La tuerie de Charlie Hebdo : les lacunes du renseignement (3e partie)

Publié le 17 janvier 2015 | Temps de lecture : 8 minutes

De la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à l’effondrement du mur de Berlin, le monde se divisait en deux clans hostiles; les Communistes et le monde libre.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous sommes entrés dans un autre monde bipolaire; les terroristes et nous.

Tous les services de renseignement s’emploient à les différencier. Mais se peut-il qu’on ne naisse pas terroriste ? Et si on le devient, comment empêcher cette radicalisation ?

La plus grande menace terroriste qui plane actuellement sur les pays occidentaux est celle des milieux intégristes musulmans, mieux organisée et mieux financée que toute autre.

Si l’exclusion sociale prédispose à la criminalité, elle ne semble pas avoir grand importance dans la genèse du terrorisme, en dépit de ce que terrorisme en Europe semble suggérer.

Comme nous l’avons vu dans le second volet de cette trilogie, cette genèse nécessite seulement la rencontre de deux pré requis : un élément déclencheur et l’exposition à des idées radicales.

Si on devait enquêter auprès de chaque terroriste afin de savoir quel a été, dans son cas, cet élément déclencheur qui l’a bouleversé et rendu réceptif à une idéologie extrémiste violente, on obtiendrait sans doute autant de réponses qu’il aura de répondants.

Dans tous les cas où ce déclencheur est connu, il fait partie du contentieux déjà connu entre Musulmans et pays occidentaux. Ce contentieux s’articule autour de deux pôles : le conflit israélo-palestinien et la multiplication des guerres suscitées par les pays occidentaux dans des pays musulmans.

La guerre coloniale qu’Israël livre en Palestine

Tous les prétextes sont bons pour déposséder les Palestiniens de leurs terres, pour détruire leurs sources de revenus, pour massacrer ceux d’entre eux qui se révoltent, et pour implanter des colonies juives.

Fondamentalement, les dirigeants israéliens font aujourd’hui ce que les autorités britanniques ont fait pour affamer, puis décimer les peuples autochtones de l’Amérique du Nord afin de peupler leur territoire de braves pionniers européens.

Les 16 et 17 septembre 1982, alors que les camps palestiniens de Sabra et Chatila au Liban sont encerclés par l’armée israélienne et que la population y avait été désarmée, l’armée israélienne laisse entrer les milices chrétiennes qui y tueront hommes, femmes et enfants pendant deux jours. Le massacre fit entre 800 et 3 500 victimes. Ce carnage suscita une indignation généralisée, même en Israël.

À travers le monde, la population palestinienne est estimée à environ 11 millions de personnes, dont 3,7 millions en Palestine. On comprend donc l’importance de ce massacre pour ce peuple.

Au cours de la Seconde intifada, les soldats israéliens tiraient des balles réelles sur des adolescents arabes qui leur lançaient des pierres. De plus, l’armée israélienne postait des tanks devant les hôpitaux bombardés, tanks qui avaient pour mission de tirer sur les ambulances qui y apportaient des blessés.

Depuis quelques années, le gouvernement canadien est devenu l’allié inconditionnel d’Israël, contrairement au gouvernement américain qui exprime régulièrement des réserves précisément au sujet de cette politique coloniale.

Le Canada endosse totalement les politiques israéliennes en territoires occupés. Notre pays considère que les Palestiniens doivent éviter toute violence et accepter passivement la dépossession dont ils sont l’objet, comme les autochtones canadiens, idéalement, auraient dû le faire quand le colonisateur britannique les a confinés à des réserves indiennes.

Évidemment le zèle canadien expose notre pays (ses représentants et la population qui les porte au pouvoir), au ressentiment de ceux qui sont opposés violemment à cette politique coloniale.

La politique extérieure du gouvernement Harper augmente donc les risques que des attentats terroristes soient commis au pays.

La prévention du terrorisme au pays passe donc vers une révision de notre politique extérieure afin de la purger de ses éléments extrémistes et inutilement provocants.

Ceci étant dit, on aurait bien tort de croire qu’il suffirait d’adopter une politique extérieure rose-bonbon pour nous soustraire à la menace terroriste. Afin d’attirer du financement, les groupes terroristes ont besoin de réussir leurs attentats quelque part, n’importe où.

Les guerres suscitées en pays musulmans

La guerre du Golfe (1990-1991)

D’aout 1990 à février 1991, les États-Unis ont mené une coalition de 34 pays afin de délivrer un pays arabe, le Koweït, envahi par un pays voisin, l’Irak. Cette guerre justifiée par le Droit international a fait 1 100 morts et à peu près autant de blessés.

La guerre d’Afghanistan (2001-2014)

Les attentats du 11 septembre 2001 à New York étaient implicitement une déclaration de guerre contre les États-Unis. Leur réaction — la guerre d’Afghanistan — se justifiait donc par la légitime défense.

Dans un premier temps, les États-Unis se sont contentés de fournir une aide logistique aux rebelles Afghans (l’Armée du Nord) afin qu’ils chassent les Talibans du pouvoir.

Puis, à la demande des nouveaux dirigeants du pays, les pays occidentaux ont occupé l’Afghanistan.

Selon Wikipedia, cette guerre et cette occupation étrangère se sont soldées par la mort de plus de 20 000 personnes parmi la population civile.

La guerre d’Irak (depuis 2003)

La Guerre d’Irak et l’occupation militaire qui a suivi avaient pour but de libérer le pétrole irakien de l’embargo international dont il était l’objet et lui permettre d’être écoulé librement sur les marchés mondiaux afin d’en abaisser le prix.

Le décompte des pertes civiles en Irak varie selon les études. Il serait compris entre 100 000 et 1 450 000 morts.

La guerre civile libyenne (depuis 2011)

À l’occasion du Printemps arabe, divers soulèvements ont éclaté en Libye. Les pays membres de l’OTAN ont armé les rebelles et ont procédé au bombardement des défenses gouvernementales libyennes.

Après la chute du dictateur libyen, les mercenaires étrangers qui ont participé à ce renversement sont repartis avec leurs armes. Certaines de ces milices se sont mises depuis au service d’Al-Qaida au Sahel.

La guerre civile syrienne (depuis 2011)

Après avoir soutenu et armé les rebelles jugés modérés au régime de Bachar el-Assad, les États-Unis ont assisté, impuissants, à la montée en force des milices radicales de l’État islamique.

Celles-ci ont profité du vide créé par l’effondrement de l’état syrien pour créer une vaste zone de chaos et de violence en Syrie et en Irak.

Selon Wikipédia, le nombre de morts reliés à la guerre civile syrienne serait de l’ordre de 100 000 à 130 000.

La mondialisation du chaos

Le développement des moyens de transport a favorisé les échanges transfrontaliers. De nos jours, les appareils photo et les caméras captent des images prêtes immédiatement à être diffusées à travers le monde. Grâce à l’internet, textes et photos voyagent à la vitesse de la lumière.

Mais la mondialisation du commerce et de la finance s’est accompagnée de la confrontation d’idées et de cultures très différentes, voire opposées, qui s’ignoraient jusqu’ici en raison de l’éloignement.

Dans un premier temps, les gouvernements occidentaux ont puisé dans cette somme colossale d’information pour prouver leur supériorité morale et justifier la mission civilisatrice de leurs interventions militaires à l’étranger.

En semant la guerre et la désolation, les pays occidentaux ont favorisé les contrats d’armements au bénéfice de leur industrie militaire. Dans les pays atteints et les pays voisins, ils ont favorisé la fuite des capitaux et celle des cerveaux à leur avantage.

En contrepartie, ils ont favorisé l’émergence de dizaines de milliers de guerriers dont la seule expertise est dans l’art de piller, de violer et de détruire.

Ces barbares vivent à quelques heures de route d’Europe et à une dizaine d’heures de vol d’Amérique. Leurs idées sont à quelques millisecondes des ordinateurs de nos adolescents.

Selon un adage, celui qui sème le vent récolte la tempête. Il peut donc sembler naïf de penser qu’on peut semer la mort et la désolation sans susciter la haine et le désir de revanche.

C’est pourtant ce phénomène auquel nous assistons. Mais puisque nos gouvernements ne sont pas prêts à modifier leur politique étrangère prédatrice à l’égard des pays musulmans producteurs de pétrole, ils en sont réduits à essayer de contenir le mal qu’ils ont créé.

Dans le dernier texte de cette série, nos passerons en revue les moyens de lutte défensive contre le terrorisme.

Références :
Armée syrienne libre
Deuxième guerre civile libyenne
Guerre civile syrienne
Guerre d’Afghanistan (2001-2014)
Guerre d’Irak
Guerre du Golfe
La guerre en Irak ou l’aveuglement collectif américain
La mission canadienne en Afghanistan ou la perpétuation de coutumes arriérées
Le décès d’Ariel Sharon, criminel de guerre
Loi sur les Indiens
Mouammar Kadhafi
Première guerre civile libyenne
Syrie : la Turquie et les Etats-Unis à la rescousse de Kobané

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La tuerie de Charlie Hebdo : les lacunes du renseignement (2e partie)

Publié le 13 janvier 2015 | Temps de lecture : 7 minutes

Les attentats canadiens

Le deuxième texte de cette série passe en revue les divers attentats dont les Canadiens ont été victimes.

En raison de l’éloignement géographique du pays des zones de conflits armés à travers le monde, les attentats en Amérique du Nord se distinguent de ceux commis ailleurs.

Cette spécificité, loin de nuire à la compréhension du terrorisme, permet de le voir dans une perspective plus large.

La plus grave attaque terroriste de l’histoire du Canada a été l’explosion en 1985 d’un avion d’Air India en partance de Montréal.

Cet attentat a tué 320 passagers, dont 268 Canadiens (parmi lesquels se trouvait le pharmacien Gaston Beauchesne de la ville de Hull).

Les auteurs étaient des Canadiens de religion sikhe qui voulaient venger l’attaque menée par le gouvernement indien contre le Temple d’Or d’Amritsar, en juin 1984.

Les services de renseignement canadiens avaient été prévenus (notamment par le FBI) que la compagnie aérienne Air India devrait faire l’objet d’attentats à la bombe pour marquer le premier anniversaire de l’attaque du Temple d’Or. Pour cette raison, les services de renseignement canadiens avaient placé les comploteurs (qu’ils connaissaient) sous écoute électronique.

Mais on s’est contenté d’accumuler passivement des renseignements, laissant ainsi les comploteurs mener à terme leur projet.

Après l’attentat, en juin 1985, les dirigeants du service de renseignement ont donné l’ordre de détruire la majorité des données qu’ils possédaient afin de supprimer par le fait même l’évidence de leur incompétence. Pour cette raison, les principaux comploteurs accusés ont été innocentés par les tribunaux, pour insuffisance de preuve.

Les autres attentats canadiens et leurs motifs sont les suivants :
• ceux du Front de libération du Québec, dans les années 1960, prônant l’indépendance du Québec, (deux otages, dont un mort)
• la tuerie à l’Assemblée nationale du Québec, en mai 1984, visant à tuer les députés du Parti québécois (trois morts et treize blessés)
• la tuerie à Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989, par haine du féminisme (14 mortes et 14 blessés)
• les divers attentats contre des médecins pratiquant l’avortement dans des provinces canadiennes-anglaises, dans les années 1990, dont plusieurs commis par un terroriste catholique américain (trois blessés)
• la tuerie de l’Université Concordia, en 1992, causée par la paranoïa d’un professeur (quatre morts et une blessée)
• la fusillade au Collège Dawson, en 2006, motivée croit-on par un comportement antisocial extrême (deux morts et 19 blessés)
• l’attentat du Métropolis, en 2012, destiné à tuer la nouvelle Première ministre et ses sympathisants, perpétré au nom du réveil des Anglo-Québécois (un mort et un blessé)
• l’attaque en voiture, le 20 octobre 2014, contre deux militaires à St-Jean-sur-Richelieu, conduite par pratiquant musulman radical déjà sous surveillance par les services de renseignement (deux morts, dont le terroriste, et un blessé)
• la fusillade du 22 octobre 2014 à Ottawa, causée par un pratiquant musulman radical auquel le passeport avait été confisqué par les autorités (trois morts, dont le terroriste).

En dépit de l’écoute électronique des comploteurs sikhs, de l’infiltration des milieux indépendantistes dans les années 1960, et de la surveillance ciblée des auteurs des attentats récents à St-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa, aucun des attentats ci-dessus n’a été prévenu.

Même lorsque les services de renseignements savent qu’une personne veut commettre un attentat terroriste, la difficulté principale vient du fait que l’intention coupable présumée n’est pas un crime.

En absence de délit, on peut empêcher un terroriste étranger d’entrer au pays mais on ne peut pas arrêter et emprisonner à perpétuité un citoyen canadien sur la présomption de ses intentions.

Le seul moyen d’empêcher un attentat perpétré par un citoyen du pays est de l’arrêter au moment précis où il est sur le point de passer à l’acte.

Cela est apparemment très simple dans les séries télévisées et les films hollywoodiens. Dans les faits, c’est autre chose, autant au Canada qu’en France (où les auteurs des attentats récents étaient également connus pour leur dangerosité).

Analyse des causes

Comme on vient de le voir, il est faux de croire que les attentats terroristes sont l’apanage des fondamentalistes musulmans puisque le pire cas canadien est l’oeuvre de Sikhs et que la majorité des autres cas ne concernent pas des Musulmans.

Ce n’est pas non plus le résultat d’un conflit entre classes sociales. Osama Ben Laden appartient à une riche famille d’entrepreneurs saoudiens. Les cas canadiens comprennent des hommes d’affaires (Air India, Métropolis), un universitaire (Concordia), un militaire (Assemblée nationale du Québec) et des personnes occupant différents métiers.

Si la maladie mentale est à la source des attentats de Concordia et de Dawson, elle n’est pas en cause dans la majorité des autres cas.

Ce qui est commun, c’est le discours haineux. Tous ces gens, ont été choqués par un ou plusieurs incidents qui les ont rendus vulnérables à la radicalisation de leurs idées.

Ainsi la communauté sikhe du Canada a été scandalisée par l’assaut indien contre un temple sacré dans lequel des insurgés sikhs s’étaient retranchés.

C’est le cas des terroristes antiavortement, influencés par la propagande violente et l’intolérance de la Droite américaine, qui n’hésite pas à comparer les médecins avorteurs à des tueurs en série qui pratiquent leurs homicides en toute impunité.

Longtemps financé par les États-Unis, Osama Ben Laden leur est devenu hostile lorsque ce pays a établi une base militaire en Arabie saoudite. Selon lui, il était inacceptable que des soldats impies foulent le sol sacré de l’Islam.

Chez les auteurs parisiens de l’attentat à Charlie Hebdo, les humiliations infligées aux détenus musulmans par des militaires américains à la prison d’Abou Ghraib ont servi de déclencheur à leur radicalisation entre 2003 et le début de 2005.

Dans les années 1960, la rhétorique gauchisante qui dramatisait les humiliations dont étaient victimes les Québécois francophones a très certainement été à la cause de la naissance du Front de libération du Québec.

De manière analogue, la propagande haineuse publiée par les médias canadiens-anglais contre les gouvernements indépendantistes du Québec explique probablement les attentats terroristes à l’Assemblée nationale du Québec et au Métropolis.

Ce qu’il faut donc retenir, c’est deux prérequis indispensables dans tous les cas autres que la maladie mentale; un élément déclencheur et l’exposition à des idées radicales. L’un sans l’autre n’est pas suffisant.

Dans le cas de l’auteur de l’attaque à St-Jean-sur-Richelieu, on ne saura jamais ce qui fut son élément déclencheur : on sait seulement qu’il fréquentait la mosquée al-Imane, où l’intégrisme musulman sunnite est prêché à une poignée de fidèles.

Dans le dernier texte de cette série, nous verrons les pistes de solution.

Références :
Anti-abortion violence
Attentat du Métropolis
Front de libération du Québec
Fusillade au collège Dawson
Fusillade du 8 mai 1984 à l’hôtel du Parlement du Québec
Fusillade du 22 octobre 2014 à Ottawa
James Charles Kopp
Tuerie de l’École polytechnique de Montréal
Massacre annoncé
Rouleau était surveillé par la GRC et le renseignement canadien
Scandale d’Abou Ghraib
Tuerie de l’Université Concordia
Un imam controversé à Saint-Jean-sur-Richelieu
Vol 182 Air India

Paru depuis :
Le terrorisme et l’extrémisme violent au Canada (2018-05-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La tuerie de Charlie Hebdo : les lacunes du renseignement (1re partie)

Publié le 12 janvier 2015 | Temps de lecture : 5 minutes

La première partie de ce texte vise à démontrer que les auteurs des attentats de la semaine dernière à Paris étaient bien connus des services de renseignements et qu’ils avaient même fait l’objet de condamnations par les tribunaux civils pour leur association avec des groupements terroristes.

Le texte débute par la présentation d’une personne qui n’a joué aucun rôle dans les attentats eux-mêmes, mais qui est à l’origine de la radicalisation de deux des trois terroristes impliqués dans cette affaire. Son cas est relaté ici puisqu’il servira à l’examen des causes et solutions à cette radicalisation.

Farid Benyettou

À 16 ans, Farid Benyettou habite chez sa soeur. Celle-ci vit également avec son époux — un Algérien intégriste relié à Al-Qaida au Maghreb islamique — qui sera expulsé l’année suivante vers l’Algérie pour avoir projeté de perpétrer des attentats pendant la Coupe du monde en France.

En 2003, Farid Benyettou est préposé d’entretien le jour et imam autoproclamé le soir.

C’est dans la mosquée parisienne d’Adda’wa (aujourd’hui détruite) qu’il recrute des jeunes dans le but d’aller combattre les soldats occidentaux auprès d’Al-Qaida en Irak.

Emprisonné en 2005 sous l’accusation d’être associé à des malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes, il est condamné en mars 2008 à six ans fermes de prison en tant qu’organisateur principal de cette filière djihadiste. Il a été libéré en 2011, soit six ans après le début de sa détention provisoire.

Âgé aujourd’hui de 33 ans, il est étudiant infirmier, diplômable en mars 2015, sans toutefois avoir de possibilité de travailler dans le secteur public en raison de son casier judiciaire.

Les frères Kouachi

En 2003, les frères Kouachi habitent ensemble dans le 19e arrondissement de Paris, où ils font connaissance de Farid Benyettou.

Convaincu par ce dernier, le plus jeune des frères décide de participer au djihad en Irak.

Le 25 janvier 2005, au départ d’un périple qui devait le mener à Damas (en Syrie), puis en Irak, Chérif Kouachi est intercepté par police française et condamné trois ans plus tard pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Ayant purgé sa peine en préventive, il est libéré à l’issue de son procès. Toutefois, c’est durant sa captivité qu’il rencontre Amedy Coulibaly (le troisième homme des attentats de Paris de janvier 2015).

En 2010, les forces policières déjouent un complot estimé à faire évader l’auteur d’une série d’attentats à Paris en 1995. Parmi les suspects arrêtés, les frères Kaouachi seront libérés pour insuffisance de preuve.

Au cours de leur incarcération préventive, ils retrouvent Amedy Coulibaly, que Chérif a connu en prison en 2005.

En 2011, Saïd Kouachi (l’ainé des frères) fait un stage de deux semaines dans un camp d’entrainement d’Al-Qaida au Yémen en 2011. Les services de renseignement américains informent leurs collègues français de ce fait.

Les deux hommes se retrouvent donc sur une liste d’interdiction de vol à destination des États-Unis.

Amedy Coulibaly

Amedy Coulibaly est un malfaiteur multirécidiviste.

Condamné en 2004 pour vol à main armée, il fait la connaissance de Chérif Koauachi en prison. Ce dernier y est détenu en raison de sa participation à la filière djihadiste de Farid Benyettou.

En juin 2010, Amedy Coulibaly est arrêté par les services antiterroristes. Il est accusé d’avoir participé à un projet d’évasion de l’auteur d’une vague d’attentats commis en 1995 dans le métro et RER parisien pour le compte du Groupe islamique armé (GIA, algérien).

Lors de la perquisition de son domicile en marge de cette affaire, les enquêteurs retrouveront 240 cartouches de kalachnikov. Condamné pour possession d’arme illégale, il est libéré en mars 2014.

Références :
Amedy Coulibaly
Attentat à « Charlie Hebdo » : « Vous allez payer car vous avez insulté le Prophète »
Attentat en France: au cœur de la traque, la filière des «Buttes Chaumont»
Attentats: le budget illisible du Renseignement
Charlie Hebdo : une faille béante dans le Renseignement
Chérif Kouachi, ami d’enfance d’un tueur de l’État islamique
Chérif Kouachi faisait déjà parler de lui en 2005
EXCLUSIF. « Charlie Hebdo » : l’itinéraire de Coulibaly, le troisième homme
Coulibaly et les frères Kouachi, itinéraire d’un trio terroriste
Filière des Buttes-Chaumont
L’avocat du co-prévenu de Chérif Kouachi: En 7 ans cet homme est devenu un monstre
Les frères Chérif et Saïd Kouachi ont bien été formés au Yémen
Les frères Kouachi étaient connus de Washington
Mohammed Merah
Un ticket pour le jihad

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Charlie Hebdo : marche de solidarité à Montréal

Publié le 11 janvier 2015 | Temps de lecture : 1 minute
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Répondant à l’appel du consulat général de France à Montréal, des dizaines de milliers de Montréalais ont participé voilà trois heures à une marche silencieuse, en solidarité avec les manifestations qui se tiennent aujourd’hui à Paris.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mystère de la Sainte-Chapelle

Publié le 10 janvier 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Intérieur de la Chapelle haute

Lorsqu’on pénètre dans la Sainte-Chapelle de Paris, on est stupéfait de voir ces tonnes de vitraux réunis et soutenus par du plomb, un métal mou.

Jusqu’au moment de sa construction, au milieu du XIIIe siècle, personne au monde n’avait autant allégé les murs d’un édifice pour faire place à des vitraux.

Encore de nos jours, on se demande ce qui empêche l’effondrement de ces tonnes de verres et de plomb sous l’effet de leur propre poids, ou leur enfoncement par des vents violents.

Détail des vitraux

Non seulement tout cela résiste, mais cela tient debout depuis près de huit siècles. En apparence si fragile, l’édifice a traversé deux guerres mondiales, la Commune de Paris de 1871, la guerre franco-allemande de 1870, la Révolution française et cette multitude de soulèvements populaires inscrits au feuilleton culturel de la capitale française depuis des siècles.

L’architecte inconnu de l’édifice a habilement dissimulé l’essentiel au regard des visiteurs. Si bien que les nobles étrangers à qui le roi offrait le privilège de visiter la Chapelle haute repartaient de la capitale sans avoir la moindre idée de l’explication de la solidité miraculeuse des lieux.

En réalité, la voûte, la charpente et la flèche de 33 mètres qui surmonte le toit sont supportées par 14 puissants contreforts en ‘V’ dont seule l’extrémité la plus mince est visible de l’intérieur de la chapelle, le reste étant caché du regard par les vitraux.

Contreforts vus de l’extérieur

L’extrémité interne est sculpté en forme de neuf colonnettes délicatement peintes qui donnent l’illusion de suffire à supporter l’édifice. Ces contreforts sont solidifiés par deux chaînages métalliques discrets, découverts au XIXe siècle, qui évitent le recours à des arcs-boutants.

Décoration interne des contreforts

Quant aux longues bandes de vitraux, ils se divisent en rectangles plus petits, encadrés d’un squelette métallique.

Qui a dit que l’Art est une illusion ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 15 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Charlie Hebdo, paratonnerre de l’Occident

Publié le 9 janvier 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
« Muhammad porté par l’ange Gabriel » (partie d’une miniature musulmane de 1583, au Musée de l’Art turc et islamique d’Istanbul)

L’Islam ne possède pas de clergé hiérarchisé. Chez les Sunnites, l’imam est désigné par n’importe quelle assemblée de croyants afin de diriger la prière.

En général, dans chaque mosquée, il y a un imam permanent qui officie et qui donne les sermons du vendredi, faute de quoi un simple Musulman peut devenir imam le temps d’une prière.

On trouve donc sur l’Internet, une foule de prédicateurs qui interprètent le Coran sans compétence particulière. L’influence qu’exercent ces imams autoproclamés dépend de deux facteurs principaux.

En premier lieu, leur langue de prédication. La grande majorité des Musulmans parlent arabe. Un prédicateur turc ou iranien ne sera compris que des internautes qui comprennent le turc ou le persan. Au contraire, les prédicateurs arabes pourront être compris de centaines de millions de personnes.

En deuxième lieu, celui qui possède des talents de pédagogue attirera plus de lecteurs que celui dont les écrits sont difficiles à comprendre.

Puisque la poésie occupe une grande place dans la culture de certains pays musulmans (en Iran et en Afghanistan, notamment), je présume que la noblesse du style littéraire d’un prédicateur contribue à son prestige.

Pour un imam, une connaissance approfondie du Coran ne fait pas partie des critères essentiels pour réussir à se créer un lectorat important sur l’Internet.

Or la prédication religieuse comble le vide engendré par la disparition des idéologies.

Voilà pourquoi les jeunes occidentaux, particulièrement dans les pays où l’ouverture de nouvelles mosquées rencontre beaucoup de résistance, se tournent vers la prédication sur l’Internet. Où on trouve de tout, du meilleur comme du pire.

À titre d’exemple, il est probable que les prêches de l’imam parisien Farid Benyettou — responsable de la radicalisation des auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo — s’appuyaient sur une argumentation et des justifications trouvées sur des sites Internet radicaux.

Une des conneries véhiculées par les prédicateurs fondamentalistes, c’est qu’il est interdit de représenter le prophète Mahomet.

Au contraire, pendant des siècles, celui-ci a été représenté dans des livres musulmans, les traits respectueusement cachés par un voile blanc, rarement sans celui-ci.

Il est évident que les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo étaient irrespectueuses à l’égard de l’islam. Comme d’autres caricatures de ce journal l’étaient au sujet du catholicisme ou du judaïsme.

Même si je n’aime pas l’idée de ridiculiser les croyances religieuses des autres, je crois que quiconque a le droit de se moquer d’une religion, n’importe laquelle, si tel est son désir.

En publiant ses caricatures, Charlie Hebdo s’offrait en paratonnerre de l’Occident, cible facile du fanatisme religieux.

Les auteurs de l’attentat contre la rédaction de cet hebdomadaire, aveuglés par leurs convictions stupides probablement importées d’ailleurs, ne réalisent pas que lorsqu’on est minoritaire, on ne peut pas tuer pour punir la majorité au sein de laquelle on vit.

Les Musulmans qui vivent en Occident sont des pionniers en train d’inventer sans le vouloir un Islam moderne, compatible avec les valeurs occidentales et en opposition totale avec l’obscurantisme financé notamment par l’Arabie saoudite. Ce n’est donc pas contre eux qu’on doit tourner notre colère et notre indignation à la suite de cet attentat terroriste.

Pour que le slogan Nous sommes tous Charlie ne soit pas qu’un slogan bon chic bon genre, c’est le devoir de chacun d’entre nous d’oser braver la colère des ultras. À mon avis, un peuple qui n’est pas prêt à payer le prix de la Démocratie de son propre sang, ne la mérite pas.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Premier arrondissement de Paris (1re partie)

Publié le 7 janvier 2015 | Temps de lecture : 6 minutes
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Avant-propos

La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama dont la première version présentait des photos prises à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Cette nouvelle version a été complétée par les photos prises l’année suivante, lors d’un autre séjour dans la capitale française.

Historique

C’est sur l’Ile de la Cité qu’est construite la Cathédrale Notre-Dame de Paris. De nos jours, l’ile est traversée par plusieurs rues Nord-Sud dont la principale est le boulevard du Palais.

La portion de l’ile à l’Ouest de ce boulevard fait partie du premier arrondissement, alors que ce qui est à l’Est appartient au quatrième arrondissement.

Cette séparation remonte à loin. Au Moyen-Âge, le pouvoir ecclésiastique était symbolisé à l’Est de l’ile par Notre-Dame de Paris (1163-1354).

Peu avant le début de cette construction, à l’Ouest de l’ile, le roi, sa cour et le parlement avaient élu domicile au Palais de la Cité.

Pendant des siècles, ces deux grands édifices se faisaient face, séparés par des centaines de maisons étroites, d’ateliers d’artisans et d’échoppes de commerçants, construits le long d’un dédale d’une quarantaine de ruelles boueuses et nauséabondes.

Ce voisinage entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique — souvent harmonieux, mais parfois conflictuel — est une caractéristique fondamentale de l’ile, que la séparation administrative en deux arrondissements reflète aujourd’hui.

Le premier arrondissement de Paris fera l’objet de plusieurs diaporamas. Celui-ci se limite à une visite de la partie occidentale de l’ile de la Cité, à l’exclusion de la Sainte-Chapelle (qui fait l’objet d’un diaporama spécifique).

Présentation du diaporama

La plus ancienne et la plus belle horloge publique de Paris est celle qui décore la tour de la Conciergerie située à l’intersection du Quai de l’horloge et du boulevard du Palais.

Haute de 47 mètres, la Tour de l’horloge se distingue également par son beffroi médiéval (à 0:08).

Plusieurs fois restaurée, cette horloge fut originellement commandée en 1372 par Charles V.

De chaque côté du cadran, les deux femmes sont des figures allégoriques du pouvoir régalien de légiférer (à gauche) et du pouvoir de rendre justice (à droite).

La jambe à l’air de la première est peut-être une allusion aux compromis que doit souvent faire le législateur dans l’exercice de ses fonctions…

Célébrant le 800e anniversaire de naissance de saint Louis, une exposition à la Conciergerie (de 0:37 à 1;00) nous donne l’occasion de visiter le bâtiment.

Pavillon palatial lors de sa construction au XIIIe siècle, la Conciergerie est devenue une prison et un lieu de torture quelques siècles plus tard. À 0:33, on voit la cellule carcérale reconstituée de Marie-Antoinette.

De nos jours, la Conciergerie est une annexe du Palais de Justice. Sa taille importante de ce dernier — occupant presque le cinquième de l’ile — est à l’image de la croissance de la population de la ville et de la judiciarisation des rapports sociaux.

L’architecture hétéroclite du Palais de Justice reflète son histoire mouvementée. À 1:04, c’est la façade (construite de 1783 à 1786) qui domine la cour du Mai. Au Moyen-Âge, l’entrée principale du Palais de la Cité était située exactement à cet endroit, devant cette même cour.

