Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 3

Publié le 28 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Au profit des festivaliers matinaux, à 9h, Discantus présentait au Pavillon des Arts un concert de chants médiévaux et de la Renaissance.

À 11h, à la salle Tanna Sculich de l’université McGill, un trio formé de la soprano Andréanne Brisson-Paquin, du flutiste Francis Colpron et de Marie-Laurence Primeau (à la basse de viole), interprétaient des oeuvres contemporaines, de même que quatre oeuvres de Haendel.

La Foire baroque

Pendant ce temps, depuis 10h jusqu’à 16h, le festival offrait gratuitement une série de quatre concerts de musique de chambre gratuit de 90 minutes au centre-ville. Se sont succédé à la Place Phillips :
• Die Hauboisten (présentant des trios pour deux hautbois et un basson)
• Chantal Rémillard, Amanda Keesmaat et Tanya Laperrierière (ci-dessus, exécutant des sonates de Vivaldi)
• Saltarello (mettant en valeur un hautbois accompagné de saqueboutes) et
• Infusion baroque (présentant des duos violon et flûte).

L’Ensemble Alkemia et La Nef

À la salle Redpath, à 14h, l’ensemble Alkemia (en collaboration avec La Nef) présentait un concert mémorable de chant à capella (c’est-à-dire sans accompagnement instrumental).

Dans ce cas-ci, plutôt que d’un choeur immobile chantant un répertoire parfois exigeant pour l’auditeur moyen, on a fait appel à une metteur en scène et des chanteurs comprenant également quelques danseurs afin de présenter un spectacle de musique chorale; on a chorégraphié et mis en scène chaque oeuvre présenté.

Le concert fut donc une succession de tableaux dont l’un des plus réussis fut certainement le madrigal Lamento della Ninfa de Monteverdio où la soprano accablée avance péniblement alors que quelques collègues plus bas qu’elle essaient de la retenir par-derrière afin de l’empêcher d’avancer.

Dans une entrevue accordée exclusivement à ce blogue, la metteur en scène Claire Gignac a expliqué que ce spectacle fut essentiellement un travail collectif. En effet, parmi les participants, on compte trois personnes qui possèdent une expérience de mise en scène. Son rôle fut donc de coordonner le foisonnement d’idées jaillit de sa troupe, en plus d’amener sa propre conception du spectacle.

Gilles Cantagrel

À 16h, le festival poursuivait la présentation de son intégrale des suites de Bach pour violoncelle. Après une mise en contexte du musicologue Gilles Cantagrel…

Sigiswald Kuijken

…Sigiswald Kuijken exécutait les suites no 5 et 6…

Sigiswald Kuijken, Michel Angers (au théorbe) et Suzie LeBlanc

…le tout séparé par deux airs chantés par Suzie LeBlanc (dont l’un écrit par Bach) extraits du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach.

Studio de Musique ancienne de Montréal

À 19, le Studio de Musique ancienne de Montréal exécutait une messe de Palestrina et une autre — celle-ci avec accompagnement orchestral — d’Orazio Benevoli.

Nigel North au luth, Gregoire Jeay à la flute et le trio de violes de gambe Les Voix humaines
Michael Taylor

À 21, dans une salle Pollack hyperclimatisée, le trio de violistes des Voix humaines, accompagné de deux autres musiciens et du contreténor Michael Taylor, présentait de la musique anglaise des époques élisabéthaine et baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/2,0 — ISO 640 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
8e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 2

Publié le 27 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
La Foire baroque

À 12h30, le programme de la journée débutait par un concert gratuit en plein centre-ville de Montréal, plus précisément à la Place Phillips.

Grégoire Jeay à la flûte, Amanda Keesmaat au violoncelle et Chantal Rémillard au violon ont interprété des oeuvres baroques de divers compositeurs allemands, dont Georg-Philipp Telemann et Johann-Joachim Quantz.

Cantine mobile Ô soeurs volantes

Puisque le concert se terminait vers 14h, je décidai de goûter à de la cuisine de rue.

Depuis longtemps permise à New York, celle-ci n’est autorisée à Montréal que depuis 2013. 35 permis ont été délivrés cette année, dont un à Ô soeurs volantes, dont la cantine mobile était justement à la Place Phillips, de 11h à 15h, ce jour-là.

Autour de leur cantine se pressaient ouvriers, secrétaires et hommes d’affaires.

Boulettes de porc et salade

J’ai donc écouté le trio de musiciens tout en mangeant ces boulettes de porc (12$, soit environ 8,75 euros).

Sigiswald Kuijken

À 17h, à la salle Tanna Schulich de l’université McGill, Sigiswald Kuijken interprétait deux autres suites pour violoncelle de Bach.

Suzie LeBlanc

Entre les deux oeuvres, la soprano Suzie LeBlanc a interprété deux airs tirés du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach, l’un attribué à Giovannini, l’autre tiré d’un opéra de Gottfried-Henrich Stölzel.

En français, mon amour peut être dit autant à une femme qu’à un homme. Dans le cas de cet air de Stölzel, il est écrit de manière ambigüe, pouvant servir à un interprète de n’importe quel sexe.

Le musicologue Gilles Cantagrel est venu expliquer qu’il est possible que les parents Bach aient apprécié ce chant d’amour — superbement chanté par Suzie LeBlanc — pour se témoigner mutuellement leur affection.

Complètement Toqué !

À 17h, l’ensemble français Fuoco E Cenere interprétait son spectacle musical Complètement Toqué !.

Présenté dans différents festivals depuis quinze ans, ce spectacle se veut un hommage aux arts de la bouche sous Louis XIV, le tout sur des airs de compositeurs baroques français.

Les Boréades

À 21h, le musicologue François Filiatrault est venu présenter des extraits du roman Histoire comique des États et empires de la lune de Cyrano de Bergerac.

Ce nom évoque aujourd’hui le personnage éponyme de la pièce d’Edmond Rostand. Mais il y eut un poète et libre penseur au XVIIe siècle appelé Savinien de Cyrano, dit de Bergerac qui, anticipant Jules Vernes, écrivit ce roman fantastique.

On connaissait M. Filiatrault comme un érudit aussi intarissable que fascinant. Il s’est avéré être également un excellent raconteur.

Les extraits du roman de Cyrano de Bergerac étaient récités en alternance avec des intermèdes instrumentaux de différents compositeurs baroques : Pierre Boutellier, Biber, Buxtehude, Étienne Mouliné, François Roberday, Heinrich Scheidemann et Johann-Heinrich Schmelzer.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 29 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 1

Publié le 26 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Tour de l’ancienne bibliothèque Redpath

De nouveau cette année, le Festival Montréal Baroque se tiend principalement sur le campus McGill, dans des salles appartenant à la faculté de musique.

Le festival débutait hier à 12h30 par un concert gratuit à la place Philips auquel je n’ai pas assisté.

Ensemble Caprice

À 19h, sous le thème « Vivaldi et les gitans », le premier concert payant avait lieu à l’ancienne bibliothèque Redpath, construite en 1893 et convertie en salle de concert et de réception en 1952.

Les oeuvres au programme comprenaient deux concertos et une sonate de Vivaldi, de même que diverses pièces instrumentales tirées de la collection Uhrovska (un recueil daté de 1730 contenant près de 350 mélodies gitanes).

Essentiellement, il s’agissait d’oeuvres qui mettaient en valeur la virtuosité irréprochable de l’Ensemble Caprice (qui compte plusieurs des meilleurs musiciens baroques de Montréal).

Sigiswald Kuijken

À 21h, un des grands pionniers du renouveau de la musique baroque, le violoniste et chef d’orchestre Sigiswald Kuijken, interprétait les suites pour violoncelle No 1 et No 2 de Bach.

Le violoncelle tel que nous le connaissons aujourd’hui — joué entre les jambes — est né en Italie à la fin du XVIIe siècle, s’était répandu en France vers 1715-1720 mais n’avait pas encore atteint l’Europe centrale à l’époque où Bach y exerçait son métier de compositeur.

Lorsque ce dernier composait pour le violoncelle, c’était pour le violoncelle d’épaule.

Il s’agissait d’un instrument à quatre ou cinq cordes, plus petit que le violoncelle symphonique, et porté en bandoulière (mais avec une bretelle plus courte que celle de la guitare).

Le violoncelle était déposé sur la poitrine droite et s’appuyait sur le muscle deltoïde de l’épaule (d’où son nom). La main gauche tenait le manche de manière à l’éloigner du corps du musicien et éviter que les sons générés par la table d’harmonie ne soient partiellement étouffés comme ils le seraient si l’instrument était joué collé à la poitrine.

De plus, l’instrument pointe vers le bas. Conséquemment la main gauche est sous le niveau du coeur, ce qui occasionne moins de fatigue et favorise un jeu plus naturel.

Michel Angers (théorbe) et Suzie LeBlanc

Entre les deux suites, le programme comprenait deux airs tirés du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach et interprétés par la soprano acadienne Suzie LeBlanc, accompagnée du violoncelliste belge et par Michel Angers au théorbe.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 75 mm F1,8 (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 32 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Confidences d’un photographe amateur en marge des FrancoFolies

Publié le 22 juin 2015 | Temps de lecture : 8 minutes

Dans presque tous les cas, les foules des FrancoFolies ne sont pas compactes au point d’empêcher le retardataire de se faufiler jusqu’aux pieds de la scène. On peut donc se permettre de papillonner d’un concert à l’autre, et avoir ainsi un aperçu de toute la programmation gratuite.

L’équipement

Si les soirées des FrancoFolies débutent alors qu’il fait jour, elles terminent toujours la nuit. De plus, il arrive que l’éclairage d’un spectacle soit volontairement sombre afin de créer une atmosphère particulière.

Conséquemment, il est préférable d’avoir un objectif lumineux et un appareil photo dont le capteur est capable d’enregistrer une image sans y ajouter trop de grain.

Les FrancoFolies sous la pluie

Quelques jours avant le début des FrancoFolies, je me suis procuré un télézoom tropicalisé, c’est-à-dire à l’épreuve de la pluie.

À noter : Pourquoi ne dit-on pas tout simplement imperméable ? C’est que — faits de verre, de plastique ou de métal — tous les objectifs sont imperméables. Mais généralement, ils n’empêchent pas les infiltrations d’eau. Ce que font les objectifs tropicalisés. Tropicalisé fait allusion à la mousson, abondante sous les tropiques.

Version finale de la photo de Koriass
Détail à 100% de la photo non retouchée

L’inconvénient de photographier lors d’une averse, c’est que la mise au point se fait parfois sur les gouttes de pluie qui passent devant l’objectif, plutôt que sur le sujet visé.

Dans l’exemple ci-dessus, ne me résignant pas à détruire cette photo où justement la mise au point s’était faite au mauvais endroit, j’ai dû dessiner les cils et la pupille des yeux du rappeur. Le résultat est une photo d’apparence parfaitement réussie. Malgré cette tricherie, j’aime bien le résultat.

Sous une pluie abondante, il est souvent préférable de faire manuellement la mise au point ou de travailler en hyperfocale, c’est à dire dans un mode où tout est au foyer. C’est le cas avec des appareils compacts ou des téléphones multifonctionnels. Mais la contrepartie, en utilisant ceux-ci, on perd le flou d’arrière-plan qui sert à éliminer la distraction visuelle occasionnée par toute cette la quincaillerie derrière l’artiste.

Un premier inconvénient d’un équipement professionnel, c’est son poids. Mon appareil µ4/3 et son objectif professionnel pèsent 1,5kg. Ce serait pire si c’était un appareil reflex mais cela est une mince consolation; à la fin d’une soirée aux FrancoFolies, je suis vraiment las de transporter un tel poids.

À la fin de ma première journée avec ce nouvel objectif, j’avais décidé de ne l’utiliser qu’à l’occasion des soirées pluvieuses. De fait, mon téléobjectif ordinaire, moins lumineux, permet de prendre des photos toutes aussi bonnes en début de soirée. Toutefois, la différence de qualité est nette sur les photos de nuit. Cela ne parait pas trop sur les photos publiées en semi-haute définition mais la différence est évidente lorsqu’on examine les photos à leur pleine résolution. Donc je suis retourné très vite à mon gros objectif professionnel, même les soirs dégagés.

Les soeurs Boulay

À la défense de mon téléobjectif ordinaire, il faut relativiser les choses; pour des portraits, est-il nécessaire de voir les moindres pores de la peau du visage d’un artiste ? Donc la netteté absolue est superflue. En boutade, le photographe Henri Cartier-Bresson disait que la netteté est une préoccupation bourgeoise.

De plus, la photo ci-dessus a été prise l’appareil tenu au bout des bras, au-dessus de la tête, en me frayant péniblement un passage dans la foule; aurais-je risqué de trébucher et de heurter quelqu’un si j’avais eu un lourd objectif de verre et de métal au lieu de celui-ci en plastique ?

Le regard

Un deuxième inconvénient d’un objectif volumineux et lourd, c’est qu’il est intimidant pour les artistes. D’où leur tendance à regarder dans sa direction.

Antoine Chance

Dans la presque totalité des cas, je détruis les photos sur lesquelles l’artiste regarde l’objectif. Pourquoi ? Afin de refléter ce que le spectateur moyen voit et non le point de vue privilégié du photographe doté d’un matériel monstrueux.

Par contre, d’autres fois, je trouvais que ce regard complice rendait plus fidèlement la personnalité sympathique de l’artiste.

Le langage corporel

Sally Folk
Pierpoljak

Lorsque je vois un chanteur ou un groupe pour la première fois, il est essentiel pour moi de distinguer la gestuelle qui le caractérise.

Je soupçonne que certains artistes se sont pratiqués longuement dans leur miroir pour en venir à l’effet qu’ils désiraient provoquer chez leurs auditeurs. Cette gestuelle fait partie de leur image publique.

Ils ne sont sans doute pas comme cela dans la vie de tous les jours. Mais lorsque, par exemple, Mme Sophia Krim devient Sally Folk, cette transformation est analogue à celle de la chenille en papillon (si Mme Krim me permet cette comparaison grossière). Ce que l’admirateur désire voir c’est la sublime Sally Folk et non Sophia Krim en bigoudis.

À noter : Pour Pierpoljak — dont la gestuelle scénique rappelle l’esthétique de Bob Fosse — j’ai accentué ce doigt pointé vers le quatrième balcon d’une salle imaginaire en lui permettant de traverser le cadre de la photo.

Dans le cas d’un chanteur ou d’une chanteuse à texte, j’évite de publier la photo où l’artiste sourit sous les applaudissements alors qu’il a passé tout le reste de son concert comme s’il souffrait d’une grave crise d’hémorroïdes. On me permettra ici de ne pas donner d’exemple.

Le style musical

Papillon
Éric Lapointe

Une des premières chose qu’apprend le chanteur à ses débuts, c’est qu’il doit développer la bonne attitude, s’il ne l’a pas déjà.

C’est ainsi que le rocker doit avoir une allure rebelle. En complet Armani et en cravate de soie à 100$, cela ne fait pas crédible. S’il porte des tatouages et des bijoux qui en valent autant, cela est beaucoup mieux.

Galaxie
Gazoline

De la même manière, le chanteur heavy metal ne doit pas être représenté en photo comme quelqu’un qui murmure de la poésie.

C’est ainsi que dans le cas de Gazoline, j’ai fait basculer un peu la photo vers l’arrière afin de suggérer le chanteur à bout de souffle.

Hugo Lapointe

Le chanteur de charme doit sembler en plein élan amoureux.

Antoine Ménard

Si possible, le chanteur à texte doit être expressif.

KGA

La photo d’un groupe hip-hop doit refléter la chorégraphie anarchisante de ce groupe.

Déambuler de long en large, les bras ballants comme des singes en cage, fait habituellement partie de l’esthétique hip-hop : la photographie qui les représente doit refléter ce cliché.

Conclusion

King Melrose

Un bon photographe de scène n’est qu’un maillon dans l’industrie du spectacle. Son rôle est de propager l’image publique, généralement feinte, de l’artiste parce que c’est précisément ce que réclament ses admirateurs. C’est ce que j’essaie de faire de mon mieux.

Je suis conscient de cet assujettissement. Je l’assume pleinement parce que c’est une merveilleuse occasion de faire du portrait et ce, dans une société où photographier des inconnus est considéré comme une intrusion dans leur vie privée, du moins selon la jurisprudence actuelle.

Sarah Olivier

La relation entre le photographe et l’artiste ne peut pas mieux être illustrée que par cette dernière photo.

Imaginez. Les scènes des FrancoFolies sont des constructions temporaires. Solides mais rudimentaires. Par contre, vous avez une artiste qui débarque à Montréal avec ses costumes glamour, son maquillage sophistiqué, et qui chante devant un parterre de personnes en sandales et en culottes courtes — avec parfois des enfants qui courent entre les gens — comme si sa prestation de déroulait dans le plus prestigieux cabaret de New York.

Par respect pour l’artiste, le photographe doit refléter le monde de rêve créé par cette personne, en dépit du surréalisme de la situation.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 20 juin 2015

Publié le 21 juin 2015 | Temps de lecture : 5 minutes
Affiches des FrancoFolies 2015

C’est déjà la fin. Beaucoup de gens sur le site du Festival. Sans doute en raison du fait que c’est un jour de congé, mais aussi parce que le temps pluvieux des premiers jours a sans doute incité les curieux à différer leur visite à une journée comme aujourd’hui.

Saratoga

Ma visite débute dès 17h (plus tôt que d’habitude). J’entends pour la première fois le duo québécois Saratoga, venu présenter leur EP éponyme.

Écriture fine et bon sens mélodique. Leur douce valse N’oublie pas joue en boucle sur mon ordinateur depuis ce matin.

Ayrad

À 18, sur la scène Hydro-Québec, le groupe Ayrad chante en français et en arabe sur des rythmes qui rappellent le maghreb de leur premier album éponyme.

À 19, trois concerts sont donnés simultanément.

David Marin

Le Pub Richard’s se transforme en boite de nuit pour accueillir le Benoit Paradis Trio. Sur des rythmes parfois de blues, d’autres fois de jazz, celui-ci présente les compositions de l’album T’as-tu toute ?.

Au bénéfice des lecteurs européens de ce blogue, le barbarisme « tu » s’emploie en patois montréalais pour marquer l’interrogation, comme le fait le barbarisme « ti » dans le vieux langage paysan de certaines régions de France. On dira donc « Ça s’peut-tu ? » de la même manière qu’on pourrait dire « Ça s’peut-ti ? », pour signifier « Est-ce que ça se peut ? ».

Sally Folk

À la Place des Festivals, l’aguichante Sally Folk chante les plages pop tirées de son album Deuxième acte.

Lisbonne Télégramme

Pendant ce temps, sur la scène SiriusXM, Lisbonne Télégramme présente la musique planante de Miroir d’automne.

À 20h, les festivaliers sont sollicités par deux concerts.

Pascal Dufour

Sur la scène Loto-Québec, Pascal Dufour fait connaître son troisième album, intitulé Sur un fil.

Captation vidéo de la finale du concours
Éric Charland
Dominique Breault

Pendant ce temps se déroule la finale de la Quatrième édition du concours L’Étoile montante Ford, organisé par les FrancoFolies, afin de faire connaître de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes francophones.

Pendant que j’écoutais Pascal Dufour à l’autre bout du site, je n’ai pas vu la première finaliste, Émilie Cornut. Mais j’ai pu assister aux prestations du sympathique Éric Charland et de la pétillante Dominique Breault.

Michel Rivard

À 21h, la scène Bell accueillait le spectacle de Michel Rivard, accompagné de son Flybin Band.

Je remercie le ciel de nous avoir donné un artiste aussi extraordinaire que Michel Rivard. Celui-ci est un habile raconteur, à la poésie toute simple qui magnifie avec intelligence et délicatesse les petites choses de la vie. Son spectacle de deux heures — sans artiste invité — fut un pur émerveillement.

Je le quitte un peu avant la fin de sa prestation dans le but de photographier les deux autres artistes qui se produisaient depuis 22h au festival, soit…

Bernhari

…Bernhari qui, sur la scène Loto-Québec, est venu présenter la veine mélodique de son album éponyme…

Charles Dubé

…alors que Charles Dubé interprétait les plages de son quatrième opus, soit Variations sur l’ensemble, un album tantôt blues, tantôt pop-rock, d’autres fois folk.

Olivier Garnier, le chanteur du groupe Cabadzi

Hier sur ce blogue, j’ai écrit qu’il était rare que les FrancoFolies permettent à un artiste de jouer deux fois la même année. J’en suis moins certain aujourd’hui puisque le groupe français Cabadzi, en vedette à 21h hier, est sur la même scène ce soir 23h.

Je suis donc heureux de m’être trompé et conséquemment, avoir le plaisir renouvelé d’entendre ce quintette nantais. Je le quitte trente minutes plus tard pour entendre…

Chocolat

…le groupe de rock de garage Chocolat, aux guitares énergiques, aux rythmes obsédants et au volume sonore épais et lourd.

C’est ainsi que se termine le plus important festival de musique francophone au monde. Verdict de l’édition 2015 : un grand cru, que je quitte à mon plus grand regret.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 100 mm
  3e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 62 mm
  4e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 45 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 46 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 115 mm
13e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 43 mm
14e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
15e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 79 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 19 juin 2015

Publié le 20 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

Aujourd’hui, la soirée est ensoleillée et la température, agréable.

Ilam

À 18, sur la scène Hydro-Québec, le Sénégalais Ilam présente sa musique métissée de funk, d’afrorythme et de jazz.

Une heure plus tard, les festivaliers se partagent pour assister à trois concerts simultanés.

David Marin

Au Pub Richard’s, l’auteur-compositeur David Marin (à gauche sur la photo ci-dessus) présente les ballades et les chansons folk de son deuxième opus, Le choix de l’embarras.

Sophie Pelletier

À la Place des Festivals, Sophie Pelletier présente son premier album pop, intitulé Le désert, la tempête.

Nevché

L’ancien professeur de littérature Frédéric Nevchehirilian — Nevché pour les intimes — nous fait partager l’amour des mots sur la scène SiriusXM en interprétant seul des plages de son troisième album, Rétroviseur.

Passé les premières minutes d’un répertoire exigeant, les festivaliers pouvaient découvrir un poète capable d’aller chercher son public et le séduire par son immense talent d’interprète.

À 20h, deux spectacles très différents.

Joseph Edgar

Sur la scène Loto-Québec, l’Acadien Joseph Edgar interprète ses compositions folk rock.

Julien Doré
Le bain de foule de Julien Doré

Il est rare que les FrancoFolies permettent à un artiste de jouer deux fois la même année. C’est pourtant le cas de Julien Doré.

Légèrement moins plaisantin qu’hier soir mais tout aussi plaisant, le baryton français s’est permis le luxe de descendre de scène et de traverser presque toute la foule au cours d’une pause instrumentale de son spectacle.

Les soeurs Boulay

À 21, la Place des festivals était déjà pleine lorsque je m’y suis rendu. J’ai donc péniblement frayé mon chemin le long de l’étroit passage qui longeait le côté droit de la foule, me contentant au passage cette photo prise au bout des bras…

Cabadzi

…pour assister brièvement au spectacle du quintette nantais Cabadzi, venu présenter les récitatifs de son troisième album, Des anges et des épines.

Et puis je suis rentré à la maison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 40 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
8e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
9e  photo : 1/124 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 58 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 18 juin 2015

Publié le 19 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

D’habitude au Quebec, dès le 10 juin, il fait beau et chaud.

Parmi les six soirs que j’ai passées aux FrancoFolies, c’est la première fois que je m’y promène en gaminet (le mot français pour T-Shirt). En début de soirée il fait soleil, mais la pluie commencera vers 20h30.

La Yegros

À 18, sur la scène Hydro-Québec, Mariana Yegros — surnommée La Yegros — est une chanteuse argentine, originaire de Buenos Aires. Conjuguant l’électro-pop et musique traditionnelle, elle présente un répertoire dansant tiré notamment de son premier album, Viene de Mí.

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois concerts.

Willows

En premier lieu, au Pub Richard’s, le trio Willows (du Manitoba et du Québec), présente principalement les ballades de son album éponyme, alors que…

Julien Doré

…Julien Doré — l’artiste masculin de l’année aux Victoires de la musique 2015 — vient présenter sur la scène Bell son répertoire mi-français, mi-anglais sur la musique dansante et très agréable de son premier album Love.

Jouant le sex-symbol — avec humour comme le fait Frank Dubosc — ce chanteur a facilement conquis le public dès cette première visite au Québec.

Charles-Antoine Gosselin

Pendant ce temps, sur la scène SiriusXM, Charles-Antoine Gosselin — lauréat plus tôt cette année du Prix Socan de la chanson — nous offre les compositions que lui aurait inspiré sa mélancolie et sa solitude montréalaise.

À 20h, deux spectacles simultanés.

Andréanne A. Mallette

Sur la scène Ford, Andréanne A. Mallette présente son premier album pop, Bohèmes.

Les Hôtesses d’Hilaire

Pendant ce temps, sur la scène Loto-Québec, l’extravagant groupe Les Hôtesses d’Hilaire, du Nouveau-Brunswick, joue le gros rock de son deuxième album, Party de ruisseau.

Vincent Vallières

À 21, la Place des festivals met en vedette Vincent Vallières.

Je connaissais ce chanteur à ses ballades à succès. Son spectacle soliste de ce soir m’a fait découvrir un artiste polyvalent et talentueux, aussi à l’aise dans le rock que dans la chanson d’amour.

Une des anecdotes qu’il a racontées entre ses chansons fut celle-ci  :

« La dernière fois qu’on a joué sur la place des Festivals, à la mi-février [dans le cadre du Festival Montréal en lumière], madame la Nature a décidé de nous envoyer un -35ºC avec des bourrasques puis du vent. Mais on a joué quand même, parce qu’on n’est pas des tapettes.»

Au lieu de « tapettes », Karl-Philip Vallée, de l’agence de nouvelles QMI, a plutôt entendu « lopettes », ce qui n’est guère mieux; l’un et l’autre sont des expressions péjoratives pour désigner les homosexuels.

JP Manova

Pendant que M. Vallières donnait la première moitié de son spectacle de deux heures, le rappeur français JP Manova se produisait sur la scène La Presse+ pour présenter son premier album, 19h07.

Les Tireux d’roches

À 22h, deux concerts simultanés.

Sur la scène Loto-Québec, le groupe québécois Les Tireux d’roches présentait les nombreux succès néo-trad de son répertoire…

Couturier

…alors que le chanteur québécois Couturier contribuait à faire connaitre son premier album, Comme un seul homme.

Il y avait bien deux autres concerts à 23h, mais la pluie a eu raison de ma bonne volonté et je suis rentré me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 57 mm
  2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 46 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 125 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 150 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 85 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 45 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2015

Publié le 18 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Aujourd’hui, en début de soirée, on peut voir beaucoup de familles sur le site des FrancoFolies. Non pas parce que le festival offre une programmation destinée aux enfants, mais tout simplement parce que les parents y viennent en amenant leurs petits au lieu de les faire garder.

Bélo

À 18, sur la scène Hydro-Québec, le chanteur haïtien Bélo présente son répertoire reggae. Si j’en juge par le grand nombre de jeunes filles dans l’assistance qui connaissent par coeur les paroles de ses chansons et qui chantent avec lui, je ne doute pas que cet excellent mélodiste soit une grande vedette dans son pays et dans la communauté haïtienne de Montréal. À découvrir.

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois spectacles.

Sophie Tapie

En premier lieu, au Pub Richard’s, la chanteuse française Sophie Tapie présente son premier album de musique country, Sauvage, enregistré au Québec…

Zébulon

…alors que le groupe Zébulon, dissous en 1997 et reformé en 2008, offre sur la scène Bell la version acoustique de son répertoire pop…

Rosie Valland

…et que la ténébreuse Rosie Valland dévoile des ballades inspirées de ruptures amoureuses. Celles-ci feront partie de son premier album (dont la sortie est prévue en septembre prochain).

À 20h, deux spectacles simultanés.

Anthony Roussel

Sur la scène Loto-Québec, Anthony Roussel démontre son talent mélodiste en présentant les plages de son album folk rock, Un jour viendra.

Salomé Leclerc

Pendant ce temps, Salomé Leclerc fait preuve d’une solide présence scénique devant ses admirateurs réunis devant la scène Ford.

Captation vidéo de Patrick Bourgeois (des B.B.)
Patrick Bourgeois et Michel Louvain

De 21h à 23h, on célèbre les vingt-cinq ans du trio pop Les B.B. sur la Place des festivals (déjà à moitié pleine trente minutes avant le début de l’événement).

Parmi les nombreux invités, mentionnons le chanteur de charme Michel Louvain (idole des années 1960) et Roch Voisine (idole des années 1990). Conséquemment, l’assistance comprenait de nombreuses admiratrices de ces vedettes.

Élizabeth Blouin-Brathwaite

On notera la prestation remarquée d’Élizabeth Blouin-Brathwaite (ci-dessus).

En raison de la durée de ce spectacle, je n’ai pas vu Le Couleur, en vedette de 21h à 22h sur la scène La Presse+.

Claude Bégin et ses musiciens, dont Karim Ouellet (à gauche)

J’ai quitté Les B.B. environ trente minutes avant la fin, histoire d’entrevoir le chanteur pop Claude Bégin, dont le premier album Les Magiciens, très séduisant, démontre son talent mélodiste.

Philémon Cimon

Pendant ce temps, Philémon Cimon — lauréat du Prix Félix-Leclerc 2014 — présente son premier album L’Été.

Alaclair Ensemble

Juste avant de quitter le site du festival, je prends quelques instants pour photographier le groupe hip-hop Alaclair Ensemble sur la scène La Presse+…

A.K.A…. Alice-Karlof-Annie

…et A.K.A… Alice-Karlof-Annie sur la scène Ford.

À noter : les deux dernières lettres du sigle AKA sont pour Karlof Galovsky (le guitariste à droite) et Annie Chartrand (enceinte sur la photo).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 55 mm
  2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 52 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 55 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 85 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 48 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 115 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 130 mm
10e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 48 mm
11e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 55 mm
12e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 55 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm


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Les FrancoFolies de Montréal — le 16 juin 2015

Publié le 17 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

S’il y a bien eu quelques bons spectacles chaque soir jusqu’ici, ce 16 juin fut nettement une soirée hors de l’ordinaire.

Havana Café

À partir de 18h, le collectif Havana Café — formé de cinq Québécois, trois Cubains et d’un Dominicain — nous percolait avec enthousiasme un savant mélange de salsa cubaine et d’autres danses latines, saupoudré de quelques allusions à la musique traditionnelle québécoise. Premier coup de coeur de la soirée.

Nach et ses musiciens

Jusqu’à maintenant le Pub Richard’s nous avait habitués à des récitals de chanteurs s’inscrivant dans la grande tradition de la chanson française.

Mais à 19h, la Française Nach (un nom formé à partir d’Anna Chedid) cassait la baraque avec son électro pop flirtant avec le disco. Un concert qui a ravi l’assistance. Deuxième coup de coeur de la soirée.

Constance Amyot

Pendant ce temps, à l’autre bout du site du festival, la Française Constance Amyot présentait un répertoire très différent. Son invité fut Alexandre Poulin, vu la veille. Je l’ai quitté après trois ballades (dont deux en anglais) afin de retourner au spectacle de Nach.

Pascale Picard
Patrice Michaud

À 20h, sur la grande scène Ford, Pascale Picard et ses invités (Gaële et Patrice Michaud) ont présenté un spectacle enlevant, mariant le rock, le folk et le punk avec bonheur.

Le charisme incontestable de la chanteuse, son humour sans prétention, son aisance scénique et sa spontanéité ont conquis la foule à ses pieds. Dois-je préciser que ce fut mon troisième coup de coeur de la soirée ?

La Jarry

C’est avec beaucoup de réticence que j’ai manqué les quinze dernières minutes du concert de Pascale Picard afin d’aller voir le quatuor français La Jarry (que je ne connaissais pas).

Surprise ! La Jarry présente un bon gros rock lourd et percutant qui fut mon quatrième coup de coeur de la soirée. Décidément…

Monk.E

À 21h, sur la scène La Presse+, le rappeur Monk.E — qu’on prononce comme le mot singe en anglais, soit monkey — présentait un spectacle mariant musique, costumes et mise en scène (comme le faisant le groupe rock progressif Genesis à ses débuts), et la danse de rue. Bref, un spectacle ambitieux et original au auquel j’accorderais une mention spéciale.

Foule sur la Place des festivals
Daniel Boucher au spectacle en hommage à Gerry Boulet

Pendant ce temps, sur la scène Bell, un collectif d’artistes québécois rendait hommage au rockeur Gerry Boulet, décédé il y a 25 ans.

Carotté

En patois québécois, carotté qualifie la chemise à carreaux (portée autrefois par les bucherons et les paysans québécois).

À 22h, j’assiste quelques instants au spectacle entrainant du groupe néo-trad Carotté. Le peu que j’ai entendu me laisse une bonne impression.

Domlebo

Puis me déplace un peu plus loin, à la scène SiriusXM, pour assister brièvement au concert de Domlebo avant de rentrer chez moi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 50 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 95 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  7e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 142 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm


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Les FrancoFolies de Montréal — le 15 juin 2015

Publié le 17 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Awadi

À partir de 18h, le spectacle du Sénégalais Awadi marie la musique reggae à la danse de rue.

Valérie Lahaie

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois artistes. Sur la scène Bell, Valérie Lahaie présente avec aplomb un rock mordant à la Marie-mai…

Dimoné

…alors qu’au même moment, au Pub Richard’s, le Français Dimoné (Grand prix Révélation scène 2012 de l’Académie Charles-Cros) fait preuve une présence scénique très, très spéciale…

Mario Lepage

…et que le Saskatchewanais Mario Lepage, sur la scène SiriusXM, présente ses ballades.

Sarah Olivier

À 20h, deux spectacles à l’opposé l’un de l’autre.

La scène Loto-Québec se transforme en cabaret pour accueillir la Française Sarah Olivier (bête de scène excentrique et fascinante)…

Alexandre Poulin

…alors qu’à la scène Ford, le Québécois Alexandre Poulin s’avère être un chanteur de ballades soporifiques.

Pendant que je prenais une bouchée sur une terrasse à proximité, j’ai cru entendre la voix de Vincent Vallières, invité au spectacle d’Alexandre Poulin.

Arthur H et Marie-Jo Thério
Koriass

À 21, la scène Bell accueille Arthur H et ses invités (dont l’Acadienne Marie-Jo Thério et le rapeur québécois Koriass).

Le chanteur français est accompagné d’un excellent orchestre qui fera vibrer l’assistance.

Ayant assisté à ce concert de 21h à 22h40, je n’ai pas pu voir Beat Sexü (de 21h à 22h) sur la scène La Presse+.

Feu! Chatterton

J’ai donc assisté quelques instants — le temps de prendre quelques photos — au spectacle du groupe parisien Feu! Chatterton (de 22h à 23h) sur la scène Loto-Québec…

Anne-Claude Navert

…et à celui du duo Navert sur la scène SiriusXM.

Dead Orbies

Prolongeant mon séjour aux FrancoFolies un peu au-delà de 23h, j’ai assisté brièvement au spectacle hip-hop du groupe québécois Dead Obies qui débutait en anglais sur la scène La Presse+, que j’ai quitté…

Grand Blanc

…pour voir un peu celui du groupe français Grand Blanc, avant de rentrer chez moi pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 50 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 150 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 50 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm


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