La Constellation des grands Montréalais

Publié le 7 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain est une association, vieille de près de deux siècles, regroupant 7 000 propriétaires ou cadres d’entreprise.

En 1988, elle met sur pied l’Académie des grands Montréalais dans le but de souligner l’apport de différentes personnes à l’essor de Montréal dans quatre secteurs d’activité, soit économique, scientifique, culturel et social. C’est à l’automne que seront choisis les quatre lauréats de chaque année.

Et plutôt que de faire graver leurs noms sur un tableau d’honneur que seuls les visiteurs de son siège social pourraient consulter, la Chambre de commerce a eu l’idée de demander au collectif de designers montréalais gsmprjct° de créer une murale destinée à être placée dans un espace public.

Cette murale métallique, inaugurée le 22 novembre 2012, est la « Constellation des grands Montréalais ». Elle est située près de la sortie sud-ouest du Palais des congrès de Montréal.

Bleutée — une couleur attendue pour une constellation — la murale tire son chatoiement de vitraux multicolores qui s’y reflètent. Présentement, elle est percée de 122 points lumineux. Chacune de ces « étoiles » représente un Grand Montréalais.

En pointant l’une ou l’autre de ces étoiles à l’aide d’un téléphone multifonctionnel, on accède à une page web qui fournit des précisions relatives à la contribution de l’académicien à la renommée de la ville.

Références :
Académie des Grands Montréalais
Au Palais des congrès – Une Constellation pour de grands Montréalais
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Hommage aux Grands Montréalais

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 28 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 29 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une nouvelle mission : tout archiver

Publié le 5 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Prunksaal de Vienne ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale

Depuis l’Antiquité, les bibliothèques sont des lieux où on entrepose et classifie le savoir à des fins de consultation.

Deux siècles avant notre ère, alors que tous les livres étaient manuscrits, le roi d’Égypte Ptolémée exigeait que tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie remettent les livres contenus à bord pour être copiés et traduits; la copie était remise au navire, et l’original conservé à la bibliothèque.

De nos jours, pour comprendre le passé, les historiens comptent autant sur les bibliothécaires que sur les archéologues.

Mais comment les historiens de demain pourront-ils bien comprendre notre époque quand une bonne partie des écrits et opinions exprimées l’auront été sur des supports qui auront disparus ?

C’est à ce problème auquel s’est attaqué la Bibliothèque nationale anglaise. À partir de demain, la British Library entreprendra la tâche colossale de conserver le milliard de pages électroniques disponibles sur les cinq millions de sites Web ayant des noms de domaine se terminant par « .uk ».

Dans un deuxième temps, on déterminera, parmi les sites qui ont des noms de domaine moins distinctifs, ceux qui sont britanniques. Ces derniers seront ajoutés à cette banque d’information.

Ultimement, on compte conserver également les gazouillis et messages publics de tous les citoyens du pays.

Jusqu’à maintenant, les lois destinées à protéger les droits d’auteurs obligeaient la British Library à demander l’autorisation explicite de l’auteur à chaque fois qu’elle désirait archiver un document disponible sur l’internet. En effet, sa loi de 1911 obligeant le dépôt légal n’était valable que pour les imprimés. Une nouvelle législation, qui entrera en vigueur demain, corrige cette lacune.

Référence : British Library adds billions of webpages and tweets to archive

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 7-14mm F/4,0 — 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 10 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De la poudre à la Fourche espagnole

Publié le 4 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

 

 
La Holî — parfois appelée Fête des couleurs — est la fête hindoue de l’équinoxe du printemps. D’une durée de deux jours, elle est dédiée à Krishna dans le nord de l’Inde, et à Kâma dans le sud.

Au deuxième jour, les gens circulent habillés en blanc en jetant une poudre colorée aux personnes qu’ils rencontrent. Toutes les castes se mêlent, indistinctement. On s’excuse alors en disant « Ne soyez pas fâché; c’est la Holî ». C’est aussi l’occasion pour s’inviter à partager des mets préparés spécialement.

Les pigments utilisés ont une signification bien précise; le bleu pour la vitalité, le vert pour l’harmonie, l’orange pour l’optimisme, et le rouge pour la joie et l’amour.

Depuis quelques années, on a pris l’habitude de célébrer cette fête devant le temple indou de la ville américaine de Spanish Fork (ce qui signifie « Fourche ou embranchement espagnol »).

Samedi et dimanche dernier, cette paisible agglomération de 35 000 habitants, au Utah, a été envahie par une foule joyeuse de 65 000 festivaliers. La vidéo ci-dessus a été filmée à cette occasion.

Référence : Holî

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La parodie

Publié le 4 avril 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
La Rolls-Royce de John Lennon

Le 3 juin 1965, John Lennon prenait possession de sa Rolls-Royce de modèle Phatom V, longue de 5,8 mètres, pesant trois tonnes, et achetée au prix de £6 000.

Dès l’année suivante, le chanteur en fait modifier l’intérieur. Le siège arrière devient un lit double. Le système de son est considérablement amélioré. On y ajoute une télévision, un téléphone et un petit réfrigérateur.

Une légende veut que John Lennon ait demandé à des Gitans de décorer sa voiture comme la roulotte « de style bohémien » qu’il possédait dans son jardin. John Lennon a effectivement acheté une roulotte neuve pour son fils Julian en 1967. Il est vrai que celle-ci était décorée de couleurs vives mais le reste de la légende est fictif.

En réalité, John Lennon trouvait l’allure des Rolls-Royce beaucoup trop conservatrice. En avril 1967, il prit l’initiative de contacter J.P. Fallon Limited, un fabriquant de calèches. Son intention était que sa voiture — symbole de la dignité britannique — soit peinte de manière irrévérencieuse, plus précisément couleurs psychédéliques.

C’est un artiste anglais du nom de Steve Weaver qui fut mandaté pour concevoir et réaliser la décoration de la voiture. Deux mois plus tard, soit le 19 juin, celui-ci compléta une demande de brevet destinée protèger ses droits sur son design. Le formulaire du brevet précise que l’oeuvre a été créée pour la Rolls de Lennon.

L’Institut canadien de la conservation a soumis la peinture de la voiture à une batterie d’analyses sophistiquées. Celles-ci ont révélé que les pigments utilisés sont le jaune de chrome, le blanc de titane, l’ultramarine et le rouge toluidine. Quant au style rococo — dont l’origine remonte au XVIIIe siècle — il transforme cette respectable voiture en parodie des carrosses de la noblesse européenne.


 
Référence : Some interesting facts about John Lennon’s Rolls-Royce Phantom V. chassis 5vd73

Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
2e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/15 sec. — F/4,4 — ISO 400 — 20 mm
3e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/8 sec. — F/5,2 — ISO 400 — 29 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Beatles à Montréal

Publié le 3 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
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Guitare Epiphone Casio Revolution comme celle utilisée au Ed Sullivan Show
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Copies des instruments utilisés par les Beatles

Depuis le 29 mars dernier jusqu’au 30 mars 2014, le Musée Pointe-à-Callière présente une exposition mineure célébrant le cinquantième anniversaire des deux concerts qu’ont donnés les Beatles à Montréal, le 8 septembre 1964.

À l’époque, on devait débourser 4,50$ et 5,50$ pour entendre le groupe britannique en spectacle : de nos jours, il faudra payer 18$ pour se remémorer leur présence dans notre ville.

L’exposition est basée sur 360 objets prêtés surtout par des collectionneurs québécois; disques, copies d’instruments utilisés par le groupe au cours de leur carrière, extraits de films, témoignages d’admirateurs, photos d’archives, etc. La pièce la plus imposante est la Rolls-Royce de John Lennon, dont nous parlerons demain.

Le 30 mars dernier, en allant voir in extremis la collection d’armures de Samouraïs collectionnées par le Dr Richard Béliveau — cette exposition phénoménale se terminait ce jour-là — on avait le droit de voir gratuitement l’exposition Les Beatles à Montréal qui la chevauchait. Puisqu’il est permis de photographier cette dernière, c’est d’elle dont je vous parle aujourd’hui et demain.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 17 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les mares de Broméliacées

Publié le 2 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Nidularium Innocentii var. lineatum
Néorégélia ‘luxurians’
Nidularium Innocentii var. striatum

Les Broméliacées sont des plantes originaires principalement des zones tropicales d’Amérique.

La plupart de ces plantes vivent accrochées aux arbres sans se nourrir d’elles. Dans ce sens, ce ne sont pas des plantes parasites.

De tout le règne végétal, les feuilles des Broméliacées sont celles qui offrent le plus de variations quand à la forme et la couleur.

Les variétés dont je veux vous parler aujourd’hui ont des feuilles qui se superposent de manière étanche à leur base, formant de petites mares.

Dans celles-ci vivent des petites grenouilles, des salamandres, des moustiques, des insectes aquatiques et des crustacés. Certaines de ces espèces animales n’ont pas d’autre habitat naturel que les Broméliacées.

En contrepartie, ces plantes assimilent les substances nutritives issues de la décomposition des « rejets organiques » — comme c’est bien dit — des petits animaux qui y ont élu domicile et des insectes qui s’y noient.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 60 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 60 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 800 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Leuconoé

Publié le 1 avril 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Leuconoé butinant
Face dorsale des ailes
Face ventrale des ailes
Leuconoé de près
En majesté

Originaire du sud-est asiatique, le Leuconoé (ou Idea leuconoe) est surnommé Grand planeur parce qu’il plane pendant des heures avant de se reposer sur les plantes aux heures les plus ensoleillées.

Ses ailes, moins rigides que celles de la moyenne des papillons, lui donne en vol l’aspect d’un morceau de papier de riz au vent, d’où son nom anglais de Rice Paper Butterfly.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (4e photo) et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 60 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 1600 — 200 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 60 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/7,1 — ISO 1000 — 60 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


VISA Desjardins et les pourrisseurs d’entreprise

Publié le 31 mars 2013 | Temps de lecture : 5 minutes
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Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel de Desjardins Sécurité financière (DSF) me proposant gratuitement une assurance solde de crédit applicable à ma carte VISA Desjardins.

Il s’agit d’une protection offerte au détenteur d’une carte de crédit qui deviendrait incapable de payer son solde en cas de décès, de mutilation, d’invalidité, de perte involontaire d’emploi, ou de maladie grave.

Au cours de cet appel, qui a duré au total une dizaine de minutes, « gratuit » et « ne coûte rien » ont été répétés une dizaine de fois.

Il m’est déjà arrivé de souscrire à des services proposés par une compagnie téléphonique bien connue qui étaient gratuits au moment où on me les avait offerts par télémarketing, mais qui devenaient payants quelques mois plus tard à la suite d’un avis en petits caractères ajouté au bas d’un relevé mensuel.

Dans le cas de l’appel de DSF, arès des minutes à expliquer que j’étais réticent à souscrire à ce service gratuit par crainte que « les règles du jeu » ne changent sans en être informé explicitement, je finis par poser la question : « Comme ça, tant qu’on paie le solde avant la date limite, ça ne coûte rien ? ». Et là — tenez-vous bien — on m’apprend au contraire que des frais s’appliquent dès le moment d’une transaction.

Effectivement, sur le site web de Desjardins, on dit clairement qu’aucune prime n’est applicable lorsque le solde de la carte est à zéro.

Pour que cette assurance soit gratuite, il faudrait qu’on paie à VISA Desjardins le coût de toutes nos transactions avant de les effectuer, ce qui en pratique n’arrive jamais. Moi, je n’appelle plus cela une carte de crédit s’il faut payer nos achats d’avance.

Mais par télémarketing, cette précision capitale n’est révélée que si l’appelé prend l’initiative de poser la question à ce sujet. Autrement, tout ce qu’il retient ce sont les mots «  gratuit » et « ne coûte rien ».

On pourrait penser que la téléphoniste avait peut-être fait cette précision mais que j’ai eu un moment de distraction. Cette hypothèse m’a traversée l’esprit. Ce qui m’a convaincu du contraire, c’est l’importance attachée à la gratuité au cours de la conversation. Pourquoi a-t-on présenté avec autant d’insistance cette assurance comme étant gratuite si ce n’est pour m’induire en erreur.

De toute évidence, on se trouve en présence d’une tentative de tromperie, c’est-à-dire d’une fraude au sens de la loi, probablement effectuée auprès de dizaines, de centaines, voire même de tous les détenteurs de carte VISA Desjardins.

Je ne crois pas que la haute direction de DSF ait autorisé cette fausse représentation effectuée en son nom. Puisque ce texte l’en avise publiquement, il serait tentant pour elle de simplement réprimander la personne responsable de ce stratagème.

À mon avis, ce serait imprudent. Je suggère plutôt à Desjardins de congédier le Directeur des ventes ou le responsable de cette tentative de tromperie. Pourquoi ? Parce que ces personnes sont des pourrisseurs d’entreprise.

Le capitalisme est le meilleur système économique pour un pays développé. Mais il est de plus en plus pourri de l’intérieur par des officiers totalement dépourvus de scrupule, pour qui tous les moyens sont bons (y compris ceux illégaux) afin de dégager des profits.

Or le moyen le plus rapide d’augmenter les profits d’une entreprise est de tromper les personnes qui ont suffisamment confiance en celle-ci pour faire affaire avec elle.

Évidemment, on ne peut pas saper la clientèle d’une compagnie sans que celle-ci finisse par péricliter. Mais ces gens s’en foutent. Lorsque l’entreprise écopera des conséquences de leur duperie, ils seront rendus ailleurs. Et dans leur curriculum-vitae, ils se vanteront de la croissance de leur ancien employeur au cours de la courte période de temps où ils ont été à son service.

Tout employé dépourvu de scrupule est une bombe à retardement, n’hésitant pas à intriguer, mentir, et frauder s’il en a l’occasion. Or plus cette personne occupe un poste de décision, plus le tort infligé à l’entreprise est important. D’où la nécessité absolue et urgente de s’en départir. En effet, la respectabilité (essentielle pour une entreprise financière) dépend de son honnêteté et de sa franchise.

