Corruption : la faille « Vaillancourt » doit être colmatée

Publié le 4 décembre 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
© 2010 — Canoe.tv

Le député fédéral Serge Ménard est un des politiciens les plus honnêtes que je connaisse. Précisons que je ne le connais pas personnellement : à l’époque où Me Ménard ne faisait pas encore de politique, j’ai eu l’occasion de travailler avec son épouse (que je ne nommerai pas au cas où il aurait changé de compagne depuis) et pour cette raison, j’ai suivi avec intérêt sa vie publique.

Selon le témoignage de ce député devant le comité d’éthique de la Chambre des Communes, le Code criminel fédéral interdit la tentative de corruption d’un député ou d’un fonctionnaire mais ne prévoit rien lorsque la tentative de corruption s’exerce auprès d’un candidat qui n’est pas encore élu.

D’autre part, la loi québécoise sur le financement des partis politiques interdit le versement d’argent comptant dans le cadre d’une campagne électorale. Toutefois, dans le cas d’une tentative de corruption qui échoue, cela ne constitue pas une infraction à la loi : la tentative devient illégale seulement lorsque l’argent comptant est accepté (ce que, incidemment, le Parti libéral du Québec semble avoir oublié).

Maintenant que cette lacune du Code criminel canadien est connue de tous, les représentants de la coalition implicitement au pouvoir à Ottawa — soit les députés Steven Blaney et Sylvie Boucher (du Parti Conservateur), et Denis Coderre (du Parti libéral du Canada) — ont le devoir de travailler à colmater la fissure révélée par Me Ménard. Leur défaut d’agir confirmerait le préjugé à l’effet que cet exercice parlementaire n’avait pour but que d’embarrasser Me Ménard et non de promouvoir l’amélioration des mœurs politiques au pays.

Référence :
Le témoignage de Serge Ménard, minute par minute


Post-Scriptum du 2 décembre 2016 : Le 1er décembre 2016, Gilles Vaillancourt, ex-maire de Laval, plaidait coupable à trois chefs d’accusation pour fraude, complot et abus de confiance. Selon l’entente intervenue entre la poursuite, la défense et la ville de Laval, M. Vaillancourt accepte de rembourser de 8,7 millions à la ville, incluant la remise de son luxueux condo et le renoncement à la pension de la ville. La durée de son emprisonnement sera connue au prononcé de sa sentence, le 15 décembre 2016.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Salon de l’enchantement

Publié le 3 décembre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes

C’est à la Place Bonaventure de Montréal que s’ouvre aujourd’hui le Salon des métiers d’Art du Québec.

Ouvert gratuitement jusqu’au 22 décembre 2010 — de 11 h à 21 h du lundi au samedi et de 11 h à 18 h le dimanche — il offre un assez bon aperçu de la qualité de l’artisanat au Québec représenté par des objets aussi variés que des vêtements, accessoires, jouets, bijoux, mobilier, articles de cuisine, produits culinaires, sérigraphie, gravures, etc.

Des objets de tous les jours (qu’on hésite à utiliser tellement ils sont beaux) aux parures pour les grandes occasions, le Salon offre donc de tout à des prix relativement abordables. C’est l’endroit idéal pour trouver le cadeau de Noël qui ravira la personne qui a déjà tout.

Parmi mes acquisitions de cette année, cette planche à dépecer en érable, cerisier et noyer noir, de 41 x 29 cm, fabriquée par un ébéniste de Rivière-Ouelle (dans Kamouraska), Stéphane Dumont, sous la raison sociale d’Arbol (kiosque No 425) :

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : 
Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7
Photo du haut : 1/40 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
Photo du bas : 
1/30 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


WikiLeaks : la saison de la chasse est ouverte

Publié le 2 décembre 2010 | Temps de lecture : 4 minutes

WikiLeaks est un site Web créé en 2006 dans le but de donner une audience aux fuites d’information. Établi en Suède afin de bénéficier de la législation très stricte de ce pays protégeant les sources des journalistes, WikiLeaks s’est fait connaître cette année par quatre publications controversées.

La première concerne une vidéo (publiée le 5 avril 2010) montrant l’assassinat de deux photographes de l’agence de presse britannique Reuters par l’armée américaine, le 12 juillet 2007 à Bagdad. Cet incident était déjà connu : la vidéo montre simplement l’acharnement de l’hélicoptère Apache à éliminer tous les civils — dont les deux photographes de Reuters — essayant de porter secours aux insurgés qu’il venait d’abattre ou de blesser. Depuis, la vidéo s’est retrouvée sur YouTube.

Le 25 juillet 2010, la deuxième publication contenait 91,000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. Dans les jours qui ont suivis, WikiLeaks fut le site européen le plus visité.

Le 23 octobre 2010, WikiLeaks a mis en ligne 391,832 documents secrets sur la guerre en l’Irak. Portant sur la période du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, ces documents révélaient que cette guerre avait fait environ 110,000 morts — dont 66,000 civils — au cours de cette période et que les troupes américaines avaient livré plusieurs milliers de prisonniers irakiens à des centres de détention pratiquant la torture.

Le 28 novembre 2010, WikiLeaks publiait 250,000 télégrammes confidentiels de la diplomatie américaine. Deux jours plus tard, le fondateur de WikiLeaks faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre d’une enquête pour viol et agression sexuelle, ce qui devrait rendre plus difficiles ses déplacements internationaux.

Au cours des derniers jours, l’ancien gouverneur de l’Arkansas (et possible candidat républicain à la présidence des Etats-Unis), Mike Huckabee s’est prononcé en faveur de l’exécution pour trahison des américains responsables de cette fuite. Ici même au Canada, l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Tom Flanagan, a déclaré sur les ondes de CBC que Julian Assange (le fondateur de WikiLeaks) devrait être tué : M. Flanagan s’est excusé depuis. Il y a deux jours, le quotidien Ottawa Sun publiait un billet d’Ezra Levant réclamant lui aussi l’assassinat du fondateur de WikiLeaks. Notons que la législation canadienne interdit les appels au meurtre.

Néanmoins, ces appels sont très commodes. Ils ont été émis par des personnes qui ne représentent la position officielle d’aucun gouvernement. Leur importance vient donc de l’audience qu’ils ont connue.

Si un tel événement tragique survient, s’agira-t-il de l’œuvre évidente de la CIA ou celle de Vladimir Poutine, le président russe, sautant sur l’occasion pour embarrasser les Etats-Unis et excuser ses propres assassinats politiques ? Est-ce une invitation lancée à la CIA de déguiser son commando en unité russe afin de brouiller les cartes ? Bref, les amateurs de roman d’espionnage pourront échafauder tous les complots possibles et imaginables.

Dorénavant, la seule manière pour Julian Assange d’échapper à cette condamnation, est de se rendre aux autorités policières de Suède qui auront alors la responsabilité délicate d’assurer sa protection. Entretemps Tom Flanagan et Ezra Levant — les grandes langues canadiennes — devraient répondre de leurs actes devant la justice de ce pays.

Références :
Flanagan regrets WikiLeaks assassination remark
Le voile levé sur un Canada complexé…
Mike Huckabee: WikiLeaks Source Should Be Executed (VIDEO)
WikiLeaks
WikiLeaks dans la mire du gouvernement américain


© — Symbole graphique de WikiLeaks

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 1

Publié le 30 novembre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
© 1939 — Turner Entertainment Co., un société de Time Warner Company

Réalisé en 1939, le film « Autant en emporte le vent » (photo ci-dessus) est le plus grand succès de l’histoire de cinéma mondial. Doté d’un budget de 4 millions$, ce film a rapporté 1,25 milliards$ (soit 13,8 milliards$ en dollars d’aujourd’hui).

Par comparaison, « Avatar » a coûté 460 millions$ et a rapporté 2,8 milliards$ (2,9 milliards$ en dollars d’aujourd’hui).

Mais revenons au film de 1939. Les lois raciales de l’époque empêchèrent Hattie McDaniel (qui y incarne le rôle de Mamma, une nourrice) d’assister à la première du film à Atlanta le 15 décembre 1939.

L’année suivante, ce rôle lui valut un Oscar : l’actrice devenait ainsi la première personne noire à recevoir un tel honneur. Vingt-quatre années s’écouleront avant de voir un autre acteur noir — Sidney Poitier — recevoir un Oscar.

Référence : Wikipédia


 
Proctor & Gamble est le plus important annonceur au monde. En 2009, cette compagnie a dépensé en publicité la somme de 8,6 milliard$ (soit 10,9% de ses ventes nettes).

Parmi ses marques connues, citons Allways, Braun, Charmin, Crest, Downy, Duracell, Folgers, Gillette, Head & Shoulders, Ivory, Old Spice, Oral-B, Pampers, Pantene, Pringles et Tide. Ouf! Quelle belle publicité gratuite…

Référence : P&G’s $1 Billion Problem: Is Its Ad Budget Too Big?


 
Le plus lu des quotidiens de France n’est ni Le Monde, ni le Figaro. Depuis 1975, c’est le journal breton Ouest-France, avec un tirage de 800,00 exemplaires (comparativement à 320,000 pour Le Monde et 330,000 pour le Figaro).

Référence : Wikipédia


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Importance de l’Union européenne

Publié le 29 novembre 2010 | Temps de lecture : 1 minute


 
L’Union européenne (en jaune, ci-dessus) compte 27 pays dont seize ont adopté l’euro comme monnaie unique. En 2009, elle représente 28,38 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, ce qui en fait la première puissance économique de la planète. Néanmoins, le PIB par habitant reste inférieur à celui des États-Unis.

En 2008, selon le classement du magazine américain Fortune, parmi les 500 premières entreprises mondiales — classées selon leur chiffre d’affaires — 167 avaient leur siège social dans l’UE (soit 33,4 %), contre 153 aux États-Unis (30,6 %) et 64 au Japon (12,8 %)

Huit pourcent de l’humanité habitent l’UE. La natalité est responsable d’environ 30% de la croissance de la population européenne alors que le solde migratoire — l’immigration moins l’émigration — est responsable du reste.


© 2010 — Carte de Google Maps (modifiée)

Référence :
Wikipédia

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La langue française dans le monde

Publié le 28 novembre 2010 | Temps de lecture : 1 minute

Avec 200 millions de francophones, le français est au neuvième rang des langues les plus parlées au monde. Sur l’Internet, c’est la troisième langue avec 5% des pages, derrière l’anglais (45% des pages) et l’allemand (7% des pages).

Dans 32 pays, le français est la langue ou l’une des langues officielles. La moitié des francophones vivent en Afrique.

Référence : La Revue, 2010;6:107.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La guerre en Afghanistan : des chiffres

Publié le 27 novembre 2010 | Temps de lecture : 1 minute

2005 2009 2010
Militaires américains 18 000 57 000 95 000
Personnel civil américain 200 415 1 050
Autres militaires de la coalition 8 000 32 300 41 000
Forces de sécurité afghanes 50 000 170 000 230 000
Nombre approximatif d’insurgés 5 000 25 000 30 000
Nombre approx. d’attaques/semaine 60 80 120
Militaires américains tués 58 86 202
Militaires d’autres nationalités tués 5 70 121
Soldats et policiers afghans tués 200 485 500
Civils tués 300 580 700


Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la lutte contre Al-Qaida a coûté aux États-Unis la somme de 1,112 milliards$, soit 369 milliards en Afghanistan et 744 milliards en Irak (où Al-Qaida n’était pas).

© 2010 — Carte de Google Maps (modifiée)

Références :
Cost of wars
La Revue, 2010;6:18.

Parus depuis :
L’Afghanistan, pourquoi ? (2020-03-05)
How the ‘good war’ went bad: elite soldiers from Australia, UK and US face a reckoning (2021-06-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vente « record » d’armes à l’Arabie Saoudite

Publié le 26 novembre 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
© 2010 — Google Maps

De 2001 à 2008, on a livré pour 285 milliards de dollars de matériel militaire à travers le monde.

Les principaux fournisseurs d’armes ont été les États-Unis (35,2%), la Russie (14,9%), la Grande-Bretagne (12,6%), la France (7,3%), l’Allemagne (6,2%), la Chine (3,1%), l’Italie (1,6%), les autres pays européens (10,5%) et le reste du monde (8,4%).

Au cours de cette période, la clientèle des pays en voie de développement a gagné en importance puisque la proportion des armes qui leur sont destinées est passée de 33,1% (2001-2004) à 40,2% (2005-2008) des ventes mondiales.

Parmi les pays en voie de développement, les principaux acheteurs d’armement furent l’Arabie Saoudite (36,7 milliards$), l’Inde (30,8 milliards$), les Émirats arabes unis (15,3 milliards$), la Chine (12,9 milliards$), l’Égypte (12,3 milliards$), le Pakistan (11,8 milliards$), Israël (7,1 milliards$), la Syrie (6,5 milliards$), le Venezuela (5,8 milliards$), et l’Algérie (4,9 milliards$).

Puisqu’il s’agit de données concernant les pays en voie de développement, voilà pourquoi la Grèce — cinquième plus important acheteur d’armes au monde de 2005 à 2009 — ne figure pas dans cette liste. De plus, ces données proviennent du Service de recherche du Congrès américain : or ce dernier fait figurer Israël et les Émirats arabes unis parmi les pays en voie de développement alors que la richesse qui y est produite per capita en 2005 était de 30,464$ pour Israël et de 29,141$ pour les Émirats arabes unis, soit davantage que la moyenne des pays de l’Union européenne (28,165$).

Ces jours-ci, le Congrès américain se prépare à approuver une importante vente d’armement à l’Arabie Saoudite. Il s’agit d’un contrat de 60 milliards$ comportant au moins 35% de retombées économiques pour l’Arabie. Ce contrat a été présenté comme étant la plus importante vente d’armes de l’histoire des États-Unis. Compte tenu des délais de livraison — qui s’échelonneront sur quinze à vingt ans — il s’agit, au contraire, d’un contrat relativement modeste.

En effet, si on va au-delà de la période 2001-2008, on s’aperçoit que de 1987 à 1997, l’Arabie saoudite a dépensé 262 milliards (en dollars de 1997) de dépenses militaires, ce qui a représenté 18% de son produit intérieur brut (alors que les dépenses militaires des États-Unis représentaient 4,6% de son PIB). Se sentant menacée par son voisin envahissant de l’époque (l’Irak), l’Arabie a commandité la première du golfe (1990-1991) à hauteur de plusieurs dizaines de milliards$ ; en d’autres mots, elle a financé l’armement et le coût des opérations des belligérants afin d’assurer sa protection.

En dépit de son budget militaire, l’Arabie Saoudite est probablement incapable de se défendre contre les pays qui représentent une menace pour elle et ce, en raison de sa faible population et de son grand territoire. En effet, il s’agit du 14e plus vaste pays du monde avec une superficie de deux millions de km² dont moins de 2 % des terres y sont cultivables. Officiellement, la population du pays est estimée à 27 millions d’habitants dont 5,5 millions de travailleurs étrangers. Des 22 millions de véritables saoudiens, 38% ont moins de quinze ans et à peu près personne n’a d’expérience de la guerre. En comparaison, l’Iran — un voisin qu’elle juge menaçant aujourd’hui — a une population de 66 millions de personnes.

Références :
Conventional Arms Transfers to Developing Nations, 2001-2008
Liste des pays par PIB (PPA) par habitant
Saudi Arabia
Trends in international arms transfers, 2009
US Congress notified over $60bn arms sale to Saudi Arabia

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les grandes ambitions

Publié le 24 novembre 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
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Lorsque j’étais à l’école primaire, nous recevions occasionnellement la visite de Monsieur l’Inspecteur. Une ou deux fois par année, ce religieux catholique venait vérifier nos connaissances par des questions comme celles-ci :
— Qui peut me dire comment se nomme la capitale du Canada ?
ou
— Quel explorateur français a découvert notre beau pays ?

Mais lors de notre toute première rencontre avec un inspecteur scolaire, celui-ci avait décidé, après les politesses d’usage, de débuter par la question suivante :
— Lorsque vous serez grands, quel métier aimeriez-vous faire dans la vie ?

Le premier élève répondit sans hésiter : — Pompier.

Durant la semaine qui avait précédé la visite de l’inspecteur, un incendie avait ravagé une partie du vieux séminaire de Joliette. En manchette du Joliette Journal et de L’Étoile du Nord (les deux hebdomadaires de la ville), l’événement était sur toutes les lèvres. On ne tarissait pas d’éloges pour nos vaillants pompiers.

Pour nous, petits garçons de première année, les pompiers incarnaient l’aventure, le combat valeureux contre le mal et la destruction, et l’ultime protection de notre ville contre la catastrophe. Que pouvait-on rêver de mieux que de devenir pompier ?

Le deuxième élève répondit lui aussi « pompier », de même que le troisième et environ la moitié de la classe.

Mais arrivé à mon tour, je répondis catégoriquement : — Je veux être pape !

Se tournant vers Soeur Priscillienne (notre institutrice), l’inspecteur lui avait répété à voix basse, les yeux grands ouverts : — Il veut être pape.

Revenant à moi, l’inspecteur m’avait demandé :
— Alors tu aimerais être prêtre, puis évêque, puis cardinal, puis…
— …Non, non. Je veux être pape.

Pape était tellement mieux. Comment pouvait-on se contenter de cette soutane moche de subalterne quand on peut avoir la mitre à trois étages, la bague sertie d’un énorme rubis, la chasuble cousue de fils d’or, la soutane en dentelle blanche, etc. ? Et tous ces gens qui se prosternent devant vous ou qui s’approchent en disant, d’une voix tremblante : — J’aurais une faveur à demander à Votre Monticule…

C’était clair : j’étais né pour la papauté.

Mais finalement, à l’adolescence, quand vint le moment de choisir une carrière, j’optai pour une profession aux perspectives d’emploi plus probables.

Après les grandes ambitions de l’enfance, le temps des compromis était déjà arrivé…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un évier, la nuit

Publié le 23 novembre 2010 | Temps de lecture : 1 minute
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Puisque nous sommes dans un blogue, permettez-moi de vous parler de choses personnelles.

En mars dernier, j’avais fait allusion aux réparations en cours dans ma salle de bain. Évidemment le tout est terminé depuis longtemps.

Récemment, j’ai eu envie de photographier le point de vue qu’on a lorsqu’on est assis dans cette pièce.

Sur cette photo, on a donc un évier « Catania » fait au Québec par les Produits Neptune, surmonté d’un robinet « Rizu » fait en Ontario (m’a-t-on dit) par Delta Faucet.

Le tout a été photographié dans la noirceur, la porte de la salle de bain entr’ouverte et un lampion allumé dans un coin de la baignoire.

La photo a été longuement « trafiquée » sous Photoshop à l’aide de la collection de filtres Adjust de Topaz Labs

Pour plus d’information : Bains Neptune

Détails techniques de la photo : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/20 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel