Guerre et crimes de guerre

Publié le 4 septembre 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Il n’y a pas de guerre sans crimes de guerre.

Un conflit armé majeur qui n’occasionnerait pas de pertes civiles ne serait pas une guerre; ce serait un jeu vidéo.

Le mythe des bombardements chirurgicaux

C’est à l’occasion de la guerre en Syrie que Washington a popularisé l’expression ‘bombardements chirurgicaux’.

À en croire l’armée américaine, celle-ci pouvait presque tuer le djihadiste dans son sommeil sans réveiller la femme à ses côtés.

Cette guerre a fait plus de 350 000 morts, principalement parmi la population civile.

Or le régime de Bachar el-Assad, aussi cruel fut-il, n’a jamais eu la puissance de feu nécessaire pour causer plus que quelques dizaines de milliers de morts.

Essentiellement, les victimes de ce régime ont été des villageois rebelles décimés au gaz neurotoxique et les sujets de l’industrie de la torture, mise au service des pays étrangers qui ne voulaient pas se salir les mains (dont le Canada).

Le reste des victimes de cette guerre (soit beaucoup plus) ont perdu la vie en raison des bombardements dits ‘humanitaires’ des pays occidentaux.

Au cours de ce long conflit, s’est incrusté dans l’esprit occidental, le mythe selon lequel il était maintenant possible de guerroyer ‘proprement’.

La régression de ce mythe en Ukraine

Voilà pourquoi la guerre en Ukraine, du moins à ses débuts, à été un choc pour ceux qui croyaient que les guerres ‘sales’ étaient révolues.

Chaque bombardement d’une école (même vide, ou presque, au moment de la frappe), d’une maison ou d’une ferme suscitait l’indignation occidentale. Et rapidement, des dizaines d’ONG se sont employées à dresser la liste de ces ‘crimes’ en vue d’un procès éventuel auquel la Russie aurait à faire face.

Depuis que la guerre en Ukraine s’est transformée en guerre de drones, on peut entrevoir le jour où ces armes, mues par intelligence artificielle, pourront distinguer entre les combattants et la population civile.

Encore faut-il que ce soit la volonté des belligérants.

La guerre en Palestine

De loin, l’armée israélienne est le leadeur mondial quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins militaires.

Et parce que la guerre qu’elle mène actuellement à Gaza n’est que le volet génocidaire d’une guerre coloniale qui dure depuis plus de sept décennies, le but des logiciels qui équipent ses drones est d’économiser les balles.

En d’autres mots, ils visent à ce que chaque balle tue, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou d’un enfant.

La guerre en Iran

En 2005, l’Onu a ajouté la ‘Responsabilité de protéger’ (Right 2 Protect) au Droit international. Il s’agit-là de la plus grande erreur de l’Onu depuis sa fondation en 1945.

En effet, ce droit niais justifie toutes les interventions militaires à travers le monde. Parce qu’il a toujours des êtres persécutés quelque part.

Moscou a invoqué ce principe à l’appel des minorités russophones en Ukraine massacrées par les milices néonazies financées secrètement par Kyiv.

Et Washington l’a invoqué pour déclarer la guerre contre l’Iran, prétextant la répression brutale dont les Iraniennes ont été l’objet en janvier dernier.

Le mariage endeuillé

Plus tôt cette semaine, une frappe américaine a tué quatre participants à un mariage iranien.

Ce ‘crime de guerre’ fait écho à cette frappe qui a tué 130 écolières au début du conflit.

Évidemment, sur les milliers de frappes américaines en Iran, nous n’entendons parler que des ‘crimes de guerre’ les plus odieux mis en avant par la propagande iranienne, et relayés par tous ceux qui, aux États-Unis, s’opposent à ce conflit.

En réaction à ce fait divers, le vice-président américain a d’abord mis en doute la responsabilité américaine pour finalement déclarer que ‘ce sont des choses qui arrivent’.

Effectivement, une guerre c’est une guerre.

Même si la déclaration de J.D. Vance manque de cette empathie hypocrite que nos dirigeants politiques adoptent sur le conseil de leurs relationnistes, c’est une déclaration d’un chef d’État, capable d’admettre que l’erreur est humaine et qu’il n’y a pas de guerre sans bavure.

Références :
Bombardement de l’école de Minab
JD Vance reacts to airstrike that killed four at Iran wedding: ‘Things happen’
La torture en Syrie et le Canada
Le statut des provinces ukrainiennes conquises par la Russie

Laissez un commentaire »

| Géopolitique, Guerre en Iran | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 6)

Publié le 4 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue de Lanaudière

Au 4809 de la rue Fabre

Immédiatement au sud du boulevard Saint-Joseph, la rue de Lanaudière a été piétonnisée pour servir d’extension à la cour de récréation de l’école primaire Paul-Bruchesi (sise à l’ouest).

Le Chien fumant

Sur la rue Gilford, à l’intersection de la rue de Lanaudière, se trouve le restaurant gastronomique Le Chien fumant, propriété du chef Maskim Morin.

Hélios 9e degré sud (2002), de Denis Poirier

À l’arrière du restaurant — donc sur la rue de Lanaudière — on découvre cette sculpture de Denis Poirier, en acier inoxydable et en verre.

Selon la plaque explicative située à droite de l’œuvre, les mots ‘9e degré sud’ font référence au fait que l’ile de Bali, en Indonésie, est située le long du 9e degré de latitude, dans l’hémisphère sud.

Sur la rue de Brébeuf

Aux 4701-4703 rue de Brébeuf

Sur l’avenue du Parc-La Fontaire

Au 3933 (?) de l’avenue du Parc-La Fontaire

Sur l’avenue Christophe-Colomb

Passée une légère courbe, l’avenue Christophe-Colomb prolonge l’avenue du Parc-La Fontaire vers le nord.

Aux 4858-4862 de l’avenue Christophe-Colomb
École Christophe-Colomb
4270 avenue Christophe-Colomb, au petit matin

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

Un commentaire

| Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel