FrancoFolies 2013 : Jour 4

Publié le 17 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Alex Beaupain
Mysk
Isabel Tassé
Philippe Brach
Cyndy Bédard
Set & Match
Ben Mazué
Rouge Pompier
Gardy Fury
Le Couleur

C’est un dimanche pluvieux, et plutôt froid pour ce temps de l’année.

Le programme débute à 17h par Alex Beaupain. Dans la grande tradition de la chanson française, M. Beaupain chante l’amour, le tout entrecoupé de présentations humoristiques. Bref, un spectacle sympathique, de la part du lauréat 2008 du Grand-prix international du disque de l’Académie Charles-Cros.

À 18h, pour au moins la deuxième année consécutive, les FrancoFolies font une place de choix à de jeunes talents franco-ontariens. Au total huit exécutants nous présenteront chacun leur numéro dans un gala sans prétention animé par Patrick Groulx.

À 19h, les festivaliers sont sollicités par trois spectacles. Originaire du Liban, Mysk (gagnant du prix Vision Diversité 2012), nous présente une musique du monde vive et ensoleillée. Pendant ce temps, on peut entendre les trois gagnants de cette année du concours « Ma première Place des Arts », soit Isabel Tassé (excellente), Philippe Brach et David Fleury (que je n’ai pas vu, trop occupé que j’étais à courir plusieurs lièvres à la fois). Finalement, Cindy Bédard présente un tour de chant country et folk-rock.

À 20h, trois autres spectacles. La grande scène Ford accueille le duo Rouge Pompier qui nous livre un rock lourd et pesant qui m’a laissé indifférent. Au même moment, les Français de Set & Match y vont d’un spectacle Hip-hop et rap qui sera présenté en rappel ce soir à 22h. Pour terminer, Ben Mazué nous revient sur la scène Loto-Québec (il était hier au Pub Richard’s).

À 21, sur l’Esplanade de la Place des Arts, Gardy Fury brule la scène dans un spectacle dansant tenté de pop, de funk, de reggae et de disco.

Je quitte le site des FrancoFolies vers 22h30, après avoir entendu Le Couleur (sic) nous livrer de la musique disco un peu trop fade à mon goût.

Mes préférés de la journée : Mysk, Gardy Fury, et Alex Beaupain.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 145 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 58 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 40 mm
  7e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 96 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 40 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 40 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies 2013 : Jour 3

Publié le 16 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes
Rommel Ribeiro
Sophie Vaillancourt
Ben Mazué
Francesca Blanchard
Pierre Kwenders
Jean-Marc Couture
Mathieu Lippé
Féfé
Maxime Landry
Émile Proulx-Cloutier
Jason Bajada
Zaho
Gazoline

Aujourd’hui il fait 25 degrés Celsius, il fait beau et le site des FrancoFolies est plein de monde.

Le programme débute à 17h par Rommel Ribeiro, vainqueur du Grand Prix de la Diversité de Montréal 2010-11 et Révélation Radio-Canada 2012-13. Né au Brésil en 1987 et immigré au Québec depuis l’âge de 19 ans, M. Ribeiro présente un tour de chant en portugais et en français. Avec son répertoire dansant et ses présentations sympathiques, l’artiste a tôt fait de séduire son auditoire.

Une heure plus tard, sur la Place des festivals, Sophie Vaillancourt présente un spectacle plaisant composé de musique pop mélodieuse.

A 19h les festivaliers avaient le choix entre Ben Mazué (de France), Francesca Blanchard (des États-Unis) et Pierre Kwenders (du Congo). Lauréat du prix Félix-Leclerc 2012, Ben Mazué est un auteur-compositeur qui utilise le slam (à la Grand corps malade), le hip-hop, et tout autre style afin d’assurer la primauté du texte. Francesca Blanchard propose essentiellement des ballades de style folk. Quant à Pierre Kwenders, dont la timidité fait qu’il chante souvent dos au public, ses compositions bercent l’auditoire sur un rythme éclectique (souvent africain).

À 20h, encore trois spectacles. En vedette, Jean-Marc Parent présente sa pop énergique à une foule immense, conquise d’avance et réunie devant la scène Ford (sur la rue Sainte-Catherine). Au même moment, devant un public comprenant moins d’adolescents, Mathieu Lippé — grand gagnant des Francos de Granby en 2011 — jongle avec les mots sur une musique plaisante. Puis Féfé (de France) présente un excellent spectacle de blues puissant devant une foule enthousiaste.

Troisième chanteur à avoir connu la célébrité grâce à Star Académie (après Sophie Vaillancourt et Jean-Marc Couture, plus tôt aujourd’hui), Maxime Landry est en vedette pendant plus de 90 minutes, à partir de 21h, sur la Place des festivals. Sur la photo ci-dessus, il interprète une chanson dédiée à son père décédé.

Pendant la première heure du spectacle de M. Landry, Émile Proulx-Cloutier lui fait concurrence sur l’Esplanade de la Place des Arts. Cet artiste, connu comme comédien, est aussi un bon musicien et un remarquable interprète. Ses textes intelligents (souvent politiques) sont portés par une diction exemplaire.

Au cours de la seconde moitié du tour de chant de Maxime Landry, à l’autre extrémité du site des FrancoFolies, Jason Jabada présente une musique pop qui ne m’a rien dit. Au même moment (mais avec 17 minutes de retard), la chanteuse algérienne Zaho présente du hip-hop.

À 23h, la scène Ford s’anime avec le jeune trio Gazoline (à ne pas confondre avec le groupe punk rock français du même nom). Originaire du Saguenay, celui en vedette aux FrancoFolies est formé d’un batteur et de deux guitaristes qui font preuve d’une remarquable assurance scénique en dépit de leur âge (ils sont au tout début de la vingtaine). Je soupçonne que plus jeunes, ils se sont beaucoup pratiqué devant leur miroir puisqu’ils maîtrisent parfaitement la mimique et la gestuelle des groupes heavy métal. Bref, un bon show.

Mes préférences aujourd’hui : Féfé (or), Émile Proulx-Cloutier (argent), puis Gazoline et Ribeiro (bronze ex-æquo).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 250 — 40 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 150 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 145 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 150 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 40 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
12e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
13e  photo : 1/125 sec. — F/4,6 — ISO 2500 — 70 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies 2013 : Jour 2

Publié le 15 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Mario Peluso
Jipé Dalpé
La Bestiole
Joaquin Diaz
Zaho
Pandaléon
David Giguère
Dumas

La Bronze
Manu Militari
Gros Méné

Voici ma récolte de photos prises au deuxième jour des FrancoFolies 2013. En vedette, ce soir-là, Dumas et ses invités (Fanny Bloom et Les Trois Accords).

Je suis arrivé sur le sité à la toute fin du spectacle de l’auteur-compositeur Mario Peluso et je suis parti au début de celui de Gros Méné.

Les deux spectacles que j’ai le plus appréciés furent celui de Jipé Dalpé et Dumas.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 150 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 150 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 58 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 45 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 45 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 40 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 140 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 40 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
11e  photo : 1/200 sec. — F/5,2 — ISO 6400 — 114 mm


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FrancoFolies 2013 : Jour 1

Publié le 14 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Fanny Bloom (la 2e personne à gauche) et ses musiciens
La Grande Sophie

Ariane Moffat

Les FrancoFolies de Montréal célèbrent cette année leur 25e anniversaire. Et pour le spectacle d’ouverture, on a fait les choses en grand.

On annonçait un spectacle d’Ariane Moffat. En réalité, pour le même prix (soit rien du tout) on avait droit à trois spectacles d’une heure — respectivement de Fanny Bloom, de La Grande Sophie et de Marie-Pierre Arthur — suivis de 90 minutes consacrées à Ariane Moffat, en grande forme, chantant devant une assistance qui savait par cœur les paroles de toutes ses chansons.

La vedette de la soirée a eu droit à une sonorisation plus puissante (des graves qui faisaient vibrer les cages thoraciques) et, au moment de « Je veux tout », à un canon qui a fait pleuvoir des confettis sur une bonne partie de la foule, immense, qui s’était amassée pour l’entendre.

Ma préférence a été à Marie-Pierre Arthur. Celle-ci a offert un spectacle d’une énergie communicatrice qui m’a beaucoup plus.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 145 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 150 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 102 mm


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FrancoFolies 2013 : Jour 1 – Les passe-temps électroniques

Publié le 14 juin 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Durant les entractes, comment passe-t-on le temps aux FrancoFolies ? Certains se photographient. D’autres naviguent sur l’internet. Les enfants jouent pendant que des adultes s’informent de leurs expériences sur le site.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 40 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,5 — ISO 1250 — 135 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm
4e  photo : 1/50 sec. — F/9,0 — ISO 6400 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 10

Publié le 17 juin 2012 | Temps de lecture : 5 minutes
Sylvie Laliberté
Paul Demers
Porcelaine
Laurence Jalbert
Vicky Martel
Violett Pi
Sébastien Plante et finalistes du Concours L’Étoile Montante
Soké
Malajube
Éric Goulet
Les Dales Hawerchuk

Aujourd’hui, c’est la dixième et dernière journée de la cuvée 2012 des FrancoFolies. J’ai donc décidé d’en profiter au maximum.

J’ai fait la sieste en après-midi et dès le début, je suis sur le site.

À 17h, sous la tente du Pub urbain Molson M, la montréalaise Sylvie Laliberté présente un spectacle fin et délicat, teinté de l’humour de ses présentations. Pendant ce temps, Paul Demers, fondateur de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique franco-ontariennes, se produit sur l’esplanade de la Place des Arts.

À 18h, Porcelaine est sur la scène SiriusXM. Ses mélodies sont plaisantes et son spectacle est intéressant. Toutefois, les présentations et le texte de ses chansons sont un peu faibles à mon goût. J’en profite pour manger les sandwichs que j’ai apportés dans mon sac à dos.

Une heure plus tard, les festivaliers ont le choix entre le spectacle de Laurence Jalbert et celui de Vicky Martel. La première n’est plus à présenter. Son spectacle est le condensé de celui qu’elle donne présentement en tournée. Mme Jalbert est une extraordinaire auteure-compositrice, capable d’écrire des textes signifiants sur des mélodies dont on ne se lasse pas.

Vicky Martel — avec laquelle je ne suis pas apparenté — est également une auteure-compositrice bourrée de talent. Pour la représenter, j’avais le choix entre un grand nombre de photos avantageuses ou un petit nombre de photos qui donnent une idée de l’énergie qui se dégage de son show rock. Puisque Mme Martel n’a pas de mérite pour son physique, j’ai choisi la photo ci-dessus, qui montre la fonceuse qu’elle est, promise à un brillant avenir.

À 20h, la scène SiriusXM accueille le groupe punk Violett Pi. Pendant ce temps, sur la scène Ford, se déroule la finale du concours L’Étoile montante. Vers la fin, Sébastien Plante (le chanteur des Respectables) se joint aux finalistes. À l’autre bout du site des FrancoFolies, le collectif Soké présente son spectacle hip-hop.

En vadrouillant sur le site, je capte quelques photos et des vidéos qui donnent une idée de l’animation de rue aux FrancoFolies. Signalons qu’en après-midi, les fontaines de la Place des festivals font la joie des enfants qui se soulagent grâce à elles, de la chaleur qui règne en ce début d’été à Montréal.

À 21h, c’est la grande finale des FrancoFolies, avec le quatuor Malajube. Contrairement à la veille, au spectacle de Loco Locass — où se me trouvait à la périphérie de la foule — cette fois-ci je suis à moins d’une trentaine de mètres de la scène.