Il y a quelques années, dans la haute finance anglo-américaine, on s’échangeait des courriels internes ridiculisant les clients — des banques et des fonds de pensions — assez stupides pour acheter les titres financiers toxiques sans se douter qu’ils ne valaient rien, assez naïfs pour croire en la respectabilité de leur employeur.

Une crise économique plus tard, les mêmes comportements subsistent toujours — dans ce cas-ci à une échelle beaucoup moindre — parce que le monde de la finance n’a pas tiré de leçon de cette crise et n’a pas su sévir contre ceux qui le pourrissent de l’intérieur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm


Post-Scriptum : Le 3 décembre 2019, à la suite d’une importante fuite de données, le PDG de Desjardins a congédié deux hauts dirigeants, dont Denis Berthiaume.

En 2013, ce dernier occupait le poste de premier vice-président Gestion du patrimoine et Assurance de personnes.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Passer le temps avec Nik

Publié le 27 mars 2013 | Temps de lecture : 1 minute
Résultat No 1
Résultat No 2

Hier, je me suis procuré des modules d’extension pour Photoshop de l’éditeur Nik Software. Et pour les apprendre, quel meilleur moyen que de partir à l’aventure et de tenter un peu n’importe quoi.

On peut voir ci-dessus le résultat final à partir des deux photos ci-dessous, un peu fades à mon goût. Ce qui en a résulté ne gagnera pas un prix Nobel mais c’était amusant.

Première image de départ
Deuxième image de départ

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 23 mm
2e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 22 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La fenêtre et le gardien de sécurité

Publié le 26 mars 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

Carnavalet
 
Il y a tellement de choses intéressantes à voir à Paris qu’on ne peut pas tout visiter. Ayant décidé d’y passer mes trois semaines de vacances à l’automne de 2003, j’avais choisi d’ignorer le Musée Carnavalet, dédié à l’histoire de la capitale française.

Mais à la fin d’une journée d’octobre, j’étais dans le Marais (il s’agit d’un quartier autrefois marécageux), la lumière commençait à baisser et un jour de semaine à 17h, il est un peu tard pour entreprendre la visite de quoi que ce soit.

Mais je passais à côté de ce musée. C’était gratuit. Il était ouvert encore une heure. Alors pourquoi ne pas y faire un tour…

D’un pas alerte au début — mais qui se ralentit dès que je compris l’intérêt de ce musée — je passais devant des toiles représentant des endroits de Paris que j’avais visités. C’était fascinant de voir dans quelle mesure la capitale française avait peu (ou beaucoup) changée au cours des siècles.

Fouquet MuchaEt toutes ces boiseries et lambris d’intérieurs luxueux sauvés du pic des démolisseurs ou des rénovateurs zélés (dont les comptoirs Art nouveau de la bijouterie Fouquet dessiné par Alphonse Mucha, ci-contre), ces portraits de personnages illustres qui y ont habités, etc.

Bref, c’était beaucoup plus intéressant que ce que j’avais imaginé.

Quand tout à coup, je passe devant une fenêtre au travers de laquelle je vois une cour extérieure charmante, celle qu’on voit au début du texte. Puisqu’il est permis de photographier dans ce musée, je sors mon Canon Powershot G6, l’appareil que j’utilisais à l’époque.

FenêtreProfitant de l’absence de gardien, j’approche lentement mon appareil de la fenêtre ci-contre. Je dépose délicatement l’objectif métallique sur le verre et au moment précis où j’appuie sur le déclencheur, j’aperçois du coin de l’œil un gardien qui s’approche de moi rapidement.

Aussitôt, j’imagine ce gardien élever le ton et me dire quelque chose du genre : « Monsieur ! Cette fenêtre est du ixième siècle. Elle est classée monument national. Mme de Sévigné, elle-même aimait s’y appuyer pour contempler le soir couchant. Comment pouvez-vous… »

Alors que dans ma tête tourbillonnent les justifications que je pourrais invoquer, je suis étonné d’entendre le gardien s’excuser puis, alors que je me recule, m’ouvrir sans que je le demande cette fenêtre pour me permettre de prendre une meilleure photo.

Évidemment, je m’exécute aussitôt et, ravis, je remercie le gardien de mon plus beau sourire.

L’année suivante, j’étais revenu dans ce musée afin de remettre à ce gardien les photos que j’avais prises de Paris un an plus tôt. Mais je ne l’ai pas trouvé.

En repensant à ce fait divers, je me suis toujours demandé : si j’étais gardien de sécurité au Musée des Beaux-Arts de Montréal et qu’un touriste américain me demandait de lui ouvrir une fenêtre afin de lui permettre de photographier la rue Sherbrooke, serais-je aussi accommodant ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel