Publié le 22 juillet 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Grande astrance ‘Sparkling Stars Pink’
Avec ses couleurs plutôt ternes, la Grande astrance passe facilement inaperçue parmi les iris et les hémérocalles.
Toutefois, à y regarder de près, cette plante — qui fleurit tout l’été — est très élégante.
Protégée dans le Limousin et dans la Principauté d’Andorre, la Grande astrance est une annuelle haute de 30 à 90 cm qui habite les collines et les montages de l’Est et du Sud de l’Europe.
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Blanches ou vieux rose, les fleurs disposées en ombelle sont portées par de longs et fins pédoncules au bout desquels les sépales semblent agripper la fleur comme les griffes du chaton retiennent la pierre précieuse qui sertit une bague.
Les fleurs semblent jaillir d’un bol dont les parois délicates et dentelées sont décorées de feuilles stylisées.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 106 mm
2e photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
Publié le 21 juillet 2020 | Temps de lecture : 4 minutes
Dans tous les pays, il existe différents types d’agents de la paix, placés sous administration locale, régionale ou nationale.
Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis a été créé en 2002 en réponse aux attentats du 11 septembre 2001.
Son but est d’organiser et d’assurer la sécurité intérieure des États-Unis; c’est l’équivalent d’un ministère de la Défense, mais contre les ‘ennemis’ du pays qui opèrent en sol américain.
Il dispose d’un budget de 40,6 milliards$ et compte plus de 229 000 employés.
Le 26 juin dernier, Donald Trump signait un décret présidentiel s’adressant spécifiquement au Département de la Sécurité intérieure.
Ce décret lui ordonne de protéger les monuments, les mémoriaux et les statues de propriété fédérale, et de combattre la violence criminelle récente (une allusion au vent de contestation qui a suivi l’assassinat policier de George Floyd).
Quelques jours plus tard, dans un mémo confidentiel daté du 1er juillet et révélé par l’hebdomadaire The Nation, le département annonce la création d’une force d’intervention appelée Protecting American Communities Task Force (PACT).
Dotée des pouvoirs découlant du Patriot Act, cette force d’intervention est libre des contraintes imposées aux corps policiers et à l’armée.
Afin de la créer, le Département de la Sécurité intérieure a puisé çà et là au sein de diverses formations militaires ou paramilitaires sous son autorité, dont les unités tactiques d’intervention frontalière (renommées pour leur brutalité).
Il y a moins d’une semaine, c’est à Portland que cette nouvelle force d’intervention a été à l’œuvre pour la première fois.
Lourdement armées, masquées, habillées d’uniformes de camouflage, sans badge d’identification ni de caméra de surveillance, les chemises brunes de Trump ont utilisé des gaz lacrymogènes et des armes à mortalité réduite contre des protestataires ou de simples passants. Ceux-ci étaient presque tous des protestataires pacifiques. Les autres ne s’en prenaient ni à des statues ni à des édifices fédéraux.
Les yeux bandés, les personnes arrêtées ont été transportées par fourgons banalisés dans des ‘lieux surs’ tenus secrets et relâchées quelques heures plus tard sans qu’elles aient pu bénéficier de l’assistance d’un avocat.
Au moins treize protestataires et un certain nombre de passants ont ainsi été arrêtés sans qu’on leur précise les motifs de leur arrestation.
Dans au moins un cas, ces agents ont nié avoir détenu un citoyen dont l’arrestation a pourtant été captée sur vidéo.
Non armé, un des protestataires a été hospitalisé en raison d’une fracture du crâne causée par l’utilisation d’armes à mortalité réduite.
Pour le maire de Portland, la violence exercée par les agents fédéraux contre les protestataires est une attaque contre la démocratie américaine dans la mesure où elle vise à réprimer la liberté d’expression.
Le dirigeant municipal a déclaré : « Leur présence cause plus de violence et plus de vandalisme. Cela n’aide pas du tout à calmer la situation. Ils ne sont pas les bienvenus et nous voulons qu’ils partent.»
Dans les jours qui viennent, 150 de ces agents seront déployés à Chicago.
Publié le 20 juillet 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Le désamour des contraintes
Le port d’un masque protecteur est rarement agréable.
On se plie à l’obligation d’en porter un par civisme. Et on est rassuré de voir les gens autour de soi séquestrer leurs propres gouttelettes respiratoires par un couvre-visage.
Pour la personne habillée de pied en cap dont seuls les mains et le visage sont à découvert, porter un masque en pleine canicule correspond à bloquer une bonne partie de la surface corporelle dont elle dispose pour dissiper la chaleur.
Pensons également au cuisiner qui doit travailler dans une cuisine surchauffée, dépourvue de ventilation extérieure…
Gravir une côte à pic est plus difficile quand l’air qu’on inspire se compose en partie de l’air appauvri en oxygène qu’on vient d’expirer.
Et il y a des maskaphobes qui angoissent même à l’idée de porter un masque…
À toutes ces réticences s’ajoutent celles des rebelles antimasques qui y voient une entrave à leur liberté.
Pour bien comprendre le présent, rien de mieux qu’un retour dans le passé.
Le combat pour le ‘droit’ des fumeurs
Souvenons-nous de l’époque où on adoptait les premières mesures antitabagiques.
Dès qu’on a fait la preuve scientifique que la fumée secondaire était elle aussi cancérigène, fumer devenait un acte asocial.
Puisqu’il était impossible pour un fumeur de conserver sa boucane pour lui, on a considérablement réduit le nombre d’endroits où le tabagisme était permis.
Se rappelle-t-on des accusations de ‘fascisme’ adressées aux antifumeurs par ceux qui se disaient victimes de leurs persécutions ?
Aujourd’hui, la poussière est retombée. Et les fumeurs respectent le droit des non-fumeurs à respirer de l’air sain.
La même chose attend les antimasques; leur combat est voué à l’échec.
Même sans répression policière, l’étau se refermera sur ces irréductibles, bientôt victimes de l’ostracisme de l’immense majorité des Québécois qui voient dans l’obligation du port du masque une question de civisme le plus élémentaire.
Conclusion
Comment peut-on s’imaginer sérieusement qu’il existe un droit d’obliger les autres à inspirer ses gouttelettes respiratoires ?
L’obligation de porter un masque, c’est comme l’obligation de boucler sa ceinture de sécurité en auto; cela sauve des vies en contrepartie d’inconforts mineurs.
Il y eut une époque où on ignorait que simplement en parlant, deux inconnus s’échangent leurs gouttelettes respiratoires.
Maintenant qu’on le sait, n’est-ce pas franchement répugnant ?
Publié le 19 juillet 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
J’écoutais dernièrement un reportage télévisé au sujet de la reprise des croisières.
Le but de ce reportage était de montrer à quel point les organisateurs de croisières avaient retenu la leçon du drame survenu à bord du Diamond Princess, un drame au cours duquel les passagers, prisonniers à bord, avaient été en bonne partie décimés par le Covid-19.
Le reportage nous montrait les officiers et les matelots masqués, de même que l’infirmière à son poste de travail effectuant des tests de dépistage sous une hotte laminaire.
Comme sur la photo ci-dessus (tirée d’un autre reportage), on y voyait aussi à l’œuvre un serveur de restaurant ne portant qu’une visière.
Filmé en contreplongée (le point de vue de ses clients attablés), le serveur du paquebot ne semblait pas réaliser qu’une fois retroussée, sa visière ne retenait aucune de ses gouttelettes respiratoires. En somme, c’était comme s’il ne porterait rien.
En milieu hospitalier, la visière est un complément au masque; essentiellement, elle protège les yeux du porteur.
Selon l’Institut national de santé publique, la visière seule doit être considérée comme solution de dernier recours, par exemple lorsque la buée provoquée par le masque dans les lunettes de prescription mettrait la vie en danger de cette personne.
Le ministère de la Santé est encore plus catégorique : les citoyens qui portent uniquement la visière se verront refuser l’accès aux transports publics et aux commerces parce qu’elle n’offre aucune étanchéité.
« Les gouttelettes projetées par la personne qui porte une visière peuvent facilement se répandre dans l’air en passant par les côtés ou le dessous de la visière. Une personne atteinte de la COVID-19 qui porte uniquement une visière est donc susceptible de contaminer les gens autour d’elle.»
À l’exception d’un lieu où de grandes quantités de virus seraient en suspension dans l’air, la visière ne protège pas plus le porteur qu’une paire de lunettes.
Publié le 17 juillet 2020 | Temps de lecture : 2 minutes
Couverte de poils raides, la Bourrache officinale est une fine herbe annuelle qui, à maturité, mesure de 20 à 60 cm de haut.
Commune dans les terrains vagues, cette plante est originaire du sud et du centre de l’Europe.
Ses tiges contiennent une substance toxique pour le foie. Cette substance est aussi présente dans les feuilles et les fleurs, mais en quantité beaucoup plus faible.
En dépit du fait que certaines auteurs déconseillent la consommation régulière et prolongée de Bourrache officinale, on la trouve dans la composition de nombreux plats traditionnels, notamment dans des potages froids en Allemagne.
Au gout de concombre, ses feuilles crues se mangent en salade. Cuites, elles parfument des légumes cuits et des omelettes.
Souvent bleues, parfois blanches ou rose violacé, les fleurs de la Bourrache officinale peuvent servir à décorer des plats; par exemple, le Gargouillou du chef Michel Bras (trois étoiles Michelin).
Le gout des fleurs rappelle celui de l’huitre.
Anatomiquement, les fleurs se composent de cinq sépales verts et de cinq pétales souvent bleus (mais parfois blancs ou rose violacé) soudés à leur base. Le pistil blanc est gainé de cinq étamines noires coniques.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm
3e photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 210 mm
4e photo : 1/800 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 210 mm
Publié le 15 juillet 2020 | Temps de lecture : 5 minutes
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Introduction
Le Vietnam est à trois heures d’avion de la ville de Wuhan, berceau du Covid-19.
Le premier cas est apparu dans ce pays le 23 janvier, soit un mois avant le Québec (frappé dès le 27 février).
En dépit du fait que la pandémie y a débuté plus tôt, très peu des 97,4 millions de Vietnamiens ont souffert de la pandémie; à peine 381 cas ont été recensés, dont 90 % ont guéri depuis.
Cela correspond à 17 cas de Covid-19 par million d’habitants, soit environ 400 fois moins qu’au Québec.
Quant au nombre de morts, il n’y en a eu aucun (comparativement à 663 morts par million de Québécois).
Comment est-ce possible ?
Un terrain hostile au virus
Comme dans beaucoup de pays d’Extrême-Orient, le port du masque était déjà une habitude sociale chez une bonne partie de la population vietnamienne, avant même l’apparition de la pandémie actuelle.
Une étude allemande récente suggère que le port du masque réduit d’environ 40 % la propagation du Covid-19.
Le respect inconditionnel des ainés fait en sorte que chaque famille a l’habitude de prendre en charge son patriarche en perte d’autonomie plutôt que le placer dans un ghetto de vieux, comme c’est fréquent chez nous.
De plus, la défense des intérêts du groupe l’emporte toujours sur le droit de l’individu. Conséquemment, la cohésion sociale des citoyens et la confiance envers les dirigeants du pays ont permis au peuple vietnamien de consentir massivement aux sacrifices exigés.
Avant que l’épidémie ne soit totalement maitrisée, la télévision d’État motivait la population en montrant les conséquences concrètes de la pandémie. En plus des données, on révélait le nom de chaque personne infectée, son quartier, le nom des gens qu’elle a côtoyés.
Ce qui serait impensable dans les pays où la confidentialité des données nominatives est protégée par la loi.
Pour aider les personnes en quatorzaine à demeurer chez elles, des préposés de l’État apportaient quotidiennement des vivres sur le balcon ou sur le perron des 70 000 Vietnamiens concernés.
La réactivité
Alors que la Chine était encore le seul pays contaminé, le Vietnam fermait ses frontières avec ce pays le 11 janvier. Aux aéroports, on soumettait tous les passagers en provenance de Chine à des scanneurs thermiques.
Le 20 janvier, la Corée du Sud annonçait son premier cas. Le Vietnam cesse alors de cibler la Chine et met en quatorzaine tous les voyageurs étrangers.
Indépendamment de leurs réservations hôtelières, ils sont conduits en autobus dès leur arrivée vers des hôtels spécialement dédiés à l’isolement des voyageurs ou vers des camps gérés par des militaires.
Quelques jours plus tard, le pays ferme toutes ses écoles.
À la mi-février, un premier confinement de vingt jours est imposé à une zone rurale atteinte par l’éclosion de sept cas. Avant même la fin de ce confinement régional, il est étendu à tout le pays au cours des trois premières semaines de mars.
La recherche agressive des contacts
La recherche de contacts est confiée à une armée de 63 centres provinciaux, de 700 centres de districts et de 11 000 dispensaires de santé répartis sur tout le territoire national.
Pour chaque nouveau cas trouvé, on cherche les contacts, les contacts des contacts, et les contacts des contacts des contacts (soit trois niveaux de proximité).
Si bien qu’au total, chaque cas entraine une recherche de la charge virale dans le nez ou la gorge d’environ mille personnes ayant été directement ou indirectement en contact avec lui.
Dans l’attente des résultats, tous ces gens sont isolés et mis sous surveillance étroite. Et parmi les contacts, si on trouve d’autres personnes atteintes, chacun d’eux fera l’objet d’une nouvelle recherche de contacts sur trois niveaux.
Conclusion
En sept semaines de confinement radical, le Vietnam a obtenu des résultats aussi spectaculaires que durables.
Au moment de son déconfinement, le 23 avril, il n’avait plus aucun nouveau cas de Covid-19 au pays depuis six jours.
Depuis, à l’exception d’un demi-million de personnes, la population vietnamienne est déconfiné. Ce déconfinement s’est effectué sans provoquer une nouvelle vague de contamination.
Les résultats obtenus dans ce pays sont la récompense de la mobilisation massive de ses citoyens et de réactivité de leurs dirigeants politiques.
Publié le 15 juillet 2020 | Temps de lecture : 5 minutes
Introduction
La montée en puissance de Recep-Tayyip Erdoğan a progressivement transformé ce chef d’État en menace à cause de ses politiques agressives :
• les persécutions contre les Kurdes de Turquie et de Syrie,
• la fourniture d’armes aux intégristes sunnites durant la guerre en Syrie,
• l’achat par la Turquie de matériel militaire russe (une première pour un pays membre de l’OTAN),
• le déplacement de milliers de mercenaires de la Syrie vers la Libye en contrepartie de droits d’exploration pétrolière dans les eaux territoriales libyennes.
Dans les pays qui ont développé de l’animosité à son égard, on juge approprié de critiquer publiquement ses décisions afin d’influencer son électorat et de compenser ainsi la mainmise totale d’Erdoğan sur les journaux de son pays.
Dans le cas de la transformation d’une ancienne basilique chrétienne en mosquée, la propagande anti-Erdoğan coïncide avec l’islamophobie qui prévaut en Occident depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Chez ceux craignent la religion musulmane, il est facile d’imaginer que l’islamisation de Sainte-Sophie fait partie d’un vaste complot qui vise à éradiquer le christianisme de la surface du globe et à y répandre ‘sournoisement’ la religion musulmane.
Le tollé provoqué par cette décision contribue à sa manière à préparer l’opinion publique occidentale à une guerre contre un autre pays musulman — peu importe lequel — lorsque nos dirigeants le jugeront approprié.
Rappel historique
Construite au IVe siècle, la basilique Sainte-Sophie de Constantinople fut la première basilique chrétienne.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle n’honore pas une sainte, mais à un attribut divin, soit la Sagesse de Dieu (en grec, sophia veut dire sagesse).
Agrandie au VIe siècle pour atteindre sa taille actuelle, elle devint mosquée en 1453 et le demeura pendant un demi-millénaire (jusqu’en 1934, alors qu’Atatürk en fit un musée).
Bien avant sa prise du pouvoir, Erdoğan projetait de redonner à Sainte-Sophie sa vocation liturgique musulmane. Ce qu’il a décrété il y a quelques jours.
Une tempête dans un verre d’eau
À l’instar de la nouvelle mosquée Sainte-Sophie, presque toutes les églises de Paris sont depuis longtemps à la fois des sites touristiques et des lieux de culte.
Avant l’incendie qui l’a ravagée, la cathédrale Notre-Dame de Paris était du nombre. Même durant les offices — célébrées dans le centre de la nef — les touristes déambulaient et photographiaient tout autour.
Contrairement à Notre-Dame de Paris, Sainte-Sophie sera accessible exclusivement aux fidèles le jour de la prière (si j’ai bien compris), et demeurera un lieu touristique les autres jours de la semaine.
Comme c’est le cas à la basilique Notre-Dame de Montréal.
Où est le problème ?
Un danger potentiel
Le seul péril qui guette la mosquée Sainte-Sophie, c’est que les autorités religieuses y détruisent les mosaïques qui remontent à l’époque byzantine.
En effet, l’islam interdit la représentation picturale de Dieu. Comme l’interdit également le judaïsme et (théoriquement) le christianisme.
Normalement, on devrait se contenter de recouvrir les mosaïques ‘offensantes’ d’un enduit comme on l’a fait lorsque la basilique orthodoxe est devenue mosquée la première fois en 1453.
Il serait très surprenant que les autorités ordonnent la destruction de ces mosaïques; ces œuvres d’art font partie des attraits touristiques de ce musée fréquenté par 3,8 millions de visiteurs par année.
Ceci étant dit, si la Turquie devait choisir de les détruire (ce qui est douteux), elle ne ferait que rejoindre la longue liste de pays qui saccagent de temps en temps leur patrimoine artistique.
Avec la diminution de la fréquentation aux offices religieux, des centaines d’églises en Occident ont été transformées en condominiums, en établissements commerciaux ou en édifices à plus grande valeur foncière (et donc qui génèrent plus de revenus de taxation pour les municipalités).
Ici même au Québec, depuis cinquante ans, combien d’églises et de maison de grande valeur patrimoniale ont elles été détruites ou laissées à l’abandon au point de devenir irrécupérables ?
Bref, qui sommes-nous pour faire la morale à la Turquie ?
Post-Scriptum du 20 juillet 2020 : Les autorités turques annoncent que les icônes chrétiennes qui ornent l’intérieur de l’ancienne basilique byzantine seront simplement dissimulées le temps de la prière et demeureront bien visibles en dehors des prières.
Publié le 14 juillet 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
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D’une envergure de 8,4 cm, le Papillon du cèleri (Papilio polyxenes) est le plus grand papillon sombre du Québec.
Sous nos climats, il connait deux générations. Les papillons adultes de la première génération se rencontrent de la mi-mai au début juillet.
Ceux-ci donneront naissance à une seconde génération qui butinera de mi-juillet à début septembre. Toutefois, les chenilles de ces derniers n’auront pas le temps d’évoluer au-delà du stade de chrysalide; après avoir hiberné, les chrysalides libèreront leurs papillons au printemps suivant, donnant ainsi naissance à la première génération de papillons de cette année-là.
Face dorsale des ailes d’une femelle
Sur fond noir, la face dorsale des ailes antérieures est bordée de deux rangées de taches jaunes ou crème, en plus de croissants de même couleur situés le long du bord extérieur et qui donnent aux ailes un aspect dentelé.
Toujours sur fond noir, les ailes postérieures sont réellement dentelées et se terminent par une queue étroite.
On y voit deux rangées de taches similaires à celles observées aux ailes antérieures. Avec la différence que ces deux rangées sont plus distantes, plus orangées, et qu’entre les deux, se trouve une pluie d’écailles bleu poudre séparée par les nervures noires des ailes.
Cette pluie d’écailles est plus pâle chez la femelle.
Le tout se termine par un ocelle anal orange.
Femelle en majesté
La face ventrale des ailes antérieures est une copie de leur face dorsale.
La face ventrale des ailes postérieures ressemble beaucoup à leur face dorsale. Avec la différence qu’une bonne partie des taches jaunes ou crème sont ici en dégradé de crème à orange pâle.
Femelle vue de côté
L’abdomen noir du papillon est décoré de deux rangées de petites taches blanches.
Femelle butinant
On rencontre ce papillon dans des milieux ouverts; les jardins urbains, les champs cultivés ou en jachère, la lisière des bois ou les friches près des marais.
Quant à elle, la chenille porte des rayures noires espacées de deux bandes vert pâle séparées par une bande noire tachetée de jaune.
Alors que le papillon adulte se nourrit de nectar, sa chenille dévore les ombellifères : aneth, carotte, cèleri (d’où le nom de l’espèce), fenouil, panais, persil, causant des dommages aux producteurs maraichers.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II et objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci
Publié le 13 juillet 2020 | Temps de lecture : 4 minutes
Abeille butinant
En été, une ruche compte cinquante-mille abeilles, en majorité des ouvrières. Durant sa courte vie de 30 à 45 jours, une ouvrière produit 0,8 g de miel.
Pour produire un pot de miel de trèfle de 500 g, les abeilles doivent butiner neuf-millions de fleurs et effectuer dix-neuf-mille sorties, parcourant l’équivalent de deux fois la circonférence de la terre.
Référence : Émission du 13 juin 2020 de La semaine verte de Radio-Canada.
De juillet 2018 à juillet 2019, les deux villes nord-américaines qui ont connu la plus forte croissance démographique (en nombres absolus) furent Toronto et Montréal, avec respectivement 45 742 et 31 565 habitants de plus.
Suivent Phoenix, Calgary, Ottawa, et Edmonton.
Onze des vingt premières positions sont occupées par des villes canadiennes. Leur croissance démographique est presque entièrement attribuable à l’immigration, devenue plus difficile aux États-Unis (hors pandémie).
Pendant ce temps, New York, Los Angeles et Chicago ont connu un déclin de leur population.
Aux États-Unis, deux anciens employés de Twitter et un ressortissant saoudien ont été inculpés pour avoir fourni à l’Arabie saoudite des informations sur des utilisateurs du réseau social qui étaient critiques envers cette dictature.
La proportion des détenteurs d’un diplôme universitaire parmi les Francophones du Québec nés ici est la même que la celle chez les Anglophones ontariens nés dans cette province, soit 21 %.
Dans l’ensemble de leur population respective, il y a plus de diplômés universitaires en Ontario parce que cette province compte davantage de diplômés universitaires nés hors de cette province (ailleurs au Canada ou à l’Étranger).
Par exemple, on y compte 60 000 étudiants internationaux inscrits à l’université comparativement à 38 000 au Québec. Une fois diplômés, beaucoup d’entre eux demanderont la citoyenneté canadienne à la fin de leurs études.
Le multiculturalisme classe les individus selon les ethnies, la religion, les nationalités, et la race (sous l’euphémisme de ‘communautés racisées’).
Né en réaction à l’absolutisme monarchique, le libéralisme politique (à ne pas confondre avec le libéralisme économique) met l’accent sur les individus et sur leur appartenance à une collectivité appelée société, État, ou nation.
Publié le 11 juillet 2020 | Temps de lecture : 2 minutes
Lis (variété inconnue)
Lis (variété inconnue)
Lis asiatique ‘Mercedes’
Lis asiatique ‘Indian Queen’
Lis ‘Springville’
Lis asiatique ‘Honey Creme’
Lis asiatique ‘Affinity’
Jusqu’à tout récemment, on trouvait sur ce blogue onze photos de lis publiées en une décennie.
Et tout d’un coup — plus précisément depuis quatre jours — vingt-deux nouvelles photos de lis se sont ajoutées.
Que s’est-il passé ?
Les lis fleurissent au cours d’une partie de l’été qui coïncide normalement avec le pic de la saison montréalaise des festivals.
Mais avec l’annulation de la saison touristique et l’ouverture du Jardin botanique, l’appel de ce dernier fut irrésistible.
Imaginez : En pleine canicule, voici un des endroits les plus frais en ville. Le grand air qui dilue à l’infini des virus qu’un vent malin pourrait y apporter. Des touristes très peu nombreux. Bref, toute cette nature pour notre seul plaisir.
Dès lors, il ne reste plus qu’à se délecter de la floraison aristocratique de ces jolies plantes, en vedette ces jours-ci (et que je ratais autrefois)…
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 et objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 90 mm
2e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 85 mm
4e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
5e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
7e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm