Natacha Polony est la directrice de l’hebdomadaire Marianne.
Sur Facebook, elle a publié hier un exposé de géopolitique soulignant la voix inaudible de l’Europe dans les affaires du monde et plaidant pour une réindustrialisation du continent, notamment de la France.
Toutefois, si l’éditorialiste excelle dans le diagnostic, elle ne propose pas de remède.
Puisque mon commentaire a été censuré (par elle ou Facebook), je me permets de le reproduire ici.
Votre exposé est brillant. Mais il passe sous silence trois choses fondamentales.
Premièrement, l’Europe ne peut pas se réindustrialiser si elle ne retrouve pas l’accès fiable à des sources d’énergie qui lui donnent un avantage compétitif.
Soit, entre autres, l’accès au gaz fossile russe et conséquemment l’abandon du gaz fossile liquéfié américain (qui coutera toujours moins cher aux USA qu’une fois exporté en Europe).
Deuxièmement, les dettes nationales et la priorité budgétaire à l’armement (en vue d’une guerre prédatrice et ruineuse avec la Russie), ne laissent aucune marge de manœuvre aux gouvernements pour qu’ils puissent se doter d’une véritable politique industrielle.
Troisièmement, l’Europe doit se débarrasser (par des moyens révolutionnaires, si nécessaire) de ses élites politiques corrompues, tant au niveau national qu’européen.
Vos dirigeants doivent accéder au pouvoir exclusivement grâce à l’argent du peuple. Au Québec, seuls les citoyens d’ici peuvent contribuer à la caisse électorale d’un parti ou d’un politicien. Et ce, à hauteur maximale de 100$ (environ 75 euros) par année. Un maximum doublé les années électorales.
Tant que vos élus seront des pourris, vous serez dirigés par des traitres.
Écrit par Jean-Pierre Martel