Le texte des chansons de Malajube, déjà incompréhensible au disque, ne l’est pas davantage en spectacle. Mais les gens présents aux FrancoFolies connaissent ces paroles par cœur et les entonnent dès les premiers accords de chaque chanson.

Très tôt, je dois me déplacer parce je suis bousculé par des jeunes qui, au rythme de la musique, se mettent à sauter en se donnant des coups d’épaules (ce qu’on appelle du « moshing » en anglais). Adressés aux musiciens de Malajube, un peu partout des filles lèvent les bras afin de dessiner des cœurs avec leurs doigts. À ma gauche, un voisin reçoit un coup de soulier par la tête de la part d’une personne qui virevolte en faisant du body surfing. Devant moi, une jeune fille lève son blouson au bout de son bras gauche tout en textant du pouce droit, sur son téléphone portable, une invitation à la rejoindre, adressée à des amis quelque part dans la foule. Et qui finissent par arriver : ce sont des membres de sa famille. Les effluves d’une vague odeur d’herbe grillée parviennent à mes narines de temps en temps.

À 22h, on change radicalement de registre : Éric Goulet présente son spectacle country sur l’esplanade de la Place des Arts.

Et à 23h, les membres du groupe Les Dales Hawerchuk testent la puissance des amplificateurs de la scène Ford avec leur musique musclée, gonflée de testostérone.

Finalement je rentre chez moi épuisé… et ravi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12 mm F/2,0 (neuvième photo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les autres photos)
 1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 150 mm
 2e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 74 mm
 3e photo  : 1/250 sec. — F/5,4 — ISO 400 — 132 mm
 4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
 5e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
 6e photo  : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
 7e photo  : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 40 mm
 8e photo  : 1/125 sec. — F/4,4 — ISO 320 — 58 mm
 9e photo  : 1/80 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 12 mm
10e photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 2500 — 102 mm
11e photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 58 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 9

Publié le 16 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Loco Locass
Jef Barbara
Crash Ton Rock

Après le travail, je me précipite prendre l’autobus qui m’amène aux FrancoFolies.

Ce soir, LE spectacle à voir est celui du trio hip-hop Loco Locass à la Place des festivals. À mon arrivée, la place est noire de monde. Il y a des gens tassés jusqu’à la rue Sainte-Catherine. Sur la pelouse, à gauche. À droite, derrière les deux restaurants qui longent la place (et d’où on ne voit à peu près rien). Sur la scène Ford, on a installé un écran géant sur lequel le spectacle est rediffusé devant une foule qui occupe la rue jusqu’à l’entrée de la Place des Arts, et sur les escaliers en gradin qui mènent à l’esplanade. Bref, du jamais vu aux FrancoFolies.

Ce soir, c’est donc le triomphe des mots et — si vous me permettez cette parodie amicale — des phrases-chocs, des syllabes qui s’entrechoquent, des pourris connus qui choquent, etc.

Pour apprécier pleinement la poésie tricotée serrée des Loco Locass, il faut avoir leurs paroles souvent géniales sous les yeux. Je me suis donc procuré leur plus récent CD, Le Québec est mort, vive le Québec !, de même que le précédent, Amour oral, paru il y a déjà huit ans.

À 22h20, alors que le spectacle de Loco Locass se poursuivait, je me suis rendu sur l’Esplanade de la Place des Arts, où le chanteur montréalais Jef Barbara se produisait.

À 23h, le groupe punk-rock Crash Ton Rock de Jonquière animait la scène Ford, reconvertie à sa fonction première. Je suis resté une dizaine de minutes, pour ensuite rentrer chez moi publier les trois photos ci-dessus et me glisser ensuite dans mon lit douillet. Ah ! Que ça fait du bien…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/160 sec. — F/4,8 — ISO 250 — 82 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 40 mm


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FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 8

Publié le 15 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Eugène et le Cheval
Yves Jamait
Jali
Les Vendeurs d’Enclumes
1995
Fatoumata Diawara
Plume Latraverse
Le Vent du Nord
Dissonant Nation

En début de soirée, c’est accompagné de ma maman (qui adore les foules) que j’assiste aux FrancoFolies. Nous verrons ensemble le québécois Eugène et le Cheval à la scène Sirius XM, le français Yves Jamait au Pub urbain Molson M, puis le belge Jali (un spectacle très sympathique) à la Place des festivals.

À 20h, mon frère François ramène notre mère à sa résidence pour personnes âgées. Je fais donc seul le reste de la soirée, une solitude toute relative, au milieu de dizaines de milliers de festivaliers.

J’ai donc le choix entre le répertoire étrange du sextet français Les Vendeurs d’Enclumes à la scène SiriusXM, le hip-hop du sextet français 1995 sur la scène Ford ou la musique enlevée de la malienne Fatoumata Diawara. Mes préférences étant ce qu’elles sont, je prendrai donc le repas du soir à la cafeteria Commensal, de laquelle on pouvait entendre le spectacle de cette dernière.

Puisque je ne fais pas partie des milliers d’admirateurs du folk-rock de Plume Latraverse, je ne suis pas pressé de terminer mon repas et j’irai finalement sur la Place des festivals que pour prendre quelques photos de cet artiste et me rendre immédiatement après devant la Place des Arts afin de faire calmement le tri des photos prises jusque-là.

À 22h, Le Vent du Nord donne son spectacle sur l’esplanade de la Place des Arts. En 2004, ce groupe était le récipiendaire du prix JUNO dans la catégorie « Album traditionnel de l’année/groupe ». Les présentations révèlent des musiciens engagés et très nationalistes. Leur répertoire est alerte et mélodieux.

Environ la moitié des œuvres sont purement instrumentales. Le reste est surtout composé de chansons à répondre. Le chant est monodique; tous les chanteurs chantent le même air, sans contrepoint, comme le fait La Bottine Souriante.

L’assistance est nombreuse et contrastée. À gauche, on discute sans retenue (note : les filles, pourquoi ne pas aller placoter ailleurs ?). À droite et à l’arrière, on écoute attentivement alors qu’au centre, les gens dansent avec un plaisir évident.

Bref, un bon spectacle que j’ai apprécié.

À 23h, le trio punk français Dissonant Nation se produit sur la scène Ford. J’assiste à leur spectacle partiellement et je les quitte pour me rendre aux Katacombes entendre Eiffel (un groupe rock français qui m’a jeté par terre un jour plus tôt). Malheureusement, il ne reste plus que quinze minutes à leur présence sur scène puisqu’ils ne font que la première partie d’un autre groupe que je ne connais pas. Plutôt que de payer 30$, je rentre me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 128 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 1600 — 138 mm
3e photo  : 1/200 sec. — F/4,9 — ISO 1000 — 96 mm
4e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm
5e photo  : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
6e photo  : 1/250 sec. — F/5,1 — ISO 2000 — 108 mm
7e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 8000 — 150 mm
8e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
9e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 7

Publié le 14 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Robert Charlebois
Alexandre Belliard
Eiffel

En finissant de travailler, je me précipite entendre Robert Charlebois aux FrancoFolies, devant une Place des Festivals noire de monde. Dans la musique populaire québécoise, il y a l’avant et l’après Charlebois.

Celui-ci a été à la hauteur de sa réputation et a livré un excellent spectacle.

Vers 22h15, je me rends entendre Alexandre Belliard sur l’esplanade de la Place des Arts. Cet auteur-compositeur engagé, explicitement indépendantiste, compose des chansons en l’honneur des héros de notre histoire nationale.

Son CD — Légende d’un peuple (Tome 1) — est super-écologique : il est vendu dans une pochette de carton recyclé sur lequel le texte est étampé (et non imprimé). Chaque CD est numéroté (le mien porte le numéro 1742) et signé par l’artiste.

Pour ce spectacle, qui se terminait à 23h, M. Belliard était entouré de collaborateurs tout aussi talentueux que lui.

À 23h, c’est le tour du groupe français Eiffel sur la scène Ford. Celui-ci est un des meilleurs groupes rock français et son chanteur principal, Romain Humeau, une véritable bête de scène. Petit détail : M. Humeau portait le carré rouge des opposants à la hausse des frais de scolarité à la cuisse tandis que sa guitariste l’avait sur son instrument. Leur 4e CD — À tout moment — paru en 2009, n’était pas disponible chez Archambault mais peut être acheté sur iTunes pour une bouchée de pain.

Leur 2e prestation à Montréal, payante cette fois-ci, aura lieu jeudi le 14 juin à 23h aux Katacombes, situé au 1635 boul. St-Laurent. Allez-y, c’est vraiment bon.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,1 — ISO 800 — 45 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 6

Publié le 13 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Antoine Gratton
Anodajay
Arometis
Le violoniste de Bratsch
Claire Denamur

Première journée pluvieuse aux FrancoFolies. Il est 19h et j’hésite. Mon appareil photo est tropicalisé (c’est-à-dire à l’épreuve de la pluie) mais aucun de mes objectifs ne l’est. De plus, je n’ai aucun vêtement suffisamment imperméable pour rester des heures sous la pluie.

Finalement la voix de la raison prend le dessus; les FrancoFolies sont le plus grand festival de musique francophone au Monde et les spectacles auxquels j’assiste sont gratuits. Alors embraye !

J’arrive à la fin du spectacle d’Antoine Gratton, toujours aussi démonstratif, sous la tente du Pub urbain Molson M, bondée de monde.

À 20h, trois spectacles concurrents : Anodajay (c’est-à-dire le rappeur Steve Jolin, d’Abitibi-Témiscamingue) sur la scène Ford, Feufollet (de Louisiane) sur la scène SiriusXM et le collectif Arometis sur la scène Hydro-Québec.

Je n’aime pas de rap, ni le hip-hop. Je comprends la démarche — semblable à celle de Monteverdi à l’époque baroque — qui consiste à redonner la primauté au texte sur la musique. Mais je trouve le résultat bavard et répétitif. Et cette manie des rappeurs de déambuler sur scène comme des primates en cage m’énerve.

Mais Anodajay est un cas à part. Son débit, près de celui de la parole, permet de bien saisir le texte de ses compositions. Cela est d’autant plus judicieux que c’est un excellent parolier. Ses thèmes, inspirés de la vie familiale ou des problèmes sociaux des villes minières de son coin de pays, sont traités avec sensibilité et empathie. De plus, ses compositions s’appuient sur de petites cellules mélodiques souvent agréables qui rendent ses chansons plus accessibles aux gens qui, comme moi, sont réfractaires au rap et au hip-hop.

Après avoir assisté quelques instants au spectacle d’Aromatis, je l’ai quitté à la première chanson en anglais pour retourner entendre Anodajay et ses invités (dont Diane Tell), fasciné au point d’oublier complètement d’aller voir Feufollet.

Permettez-moi une remarque désobligeante. Je comprends que la ville de Rouyn-Noranda est la capitale canadienne du cuivre. Mais quelle idée ont eu les « designers » du livret du plus récent CD d’Anodajay (ET7ERA) d’imprimer le texte de ses chansons en microscopiques lettres majuscules — tout est en majuscules, comme sous l’empire romain — noires sur fond cuivré foncé. C’est illisible.

Ah, se défouler, que ça fait du bien…

À 21h, les cinq musiciens du groupe Bratsch étaient en vedette sur la Place des festivals. Ce groupe français interprète de la musique tzigane. Franchement, je m’attendais à quelque chose de plus énergique.

À 22h, j’ai assisté brièvement au spectacle folk de la chanteuse française Claire Denamur et je suis rentré chez moi satisfait de ne pas avoir laissé la météo décider de mes soirées…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 40 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
3e photo  : 1/250 sec. — F/5,3 — ISO 5000 — 120 mm
4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 40 mm


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