Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 3e partie

Publié le 24 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Monument de la famille D’Ermo

La cuisine familiale et l’hommage rendu aux disparus sont deux choses intimement liées à la culture des peuples. Au premier coup d’œil, on sait que ce monument est celui d’une famille italienne.

Il semble avoir été créé pour accueillir la dépouille de Giovannino D’Ermo, fils de Domenico D’Ermo (dont le saint patron est représenté à gauche). Je soupçonne cette famille d’être originaire de la région de Pompéi.

Dans l’ordre habituel, cette Notre-Dame-du-Rosaire-de-Pompéi représente saint Dominique, l’Enfant Jésus, la Vierge et sainte Catherine de Sienne.

Pierres tombales
Angelot de la pierre tombale de la famille Crompt
Pierre tombale de Barbara Matay

En plus de monuments funéraires, le cimetière contient des milliers de pierres tombales, parfois enjolivées de figurines ou de décorations.

Le Saint-Joseph du monument de la famille Modafferi
L’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Au sortir du cimetière par la rue Decelles, on est près de l’oratoire Saint-Joseph.

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1re photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 320 — 26 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 19 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/11,0 — ISO 2000 — 45 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/5,2 — ISO 800 — 29 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 320 — 14 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 37 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les mots précédés par la syllabe co

Publié le 24 septembre 2021 | Temps de lecture : 1 minute

Formé de la fusion de co et de détenu, le mot codétenu désigne une personne qui est détenue en même temps et dans le même lieu qu’une ou plusieurs personnes.

Lorsque la syllabe co précède un mot français, ce préfixe exprime le concours, l’union ou la simultanéité.

Il en est ainsi de coaccusé, coacquéreur, coassocié, coassurance, coauteur, cobelligérant, coexistence, cogestion, copartage, copropriétaire, et ainsi de suite.

À l’origine, copain était celui avec lequel on partage le pain.

Mais cocu n’est pas celui avec lequel on partage quoi que ce soit; si tel était le cas, à la fois l’époux trompé et l’amant le seraient.

Le mot cocu vient plutôt du latin ‘cuculus’ qui veut dire coucou, cet oiseau qui laisse ses œufs dans le nid des autres.

Logiquement, le cocu devrait être l’amant. Mais l’évolution parfois ironique des mots en a décidé autrement…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sous-marins : les mauvais calculs de Canberra

Publié le 23 septembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

Du point de vue économique, une des différences fondamentales entre le Canada et l’Australie, c’est que la grande majorité des exportations canadiennes se font par voie terrestre alors que la presque totalité des exportations australiennes se font par voie maritime.

Si on exclut les conflits frontaliers entre la Chine et le Japon en mer de Chine orientale, et les rivalités conflictuelles d’une multitude de pays entre eux en mer de Chine méridionale, la Chine et l’Australie partagent le même intérêt à assurer la sécurité de la navigation dans l’océan Pacifique, lui qui couvre le tiers de la surface de la planète.

Rôle des sous-marins australiens en temps de paix

La Première Guerre mondiale a été déclenchée par un simple assassinat politique à Sarajevo. Mais un siècle plus tard, les États-Unis ne déclencheront pas une Troisième Guerre mondiale à la suite d’une fanfaronnade australienne qui a mal tourné.

C’est donc à dire que toute provocation australienne en mer de Chine orientale ou en mer de Chine méridionale devra être autorisée secrètement par Washington dans le cadre d’une concertation militaire interalliée.

Concrètement, cela signifie que la marine militaire australienne sera vassale de celle des États-Unis si elle ne l’est pas déjà; en somme, les ordres viendront de Washington et non de Canberra.

Bref, en achetant douze sous-marins, l’Australie prend à sa charge une dépense qui évite aux États-Unis de le faire.

Rôle des sous-marins en temps de guerre

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les sous-marins allemands ont infligé des pertes considérables aux convois maritimes qui assuraient l’approvisionnement des pays alliés en biens et en matériel militaire.

De plus, de nombreux navires de guerre alliés ont été torpillés par des sous-marins allemands.

Mais on ne fait plus la guerre comme autrefois. Ce qui change la donne, ce sont les missiles de croisière.

À l’heure actuelle, les missiles de croisière qui atteignent une portée de 2 600 km sont ceux qui sont lancés à partir de bombardiers (qualifiés d’air-sol) et ceux lancés de navires ou de sous-marins (qualifiés de mer-sol).


 
Selon Israël, les missiles Sahab-3 iraniens (sol-sol) auraient une portée de 2 000 km.

Même si, comme les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, il y avait là matière à exagération, il est certain que la technologie militaire évoluera d’ici le moment où l’Australie prendra livraison de ses nouveaux sous-marins, soit dans une décennie.

La portée des missiles sol-sol offrira bientôt un rapport cout-avantage beaucoup plus intéressant que les sous-marins. Voilà pourquoi, en cas de conflit armé, la Chine n’aura plus besoin de navires de guerre pour menacer les convois maritimes australiens dans le Pacifique.

Pour l’Australie, le seul intérêt sera alors d’équiper ses sous-marins d’ogives nucléaires afin de frapper ses ennemis de plus près, donc avec plus de précision.

Toutefois, cela lui est interdit par le Traité de non-prolifération des armes nucléaires.

Cela n’est permis qu’aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Auxquels s’ajoutent trois pays qui ont refusé de signer ce traité; le Pakistan, l’Inde et Israël.

Références :
Conflit en mer de Chine méridionale
Missile de croisière

Complément de lecture : L’affaire des sous-marins australiens

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 2e partie

Publié le 23 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Monument de la famille Rémillard

Ce monument est un bel exemple de pathétisme dans la statuaire mortuaire.

Monument de la famille de Napoléon Beauchamp

À l’inverse, ce monument est marqué par une solennité dépourvue de sentimentalité.

Monument funéraire de Camillien Houde

Inspiré du tombeau en marbre de Napoléon Bonaparte, voici le monument funéraire de Camillien Houde. Il fut maire de Montréal à quatre reprises, entre 1928 et 1954.

Caveau de la famille Murphy & Baker
Monument de la famille Masson

Bel exemple de style Art nouveau (on pense à Gustav Klimt), le monument de la famille Masson semble représenter une âme extasiée devant la Croix du Christ. En réalité, cette dernière n’a pas de rapport, ayant été élevée pour honorer la mémoire de Napoléon-Georges Valiquette.

Vierge à l’Enfant sur la pierre tombale de Pamphile-Réal Du Tremblay et d’Angelina Berthiaume
Une allée du cimetière

(à suivre)

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1re photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 36 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 26 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,3 — ISO 400 — 30 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 14 mm

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L’affaire des sous-marins australiens

Publié le 22 septembre 2021 | Temps de lecture : 8 minutes

L’effet domino – 1re partie

De 1966 à 1996, la France a mené dans le Pacifique — plus précisément en Polynésie française — une série de 193 essais nucléaires, dont 46 aériens.

En raison de la poussière radioactive dispersée par les vents, ces essais ont suscité des tollés dans tous les pays environnants.

En 1985, un commando secret français fait exploser le bateau Rainbow Warrior de Greenpeace, amarré dans le port d’Auckland, la capitale néozélandaise. L’explosion fit un mort.

Ce grave incident a poussé la Nouvelle-Zélande à adopter en 1987 le New Zealand Nuclear Free Zone, Disarmament, and Arms Control Act.

Parmi les conséquences de la dénucléarisation complète de ce pays, il devenait interdit à tout navire à propulsion nucléaire d’accoster dans un port néozélandais.

Depuis des années, l’Australie — pays voisin de la Nouvelle-Zélande — possède une flotte de six sous-marins à propulsion diésel de conception suédoise. Ces sous-marins arriveront en fin de vie en 2032.

Remplacer une flotte prend du temps.

C’est à la suite d’une longue réflexion que l’Australie avait lancé un appel d’offres international en vue de remplacer ses six sous-marins actuels par douze sous-marins plus modernes.

Pour parer à l’éventualité où un sous-marin australien en difficulté voudrait accoster en Nouvelle-Zélande, l’appel d’offres australien exigeait que les nouveaux sous-marins soient à propulsion diésel.

Normalement, un chantier maritime possède une foule de fournisseurs soumis à ses spécifications.

Mais l’Australie avait fait le choix d’accorder séparément des contrats pour les sous-marins et pour certains de leurs composants essentiels; les sonars, les mâts optroniques (qui remplacent de nos jours les périscopes) et l’armement.

Ce qui signifie que le fabricant du sous-marin ‘dépouillé’ — la coque, de même que son système de navigation et de propulsion — devait modifier ses spécifications pour tenir compte de la taille des composants achetés en vertu de contrats séparés.

Au départ, c’était un consortium japonais (Mitsubishi et Kawasaki) qui était donné favori dans la course. Mais pour tenter d’obtenir le contrat australien, la France a accepté deux choses.

Premièrement, de modifier son modèle de sous-marin Barracuda, haut de gamme, en remplaçant son alimentation nucléaire par une alimentation diésel.

Et deuxièmement, en faisant en sorte que la partie française du contrat ait non seulement des retombées économiques australiennes, mais soit également l’occasion d’un transfert technologique au profit de l’Australie.

C’est en raison de ces compromis que la France a obtenu le contrat, à la surprise de tous.

Un contrat critiqué

C’est le gouvernement de Malcom Turnbull (2015-2018) qui conclut le contrat avec la France en 2016.

Au sein même du gouvernement, Scott Morrison, à titre de ministre des Finances, était fermement opposé à ce contrat. À juste titre, il estimait que les sous-marins à propulsion nucléaire permettaient une plus grande autonomie de ravitaillement (15 ans) et étaient plus difficiles à repérer.

À la suite d’intrigues au sein du Parti libéral d’Australie, Malcom Turnbull démissionna en 2018 et fut remplacé par Scott Morrison. Ce dernier poursuivit le mandat obtenu par son prédécesseur.

Toutefois, il déclencha des élections anticipées en 2019 à l’issue desquelles une coalition formée par le Parti libéral et le Parti national d’Australie dirigea le pays sous l’autorité de Scott Morrison.

Le 15 septembre 2021, au cours d’une allocution conjointe avec Joe Biden et Boris Johnson, Scott Morrison annonça la rupture unilatérale du contrat accordé à la France en 2016 et la conclusion d’une entente de gré à gré, négociée secrètement entre son pays, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

L’effet domino – 2e partie

Crise diplomatique

À la suite de la rupture de ce contrat, la France a rappelé son ambassadeur à Washington. Il s’agit d’un geste diplomatique habituellement réservé dans les cas où un pays veut exprimer sa contrariété envers un pays ennemi. C’est le premier rappel d’ambassadeur français aux États-Unis depuis son indépendance.

Cette décision a été prise par le président de la République française.

Le retour du gaullisme

Par ‘gaullisme’, on entend ici la défense de l’indépendance de la France, le refus de sa vassalisation à des organismes supranationaux, à des superpuissances, ou aux puissances économiques ou financières.

Jusqu’à maintenant, les dirigeants politiques français croyaient leur pays partenaire des États-Unis. Mais ils le voient maintenant traité comme un vassal.

Du coup, ces jours-ci, le gaullisme a le vent dans les voiles dans le discours politique français.

À droite comme à gauche, on réclame le retrait de la France de l’Otan. Comme le général de Gaulle l’a fait en 1966.

Un projet de libre-échange en péril

Depuis 2016, l’Australie caressait le projet d’un traité de libre-échange avec l’Union européenne sur le modèle de celui conclut avec le Canada.

Non seulement l’Australie est-elle maintenant assurée du véto français, mais qui voudra conclure un traité avec un pays qui ne respecte pas sa parole ?

Évidemment, l’Australie n’est pas le premier pays à agir ainsi. Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, c’est un peu la même chose. Mais les voltefaces américaines, on doit faire avec alors qu’on peut très bien se passer de celles de l’Australie.

À l’opposé, depuis le sommet de Glasgow, le droit international autorise l’imposition des tarifs aux pays qui tardent à réduire leur production de gaz à effet de serre. L’Australie est l’un d’eux…

Le mythe du bouclier américain

L’achat de sous-marins se justifie par la nécessité de défendre la souveraineté maritime d’un pays.

Je vous avoue candidement que je ne vois pas en quoi l’Australie pourrait se sentir menacée par la marine chinoise. En effet, le territoire chinois et celui de l’Australie sont distants de plus de 4 000 km, soit à peu près la distance entre le Canada et le Maroc.

Le premier ministre d’Australie justifie l’achat de ses sous-marins par la nécessité selon lui de faire respecter le droit international dans les espaces maritimes revendiqués par Beijing.

Donc l’Australie se voit comme un policier investi de la mission de faire respecter le droit international.

En dollars américains, en 2019, les produits intérieurs bruts de la Chine et de l’Australie étaient respectivement de 14,3 mille milliards et de 1,4 mille milliards. En somme, la Chine est dix fois plus puissante que l’Australie.

Les prétentions australiennes sont la version moderne de la fable ‘La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf’.

Forte de la protection présumée des États-Unis, l’Australie peut bien bomber le torse.

Elle semble oublier qu’au cours des deux premières années de la Deuxième Guerre mondiale, l’Europe occidentale a dû faire face seule aux armées allemandes. Il a fallu attendre l’attaque de Pearl Harbor en 1941 pour que les États-Unis se réveillent.

Si la Chine devait couler un sous-marin australien qui la provoque en mer de Chine orientale, entre les appels australiens à la vengeance et les craintes du grand patron de Home Depot de manquer de marteaux et de scies électriques faits en Chine, le choix est simple aux yeux de n’importe quel sénateur américain.

Si un tel incident devait survenir, tout ce que l’Australie obtiendra c’est un vote unanime du Congrès américain blâmant la Chine et un rabais spécial sur l’achat d’un 13e sous-marin pour remplacer celui détruit…

Références :
Accord économique et commercial global
Affaire du Rainbow Warrior
Classe Collins
Crise des sous-marins australiens
Essais nucléaires français
Face aux critiques de la Chine, l’Australie dit défendre le droit international
Gaullisme
Sous-marins australiens: le contrat du siècle, vraiment?
Nouvelle-Zélande : l’affaire du Rainbow Warrior, un symbole de lutte contre le nucléaire
Paris has a long memory – Scott Morrison’s cavalier treatment of France will hurt Australia
Sous-marins australiens : un risque de prolifération nucléaire dans le monde ?

Paru depuis : US senators urge Joe Biden not to sell ‘scarce’ nuclear submarines to Australia (2023-01-06)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 1re partie

Publié le 22 septembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Dans toutes les villes que j’ai visitées, je me suis toujours fait un devoir de visiter leurs cimetières.

Parce que les rites funéraires et l’hommage rendu aux disparus font partie de la culture des peuples.

À partir du belvédère Outremont, on peut emprunter un chemin qui traverse le cimetière Notre-Dame-des-Neiges jusqu’à l’avenue Decelles.

C’est par là que je suis passé la semaine dernière. Les photos ci-dessous ont été prises le long du trajet en rouge, près du coin supérieur gauche de la carte ci-contre.

Il serait facile de se scandaliser en voyant des monuments funéraires photographiés ainsi, au milieu de couleurs festives.

Mais on doit se rappeler que les mystiques (dont je ne fais pas partie) aspirent à cette mort qui leur permettra de rencontrer enfin leur Créateur.

Monument de la famille Caron

Au Moyen-Âge, il était fréquent de représenter un petit chien à chaque pied de son maitre, ce dernier sculpté gisant sur le couvercle de sa tombe. Le chien représentait la fidélité de ceux qui n’oublient pas.

Monument de George-Étienne Cartier

Le monument en granite de George-Étienne Cartier porte sa devise : ‘Franc et sans dol’. En droit civiliste, un dol est une manœuvre frauduleuse.

Monument de la famille Villeneuve
Monument de la famille Smith
Détail du monument de la famille Smith

Marguerite (en anglais, Margaret) est un des nombreux prénoms féminins tirés du nom d’une fleur. Décorée de marguerites, cette croix honore la mémoire de Charles-F. Smith et son épouse Margaret McNally. Au centre, un monogramme formé des lettres S et M.

Monument de Kazimierz-Jerzy Stańczykowski

Ce monument Art Deco est décoré d’une mosaïque d’une Vierge à l’Enfant inspirée des icônes byzantines.

’Le Saut de l’ange’ (2010) d’Edith Croft

Cette sculpture d’Edith Croft (assistée de Gilles Doyon) se dresse sur la pierre tombale de Pierre-Luc d’Ordonnens.

Pierre tombale de la famille Daigle

À l’heure de la prise de cette photo, la lumière solaire rasait la surface de la pierre tombale et faisait ressortir les lettres de ce nom de famille. De plus, la chute automnale d’une partie du feuillage des arbres rappelle le fait que la mort a déjà décimé une partie des membres de cette famille.

Monument de la famille Delbuguet

Le monument funéraire de Micheline Delbuguet — et de son époux René (toujours vivant) — est d’inspiration Art Deco. Sur une base sombre qui adopte la forme d’un cercueil est érigée une Mater Salvatoris derrière laquelle des morceaux de verre coloré sont suspendus en cercle.

Une allée du cimetière

(à suivre)

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
  1re photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 320 — 14 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/4,7 — ISO 250 — 23 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 500 — 14 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 14 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 45 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 14 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 37 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/5,5 — ISO 400 — 36 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 17 mm

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Le belvédère Outremont

Publié le 21 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur le mont Royal, on trouve deux belvédères bien connus.

Le plus spectaculaire est le belvédère Kondiaronk, celui qui donne sur le centre-ville.

Puis il y a le belvédère Camillien-Houde, qui donne sur l’est de la ville.

C’est le seul où, de sa voiture stationnée, on peut admirer le paysage. Puisqu’il ne ferme jamais, c’est également là que les amoureux viennent le soir contempler la ville illuminée.

Mais il y en a deux autres; le belvédère Outremont (qui permet de voir le nord de la ville) et le belvédère Westmount (dirigé vers l’ouest).

Aujourd’hui, nous vous présentons le belvédère Outremont.

On le trouve dans le parc Tiohtià:ke Otsira’kéhne.

Entrée par le boulevard du Mont-Royal

D’une superficie de 23 hectares, ce parc très peu connu est situé sur le flanc nord du mont Royal. On y accède à pied par deux entrées; soit par le chemin de Polytechnique ou par l’entrée sur le boulevard du Mont-Royal.

Vue du belvédère d’Outremont

Il offre une vue dégagée sur tout le nord de la ville, à l’exception des édifices au premier plan, en partie cachés par la végétation.

C’est un des meilleurs endroits pour admirer toutes les couleurs de l’automne.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-43mm + filtre IR Chrome Lite
1re photo : 1/400 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 18 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/3,6 — ISO 160 — 15 mm

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Cout d’une hospitalisation pour Covid-19

Publié le 20 septembre 2021 | Temps de lecture : 1 minute

Référence : Ceci n’est pas une grippe

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sabotage ‘amical’ de l’économie française

Publié le 20 septembre 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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L’Australie a dernièrement décidé d’accorder un contrat pour l’achat de sous-marins américano-britanniques et conséquemment, d’annuler unilatéralement le contrat équivalent signé avec la France.

Arnaud Montebourg est un ex-ministre de l’Économie qui pourrait être candidat à l’élection présidentielle française de 2022.

En tant que blogueur québécois, j’ai toujours évité de m’immiscer dans la politique partisane française.

Toutefois, la longue entrevue qu’il a accordée en 2019 à Thinkerview porte sur l’importance de la prédation américaine des fleurons de l’économie française et aide à comprendre pourquoi la France a réagi si vivement à l’annulation du contrat australien.

Complément de lecture :
Les États-Unis et le sabotage de l’économie française

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna chez les femmes enceintes

Publié le 19 septembre 2021 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

Un certain nombre de femmes hésitent à se faire vacciner contre le Covid-19 craignant de ‘faire entrer du chimique dans leur corps’.

De plus, à l’époque où ces vaccins attendaient leur homologation officielle, l’autorisation spéciale accordée aux vaccins anticovids excluait, entre autres, la vaccination chez les femmes enceintes.

Ce qui laisse croire qu’il pourrait y avoir un risque théorique associé à la vaccination dans leur cas.

D’où la question : qu’en pense la science ?

Le Covid-19 et la femme enceinte

Une étude publiée le 11 aout dernier a porté sur 869 079 Américaines qui ont accouché entre le 1er mars 2020 et le 28 février 2021.

On nota des différences entre les 18 715 (2,2 %) femmes atteintes par Covid-19 et celles qui accouchaient sans être atteintes par la pandémie.

Une première différence n’était pas significative :
• césariennes : 32,5 % chez les infectées vs 32,3 % chez les autres.

Par contre, d’autres différences étaient significatives :
• naissances prématurées :16,4 % vs 11,5 %
• admissions aux soins intensifs : 5,2 % vs 0,9 %,
• intubations respiratoires ou ventilation assistée : 1,5 % vs 0,1 %,
• décès : 0,1 % vs moins de 0,01 %.

Une tragédie

En raison de la contagiosité fulgurante du variant Delta, on assiste actuellement à un phénomène autrefois extrêmement rare : l’hospitalisation de femmes enceintes non vaccinées, habituellement dans la trentaine.

Le mois dernier, six Albertaines non vaccinées ont été admises aux soins intensifs en raison de la sévérité de leur infection au Covid-19. L’une d’entre elles en est morte.

Au cours des cinq dernières semaines, huit femmes enceintes non vaccinées sont mortes de la pandémie au Mississippi.

Lorsqu’on retire le tube d’intubation d’un patient après sa mort, il est couvert de pus et de sang. Parce que le patient agonisant se noie dans son propre pus.

C’est comme ça, crument, qu’on meurt du Covid-19.

Quand une jeune femme enceinte meurt de la pandémie, cette femme était, moins de trois semaines plus tôt dans la fébrilité de vivre l’expérience la plus mystérieuse et la plus extraordinaire que permet la condition humaine; transmettre la vie.

Et la voilà, moins de trois semaines plus tard, gisant sur un lit d’hôpital et luttant en vain pendant des heures, en train de se noyer de l’intérieur. Elle qui ne verra jamais l’enfant qu’elle porte en elle depuis parfois des mois.

De toutes les morts, celle du Covid-19 est une des plus tragiques, particulièrement dans le cas d’une femme enceinte.

Les vaccins et la femme enceinte

Presque deux ans après le début de la pandémie, il n’y a pas grand-chose dans la littérature scientifique relativement aux effets bénéfiques des vaccins administrés au cours de la grossesse.

Pourquoi ? Parce que l’autorisation spéciale qui leur était accordée excluait expressément leur administration aux femmes enceintes.

L’étude officielle relative à l’utilisation du vaccin de Pfizer/BioNTech chez les femmes enceintes est en cours. Entamée le 16 février dernier, cette étude doit être terminée dans un mois.

Cette étude porte sur des femmes vaccinées entre la 24e et la 34e semaine de leur gestation. Ce qui veut dire que même lorsqu’on connaitra ses conclusions, ils ne s’appliqueront pas à l’administration d’un vaccin anticovid au cours du premier trimestre.

Les résultats préliminaires (non publiés) ont toutefois été soumis aux autorités règlementaires. Ceux-ci les ont jugés convaincants au point de recommander la vaccination aux femmes enceintes.

Cette recommandation s’appuie sur trois considérations.

Premièrement sur les risques démontrés de la pandémie au cours de la grossesse.

Deuxièmement, sur le fait que les fabricants ont déjà testé leurs vaccins chez l’animal gravide; ceux-ci s’y sont avérés parfaitement sécuritaires.

Et troisièmement, les vaccins contre la grippe — y compris les années où la pandémie grippale est causée par un coronavirus — sont recommandés aux femmes enceintes depuis des décennies.

Or les coronavirus grippaux et le virus du Covid-19 sont apparentés. Ils se fixent aux mêmes récepteurs. Et tout ce qui les distingue, c’est la virulence.

En raison de la longue expérience d’innocuité des vaccins antigrippaux — même chez les femmes enceintes — il est raisonnable de présumer qu’il en est de même des vaccins contre le Covid-19.

Le 17 juin dernier, le New England Journal of Medicine publiait une étude sur 3 958 participantes à un programme volontaire de déclaration d’effets secondaires liés aux vaccins administrés au cours de la grossesse.

On doit interpréter avec prudence ce genre d’étude puisqu’il n’existe aucun moyen de vérifier la véracité des réponses obtenues.

Les auteurs estiment que l’incidence d’effets secondaires de la vaccination à la fois sur le déroulement de la grossesse et sur son issue est semblable à l’incidence observée avant la pandémie.

Conclusion

Actuellement, il est prouvé que l’immunisation contre le Covid-19 réduit les risques d’accouchement prématuré.

De plus, il n’existe aucun indice suggérant que ces vaccins nuiraient à la fertilité des femmes.

D’autre part, il est prouvé qu’ils réduisent de manière très importante les risques de contracter la pandémie. Or celle-ci est particulièrement dangereuse au cours de la grossesse.

Voilà pourquoi la vaccination à l’aide des vaccins de Pfizer/BioNTech ou de Moderna est recommandée par l’Association américaine des obstétriciens et des gynécologues et par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Cette recommandation est valide à la fois pour les femmes enceintes et celles qui tentent de le devenir, de même que pour les femmes qui allaitent.

Dans ce dernier cas, chez les femmes vaccinées, le lait maternel contient des anticorps protecteurs contre le Covid-19.

En dépit du fait qu’on ignore dans quelle mesure cette protection antivirale est utile chez le nouveau-né, on s’entend pour dire que cela ne devrait pas nuire…

Bref, la mise au point rapide de vaccins aussi efficaces et aussi sécuritaires que le sont ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna tient du miracle. Compte tenu de ce signifie concrètement le décès par Covid-19, comment peut-on en courir le risque ?

Références :
Characteristics and Outcomes of Women With COVID-19 Giving Birth at US Academic Centers During the COVID-19 Pandemic
Mississippi health officials plea for vaccination after ‘significant’ number of COVID-19 fatalities in pregnant women
Preliminary Findings of mRNA Covid-19 Vaccine Safety in Pregnant Persons
Spike of unvaccinated pregnant women in COVID-19 ICUs concerning, says Calgary doctor
Study to Evaluate the Safety, Tolerability, and Immunogenicity of SARS CoV-2 RNA Vaccine Candidate (BNT162b2) Against COVID-19 in Healthy Pregnant Women 18 Years of Age and Older

Paru depuis :
Covid-19 Vaccination during Pregnancy and First-Trimester Miscarriage (2021-11-18)
Les femmes enceintes non-vaccinées courent des risques accrus (2022-01-07)

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Écrit par Jean-Pierre Martel