Le concert privé de Gustav Leonhardt

Publié le 20 janvier 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Le claveciniste, chef d’orchestre et musicologue Gustav Leonhardt s’est éteint lundi dernier à l’âge de 83 ans.

Il y a bien des années, à la sortie de l’église St-Jean-Baptiste de Montréal, on distribuait un dépliant qui incitait le public à s’abonner à une série de concerts appelés « Concerts au salon » parce qu’ils étaient donnés dans le salon de la résidence de la gambiste Susie Napper (membre du duo Les Voix humaines et qui organise depuis le Festival de musique baroque de Montréal).

Le programme de cette année-là débutait par un récital de Gustav Leonhardt. L’idée que ce dernier, un des deux plus grands clavecinistes du XXe siècle puisse se produire devant une assistance de seulement cinquante mélomanes, au coût d’environ 20$ par personne, m’apparaissait tout à fait ridicule. Dans mon esprit, il n’y avait pas une chance sur un million qu’un tel concert ait lieu.

Mais l’ensemble du programme était intéressant; conséquemment, je m’y étais abonné, en dépit de l’improbabilité de ce concert inaugural.

Le soir fatidique, je m’attendais à une annonce du genre : « Nous sommes désolés. Monsieur Leonhardt a été retenu en Europe et ne peut donc pas être parmi nous ce soir. Toutefois… »

Au cas où M. Leonhardt serait présent — sait-on jamais — j’avais acheté une enregistreuse spécialement pour l’occasion (et qui n’a jamais servi depuis). J’avais mis l’appareil dans la poche intérieure de mon complet : le micro était épinglé à ma cravate. L’enregistrement traine encore quelque par chez moi. Je ne l’ai jamais écouté.

Non seulement nous pouvions entendre le claveciniste dans les conditions acoustiques exactes des salons pour lesquels les œuvres au programme avaient été conçues et étaient jouées à l’époque, mais ce concert inouï nous réservait bien d’autres surprises.

D’abord M. Leonhardt parlait français. La présentation des œuvres qu’il s’apprêtait à nous jouer était empreinte d’humour alors que la pochette de tous ses disques le présente comme un personnage sérieux, voire taciturne. Au contraire, il était charmant.

Évidemment l’interprétation était impeccable. Je ne me rappelle plus de la liste des œuvres au programme. Je sais qu’il n’avait rien d’Haendel.

Donc si un jour, vous entendez parler de la parution d’un enregistrement inédit intitulé « Gustav Leonhardt live in Montréal », pensez à moi…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La stupidité aveugle d’un fêtard

Publié le 19 janvier 2012 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Patrick Mondoux mène une double existence. Le jour, ce jeune lavallois gagne sa vie comme vendeur. Mais cet emploi lui déplait. L’obligation d’être gentil, de sourire aux clients — bref, de bien se comporter — le frustre au plus haut point. « Je deviens fou quand je sors. » admet-il. Aussi, dès la fin de ses heures de travail, monsieur Mondoux redevient le vrai Pat, le jeune fêtard insouciant.

Sur le chemin de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) en vue du renouvellement de son permis, le Lavallois s’est filmé au volant de sa voiture à l’aide de son téléphone portable. « Sacrament qu’y a du trafic » dit-il sur le boulevard des Laurentides.

Dans cette vidéo, il conduit sans boucler sa ceinture de sécurité. De plus, il est tout fier de se filmer en train de griller un feu rouge.

Après avoir subi la révocation de son permis de conduire à plusieurs reprises, Pat n’a pas encore compris que le port de la ceinture de sécurité sauve des vies. L’interdiction d’utiliser un téléphone au volant — pour appeler ou pour se filmer — vise à diminuer les distractions qui mettent en danger sa vie et celle des autres, surtout aux heures de grand trafic.

Pour lui, ce ne sont que des mesures utilisées par la « fucking police » pour brimer sa liberté. Sa liberté de faire la fête dès qu’il en a l’occasion.

Publiés sur l’internet, ses exploits ont été signalés aux autorités policières. Deux agents se sont rendus à la SAAQ pour découvrir ses coordonnées et lui signifier hier trois constats d’infraction : 146$ et trois points d’inaptitude pour avoir brulé le feu rouge, 105$ et trois autres points pour avoir roulé sans ceinture de sécurité, et 105$ et trois derniers points pour avoir conduit son véhicule en utilisant son téléphone portable.

Même si M. Mondoux a fermé son compte sur YouTube depuis ce temps, des copies de sa vidéo circulent toujours sur l’internet.

Références :
356$ d’amende et 9 points d’inaptitude pour avoir nargué la police
Vidéo de Pat Mondoux

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Le Palais impérial (sauf le Neue Burg)

Publié le 16 janvier 2012 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Le Palais impérial est un ensemble hétéroclite d’édifices construits à différentes époques et juxtaposés sans ordre apparent. Nous avons vu précédemment la plus récente et la plus imposante de ses annexes, soit le Nouveau palais impérial (ou Neue Burg) : le diaporama ci-dessus présente les autres bâtisses de ce complexe palatial.

L’Albertina


 
Notre visite débute par la partie sud, en forme de « V ». Cette pointe loge un musée appelé Albertina en l’honneur du duc Albert de Saxe-Teschen, qui y a habité. On peut y voir quelques centaines de photos parmi les 70,000 que possède le musée. On y trouve également une cinémathèque.

Les étages supérieurs sont occupés par des expositions temporaires et par sa collection de toiles figuratives du XIXe et XXe siècles. Au moment de ma visite, on y présentait l’exposition « De Monet à Picasso ».

L’Albertina possède également la plus importante collection au monde d’estampes (près d’un million), et de croquis (60,000). Quelques fac-similés de cette collection servent à décorer les murs des salles, comme ces deux dessins d’Albrecht Dürer (Le Lièvre et Mains jointes d’un apôtre). Le musée possède 145 esquisses et desseins de Dürer (la plus grande collection jamais réunie), 43 de Raphaël, 70 de Rembrandt et 150 de Schiele, entre autres.

Les appartements du duc Albert sont de remarquables exemples de décoration intérieure néo-classique, néo-rococo (de 1:01 à 1:08) et néo-renaissance (de 1:09 à 1:39). De 2:03 à 2:06, on remarquera ce cabinet dont les murs et les plafonds sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Les murs de presque toutes les autres pièces sont tapissés de brocart.

L’église des Augustins


 
Plus au nord, adjacent à l’Albertina, on trouve l’église des Augustins (de 2:42 à 3:08), bâtie en 1339. En entrant, à droite, on peut voir (à 2:48) le cénotaphe poussiéreux de forme triangulaire, en marbre blanc, de l’archiduchesse Marie-Christine, épouse d’Albert de Saxe-Teschen.

Certains dimanches, le culte religieux s’accompagne d’une messe de Haydn ou de Schubert. À 3:01, on voit les Chevaliers et Dames de l’ordre du Saint-Sépulcre qui assistaient à une de ces messes solennelles.

La sortie de l’église donne sur la Place Joseph, au centre de laquelle est située une statue de Joseph II habillé en empereur romain (3:10). Cette statue date de 1806.

La Prunksaal


 
Au fond de cette place, se trouve l’entrée de la grandiose Prunksaal, ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale (de 3:24 à 4:16). Longue de 77 mètres, cette salle a été conçue par J.B. Fischer von Erlach et complétée par son fils après le décès de l’architecte.

Elle possède 2,6 millions de livres, 35 000 manuscrits et 100 000 papyrus. Les fresques en trompe-l’œil qui la décorent sont l’œuvre de Daniel Gran (en 1730) : elles furent restaurées en 1769 par Franz-Anton Maulbertsch.

La statue située en plein centre est celle de l’empereur Charles-VI, commanditaire de la bibliothèque.

L’École d’équitation espagnole


 
Un passage vers le nord permet d’apercevoir, à droite, la cour carrée des Écuries impériales (4:26). Construit en 1558, cet édifice était originellement une résidence royale. De nos jours, c’est là que sont logés et nourris les chevaux blancs de l’École d’équitation espagnole dont les spectacles se déroulent dans une ancienne salle de bal (ci-dessus) située à proximité.

C’est dans cette dernière qu’eut lieu en 1810 le dîner de noce (par procuration) de Marie-Louise (la fille ainée de l’empereur d’Autriche) et de Napoléon Bonaparte. En France, ce mariage fit scandale parmi les plus ardents révolutionnaires.

De 4:41 à 4:45, c’est l’ancienne pharmacie impériale. Attenante aux écuries, elle est devenue un magasin de souvenirs et un casse-croute.

La Porte Saint-Michel


 
De tous les endroits qui permettent d’entrer dans le Palais impérial, la Porte Saint-Michel constitue l’entrée officielle du palais. Ses extrémités sont décorées de fontaines (de 4:50 à 4:53) qui représentent la gloire maritime et terrestre de l’Autriche. Son dôme en cuivre orné d’or surplombe un vestibule en rotonde qui mène aux appartements impériaux (5:00).

Après avoir franchi ce vestibule vers l’ouest, on entre dans la plus grande des cours intérieures du palais (5:09) : c’est la Cour d’honneur. Au milieu de celle-ci se dresse la statue de François 1er d’Autriche. Au nord, cette cour est bordée par le palais de l’impératrice Amélie, bâti en 1575 mais remanié au XVIIe et XVIIIe siècle.

Les appartements impériaux


 
Au milieu du côté oriental de la cour se trouve une autre entrée des appartements impériaux. La collection de porcelaine et d’argenterie du palais est présentée au rez-de-chaussée (à partir de 5:32). Précisons que de 6:09 à 6:13, il s’agit d’un centre de table (ou plus exactement un « surtout ») en bronze doré, créé en 1838, et dont les diverses sections totalisent une longueur de 33 mètres.

Des appartements impériaux proprement dits (soit ceux habités privément par François-Joseph 1er et son épouse), la vidéo ne montre (de 6:44 à 6:53) qu’un très bref aperçu de l’exposition consacrée à l’impératrice Sissi.

Le trésor impérial


 
De 6:58 à 7:43, c’est la visite du trésor des Habsbourg, réparti dans vingt-et-une salles. On y trouve la couronne impériale actuelle (ci-dessus) et celle (à 7:22) créée pour le couronnement d’Othon le Grand en 962 et qui fut utilisée au Moyen-âge pour le couronnement des empereurs germaniques qui suivirent.

La chapelle impériale


 
Le côté sud de la Cour d’honneur est percé de la porte des Suisses (à 7:50), créée en 1522. De style renaissance, cette ouverture permet d’accéder à une autre cour intérieure (appelée Cour des Suisses) par laquelle on doit passer pour aller à la très sobre chapelle impériale (de 8:07 à 8:26). C’est dans cette église qu’a lieu la messe chantée par les Petits chanteurs de Vienne à 9h15, les dimanches de mi-septembre à la fin juin.

Puis une ouverture percée dans le coin sud-ouest de la Cour d’honneur permet d’aller au Nouveau palais impérial (dont nous voyons une partie de l’arrière à 8:45).

L’Orangerie


 
Nous terminons cette visite par l’orangerie Art nouveau du Jardin de la ville. La partie gauche de l’édifice est une serre à papillons alors que le reste est un restaurant. L’orangerie longe le côté ouest de l’Albertina, bouclant ainsi notre visite du Palais impérial.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Guantánamo : dix ans de honte

Publié le 13 janvier 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Des 779 prisonniers de la base américaine de Guantánamo, sur l’île de Cuba, 171 y sont encore détenus dont 89 en attente de transfert vers d’autres pays. On y compte maintenant dix-sept fois plus de gardiens que de détenus. Cette détention coûte aux contribuables américains la somme annuelle de 800,000$ par prisonnier.

Les tortures infligés aux détenus allaient de l’anodin (le Coran jeté sous leurs yeux dans un seau d’urine) à la noyade simulée (à laquelle le cerveau des attentats du 11 Septembre 2001 et numéro 3 d’Al-Qaida, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois).

Vingt-neuf d’entre eux y ont fait 41 tentatives de suicide. Cinq de ces tentatives, toutes survenues depuis 2006, ont été réussies.

Toutefois, trois de ces « suicides » sont en réalité des tortures à mort survenues le 9 juin 2006. Les détails entourant leur décès sont tellement accablants qu’ils ont été maintenus confidentiels jusqu’ici. Toutefois, environ 1,700 pages du rapport d’enquête de l’U.S. Naval Criminal Investigative Service, ont été déchiffrées est reconstituées par une armée d’étudiants de la faculté de droit de l’Université Seton Hall du New Jersey, à partir des copies abondamment censurées publiées par le Pentagone.

Seulement six des prisonniers de Guantánamo ont été condamnés par des tribunaux militaires à l’issue de procès qui ont été un total déni de justice.

Un de ces six condamnés est Omar Ahmed Khadr. Même si sa famille était voisine et amie de celle d’Osama Ben Laden en Afghanistan, les militaires américains n’ont jamais réussi à prouver l’implication terroriste du jeune Kahdr, encore adolescent au moment des actes reprochés.

Celui-ci a été retrouvé évanoui sous des débris, le visage contre le sol, une balle tirée dans le dos : il fut condamné pour le meurtre d’un soldat tué lors de l’assaut du lieu où il se trouvait, comme si s’opposer par les armes à des envahisseurs constituait un acte terroriste.

Au cours des années, cinq des procureurs chargés d’obtenir la condamnation des prisonniers ont démissionné pour protester contre le déni de justice des procédures.

Bref, cette prison est le symbole de la faillite morale de l’administration républicaine de G.W. Bush; parmi une multitude de miliciens simplement hostiles aux États-Unis, elle renferme une quinzaine de terroristes contre lesquels dix ans de torture n’ont pas suffi à recueillir les preuves indiscutables de leur culpabilité.

Elle a compromis un grand nombre de gardiens, d’officiers, de professionnels de la santé, d’avocats et de dirigeants politiques américains qui partagent aujourd’hui la responsabilité des crimes de guerre qu’on y a commis.

Références :
Guantanamo Bay detention camp suicide attempts
Guantánamo: still a part of America’s conscience, a decade on
The Guantánamo “Suicides”: A Camp Delta sergeant blows the whistle

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le marketing improvisé du Plan nord

Publié le 12 janvier 2012 | Temps de lecture : 6 minutes

Même dans les pays communistes où l’État contrôle à peu près tout, personne ne planifie l’économie au-delà de cinq ans. De la même manière, dans nos économies libérales, aucun dirigeant d’entreprise n’oserait essayer de prévoir les bénéfices de sa propre compagnie au-delà d’une année.

C’est donc au risque d’être la risée du monde occidental, que le gouvernement Charest fait la promotion ces temps-ci du Plan Nord, un plan vague de développement du Grand-nord québécois s’étendant sur une période de vingt-cinq ans.

L’idée est simple, presque simpliste. Devenue le centre manufacturier de la planète, la Chine possède actuellement un appétit gargantuesque pour ce qui lui est nécessaire soit l’énergie et les métaux. Or justement, le nord du territoire québécois renferme un grand nombre de richesses naturelles, plus précisément de très nombreux gisements miniers. Pourquoi ne pas sauter sur l’occasion pour développer le nord du Québec ?

Toutefois, une des règles du développement minier au Québec, c’est qu’une mine qui s’installe dans le Nord doit tout payer et plus particulièrement les routes pour s’y rendre. Mais voilà que l’exploitation de ces mines n’est pas rentable puisqu’elles sont trop éloignées.

Le gouvernement Charest a donc eu l’idée de transférer sur le dos des contribuables tous les frais qui empêchent ces mines de générer des profits afin que cette partie du territoire québécois devienne une fourmilière d’activité industrielle.

C’est ainsi que le gouvernement Charest est en discussion avec la multinationale Goldcorp afin de partager les frais de construction d’un tronçon de 60km qui relirait le site d’une nouvelle mine au réseau routier québécois.

Autre exemple : pour permettre à Stornoway Diamond d’accéder à des diamants dont la valeur brute est évaluée à 5,4 milliards$, il est nécessaire de prolonger la route 167 sur une distance de 240km. Normalement, cela coûterait 330 millions$ à l’entreprise. Mais grâce au Plan Nord, sa contribution est plafonnée à 4,4 millions$ par année pendant une décennie, ce qui ne couvre même pas les frais d’intérêt de l’emprunt : le reste (y tout dépassement de coût) sera assumé par les contribuables.

Le problème, c’est que les redevances que paient les industries minières — 360 millions$ pour une valeur extraite annuellement avoisinant les 8 milliards$ — sont à peine supérieures aux frais de restauration des sites que les minières abandonnent lorsqu’elles font faillite. Peu importe : le Plan nord prévoit que nous devrions payer en totalité ou en partie les routes, les lignes de chemin de fer, un port en eau profonde à Kuujjuarapik (sur les rives de la baie d’Hudson), la construction ou la mise à niveaux d’aéroports, et l’extension du réseau hydro-électrique afin de les desservir. Bref, il ne manque que le caviar et le champagne à volonté.

Uniquement d’ici 2016, Québec prévoit dépenser 1,2 milliard pour développer des infrastructures qui serviront d’abord aux entreprises qui souhaiteront y exploiter des ressources non renouvelables au bénéfice de leurs actionnaires. Rappelons que les richesses naturelles du Québec appartiennent aux Québécois et non à ceux qui obtiennent des concessions minières. Pourtant, dans l’esprit de ces derniers, il suffit d’obtenir le permis d’exploitation d’une mine pour devenir le propriétaire exclusif de tout ce qu’elle renferme.

De plus, les minéraux seraient exportés tels quels, sans transformation qui aurait pu en augmenter la valeur ajoutée au Québec. Forcer la transformation du minerai ici serait même néfaste pour le Québec, soutient sans sourciller le Ministre délégué aux Ressources naturelles. Par conséquent, le modèle de développement industriel proposé par le Parti libéral se confond avec celui qu’avait le Québec il y a soixante ans, sous la gouverne de Maurice Duplessis.

En contrepartie des sommes colossales qu’on transfèrera sur le dos des contribuables, le gouvernement Charest se refuse à exiger la transformation du minerai ici : ce serait du protectionnisme, souligne-t-il. Mais nous sommes assez stupides pour construire à nos frais un ou deux ports en eau profonde (et les centaines de km de routes qui y mèneront) afin de permettre l’exportation du minerai vers ses lieux de transformation. En d’autres mots, nous allons subventionner la création d’emplois de transformation quelque part ailleurs sur la planète.

En somme, on est sur le point d’ajouter des sommes pharaoniques à la dette publique québécoise (plus de 47 milliards$) sans avoir la moindre idée des retombées positives pour les contribuables.

Au cours d’une conférence de presse tenue dimanche dernier, le Premier ministre a affirmé qu’un emploi dans le nord du Québec en générait deux dans le sud. Vraiment ? Sur quoi se base-t-on pour affirmer cela ? Sur rien. Aurait-on reçu des études économiques qui le prouvent ? Pas du tout. Ce qui n’a pas empêché le Premier ministre de marteler cette affirmation comme s’il suffisait de répéter n’importe quoi pour que cela devienne un peu plus vrai à chaque fois qu’on le dit.

Références :
Baie-James vs Plan Nord
Charest veut redoubler d’efforts pour rallier les Québécois au Plan Nord
Forcer la transformation du minerai ici serait néfaste pour le Québec
Le Plan Nord : l’œuf de Pâques de Monsieur Charest
Le projet de l’année 2011 – Le Plan Nord
Plan Nord – Clément Gignac compare le Nord aux pays émergents
Plan Nord – Québec confirme des discussions avec Goldcorp pour la construction d’une route
Route 167 – Québec assumera seul tout dépassement de coûts
Québec s’apprête à dévoiler son plan Nord

Parus depuis :
Consternation à Matane
Les redevances minières, un secret bien gardé
Plan Nord – La vache à lait
Plan Nord – Québec renonce à la transformation du diamant
Une avocate à la fois émissaire de Québec et lobbyiste (2012-03-23)
240 kilomètres vers une mine fermée (2024-11-23)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le saut à l’élastique : vaut mieux savoir nager

Publié le 11 janvier 2012 | Temps de lecture : 2 minutes

Le saut à l’élastique — aussi appelé bungee — est une activité sportive de plein air qui ne nécessite aucun entrainement physique : il consiste à se jeter dans le vide avec une corde élastique accrochée aux chevilles ou au torse, destinée à ralentir la chute puis à immobiliser le sauteur. L’objectif visé est de restituer les sensations ressenties lors d’une chute libre.

Erin Langworthy est une jeune touriste australienne de 22 ans qui a survécu à une chute inusité. Le 31 décembre 2011, lors d’un voyage en Afrique, elle a décidé de sauter du pont des Chutes Victoria qui enjambe la rivière Zambezi. Malheureusement sa corde s’est brisée.

Tombant tête première dans une rivière normalement infestée de crocodiles, retenue de manière intermittente sous l’eau par la corde attachée à ses chevilles (qui se coinçait entre les pierres jusqu’à ce qu’elle plonge sous l’eau afin de la déprendre), emportée vers des rapides qui sont parmi les plus dangereux au Monde, la sauteuse-nageuse a finalement réussi à atteindre la rive, d’où elle a été transportée vers un hôpital sud-africain où elle a été admise pour une cervicale brisée et des blessures superficielles.

Référence : Tourist Survives 365-Foot Plunge into River After Bungee Cord Snaps

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 7

Publié le 10 janvier 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

Reuben Blake est un jeune britannique. Sa sœur jumelle, Floren, est née cinq and plus tard, le 16 novembre dernier. Leur mère a-t-elle réellement vécu un accouchement qui s’est étalé sur des années ?

Non, les deux enfants sont l’aboutissement d’embryons récolés le même jour (d’où, objectivement, leur gémellité). Alors que l’embryon de Reuben a été implanté rapidement, celui de sa sœur a passé cinq ans dans un congélateur du Centre de médecine reproductive de Bristol, une longue préparation au climat frais et humide de Grande-Bretagne.

Référence : ‘Twins’ born five years apart


 
La promotion de 1968 de l’École nationale de théâtre du Québec est la seule de toute l’histoire de cette institution à n’avoir aucun diplômé.

En effet, cette année-là, tous les finissants ont quitté en bloc la dernière année pour protester contre la direction de l’école, jugée trop « européenne » au goût de ces élèves; ces derniers leur reprochaient de ne pas tenir compte des auteurs qui écrivaient dans la langue parlé de la population québécoise (nommément, de Michel Tremblay).

Référence (à postériori) : 1969: année anti-académique!


 
Looxcie est une marque de caméra à basse résolution (480p ou 320p, au choix de l’utilisateur) qui se porte à l’oreille. L’appareil peut enregistrer des vidéos d’une durée maximale de 30 secondes chacune. Le nombre de vidéos pouvant être enregistrées est limité par la pile (4 heures de clips en 320p et deux heures en 480p) et la mémoire de l’appareil (jusqu’à 10h en 320p, entrecoupées de rechargements de la pile).

Certains services policiers américains s’en sont dotés afin de documenter leurs interventions et se protéger éventuellement d’accusations de brutalité policière. Toutefois, la limite de 30 secondes par vidéo limite considérablement son utilité en pareil cas. À suivre…

Référence : De petites caméras à la rescousse des policiers d’Ottawa


 
Les combustibles fossiles représentent 38,2 % de la consommation d’énergie au Québec par rapport à 41,6 % pour l’électricité, presque totalement d’origine hydraulique ou éolienne.

Référence : Énergies vertes – Hydro doit offrir des prix garantis


 
Lorsque la richesse de l’empire romain était son maximum, vers l’an 150 de notre ère, le 1 % des Romains les plus fortunés accaparait alors environ 16 % de la richesse.

De nos jours, aux États-Unis, le 1 % des Américains les plus fortunés possèdent plus de 40 % de la richesse. Au Canada, cette proportion est de 15%.

Références :
Income inequality in the Roman Empire
The Size of the Economy and the Distribution of Income in the Roman Empire


 
Les ventes d’appareils photo compacts ont chuté de 30% en 2011. Sur le site de partage de photos Flickr, de plus en plus d’abonnés se servent de téléphones portables pour photographier.

L’an dernier, l’iPhone4 fut l’appareil le plus utilisés parmi les abonnés de ce site; en moyenne, 73,000 photos prises à l’aide de ce téléphone portable y ont été publiées quotidiennement. L’appareil reflex Nikon D90 occupe la seconde place.

Référence : Decisive moment? Smartphones steal focus from point-and-shoot cameras


 
Les plus récentes données sur la consommation de la marijuana dans le monde datent de 2009. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont dominé le classement avec 15% des citoyens âgés de 15 à 64 ans ayant fumé du pot au moins une fois cette année-là, soit davantage que les Nord-Américains (11%), les Européens (5,5%) et les Asiatiques (2,5%).


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Iran joue avec le feu

Publié le 7 janvier 2012 | Temps de lecture : 5 minutes
© 2009 — Pethrus (pour Wikipedia)

Du point de vue de la navigation maritime, le golfe persique est un cul-de-sac dont il n’existe qu’une seule issue : le détroit d’Ormuz.

C’est par là que transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde (et le cinquième du trafic, tous modes confondus). L’essentiel du pétrole exporté d’Arabie saoudite, d’Iran, des Émirats arabes unis, du Koweït et de l’Irak transite par ce passage étroit de 6,4 km.

Pendant dix jours à partir du 22 décembre dernier, l’Iran y menait officiellement des exercices militaires, sans toutefois interrompre le trafic maritime.

Mais voilà que quelques jours après le début des exercices, ce pays donne une idée de ce qui pourrait être ses véritables intentions. En effet, le premier vice-président iranien déclare que son pays n’hésitera pas à fermer le détroit si l’ONU devait adopter de nouvelles sanctions économiques contre son pays. Comme si cet exercice n’était qu’une préparation en vue de cette fermeture.

L’amiral Mahmoud Moussavi, porte-parole des manoeuvres navales, précise : « À partir (du 31 décembre), une majorité de nos unités navales — de surface, sous-marine et aérienne — vont se positionner selon une nouvelle formation tactique destinée à rendre impossible le passage de tout navire par le détroit d’Ormuz si la République islamique en décide ainsi. »

Or la libre circulation par ce détroit est essentielle à l’économie mondiale. Tout blocus iranien représente un risque certain d’un conflit armé dans la région.

Il existe deux alternatives terrestres à Ormuz; par le pipeline qui court d’Arabie saoudite vers la mer Rouge et par celui qui relie les Émirats arabes unis à la mer d’Oman. Mais ces alternatives ne concernent pas la production pétrolière du Koweït et du Qatar.

Le blocus du détroit est une arme à double tranchant puisqu’il toucherait aussi la production du pétrole iranien. Toutefois l’économie de l’Iran est beaucoup plus diversifié que celle de son grand rival régional, l’Arabie saoudite. En effet, le pétrole ne représente que 8% du Produit intérieur brut (PIB) de l’Iran — mais 80% de ses exportations — alors que le pétrole représente 53% du PIB d’Arabie (et 90% de ses exportations).

On comprend donc que l’Arabie saoudite, dont l’économie est à la merci de l’Iran, souhaite ardemment une guerre éclair qui anéantirait la menace iranienne. Rien ne ferait plus plaisir à l’Arabie que les « Impies » américains tuent des hérétiques iraniens (car à 89% chiites) pendant que l’Arabie saoudite (officiellement à 100% sunnite) assiste au spectacle gratuit de l’autre côté de la rive en sirotant son thé à la menthe.

Or il est très improbable que les États-Unis déclarent une troisième guerre en une décennie contre autant de pays musulmans. Pour plusieurs raisons.

Premièrement, le peuple américain a été très complaisant relativement à la guerre en Irak : il a supporté l’entrée en guerre comme il appuie généralement aveuglément son club de football local. Il regrette aujourd’hui cet engagement. C’est pourquoi une nouvelle guerre, aussi justifiée soit elle, est politiquement indéfendable auprès des Américains.

Deuxièmement, l’organisme National Priorities Project estime à plus de 800 milliards de dollars le coût de la guerre en Irak et à plus de 488 milliards de dollars le coût de la guerre en Afghanistan. Les guerres républicaines récentes représentent donc une dépense de plus de quatre mille dollars pour chaque Américain (homme, femme ou enfant). Or une guerre totale contre l’Iran sera définitivement plus coûteuse que la somme des deux guerres précédentes.

L’Iran a une population de 78 millions de personnes, soit d’avantage que l’Irak (31.2 millions) et l’Afghanistan (29.8 millions) réunis. Alors que le régime de Saddam Hussein ne pouvait pas compter sur la mobilisation enthousiaste des minorités qu’il avait faites massacrer — soit les Kurdes (dans le nord du pays) et les Irakiens chiites (au sud) — la population iranienne est beaucoup plus homogène du point de vue ethnique (perse à 70%, turcophone à 26%) et religieux (chiite à 89%). Des envahisseurs y rencontreraient une population beaucoup plus hostile et beaucoup plus unie derrière ses dirigeants.

Non seulement une telle guerre porterait le prix du pétrole à 150$ ou 200$ le baril, mais l’Iran pourrait être tenté d’envahir le sud de l’Irak afin de « délivrer » ses coreligionnaires chiites, victimes des attentats terroristes dans ce pays, et réunir des populations qui faisaient partie autrefois de la Perse antique (et qui se distinguent aujourd’hui par la langue; les Iraniens parlent surtout le perse alors que les Irakiens sont arabes).

Références :
Guerre d’Afghanistan (2001)
Guerre d’Irak
La guerre en Irak ou L’aveuglement collectif américain
L’Iran menace Ormuz pour éviter des sanctions
La guerre en Irak ou L’aveuglement collectif américain
L’Iran teste des missiles sur fond de nouvelles sanctions
Paix mondiale – L’Iran représente la plus grande menace, selon Harper
« Plus une goutte de pétrole ne passera par Ormuz » en cas de sanctions, avertit l’Iran

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La piraterie encouragée ou financée par l’État

Publié le 6 janvier 2012 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Les technologies de l’information permettent de créer de nouveaux champs de bataille où s’expriment les conflits entre les États.

Dans un billet précédent, nous avons parlé du virus informatique Stuxnet : celui-ci a contaminé trente mille ordinateurs iraniens, soit environ 60% de tous les ordinateurs touchés par ce virus à travers le monde. Il semble avoir été créé pour dérégler, entre autres, les procédés industriels impliqués dans la mise au point du programme nucléaire iranien.

Lundi dernier, un pirate informatique saoudien connu sous le pseudonyme de 0xOmar, publiait sur l’internet les informations confidentielles — adresses électroniques, mots de passe et numéros de cartes d’identité — de quatorze-mille clients d’Israel Credit Cards, une société de validation des transactions électroniques par Master Card, VISA, etc. Aujourd’hui, ce pirate a révélé, toujours sur l’internet, les coordonnées de six mille cartes de crédit supplémentaires appartenant à des Israéliens.

Par ailleurs, le 25 décembre 2011 — soit quatre jours après avoir réussi à faire adopter par l’Assemblée nationale française un projet de loi pénalisant la contestation de tout génocide dont celui des Arméniens en 1915 — la députée Valérie Boyer a vu son site Web piraté par le groupe turc GrayHatz.

Durant la fin de semaine de Noël, le site du Sénat français — qui devrait finalement adopter ce projet de loi ce mois-ci — a été bombardé de requêtes par le pirate turc appelé Iskorpitx, ce qui a rendu le site inaccessible par intermittence.

Lundi, une centaine de sites français (et belges) étaient victimes du remplacement de leur page d’accueil par le message d’un autre groupe de pirates nationalistes turcs, Millikuvvetler.

En principe, toutes les requêtes adressées sur l’internet sont inscrites dans des fichiers appelés registres d’audience (en anglais, Web log files). Pour chaque requête, on voit l’adresse IP de l’ordinateur du demandeur, l’heure, la date, et la nature de cette requête. En supposant que le pirate réussisse à naviguer de manière anonyme (ce qui est probable), chacune de ses requêtes doit transiter le long d’une chaine de plusieurs serveurs avant d’aboutir à un site victime de la piraterie. Or toutes les étapes de ce transit sont notées et vérifiables.

N’importe quel corps policier peut retracer ultimement l’ordinateur du demandeur ou, à défaut, celui du fournisseur d’accès informatique qui permet à ce pirate d’accéder à l’internet.

En d’autres mots, les pirates d’Arabie saoudite et de Turquie ne peuvent fonctionner bien longtemps sans éveiller de soupçons. Ils doivent nécessairement bénéficier de la connivence des autorités policières (donc politiques) de leur pays respectifs.

Références :
Des hackers divulguent de nouvelles coordonnées bancaires israéliennes
La longue série des piratages nationalistes turcs
Un groupe de hackers turc menace de pirater tous les sites des députés français
Un pirate saoudien publie les coordonnées de cartes bancaires israéliennes

Parus depuis :
L’armée chinoise responsable de cyberattaques contre les États-Unis? (2013-02-19)
Snowden: Washington a lancé 231 cyberattaques en 2011 (2013-08-31)
Des militaires chinois accusés de cyberespionnage aux États-Unis (2014-05-19)
Une attaque force Apple à se mettre à jour (2016-08-26)
Le programme de cyberpiratage de la CIA exposé par WikiLeaks (2017-03-08)
L’alliance des Five Eyes veut des voies d’accès dans les applications cryptées (2020-10-11)
La GRC armée de logiciels espions (2022-07-06)

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/20 sec. — F/4,6 — ISO 400 — 22 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les boucs-émissaires

Publié le 5 janvier 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Centre islamique de l’Outaouais

Construit en 2008 à partir des économies personnelles de ses cinq cents membres, le Centre islamique de l’Outaouais est un édifice de trois étages situé dans un quartier résidentiel de Hull, à quelques rues de l’Université du Québec en Outaouais.

Vers 1h30 dans la nuit de dimanche à lundi dernier, des vitres de la mosquée du centre ont été fracassées. Il s’agit du troisième acte de vandalisme en cinq mois. Toutefois, cette fois-ci, le coupable — capté par une caméra de surveillance — s’en est pris également à deux voitures dans le stationnement (à gauche de la photo) dont il a fracassé les vitres avant de tenter d’y mettre le feu. Le tout a duré près d’une heure. Les voisins n’ont rien vu et n’ont rien entendu.

À mon avis, il n’y a pas de place dans ce pays pour les actes haineux dirigés contre une minorité religieuse, peu importe laquelle. Le Canada est un pays libre et doit le demeurer.

J’entends parfois des collègues de travail me dire : « Oui, mais quand on va dans leurs pays (d’origine), on est bien obligé de se plier à leurs coutumes : pourquoi ils ne se soumettent pas aux nôtres ? »

Ma réponse est toujours la même : « Depuis quand ces pays servent de modèles au Canada ? Voulons-nous vraiment devenir un pays intolérant simplement parce qu’on accepte ici des gens qui proviennent de pays qui le sont ? »

Pour les citoyens canadiens qui sont croyants, édifier des églises, s’y réunir pour prier a toujours fait partie des coutumes authentiques du Canada. Alors les musulmans qui élèvent des mosquées et qui y prient observent scrupuleusement les coutumes canadiennes. Sauf que Dieu, ils l’appellent Allah : grooooosse différence !

Quand à ceux qui font l’association entre « terroristes » et « Musulmans », je leur rappelle que les membres du Ku Klux Klan étaient tous des terroristes blancs et chrétiens. Or cela ne fait pas de moi un terroriste parce que je suis blanc et d’éducation chrétienne comme eux. La même chose est vraie pour les Musulmans.

Par contre, ceux qui tentent d’intimider les minorités religieuses et qui saccagent leurs biens sont clairement des terroristes et devraient être poursuivis devant les tribunaux comme tels.

Photo : © 2011 — Google

Référence :
La mosquée de Gatineau encore vandalisée

Compléments de lecture :
Arabes vs Musulmans
Impopularité d’Al-Qaida chez les Musulmans
La lapidation ou la barbarie participative
Nourriture halal : controverses futiles

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Écrit par Jean-Pierre Martel