après 1h
120 db Seuil instantané de la douleur
130 db À 100m d’un avion à réaction
150 db Rupture du tympan

Au cours du film « Opération avant l’aube », dans la dernière rangée, l’intensité sonore varie de 38,4 décibels à 89,5 décibels, avec des pics fréquents bien au-delà.

L’éditeur de « Volume Meter » déclare qu’au-delà de 120 db, on devrait mesurer le son à l’aide d’un micro indépendant. Mesuré avec le micro interne de l’iPad (ce qui n’est donc pas fiable), l’intensité maximale mesurée par l’application est de 205,7 db : cela est impossible puisque si cela était le cas, tous les spectateurs seraient sortis de la salle les tympans perforés.

Ce qui est certain, c’est qu’on ne devrait pas aller voir ce film aux cinémas Cinéplex sans bouchons auditifs, au cas où la situation observée au StarCité découle d’une pratique générale dans toutes les salles de cette chaine de cinémas. Dans ce cas-ci, seules les dix dernières minutes du film s’écoutent normalement (c’est-à-dire sans bouchons).

Mais qu’en est-il du film ?

J’avoue que je m’attendais à un ramassis de clichés hollywoodiens. Or ce n’est pas le cas. Les dialogues sont plausibles. Il n’y a aucune intrigue amoureuse (à la Titanic). Le développement de l’histoire est près de la réalité historique. Et la fin — que je ne vous révèlerai pas — n’est pas celle (triomphante et tapageuse) à laquelle je m’attendais.

Si vous avez lu le compte-rendu de la traque de Ben Laden publié en mai 2011 sur ce blogue, ce film ne vous apprendra pas grand-chose. Mais si ce n’est pas le cas, ce film est un divertissement bien fait. S’il vous intéresse, je vous suggère d’attendre sa sortie en DVD ou Blu-Ray : vous pourrez l’écouter au niveau sonore qui vous convient.
 
Appréciation du film

À mon avis, la cinéaste et son scénariste ont fait un travail honnête. On ne peut pas parler de la traque de Ben Laden en évitant le sujet controversé de la torture puisqu’elle a effectivement été utilisée.

Toutefois, on y montre bien les réponses contradictoires et incohérentes du supplicié. Parce que justement, c’est là la lacune principale de la torture : elle permet d’obtenir une grande quantité d’informations de faible valeur, impossibles à départager de la vérité. Le supplicié dit n’importe quoi pour qu’elle cesse.

La traque de Ben Laden n’allait nulle part tant qu’on ne comptait que sur les interrogatoires violents et les traitements qui ont conduit officiellement certains prisonniers au suicide. Dans les faits, on soupçonne que certains prisonniers sont décédés au cours d’interrogatoires.

Cette traque a véritablement démarré lorsqu’on a finalement trouvé un témoin coopératif. C’est ce que filme montre (trop) subtilement, sans doute pour ne pas affronter la puissante machine de propagande républicaine, qui défend bec et ongles la nécessité de la torture.

Le mérite de ce film est de rappeler au grand public les crimes de guerre commis par l’administration Bush au nom de la sécurité nationale. Il s’agit d’un sujet délicat puisque certains politiciens américains (dont G.W. Bush lui-même) ne peuvent plus voyager dans certains pays européens sans risquer d’y être arrêtés pour avoir violé le droit international à ce sujet.

Un commentaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La délocalisation de Depardieu Inc.

Publié le 13 janvier 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Afin d’échapper à un impôt spécial sur les fortunes françaises, l’acteur Gérard Depardieu est récemment devenu citoyen russe. Afin que cette opération soit fiscalement réussie, l’acteur compte abandonner la citoyenneté de son pays d’origine, ce qui ne semble pas encore avoir été fait au moment où ces lignes sont écrites.

De la même manière qu’une entreprise peut décider de transférer sa production là où ses coûts sont moindres, l’acteur s’est donc « délocalisé » hors de France.

Mais une délocalisation est beaucoup plus qu’une simple question de fiscalité. À titre d’exemple, tous les fourreurs montréalais qui ont délocalisé leur production en Asie ont fait faillite parce que les employés qu’ils ont embauchés là-bas n’avaient pas le savoir-faire nécessaire, très différent de la simple couture du cuir. Le remboursement des manteaux de fourrure déchirés a eu raison de la rentabilité de ces entreprises.

En plus du taux d’imposition, d’autres facteurs doivent donc être pris en considération.

L’analyse préparatoire

Le transfert de production est toujours le résultat ultime d’un long processus. Bien avant la prise de décision de délocaliser, l’entreprise procède à une analyse qui vise à tenir compte de toute une série de facteurs qui vont des coûts de la main d’œuvre, des droits des employés, de la bureaucratie, des frais de transports, des douanes à débourser pour accéder aux marchés d’exportation, etc.

De plus, avant de s’y établir, on contactera des avocats spécialisés afin de connaître les lois et règlements susceptibles d’affecter la compagnie et on rencontrera les décideurs publics afin de juger s’ils voient d’un bon œil l’implantation de l’entreprise chez eux.

La délocalisation de Depardieu se distingue par sa précipitation et sa médiatisation.

L’or, l’encens et la myrrhe

En Chine, les promoteurs de tours d’habitation prennent le soin d’offrir gratuitement quelques-uns des appartements les mieux situés aux dirigeants politiques locaux afin d’être dans leurs bonnes grâces. Ces promoteurs bénéficieront alors de tout l’appareil répressif de l’État contre ceux qui résisteront à la destruction des maisons traditionnelles de leur quartier pour faire place à ces nouveaux appartements de luxe.

Le cadeau de l’acteur Depardieu au régime de Vladimir Poutine, c’est sa crédibilité de vedette internationale et cette lettre aux médias russes dans laquelle il déclare que la Russie est une grande démocratie. Précisons que cet hommage est suivi d’une phrase ambigüe dans laquelle M. Depardieu semble déplorer le règne de la pensée unique dans son nouveau pays, un euphémisme qui pourrait lui valoir ultérieurement quelques demandes de précision de la part des autorités russes.

La précipitation

L’acteur a d’abord caressé le projet d’émigrer en Belgique puis, rebuté par les hésitations administratives, s’est empressé d’accepté la citoyenneté russe, obtenue par décret présidentiel. Tout cela s’est fait en quelques semaines.

La spontanéité de l’acteur l’a déjà desservi dans le passé. Pressenti pour un Oscar en 1991, celui-ci avait compromis sa carrière américaine en révélant au New York Times avoir participé à un viol à l’âge de neuf ans, une chose normale dans l’apprentissage de la vie, selon lui.

Catégoriquement niés par la suite, ses propos lui avaient fermé automatiquement les portes de tous les studios américains.

Gérard Depardieu est un des acteurs les mieux payés du cinéma français. Ses honoraires ne se justifient pas seulement en raison de son talent incontestable : les acteurs français talentueux se comptent par légions. On le paie cher parce qu’il attire les foules. Son nom sur la marquise d’un cinéma ou sur une affiche de film garantit des recettes importantes pour les exploitants. C’est pour cela qu’on le paie plus qu’un autre.

La médiatisation

Il y a plus d’une décennie, j’avais été scandalisé de lire une déclaration du chef d’orchestre Philippe Herreweghe, spécialisé à l’époque dans la musique baroque. Celui-ci protestait alors contre les pouvoirs publics français qui assortissaient leurs subventions à l’obligation de sortir des sentiers battus et de programmer des œuvres de compositeurs français moins connus, indignes de son génie d’interprète. J’avais été tellement choqué par la vanité de ce chef que je n’ai plus jamais acheté de ses enregistrements.

Quelle est la proportion des admirateurs de Gérard Depardieu qui se mettront à détester l’acteur autant qu’ils l’ont aimé, comme cette épouse aimante qui se déchaine après avoir été trompée ?

Ce revirement possible est favorisé par la médiatisation de cette affaire. Lorsqu’une entreprise délocalise, elle essaie de le faire le plus discrètement possible. On offrira des primes de départ aux employés, une formation pour les aider à se trouver un nouvel emploi, etc. Et cette générosité sera d’autant plus importante que les employés congédiés sont plus aptes à susciter un capital de sympathie dans la clientèle de l’entreprise. En effet, qu’est-ce ça donne de réduire ses coûts de production si plus personne ne veut plus acheter ses produits ?

Conclusion

« Malheur à celui par qui le scandale arrive » dit l’évangile selon saint Luc. Dans le cas de la chanteuse Madonna, cette prédiction ne s’est pas réalisée. Quel sera l’impact de cette controverse sur la carrière de Depardieu, il est trop tôt pour le savoir.

Dans ce cas-ci, je crains qu’il n’ait pas bien calculé l’impact économique de sa décision qui va beaucoup plus loin qu’une simple question de fiscalité. Qu’arriverait-il si le soutient de l’État français aux entreprises culturelles devait s’avérer hésitant dès que le nom du célèbre expatrié devait figurer en vedette dans un projet qui leur est soumis ? N’y a-t-il pas danger que les sombres prédictions de l’évangéliste se réalisent ?

Pour n’importe quelle entreprise, la délocalisation est d’autant plus facile qu’on doit rien au pays qu’on quitte. Autrement, tout exil est un calcul risqué. Je crainds que l’acteur russe ne l’apprenne à ses dépens.

Références :
Depardieu : «J’aime Poutine, la Russie et sa démocratie»
Depardieu, nouveau membre de la nomenklatura russe
Depardieu obtient la citoyenneté russe sur ordre de Poutine
Gerard Depardieu, miroir des Français
Le ridicule
Lettre – L’affaire Depardieu?

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Écrit par Jean-Pierre Martel