La laïcité québécoise et le culte musulman

Publié le 12 décembre 2025 | Temps de lecture : 9 minutes

Introduction

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis ont déclaré la guerre au terrorisme. Dans les faits, celle-ci vise spécifiquement le djihadisme armé financé par des pétromonarchies.

La multiplication d’actes terroristes à travers le monde et la mise en valeur de ces faits divers par nos médias ont propagé en Occident une crainte instinctive à l’égard de l’ensemble des Musulmans. En dépit du fait que ces derniers sont les principales victimes de ces attentats terroristes.

Cette crainte s’est répandue à l’égard des minorités musulmanes au sein de nos sociétés, accusées injustement d’être responsables d’actes posés par leurs coreligionnaires. Des coreligionnaires avec lesquels ils n’ont habituellement rien en commun, sauf la religion.

De plus, dans ce climat de suspicion, toute manifestation publique de la religiosité musulmane est perçue comme une provocation à l’égard du modèle de société dont le Québec tente de se doter en opposition au multiculturalisme canadien.

Lorsque ces manifestations dépassent clairement le domaine de la raisonnabilité (comme dans les exemples que nous allons voir), le législateur est sollicité afin qu’il intervienne.

Les scandales de Bedford, de Vanier et de Concordia

À l’école Bedfort

Protégés par la cellule de leur syndicat (dont ils avaient pris le contrôle) et par la lâcheté de la directrice du Centre de services scolaires, onze professeurs ont fait la pluie et le beau temps à l’école primaire et secondaire Bedford pendant des années.

Invoquant leur autonomie professionnelle, ceux-ci ont négligé l’enseignement de matières qu’ils jugeaient contraires à leurs croyances religieuses, notamment les sciences, l’éthique et la culture religieuse, de même que l’éducation à la sexualité.

Certains professeurs se lavaient les pieds dans les éviers des toilettes de l’école pour ensuite effectuer leurs prières en classe devant leurs élèves.

Au Collège Vanier

Le Collège Vanier a aménagé un lieu de prière pour les élèves musulmans.

Ce local possède un lavabo pour les ablutions ainsi qu’un rideau séparateur pour éviter que les femmes et les hommes prient ensemble.

À l’université Concordia

Alors que les projecteurs étaient braqués sur le cas de l’école Bedford, voilà qu’on apprenait que depuis des décennies, deux salles de prière existent à l’université Concordia; une pour les Musulmans de sexe masculin et l’autre, plus petite, pour les Musulmanes.

Elles sont fréquentées par plus de 500 étudiants par jour.

L’idée de réserver un local universitaire à une religion en particulier est une très mauvaise idée puisque cette exclusivité mène à des conflits interconfessionnels.

Pour pallier toute plainte invoquée au motif de discrimination religieuse, on devra aménager dans nos universités des lieux de prière pour chacune des religions qui y sont pratiquées.

Une rédaction brouillonne

Ces abus ont amené le gouvernement québécois à renforcer la laïcité dans les maisons d’enseignement et les garderies en présentant le projet de loi 9.

À sa lecture, ce qui est frappant, c’est à quel point il est bavard. On y lit des paragraphes interminables comme s’ils résultaient du travail brut d’un comité.

À titre d’exemple, l’article 3 fait partie des dispositions qui manquent de concision. On y lit : « La laïcité […] exige […] que tout membre […] doive agir…». Pourquoi ‘doive’?

Il aurait été plus simple (donc plus français) de souligner l’obligation d’agir et non le simple devoir d’agir. La différence ? Dans le premier cas, le défaut d’agir est une infraction à la loi alors que dans le second cas, c’est un manquement à ses devoirs. Ce qui en fait un délit moindre.

Par-dessus tout, ce projet de loi est une collection d’amendements à d’autres lois déjà en vigueur. Conséquemment, il est particulièrement ennuyeux à lire.

Faits saillants

Interdiction du voile intégral

Le projet de loi caquiste prescrit que toute demande ou toute prestation de service gouvernemental se fasse à visage à découvert. Une exigence que la loi étendra aux maisons d’enseignements et aux garderies.

Toutefois, la loi n’interdira pas le voile intégral sur la voie publique pour deux raisons.

Premièrement, parce que de nombreuses personnes se couvrent le visage au Québec durant la saison froide.

Deuxièmement, au cours du ‘Printemps érable’, l’utilisation d’armes à mortalité réduite par les forces policières a occasionné des commotions cérébrales, des fractures de la mâchoire, des dents brisées et dans un cas, la perte d’un œil.

Conséquemment, les tribunaux ont déjà statué que le droit à la vie et à l’intégrité physique était un droit fondamental. Conséquemment, les gens ont le droit de porter un casque protecteur et donc, de refuser de déambuler à visage découvert (comme l’exigeait un règlement municipal adopté à l’époque).

Les prières dans l’espace public

On verrait mal les corps policiers donner une contravention à une personne qui, attablée dans un parc, fait un signe de la croix et récite à voix basse un bénédicité avant de manger un sandwich.

De toutes les activités qui peuvent être menées sur la place publique, la prière est une des plus inoffensives. Voilà pourquoi la prière individuelle n’est pas ciblée par le projet de loi 9.

Toutefois, les pratiques religieuses collectives dans l’espace public seront interdites à moins d’être autorisées par résolution d’un conseil municipal. Comme le serait une marche de protestation.

Donc, lorsqu’elle ne perturbe pas la circulation et se fait sans portevoix, la prière de rue pourra donc être permise.

Les lieux de prière

Ce qui est nouveau, c’est également l’interdiction des lieux de prière dans les écoles ou les établissements de santé. Ils seront toutefois permis dans les résidences pour personnes âgées.

Sera donc interdite toute pratique religieuse dans ces lieux à l’exception d’une activité facultative organisée par une institution scolaire confessionnelle en dehors des heures d’enseignement.

Autant je suis hostile à l’aménagement de lieux de prière dédiée à une religion en particulier, autant je suis favorable à l’aménagement de lieux de recueillement partout où cela est possible. Même si, dans les faits, ces lieux serviront, entre autres, à prier.

Ce qui menace la loi 9, ce n’est pas la Canadian Constitution de 1982, mais le droit coutumier. La clause dérogatoire permet de se soustraire à la première, mais pas au second.

Le droit de prier seul ou en groupe est un droit universel consacré par le droit coutumier. À moins d’un amendement, il est improbable que la loi 9 sorte indemne d’une contestation juridique.

D’autre part, il est sain qu’il y ait des lieux de quiétude — à l’école où à l’hôpital — où on peut se réfugier à l’abri de la clameur du monde.

Des lieux où le silence est obligatoire, où aucun symbole religieux n’est visible, où aucun texte ni message n’est affiché, et qui ne serait pas réservé à une confession religieuse en particulier.

Les accommodements raisonnables

Tout accommodement demandé doit respecter le droit à l’égalité entre les sexes ainsi que le droit de toute personne d’être traitée sans discrimination.

Cette égalité des sexes n’est pas synonyme de mixité sexuelle. Par exemple, on pourra réserver une piscine à l’usage exclusif des femmes au cours de certaines plages horaires si on fait de même pour les hommes.

Étrangement, si j’ai bien compris (à la page 20), un mari pourrait s’opposer à ce que sa femme soit examinée par un médecin de sexe masculin.

Favoriser le consensus

Selon un sondage effectué récemment en France, 78 % de musulmans croient qu’on peut vivre des principes de sa foi dans la société française.

Par contre, ce qui irrite la majorité des Musulmans, c’est que toute visibilité de la pratique religieuse de l’islam soit perçue comme une manifestation de l’islamisme radical, voire dans des cas extrêmes, comme une menace pour la civilisation occidentale.

Les Musulmans ne représentent que pour trois pour cent de la population québécoise. S’imaginer qu’une si petite minorité puisse ‘prendre le contrôle’ de notre société relève de la paranoïa.

En réalité, les adversaires de la laïcité québécoise ne sont pas les Musulmans d’ici mais une poignée d’imams inféodés à l’idéologie misogyne de l’Arabie saoudite.

Dans leurs prêches, ceux-ci présentent la laïcité et la démocratie comme incompatibles avec la Volonté Divine. À leurs yeux, les contraintes de la laïcité sont des mesures discriminatoires dirigées contre leurs fidèles.

Évidemment, cette rhétorique victimaire sert à les rallier autour d’eux en plus d’être une menace à la cohésion sociale.

Voilà pourquoi l’État québécois ne doit pas seulement s’attaquer aux apparences, mais travailler à ce que la laïcité soit perçue par tous comme un moyen de pratiquer sa religion ‘incognito’, sans crainte de préjudice et de stigmatisation.

Tout comme l’uniforme aplanit virtuellement les distinctions sociales et assoit la cohésion de la nation.

Références :
Des étudiants dénoncent le projet du gouvernement d’interdire les salles de prière
Des prières de rue islamistes à Montréal
École Bedford: l’histoire d’une déresponsabilisation généralisée
Interdiction des salles de prière : des étudiants dénoncent le projet du gouvernement
Laïcité: une majorité de Québécois favorables à l’interdiction des prières de rue
La laïcité dans les cégeps est loin d’être une fausse question
Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec
Pour le droit de respirer
Rapport au sujet de l’école Bedford
Rapport Pelchat-Rousseau sur la laïcité: la fin des signes religieux dans les CPE?
Si l’école était importante (20)
Tirs de balles de plastique : attend-on de tuer quelqu’un ?
« Toute visibilité de la pratique religieuse de l’islam est vue comme une manifestation de l’islamisme »

Avez-vous aimé ce texte ?

Prière de choisir un nombre d’étoiles.

Moyenne : 0 / 5. Nombre de votes : 0

Soyez la première personne à voter.

We are sorry that this post was not useful for you!

Let us improve this post!

Tell us how we can improve this post?

6 commentaires à La laïcité québécoise et le culte musulman

  1. André joyal dit :

    «Les Musulmans ne représentent que pour trois pour cent de la population québécoise.»

    C’était vrai en 2012.
    Aujourd’hui on approche le 5%.
    Imaginez dans 10 ans.

    Non à l’angélisme!

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Votre raisonnement repose sur la conviction que les Québécois musulmans forment un groupe monolithique hostile à la laïcité québécoise.

      Dans ma vie professionnelle, j’ai eu deux patrons et quatre collègues de confession musulmane.

      Parmi ces deux employeurs, une était une Québécoise musulmane. Celle-ci jeunait au cours du ramadan, mais ne portait jamais le voile. À l’occasion, il lui arrivait même de porter une robe possédant un léger décolleté.

      L’autre patron m’a demandé de ne plus jamais porter dans son commerce une chemise verte parce que sa teinte lui rappelait celle du drapeau de l’Arabie saoudite.

      Rappelons qu’une bonne partie des Québécois musulmans ont fui des pays ravagés par des guerres interconfessionnelles financées par des pétromonarchies.

      Quant à mes quatre collègues de travail, toutes féminines, aucune ne portait le voile au travail. Toutefois, l’une d’elles portait le hijab à l’extérieur.

      Bref, ce qui façonne mon opinion est mon expérience personnelle. S’il existe des données factuelles quant à l’opinion des Québécois musulmans au sujet de la laïcité québécoise, j’aimerais en prendre connaissance.

  2. Jacques Légaré dit :

    Très bon texte de Jean-Pierre Martel.

    Je préciserais:

    1, Un casque pour la sécurité ne pose aucun problème. Il est fort différent d’une burka ou d’un tchador ou de tout autre vêtement ou voile religieux. De même, sont différents et nullement confondants un masque pour un soudeur sur un chantier de construction, celui d’un aviateur et celui d’un manifestant mal intentionné lors d’une manifestation pour violenter les policiers en tout anonymat.

    Les policiers peuvent très bien faire la différence d’autant plus que leurs lieux respectifs d’utilisation sont très différents

    2, La manifestation religieuse bénigne (faire un signe de croix avant de croquer son sandwich dans un parc) ne gênera personne. Un tintamarre d’une foule religieuse dans un parc gêne les gens par son ostentation publicitaire, voire communautariste, une sorte de prédation territoriale symbolique.

    Pour leur pub, les religions doivent se contenter des réseaux sociaux et de leurs lieux de culte.

    3, « Les lieux de prière dans les écoles ou les établissements de santé seront toutefois permis dans les résidences pour personnes âgées ». Ici, par bonté pour nos vieux formatés jadis par l’école catholique et les vieux immigrants musulmans formatés en Arabie ou ailleurs, il faudrait à cette mesure d’aimable complaisance une durée limitée, soit 20 ans.

    4, Le « recueillement » est le mot paravent pour cacher la pratique de la prière. Le citoyen croyant doit prendre habitude de « se recueillir » à son domicile ou à son lieu de culte. Ou à fermer ses yeux dans son bus. D’ailleurs, inciter nos compatriotes à «  réfléchir » plutôt qu’à « se recueillir » serait leur rendre un grand service.

    5, Les « lieux de quiétude » sont des exigences psychologiques aussi variables que la physiologie de chacun. Légiférer pour en fixer les points sur la carte d’une ville serait d’une extrême futilité.

    D’ailleurs, il y a si peu de toilettes publiques dans les parcs et dans les rues d’une ville que des « lieux d’aisance » plus nombreux y seraient autrement plus nécessaires.

    Pour certains à système digestif très lent, ces lieux d’aisance pourraient aussi être nommés lieux de quiétude ou lieux de recueillement. Il ne resterait plus qu’à demander aux différents clergés de venir les bénir en tout œcuménisme digestif pour, au moins une fois, reconnaitre ainsi leur commune humanité.

    Pire encore, un sépharade et un islamiste vont-ils apprécier que l’un deux réchauffe la lunette sanitaire avant son arrivée ? L’insolence de la question n’enlève pas un iota au sérieux de leur mutuelle et homicide hostilité sur toute la planète.

    6, « Le droit coutumier » ne peut servir d’assise à une prétention juridique. La coutume n’est qu’une habitude collective. Elle est une assise bien fragile quand tout le monde peut changer d’habitude… Comme la religion elle-même qui n’est qu’une opinion métaphysique. Tous peuvent changer d’opinion. Mais on ne peut changer d’humanité. Voilà le socle solide pour un droit universel.

    Ensuite, le droit coutumier est utilisé par un juge à défaut de loi précise qui traite du sujet dont il doit disposer. En religion, ce n’est pas le cas; il n’y a pas de droit coutumier invocable ou opposable, car la loi 21 existe avec tous les détails nécessaires à un bon jugement.

    Pire encore pour le droit coutumier : combien de citoyens ont encore cette « coutume » ? Une minorité religieuse intégriste ne peut draper sa religion par le costume de la coutume trop grand pour elle.

    7, L’égalité des sexes ne signifie pas exactement la « mixité sexuelle », notamment dans les piscines et dans la prestation médicale. Mais elle l’implique logiquement ou de bon sens.

    La mauvaise foi sémantique est le propre des religions. Elles ont tout phagocyté pour tout régurgiter sacralisé. La ruse des intégristes consiste à modifier un mot, une expression pour créer une brèche par où s’infiltrer dans une institution qu’ils convoitent ou s’exfiltrer d’une loi qu’ils désapprouvent.

    La parade à ce déroutage sémantique est facile. Tout homme ou femme se présentera à la piscine réservée aux hommes ou aux femmes avec ce simple mot : « L’égalité des sexes m’autorise à me baigner dans cette piscine à cette heure-ci ».

    Avec tous les antidémocrates, tous les antimodernistes, tous les misogynes ou sexistes et avec tous les contrevenants ou réfractaires aux lois progressistes, nous devons leur opposer le devoir de s’instruire pour comprendre la modernité et accepter les lois qui en découlent. Toute compromission par l’État ou même par la société civile (passe-droit ou accommodement) sera la faillite de la laïcité et, à terme, celle de la modernité démocratique.

    Il faut se rappeler qu’une mauvaise décision peut prendre des siècles à abattre l’État qui l’a permise par facilité, aveuglement ou clientélisme. La laïcité française de Jean-Louis Debré (1959) en faveur des écoles catholiques, et autres (1986, 1993, 1997 favorisant une immigration laxiste ont ébranlé toute la société française et son fier État jacobin.

    Et qui se souvient ? L’empereur byzantin Alexis Ier Comnène en 1082 ouvrant ses ports aux navires vénitiens se fit dérouter à leur profit tout le commerce maritime byzantin. Faute de revenus et de soldats pour les payer, Byzance tomba en 1454 sous les canons de Mehmet II que Byzance n’avait pu s’acheter.

    Au Québec, sans écoles laïques très vigilantes, nous allons éventuellement retrouver quelques nos adolescentes mariées à des musulmans qui leur feront faire un petit tour dans leur pays d’origine. Leur passeport confisqué, elles ne pourront plus en sortir si leur époux très pieux le leur interdit (écouter le film « Jamais sans ma fille »). Plus extensivement, la Charia entriste va donner du souffle à tous les misogynes virilistes et masculinistes, aggravant la résiduelle infériorité économique des femmes et la fréquence des féminicides.

    8, D’abord, la majorité des musulmans sont-ils laïcistes ? S’ils le sont, il leur incombe de manifester avec les laïcistes contre les islamistes entristes et communautaristes. S’ils ne le font pas, par peur ou par conviction, la visibilité religieuse interdite dans l’espace public doit leur être imposée tout comme le citoyen ordinaire obéit à toute loi même s’il la désapprouve en tout ou en partie.

    9, La configuration est la suivante. Les mouvements hostiles et réfractaires à la démocratie sont imbriqués en poupée russe : autour les modérés qui font la vitrine, en leur cœur et leur centre les extrémistes qui s’y dissimulent. D’où l’importance d’une laïcité mur à mur et sans compromission.

    10, Avec 3% seulement de la population, les musulmans n’inquiètent guère en 2025. C’est ce que se disaient aussi les Français en 1945. À 8 à 10% maintenant en France et 7 à 8% en Belgique et 7% en Allemagne et 6.5 % en Angleterre, ils vivent ce que nous vivrons quand ce taux sera atteint au Québec si les musulmans, dans leur totalité, n’acceptent pas la laïcité et les valeurs occidentales dans l’éducation leurs enfants à la maison.

    Personne ne peut oublier que la modernité n’est, à l’échelle de l’Histoire, qu’un bout de nez sorti de l’eau dans un océan d’obscurantismes, d’archaïsmes et d’autoritarisme liberticide de toutes les couleurs. Voilà pourquoi en laïcité la rigueur intraitable doit être la norme. D’autant, que les citoyens normaux se l’imposent sans problème avec le bonheur d’en pouvoir vivre toutes les libertés qui n’empiètent pas sur les autres droits autrement plus élémentaires et essentiels que la prière à un extra-terrestre.

    Très justement dit par Jean-Pierre Martel, « Les adversaires de la laïcité québécoise ne sont pas les Musulmans d’ici mais une poignée d’imams inféodés à l’idéologie misogyne de l’Arabie saoudite ».

    Voilà pourquoi ce groupe, souvent dissimulé, doit être interpelé par nos élus de tous les partis. Ils doivent dire avec force, publiquement et plusieurs fois, à ces entristes communautaristes et intégristes : « Acceptez la laïcité, nos mœurs et nos lois. Éduquez vos enfants dans la modernité scientifique et philosophique. Sinon, partez. Vous avez choisi le mauvais pays pour vous ».

    Jacques Légaré,
    né 1948
    Ph.d. en philosophie politique
    Maître en Histoire

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Je vous remercie pour votre commentaire et pour la qualité de votre argumentation.

      J’ajouterais ceci.

      Premièrement, il ne faut jamais croire qu’une évolution est irréversible. C’est ce qu’ont fait ceux qui annonçaient la mort du PQ et de la ferveur indépendantiste.

      Éventuellement, une nouvelle génération de Québécois luttera contre le carcan de toute laïcité trop contraignante. Pour une cohésion sociale pérenne, aussi bien s’y préparer.

      Deuxièmement, l’accusation du ‘silence complice’ est toujours une tentative de manipulation. Je m’inscris en faux contre l’idée qu’on est responsable des méfaits commis par d’autres sous le prétexte qu’on partage avec eux des caractéristiques communes.

      Je suis coupable des gestes que je pose. Je ne suis pas responsable des fautes commises par des proches et encore moins par celles commises par des inconnus.

      Pour terminer, puisque la lutte contre la laïcité québécoise tire sa source des prêches de certains imams inféodés à l’idéologie de l’Arabie saoudite, je suis d’avis qu’il faut aller à la source du problème et cesser de réagir à la moindre de ses manifestations.

      Aller à la source du problème, c’est faire en sorte que les lieux de culte qui reçoivent, directement ou indirectement, du financement étranger soient obligés de le déclarer explicitement à la porte des églises, des synagogues et des mosquées.

  3. Jacques Légaré dit :

    Les réalités factuelles ne sont jamais à la disposition des observations des citoyens ordinaires comme moi. En plus, je n’ai pas d’entourage musulman.

    Sauf que je connais la religion… et principalement la géopolitique où sévissent les identités religieuses en rivalités terribles.

    Les « bons musulmans » sont comme nos « bons chrétiens »…On n’aura jamais de problème avec eux, et je me réjouis de leur présence au pays.

    Mais l’islamisme est la pointe combattante anti-israélienne et, de fait, anti-occidentale.

    Les femmes éclairées (Djemila Benahbib, Nadia E-Marbrook, et des dizaines d’autres) nous mettent en garde contre leurs manoeuvres d’une grande habileté.

    Ils ont réussi à chasser de sa classe un enseignant du secondaire qui avait dans son cours ECR parlé de la femme de 6 ans du Prophète. Le ministre Drainville a signé l’abrogation de son Brevet d’enseignement. Une honte.

    Aimerais-tu faire un blogue sur lui ? Par ton adresse-courriel je peux t’envoyer mon expertise (243 pages) pour te mettre au faits des détails de cette histoire inadmissible.

    Bonne journée.

    J.L.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Je ne doute pas de la qualité de votre expertise. Toutefois, plutôt que de lire 243 pages, je me fie au juge qui tranchera dans cette affaire… que je commenterai peut-être.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

>