Sous l’ancien régime, les membres de la profession juridique (juges, avocats et procureurs) avaient coutume d’y planter annuellement un arbre de quinze mètres chargé de fleurs et d’écussons. Cette cérémonie — destinée à célébrer les bienfaits de la nouvelle saison — se déroulait le 3e dimanche de mai (d’où le nom de cette cour). Celle-ci est clôturée par une grille en fer forgé réalisée en 1787 (restaurée en 1877).

Si on entre dans l’édifice par la cour du Mai, on accède à la Salle des pas perdus.

On y trouve le monument à Raymond de Sèze (1:12 à 1:20). Ce magistrat a plaidé la défense de Louis XVI devant la Convention (très largement hostile au monarque).

À droite du monument, un chien nous indique que l’allégorie qu’il accompagne est celle de la Fidélité (au roi, évidemment).

À gauche, appuyé sur un bouclier arborant les trois fleurs de lys symbolisant la monarchie, il s’agit d’une allégorie de la Nation. Mais comme celle-ci a eu le ‘culot’ du régicide de Louis XVI, le sculpteur s’est permis la licence de la représenter (discrètement) le postérieur à l’air (à 1:16).

De 1:33 à 1:40, nous traversons le hall de Harley.

Plus bas, à l’intersection du boulevard du Palais et du Quai des Orfèvres, on rencontre le Tribunal correctionnel, construit de 1904 à 1914.

Sa façade est ornée de statues, d’un cadran solaire (à gauche sur la photo) et d’une entrée encadrée de cariatides (à 1:48).

L’entrée du Palais de Justice sur la rue Harlay (à 1:50) permet l’accès à la Cour d’assise.

En face de cette entrée se trouve une charmante place triangulaire, appelée Place Dauphine (de 1:51 à 1:59).

La plus étroite sortie de la place (celle vers l’ouest) est encadrée de deux édifices de style Louis-XIII (à 2:01).

En traversant la rue qui relie les deux bras du Pont Neuf (de 2:03 à 2:09), on accède au square du Vert-Galant (de 2:13 à 2:19).

Ce lieu paisible est apprécié des amoureux. Il rend hommage au roi Henri IV (à 2:11), qui doit ce surnom à son ardeur envers ses 73 maitresses officielles recensées.

Détails techniques : Le diaporama présente 64 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (57 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (11 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos en 2015), et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (1 photo en 2014).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


CompůtAřt No 2

Publié le 4 janvier 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Rose & Noir
Abstraction No 2
Abstraction No 4

Ce qui s’apparente ici à des peintures abstraites, est en réalité le résultat de la lecture — par le logiciel Corel AfterShot Pro — de trois photos victimes d’une importante corruption informatique.

Détails techniques : Canon Powershot G6
1re photo : 1/8 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


CompůtAřt No 1

Publié le 3 janvier 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Concorde
Fenêtres
Bandes No 5

Cette semaine, j’ai classé les photos que j’ai prises à Paris l’automne dernier. Cette tâche terminée, j’ai eu l’idée d’aller voir les photos que j’ai prises dans cette ville en 2003 et 2004, afin compléter les diaporamas que je compte réaliser au cours des mois qui viennent.

Il faut savoir qu’il me reste peu de mes originaux de l’époque; la partition du disque dur où mes photos étaient entreposées a été corrompue. J’avais conservé de rares photos partiellement endommagées dans l’espoir qu’un jour je découvre un logiciel capable de les restaurer (ce qui n’est jamais arrivé).

En passant en revue les quelques photos qui me restent (dont celles corrompues), j’ai donc définitivement détruit une bonne partie des photos devenues inutiles jusqu’au moment où j’ai réalisé qu’elles avaient leur propre esthétique.

Ces fichiers corrompus ne peuvent plus être lus par Photoshop, Lightroom, Adobe Bridge, ni DxO Optics Pro. Mais ils sont encore lus par Corel AfterShot Pro.

Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai donc décidé de montrer quelques « réalisations accidentelles » de mon ancien PC sous Windows. Comme quoi ces machines ne sont peut-être pas aussi stupides qu’on pense…

Détails techniques : Canon Powershot G6
1re photo : 1/160 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 10,3 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Paris

Publié le 2 janvier 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour démarrer

Cette vidéo d’une minute résume la première journée du voyage que j’ai effectué à Paris l’automne dernier.

Elle commence à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal, pour se terminer à l’hôtel Tiquetonne de Paris (un hôtel qui tire son nom de la rue sur laquelle il est situé).

La toute dernière image est celle des déjeuners qu’on y sert aux chambres pour un supplément de sept euros.


Pour lire tous les comptes-rendus quotidiens de ce voyage à Paris, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel