Le trolle

Publié le 25 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute
Trolle ‘Lemon Queen’

Le trolle est une plante vivace et robuste qui fleurit de mai à juillet. Ses fleurs jaune citron se dressent en haut de tiges solides et feuillées.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Cosina 28mm Macro f/2,8 — 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Crise étudiante : le gouvernement doit donner l’exemple

Publié le 24 mai 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Dans son dernier budget, le gouvernement a décidé d’augmenter de 75% les frais universitaires sur une période de quelques années. Qu’on soit pour ou contre cette décision d’appauvrir de 265 millions$ annuellement les étudiants québécois, il est évident que le gouvernement lui-même devrait donner l’exemple.

À la suite des prochaines élections provinciales, des dizaines de députés quitteront la vie politique de leur plein gré ou autrement. De plus, parmi les 6,400 nominations politiques du gouvernement Charest, un certain nombre perdront inévitablement leurs emplois dans l’éventualité d’un changement de gouvernement.

Tous ces gens quitteront la vie publique avec des millions de dollars de primes ou de rentes annuelles. Ces parachutes dorés, qu’on justifiait autrefois par l’importance de récompenser les vaillants serviteurs de l’État, doivent être réexaminés.

Je ne vois pas de raisons qui justifient que les étudiants se serrent la ceinture alors que les serviteurs de la machine qui les appauvrit s’en mettent plein les poches : il est évident que tous ces gens doivent faire aussi « leur juste part » (pour reprendre les mots du Premier ministre).

Le gouvernement serait donc cohérent avec lui-même et donnerait l’exemple s’il adoptait une loi d’exception rétroactive qui réduise de 75% les parachutes dorés que la classe politique s’accorde pour se récompenser mutuellement.

À défaut d’une telle loi, la réduction substantielle des primes et rentes offertes aux députés et ministres sortants serait de nature à convaincre la population de la sincérité du gouvernement actuel à réduire la taille de l’État.

Mais les motifs invoqués par le gouvernement pour justifier la hausse des frais de scolarité sont-ils vraiment d’ordre économique ou sommes-nous en présence d’une crise voulue, provoquée et entretenue par le gouvernement actuel ?

Rappelons-nous que depuis quarante ans, seuls des gouvernements du Parti libéral du Québec ont procédé à des augmentations des frais de scolarité : sous Claude Ryan en 1989 et sous Jean Charest en 2007 et aujourd’hui.

Le Premier ministre savait donc ce qui l’attendait s’il touchait aux frais de scolarité. Il ne soupçonnait sans doute pas l’ampleur de la détermination de nos jeunes mais il savait que sa décision provoquerait des remous. Alors pourquoi a-t-il pris cette décision alors que son gouvernement, largement discrédité dans l’opinion publique, n’a pas l’autorité morale pour chambarder quoi que ce soit ?

Le prix à payer pour faire taire ces doutes, c’est le sacrifice et la cohérence. En d’autres mots, la classe politique doit prêcher par l’exemple. Le fera-t-elle ?

Sur le même sujet :
Grèves étudiantes : l’ABC de l’émeute
Grèves étudiantes : l’échéance du Grand Prix de Montréal
L’augmentation des frais de scolarité
Tirs de balles de plastique : attend-on de tuer quelqu’un ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Muscari

Publié le 23 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute
Muscari d’Arménie au Jardin botanique de Montréal

Les muscaris sont des plantes vivaces à bulbe, très faciles à cultiver. Ils fleurissent dès l’arrivée du printemps. Ils se caractérisent par leurs fleurs en grappe de clochettes presque fermées, de couleur bleue ou violette, plus rarement blanche.

Les muscaris sont généralement cultivés en bordure d’allée ou dans les rocailles. Certaines variétés sont parfumées : c’est cette senteur musquée qui leur a valu ce nom de muscari.

En horticulture, l’espèce la plus populaire est le Muscari armeniacum, ou muscari d’Arménie, également appelé jacinthe à grappes.

Référence : Muscaris

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Cosina 28mm Macro f/2,8 — 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bulbe et la bulle (ou « La tulipe et l’éclatement de la première bulle spéculative »)

Publié le 21 mai 2012 | Temps de lecture : 4 minutes


 
La naissance d’une république

Bien avant la révolution française, avant même la révolution américaine, les Pays-Bas furent la première république moderne.

Jusque vers la fin du Moyen-Âge, cette partie marécageuse de l’Europe, habitée par quelques dizaines de milliers de pêcheurs incultes, loin des routes commerciales, n’intéressait personne. Au sein de l’aristocratie européenne, ce territoire ingrat constituait le prix de consolation que les princesses désargentées apportaient en dot ou qu’on s’échangeait par traité sans trop y faire attention.

Ce territoire passa de dynastie en dynastie pour finalement aboutir à la couronne d’Espagne.

Lorsque les habitants de cette région se convertirent au calvinisme, cette conversion parut intolérable à Philippe-II, le roi très catholique d’Espagne. Ce dernier résolut de les ramener par les armes dans le droit chemin. Mais il arrive, dit-on, que l’usage de la force ne donne pas les résultats escomptés.

En effet, déplacer de l’artillerie lourde sur un tel territoire est risqué. Si bien que, contre toute attente, les puissantes troupes espagnoles furent battues par la population locale. Les Provinces-Unis — c’était leur nom à l’époque — devinrent donc indépendantes en 1581. Mais sous l’autorité d’aucun membre de l’aristocratie européenne, ce nouveau pays était donc… une république.

Peu après, les Hollandais mettaient au point un bateau commercial révolutionnaire, plus gros et beaucoup plus stable en mer que les autres bateaux de l’époque. Se lançant à la conquête du monde, les marins hollandais ramenèrent d’Orient — surtout d’Indonésie — des épices, de la soie et des objets de luxe qu’on s’empressait de distribuer dans toute l’Europe.

Et pendant que les Français s’entre-déchiraient dans des guerres de religion, les Provinces-Unis — qui comprenaient, en gros, les Pays-Bas actuels et le nord de la Belgique — devenaient le pays le plus riche du continent.

Au lieu d’être accaparée par une aristocratie vorace, cette richesse nouvelle profitait à un peu tout le monde : les propriétaires de navires, leurs financiers, les ouvriers de la construction navale, les commanditaires des expéditions, les marins, les débardeurs, les distributeurs européens, etc.

Dans le reste de l’Europe, le haut clergé et les princes avaient seuls les moyens de décorer leurs palais d’œuvres d’Art : aux Provinces-Unies, des peintres aujourd’hui célèbres vendaient leurs toiles à des guildes et à de riches marchands.

En 1643, un teinturier de Leyde possédait 64 tableaux. Et dans les années 1670, deux autres teinturiers se targuaient de posséder, l’un 96 tableaux, l’autre 103.

Et dans les nouveaux développements domiciliaires d’Amsterdam, l’arrière de toutes les maisons donnait sur une grande cour verdoyante. Comparée aux autres capitales européennes, surpeuplées et insalubres, la capitale hollandaise était un petit paradis.

La première bulle spéculative

Bourse d’Amsterdam (1898-1903)

Et pour écouler rapidement toutes les richesses ramenées d’Orient, on créa en 1611 la première bourse au Monde, soit celle d’Amsterdam. N’importe qui pouvait y acheter n’importe quoi.

Quelques décennies plus tôt, le botaniste flamand Charles de l’Écluse avait introduit aux Provinces-Unis la tulipe, en provenance de la Turquie actuelle. Cultivée longtemps à petite échelle dans les jardins botaniques, cette plante devient peu à peu un article de luxe convoité et un signe de richesse.

En 1636, elle est l’objet d’un engouement soudain chez les nouveaux riches hollandais. Investir dans la tulipe est alors le moyen le plus sûr de s’enrichir puisque les prix ne font qu’augmenter.

Entre novembre 1636 et février 1637, le prix des contrats d’achat de tulipes est multiplié par douze. À son plus haut sommet, le prix d’un bulbe de tulipe se vendait dix à quinze fois le salaire annuel d’un paysan (en dollars d’aujourd’hui, environ 110 000$).

À partir de février 1637, les prix s’effondrent en seulement trois semaines : c’est la première bulle spéculative et financière de l’histoire, appelée depuis « krach des tulipes ».

Référence :
Charles de L’Écluse
Le Krach de la tulipe, 1re bulle financière
Histoire des Provinces-Unies
Siècle d’or néerlandais
Tulipomanie

Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5, objectif Cosina 28 mm Macro F/2,8 — 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm
2e photo  : Canon Powershot G6 — 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,1 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le temps des tulipes

Publié le 18 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute


 
Alors que le temps des pissenlits n’est pas encore terminé, celui des tulipes bat son plein.

En voici quelques unes, photographiées lundi dernier au Jardin botanique, vers 17h, baignées dans la lumière nordique de cette fin d’après-midi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Cosina 28mm Macro f/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pomme

Publié le 17 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute
Fleurs de pommier ‘Liberty’

La pomme est née en Asie centrale, voilà plus de 5 000 ans. Les Chinois la consommaient il y 3 000 ans. Dans l’Antiquité, ce fruit se répendit le long de la route de la soie jusqu’aux Grecs et aux Romains. Chez ces derniers, la déesse des fruits s’appelait Pomona.

De nos jours, on compte 20 000 variétés de pommes dont 7 000 sont cultivées : on en produit 69 millions de tonnes, dont 25 en Chine (de loin le principal producteur).

Après les agrumes (oranges, pamplemousses, citrons) et la banane, la pomme est le fruit le plus consommé à travers le monde. En France, c’est le contraire; c’est la pomme qui occupe la première place.

Chimiquement, la pomme contient 85,6% d’eau, 10,4% de sucres (surtout du fructose), 2,4% de fibres, 0,3% de protéines, 0,2% de lipides, puis des vitamines et sels minéraux.

Référence : Pomme

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Cosina 28mm Macro f/2,8 — 1/800 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 28 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Grèves étudiantes : l’échéance du Grand Prix de Montréal

Publié le 16 mai 2012 | Temps de lecture : 8 minutes

Du 8 au 10 juin 2012, se tiendra le Grand Prix de Montréal. Partout à travers le monde, des milliers de touristes ont à décider s’ils viendront ou non dans la métropole. C’est l’événement sportif ayant la plus grande incidence touristique au Canada. En effet, on estime que cette course automobile entraine des retombées économiques de l’ordre de 75 à 100 millions de dollars dans la région métropolitaine.

Quelques semaines plus tard, suivra le Festival de Jazz, puis une kyrielle d’événements festifs qui devraient transformer Montréal en capitale mondiale du plaisir.

Mais comme disait l’humoriste Yvon Deschamps, « le bonheur haït le train ». En langage soigné : les querelles ne sont pas propices à la béatitude.

Or nous avons un conflit, celui qui oppose depuis des mois le gouvernement à des milliers d’étudiants. Ce conflit nous a beaucoup appris. Il est temps d’en tirer quelques leçons.

Les leçons

Usé par des années de pouvoir et miné par des accusations (fondées ou non) de corruption, le gouvernement actuel n’a plus l’autorité morale de chambarder quoi que ce soit. De toute évidence, il est impuissant à convaincre les étudiants du bien-fondé de sa décision de hausser les frais de scolarité.

Sa stratégie — qui consistait à demeurer ferme et espérer à l’essoufflement du mouvement de contestation, puis la capitulation des leaders étudiants — est un échec. Il est vrai que le nombre de contestataires a diminué mais les irréductibles sont suffisamment nombreux pour perturber l’économie de la métropole. De plus, même lorsque ces leaders, épuisés par une nuit d’insomnie, finissent par capituler, la victoire gouvernementale est de courte durée puisque l’entente est aussitôt rejetée par les étudiants eux-mêmes. Et tout est à recommencer.

À plusieurs reprises sur ce blogue, j’ai souligné la vulnérabilité de Montréal à des gestes perturbateurs. La paralysie totale du métro, durant l’avant-midi du 10 mai, en est l’illustration évidente. Les trois malfaiteurs ont été arrêtés parce qu’ils ont commis l’imprudence d’opérer à visage découvert. Mais si d’autres personnes veulent répéter ce méfait à volonté, il leur suffit de porter un capuchon, des verres fumés et une fausse barbe : n’importe quel règlement municipal interdisant les masques et les cagoules risque alors d’être impuissant.


Fait divers. Il y a quelques semaines, à la station Berri-UQUAM, j’ai vu une femme crier à un homme qu’elle ne voulait rien savoir de lui.

J’étais en face d’eux, sur le quai opposé. À un moment donné, l’homme a embrassé de force la femme pour tenter de la faire taire : celle-ci l’a mordu au point que harceleur saignait des lèvres.

J’ai eu le temps de monter deux étages, aller à la cabine d’un vendeur de titres pour lui signaler l’incident. Celui-ci m’a répondu que les préposés aux caméras de surveillance étaient déjà au courant et que de l’aide s’en venait.

Sur mon chemin de retour, aucun policier.

De longues minutes plus tard, la femme (suivie contre son gré par le harceleur) a eu le temps de montrer deux étages et de quitter la station (je les ai suivis).

Du début des cris jusqu’à leur sortie de la station, la scène a duré plus d’une vingtaine de minutes. Jamais la sécurité n’est intervenue. Et ce, dans la station la plus achalandée du réseau. Imaginez la sécurité des passagers dans les autres…

Cette crise a également démontré les limites du pouvoir judiciaire. Les tribunaux peuvent émettre des injections à la tonne : s’il est impossible de les faire respecter, les juges deviennent comme ces Papes qui émettent des encycliques que personne ne lit.

Les solutions

La loi spéciale

En 1972, le gouvernement libéral de Robert Bourassa, aux prises avec une contestation syndicale, adopte une loi spéciale et fait condamner les chefs syndicaux à un an de prison. Cette mesure a eu pour conséquence de ramener une paix sociale relative durant ce temps.

La même recette, appliquée aux leaders étudiants risque d’avoir moins de succès. Quoiqu’ils en disent, les chefs syndicaux font partie de l’establishment; les syndicats ont leurs sièges sociaux, ils ont des comptes de banques dans lesquels ils déposent des cotisations (que l’État peut saisir), ils ont des lignes d’autorité qui séparent les décideurs des subalternes.

Les groupes d’étudiants sont beaucoup moins structurés. Faites disparaitre un groupe étudiant radical et il renaît sous un autre nom. Emprisonnez ses dirigeants et d’autres prennent la relève.

La répression policière

Qu’a-t-elle donné jusqu’ici ? Sommes-nous satisfaits des résultats ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Voulons-nous que les images d’un carnage éclipsent la publicité des agences de voyages alors que des centaines milliers de touristes peuvent encore décider d’aller passer leurs vacances en paix sous d’autres cieux ?

La capitulation de l’État

Dans nos pays démocratique, la politique est l’art du possible. On peut s’entêter au nom des principes mais ici, il n’y a pas de principe en cause, mais simplement un choix budgétaire. Or n’importe quel budget est une série de vases communicants où idéalement les revenus devraient égaler les dépenses. L’idée que le gouvernement actuel doit s’entêter comme si la Nation était en péril dépasse entendement.

J’ai appuyé mollement la hausse des frais de scolarité. Je n’ai pas changé d’avis. Mais je reconnais qu’une hausse importante par étapes (ce qui souhaite le gouvernement), la simple indexation au coût de la vie, le gel des frais ou leur abolition, sont toutes des options valables qui ont leurs avantages et leurs inconvénients.

De la même manière que je ne comprends pas la furie étudiante contre cette hausse qui ne fait qu’amener les frais de scolarité au niveau de ce que payaient leurs parents, je ne comprends pas ce « Power Trip » que le Premier ministre justifie au nom de principes inexistants : la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2 (que songe à financer le gouvernement actuel et qu’il annoncera probablement s’il est réélu) équivaut à la gratuité scolaire totale pendant des années.

Avec la démission-surprise de la ministre de l’éducation, le gouvernement est en train de rater une belle occasion de faire volteface et de s’en tirer à bon compte, puisqu’inévitablement une partie de l’opinion publique croira faussement que le blocage était de la faute de la démissionnaire.

Le jusqu’au-boutisme

La dernière option gouvernementale est de ne pas broncher et d’aller jusqu’au bout, quoiqu’il advienne. Cela peut comporter des dividendes électoraux puisque cette politique d’affrontement a permis la réélection de Robert Bourassa, auquel la population s’est ralliée dans la crainte de l’anarchie.

Si l’augmentation des frais de scolarité avait fait l’objet d’une promesse électorale et que le gouvernement avait été élu sur cette promesse, il s’agirait d’un choix de société. Le gouvernement aurait raison d’imposer ce choix.

Mais on est en présence ici non pas d’un choix de société mais d’un simple choix budgétaire, arbitraire comme le sont tous les choix budgétaires, et à peu près aussi valable que les alternatives.

Même en supposant que les étudiants aient tort d’en faire un drame, l’entêtement orgueilleux du chef de l’État québécois et la crise sociale qui en découle risquent de compromettre le succès de la saison touristique qui débute bientôt.

Si le gouvernement devait maintenir son l’intransigeance, je crains que l’Histoire ne juge très sévèrement le manque total de jugement du gouvernement Charest, une administration qui aura laissé beaucoup de ruines mais très peu de réalisations concrètes jusqu’ici.

Références :
D’importantes retombées
Faut-il réparer Gentilly-2 ?

Sur le même sujet :
Crise étudiante : le gouvernement doit donner l’exemple
Grèves étudiantes : l’ABC de l’émeute
L’augmentation des frais de scolarité
Tirs de balles de plastique : attend-on de tuer quelqu’un ?

Note : Photo de M. Charest par le journal Le Devoir.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La photo 3D avec l’Olympus OM-D e-m5

Publié le 15 mai 2012 | Temps de lecture : 8 minutes
Cliquez pour télécharger la version 3D et renommez .xlsx -> .MPO
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Parmi les appareils-photo µ4/3 (ou « Micro quatre tiers »), six de Panasonic — les Lumix G2, GF2, GH2, G3, GF3 et GX1 — et un seul d’Olympus (l’OM-D e-m5) peuvent prendre des photos tridimensionnelles.

L’objectif 3D de Lumix

Au moment où ces lignes sont écrites, un seul objectif est disponible à cette fin; le Lumix 3D 12,5mm.

Cet objectif ne fait pas de mise au point; il est toujours en hyperfocale. En d’autres mots, il a été conçu de manière à ce que la profondeur de champ soit maximale. Pour l’utilisateur, c’est simple : tout est clair de 60cm à l’infini. Sur une photo, quand un objet est flou, c’est qu’il était en mouvement ou qu’il a été photographié de trop près.

De plus, cet objectif ne possède pas de diaphragme. Lorsque votre appareil est en mode 3D, il se comporte comme si vous aviez choisi de photographier en prise de vue « priorité ouverture »; l’appareil ajuste alors la luminosité de manière électronique (en modifiant la sensibilité ISO du capteur), donc sans tenter d’ajuster l’ouverture du diaphragme.

Cette absence de diaphragme fait également en sorte que l’ouverture est fixe. À F/12, c’est donc un objectif de faible luminosité. Sans stabilisateur d’image, il est réservé à la prise de vue dans des conditions d’éclairage intense.

Puisqu’il s’agit d’un objectif de 12,5mm, on devrait s’attendre à ce que ce soit un grand-angulaire. Ce n’est pas le cas. Cet objectif est constitué de deux objectifs jumeaux, placés côte-à-côte, qui prennent deux photos siamoises — comme des bébés siamois, réunis à la naissance — comprimées horizontalement. Leur angle de vision est étroit comme s’il s’agissait d’un objectif de µ4/3 de 33mm (équivalent à 66mm sur un appareil-photo plein format).

Heureusement, le viseur et l’écran arrière ne montrent pas ces deux images siamoises, mais seulement celle de gauche, décompressée, qu’ils affichent normalement, en 2D seulement.

Parce que ces deux objectifs-jumeaux ne sont séparés que de 10mm — comparativement à une distance de 60 à 70mm entre nos yeux — l’effet 3D ne se remarque pas au-delà d’une certaine distance. Les 2e et 3e photos ci-dessus vous permettront de juger à partir d’où, la photographie d’objets éloignés ne vaut pas la peine.

L’emploi de l’OM-D e-m5

Les photos ci-dessus ont toutes été prises une même journée ensoleillée. Si on examine les détails techniques de ces photos (précisés à la fin du texte), on remarquera que la dernière, prise à l’ombre, possède un ISO de 800 et un temps d’exposition de 1/40e de seconde. Sur n’importe quel appareil µ4/3 de Panasonic dépourvu de stabilisateur d’image, cela aurait signifié une photo probablement floue, avec beaucoup de grain.

Grâce à son stabilisateur d’image interne, l’OM-D e-m5 est présentement le premier appareil µ4/3 apte à prendre des photos 3D dans des conditions variées d’éclairage. En effet, lorsque cet objectif est vissé à cet appareil, il bénéficie de son révolutionnaire stabilisateur d’image.

Lorsqu’on allume l’e-m5 alors que cet objectif lui est vissé, l’appareil indique le message « Veuillez basculer en mode SCN 3D ». Cela signifie qu’on doit tourner la molette de mode, située sur le dessus de l’appareil, au mode SCN (pour « scène ») et choisir sur l’écran arrière de l’appareil, le mode « Photo 3D ».

Chaque fois qu’une photo 3D est prise, l’e-m5 enregistrera deux fichiers portant le même nom mais avec des extensions différentes. D’abord un JPEG de 1,2 Mo qui correspond à la version bi-dimensionnelle de l’image, à une résolution de 1824 x 1024 pixels. Cela correspond à l’image siamoise de gauche, « décompressée ».

Puis un fichier MPO de 2,5 Mo qui correspond à la version 3D, affichable sur un écran Panasonic destiné au cinéma 3D. La résolution de cette photo n’est pas celle l’appareil photo mais seulement celle dont a besoin le téléviseur pour afficher l’image en haute définition.

Lightroom

Le logiciel Lightroom d’Adobe importe seulement les fichiers JPEG (bi-dimensionnels) de vos photos : après le transfert des images d’une carte-mémoire vers l’ordinateur, il affichera une liste des fichiers MPO ignorés. Si vous désirez entreposer ces derniers sur votre ordinateur, il vous faudra les copier manuellement à l’aide d’un utilitaire comme le Finder (sur un Mac) ou l’Explorateur de Windows.

De plus, sur un Macintosh, lorsque vous demandez à Lightroom de détruire la version bi-dimensionnelle de certaines photos, ces JPEGs ne seront pas vraiment détruits, mais seront plutôt déplacés vers un répertoire secret (qui correspond à la corbeille du Mac sur cette carte). Vous devez savoir que ce répertoire n’est caché que pour un Mac, pas pour votre télé. Lorsqu’une télévision lira votre carte-mémoire, elle trouvera ces photos et les affichera comme si vous n’aviez pas décidé de les détruire.

L’affichage sur l’écran d’un téléviseur 3D

Pour voir vos photos sur l’écran d’un téléviseur 3D, vous devez insérer la carte-mémoire de votre appareil dans la fente prévue à cette fin sur les côtés du téléviseur, appuyer sur le bouton « SD Card » de la télé-commande et, à l’écran, choisir l’option « Photos ».

Votre téléviseur 3D affichera autant les versions bi-dimensionnelles que les versions 3D de vos photos. De plus, il est possible qu’il affiche tous les JPEGs en premier, ce qui pourrait vous amener à croire que votre téléviseur ne fonctionne pas correctement.

Une fois que vos images auront été transférées sur votre ordinateur, il est donc préférable d’utiliser ce dernier pour purger tous les JPEGs de la carte-mémoire. Cela vous permettra d’afficher uniquement les versions 3D de vos photos.

Puisque les lunettes 3D de Panasonic sont teintées, la version 3D de vos photos sera plus sombre que la version bi-dimensionnelle affichée à l’écran de votre ordinateur.

Pour les voir les photos ci-dessus sur votre écran Panasonic 3D — c’est peut-être la même chose avec les téléviseurs d’autres marques mais je ne l’ai pas essayé — il suffit de suivre les étapes suivantes :
• cliquez sur une de ces images pour qu’un fichier .xlcx (normalement utilisé par Excel) soit téléchargé sur votre ordinateur. J’ai dû modifier l’extension de ces quatre fichiers parce que WordPress ne permet pas que les blogues qu’il héberge offrent des fichiers .MPO,
• une fois téléchargés, modifiez l’extension des ces fichiers de .xlcx à .MPO,
• copiez-les sur une carte SDHC dans le répertoire principale ou dans n’importe quel sous-répertoire,
• insérez cette carte dans le lecteur de carte SDHC de votre téléviseur 3D,
• appuyez sur la touche « SD Card » de votre télécommande et choisissez à l’écran l’item « Photo ».

L’esthétique 3D

Présentement, la photographie 3D est méprisée des professionnels. Selon eux, il ne s’agit que d’une mode destinée à sombrer éventuellement dans l’oubli. L’avenir nous dira s’ils ont raison. D’ici là, on doit réaliser que la photographie 3D possède sa propre esthétique.

Une photo bi-dimensionnelle médiocre peut s’avérer meilleure en 3D. À tire d’exemple, la dernière photo de la série ci-dessus possède un grave défaut : les feuilles des Cœurs-saignants ne se distingue pas suffisamment de celles des autres plantes. Normalement, j’aurais foncé tout le reste pour les faire ressortir. Mais je ne possède pas d’outils pour apporter ces corrections sur la version 3D. Heureusement cette troisième dimension suffit à les mettre en relief (dans tous les sens du mot); sur mon téléviseur (et probablement sur le vôtre), certaines tiges de Cœurs-saignants surgissent devant l’écran !

La plus grand contrainte actuelle de la photographie 3D est la profondeur de champ s’étendant jusqu’à l’infini. Le résultat est donc une esthétique particulière où tout est net.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif 3D Lumix 12,5mm
1re photo : 1/200 sec. — F/12,0 — ISO 200 — 12,5 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/12,0 — ISO 200 — 12,5 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/12,0 — ISO 200 — 12,5 mm
4e  photo : 1/40 sec. — F/12,0 — ISO 800 — 12,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Grèves étudiantes : l’ABC de l’émeute

Publié le 13 mai 2012 | Temps de lecture : 5 minutes

Une émeute se définit comme une manifestation spontanée, généralement violente, résultant d’une émotion collective.

Évidemment, c’est un peu vague. Pour être considérée comme telle, l’émeute doit répondre à un ou à plusieurs parmi les critères suivants :
• incendies violentes faisant parfois des victimes,
• destruction ou dommage à des biens publics (voitures de police, mobilier urbain comme des lampadaires, des cabines téléphoniques, etc.),
• vandalisme contre la propriété privée,
• agression physique, éventuellement avec armes.

Ceux-ci peuvent être localisés ou non, et être difficile à réprimer de manière sélective.

Que faire lorsque débute la casse ?

Dans certains pays, ceux qui organisent des manifestations sur la voie publique avisent les participants que lorsque des individus tentent d’agresser les forces de l’ordre ou commencent à endommager la propriété publique ou privée, on doit s’assoir par terre de manière à permettre aux forces de l’ordre d’épingler les malfaiteurs qui discréditent les manifestants pacifiques. Il serait bon qu’on prenne cette habitude au Québec.

Idéalement, l’autorisation officielle à tenir une manifestation devrait être assortie de l’obligation pour les organisateurs d’aviser les participants à ce sujet.

Lorsqu’il y a de la casse, ce n’est pas le temps de s’approcher des malfaiteurs par curiosité. Si vous désirez utiliser votre téléphone multifonctionnel pour photographier la scène, faites-le de l’endroit où vous êtes déjà — même si ce n’est pas le point de vue idéal — afin de ne pas nuire au travail des policiers, sinon vous risqueriez une accusation d’entrave à leur travail ou pire, d’être associés aux malfaiteurs : avec un bon avocat, vous devriez vous en tirer mais il serait plutôt préférable de prévenir les complications juridiques.

Que doit-on faire lorsque le tout devient anarchique ?

Légalement, une émeute débute lorsque les forces de l’ordre décrètent que c’en est une. Ils n’ont pas à justifier leur décision : si vous ne partagez pas leur avis, votre opinion ne compte pas. Les forces policières ont l’obligation d’aviser la foule de leur décision et de sommer les manifestants de se disperser.

Toutefois, il faut comprendre que parmi les cris et les bruits ambients, vous pourriez ne pas entendre cet avertissement. Mais vous êtres tenu d’y obéir quand même.

Un vieux dicton veut que lorsque que quelque chose a l’air d’un poisson, lorsqu’il sent le poisson et qu’il goûte le poisson, c’est qu’il s’agit probablement d’un poisson. C’est la même chose pour une émeute.

Donc, en pratique, dès que ça ressemble à une émeute, prenez pour acquis que c’en est une et quittez les lieux.

La manifestation masquée

Lorsque des organisateurs invitent des manifestants à se présenter masqués sur les lieux d’une manifestation, c’est qu’ils invitent les casseurs à se joindre à eux.

En acceptant d’y participer pacifiquement, même à visage découvert, vous acceptez implicitement de servir de bouclier humain à ces malfaiteurs. Cela peut très bien ne pas être votre intention mais cela n’a pas d’importance; si vous avez la naïveté de ne pas vous en rendre compte, c’est votre problème et non celui des forces de l’ordre.

Au cours d’un repas de famille, j’entendais un de mes cousins affirmer que des policiers masqués se seraient glissés parmi les manifestants afin de susciter la violence et discréditer le mouvement étudiant. Selon ce parent, on pouvait reconnaître ces policiers masqués à leurs bottes.

Que cela soit vrai ou non, lorsque les organisateurs d’une manifestation invitent des gens masqués, ils invitent tous les casseurs (même ceux de la police) : ils portent la responsabilité morale de ce font ces gens, quel qu’ils soient.

L’insensibilité de la police

En effectuant ma recherche de vidéos afin de comprendre ce qui a dérapé à Victoriaville, je suis tombé sur une vidéo qui « prouve » l’insensibilité policière : le vidéaste informait des policiers en rangée qu’un manifestant était gravement blessé et filmait leur absence de réaction.

Si des lecteurs sont impressionnés par ce genre de propagande, précisons que les policiers anti-émeute n’ont qu’une seule mission : c’est de faire régner l’ordre. Ils ne doivent jamais se laisser distraire de leur mission.

Par contre, on peut présumer que les adolescents ou les jeunes adultes d’aujourd’hui savent comment utiliser un téléphone portable. À moins d’être des déficients intellectuels, ils n’ont pas besoin de la police pour appeler qui que ce soit : ils peuvent très bien le faire eux-mêmes.

Conclusion

On a tous vu des enfants froncer les sourcis et dire à leurs parents : « T’as pas le droit ». Essayer cela sur des policiers lors d’une émeute, cela ne donnera pas grand chose parce que dans une telle circonstance, les policiers ont à peu près tous les droits. Et ils le savent.

On peut trouver cela juste ou non, mais cela ne change rien : tous les manifestants ont l’obligation stricte de quitter les lieux lorsque la police juge, à tort ou à raison, qu’un attroupement vire à l’émeute.

Référence :
Émeute

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des poissons au Biodôme

Publié le 12 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute


 
Même si les oiseaux constituent l’attraction principale du Biodôme de Montréal, les poissons y sont les animaux les plus nombreux.

Certains sont simplement des poissons tropicaux comme ceux qu’on en trouve dans les animaleries. D’autres nagent dans le grand bassin de l’écosystème du golfe du Saint-Laurent. Ce dernier contient 2,5 millions de litres d’eau dont la salinité est comparable à celle des eaux de l’estuaire.

De grandes parois vitrées permettent aux visiteurs d’admirer les pensionnaires de ce bassin (qui sert de garde-manger aux oiseaux de cet écosystème). On peut y voir des centaines de poissons représentant environ vingt espèces (morues, bars rayés, flétans, saumons, etc.).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm
1re photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 500 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1600 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 320 — 12 mm


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