Vienne — Saint-Léopold-du-Steinhof

Publié le 24 juillet 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
En 1903, Otto Wagner (1841-1918) — l’architecte en chef et le plus prolifique bâtisseur de Vienne — se voit confier le mandat de concevoir une église au profit des patients et du personnel soignant d’un hôpital psychiatrique (appelé Steinhof). Celui-ci était construit dans une banlieue à l’Ouest de Vienne (annexée depuis à la capitale autrichienne). À l’époque, c’était l’hôpital psychiatrique le plus moderne d’Europe.

De style Art Nouveau (et d’inspiration néo-byzantine), l’église fut construite de 1904 à 1907 au sommet de la colline sur laquelle est situé l’asile.

Dédiée à saint Léopold (le saint patron de Basse-Autriche), c’est le seul édifice de l’institution psychiatrique qui soit visible au loin; les autres pavillons sont disséminés sur cette colline boisée et conséquemment, cachés par la verdure. L’église symbolise donc les lumières de l’esprit qui s’élèvent au-dessus des sombres dessous de l’irrationnel et de la maladie mentale.

Avec l’église parisienne de Saint-Jean-de-Montmartre, l’église Saint-Léopold-du-Steinhof est un des premiers temples en béton au monde. L’édifice est coiffé d’une coupole en cuivre doré, et recouvert de plaques de marbre blanc rivées par des clous de cuivre.

La façade est flanquée de deux clochetons au sommet desquels trônent des statues dues au sculpteur Richard Luksch (1872-1936) : Saint Léopold à gauche et Saint Séverin à droite (assis sur des sièges dessinés par l’architecte). Quatre colonnes en pierre forment le portail, surmonté d’anges recueillis en bronze doré, œuvres de Othmar Schimkowitz (1864-1947).

À l’intérieur, l’architecte a également dessiné les bancs, les luminaires et le maitre-autel. La décoration intérieure ne compte aucune toile.

La forme des fenêtres principales, de chaque côté de l’édifice, rappelle la silhouette de l’autel surmonté de son baldaquin : c’est aussi la forme du retable qui les surplombe au fond de l’église. Ce dernier occupe la même surface (75 m²) que chacune de ces fenêtres.

Les mosaïques furent créées par Remigius Geyling (1878-1974) et les vitraux par Koloman Moser (1868-1918). Les mosaïques des autels latéraux sont de Rudolf Jettmar (1869-1939) : l’autel latéral de droite montre l’Annonciation, tandis que celui de gauche, l’archange Gabriel. Construit en 1907, l’orgue pneumatique est de Franz-Josef Swoboda.

Le choix de Koloman Moser pour les vitraux avait suscité une vive controverse puisque cet artiste s’était converti au protestantisme. Lorsque autorités religieuses catholiques apprirent que celui-ci devait également réaliser le retable qui surplombe le maitre-autel, c’en était trop.

Si bien que cette tâche fut confiée d’abord à Carl Ederer (1875-1951) — accusé à tort de plagiat par Moser — puis à Remigius Geyling, et finalement à Léopold Forstner (1878-1936). Intitulé « L’accueil au paradis », on y voit le Christ entouré de deux anges et de saints : devant eux est agenouillé saint Léopold. Le visage, les mains et les pieds des personnages sont en céramique peinte. Les vêtements sont des plaques de marbre et les halos, de l’étain doré.

L’architecte a pris soin des aspects pratiques de son œuvre. Les trois premiers mètres des murs sont recouverts de marbre sans rivet afin de faciliter leur nettoyage. Le sol est légèrement incliné pour la même raison. Le maitre-autel est surélevé afin d’être visible de tous les fidèles. Les bancs ne présentent aucune arrête vive qui pourrait blesser les malades. Au lieu d’être de simples bassins, les bénitiers sont alimentés goutte à goutte en eau bénite à partir de réservoirs dorés, afin de réduire le risque d’infection. Le dôme est fermé d’un faux-plafond, ce qui améliore l’acoustique des lieux.

Contrairement à tous ces temples sombres, propices au recueillement, l’église Saint-Léopold-du-Steinhof est inondée de lumière, comme un minuscule avant-goût du paradis. Véritable œuvre d’art, elle est aujourd’hui considérée comme la plus belle église Art nouveau au monde.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de la France à Montréal, le 21 juillet 2012

Publié le 22 juillet 2012 | Temps de lecture : 1 minute

 

 
Conçus par les artificiers de la firme Féérie — récipiendaire de nombreux prix, dont l’or et l’argent au Festival d’art pyrotechnique de Cannes — les feux de la France se sont distingués par leur utilisation complète du ciel de La Ronde, avec une prédilection pour des feux bas, parfois au ras du Lac des Dauphins.

Même si la finale fut moins tonitruante que ce qu’on a déjà entendu, le raffinement de l’ensemble n’est pas passé inaperçu aux yeux des Montréalais, qui lui ont accordé la note de 84%.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 11

Publié le 20 juillet 2012 | Temps de lecture : 5 minutes

Les règles d’urbanisme de la ville de Montréal interdisent qu’un immeuble puisse dépasser la hauteur du sommet du Mont Royal, soit 232,5 mètres.

Les quatre plus hauts gratte-ciel de Montréal sont, en ordre décroissant, Le 1000 de la Gauchetière (205 m), la Tour IBM Marathon (199 m), la Tour de la Bourse (ou Place Victoria, 190 m) et la Place Ville-Marie (188,1 m).

Référence : Une tour d’habitation de 50 étages à Montréal


 
À partir d’un échantillonnage de 948 adolescents, une étude texane publiée dans Archives of Adolescent and Pediatrics Medicine révèle qu’à l’âge de 14 ou 15 ans, un adolescent sur cinq envoie par téléphone portable une photo sur laquelle ils posent nus. Cette proportion grimpe à 45% chez ceux de 19 ans.

Référence : Le quart des ados de 16 ans envoient des photos d’eux nus


 
Au cours des six premiers mois de 2012, les autorités américaines ont demandé à Twitter de leur transmettre des renseignements personnels relativement à 679 abonnés. Twitter y a donné suite dans 75% des cas.

Le Japon arrive en deuxième place avec 98 demandes et le Canada occupe la troisième place avec 11 demandes. Pour ces deux pays, Twitter a accepté de révéler l’information demandée dans 20% des cas.

Références :
Le Canada parmi les plus actifs pour les demandes de renseignements confidentiels
Un juge ordonne à Twitter de transmettre les messages d’un manifestant


 
C’est en faisant bouillir des os que les cuisiniers extraient la gélatine qui donne cette consistance particulière à leurs soupes.

Au Québec, la compagnie Tergel, située à Terrebonne, fabrique de gélatine extraite… de la peau de cochon. Elle en exporte pour une valeur de 18 millions$. Le Québec ayant une industrie porcine importante, cette filiale d’une compagnie française a choisi de s’installer chez nous à cause de l’abondance de la matière première utilisée.

La conséquence de cela est que les médicaments vendus en capsules ne sont jamais cachère, ni halal.

Référence : La gélatine, star de l’exportation


 
En 2008, le secteur agroalimentaire représentait 8% de la valeur de l’ensemble des biens et services produits au Québec, soit 19,2 milliards$. Ce secteur embauche ici 487 000 personnes.

45% de cette production est consommée au Québec : 32% est écoulée dans le reste du Canada, 13% aux États-Unis (note : dans ce pays, le chocolat est notre principale exportation), 3% dans l’Union européenne et 2% au Japon.

Références :
Anonyme. Qui mange québécois? La Presse 23 juin 2012: A3.
Coup d’œil sur le commerce agroalimentaire


 
En 2011, les exportations agroalimentaires québécoises ont augmenté de 13% pour atteindre 5,6 milliards$. Le champion de nos exportations est le porc (1 131 millions$, en hausse de 26% depuis 2005), le soya transgénique (598 millions$, en hausse de 307%), le chocolat (517 millions$, en hausse de 60%), le sirop d’érable (231 millions$, en hausse de 48%) et les légumes (171 millions, en hausse de 12%).

Référence : Anonyme. Principales exportations agroalimentaires du Québec, en 2011. La Presse 23 juin 2012: A3.


 
Aux États-Unis, le nombre de mosquées a presque doublé en dix ans, passant de 1209 en 2001 à 2106 en 2011. En 2000, la moitié des Musulmans de ce pays croyaient que la société américaine leur était hostile : ils ne sont plus que le quart à être de cet avis de nos jours.

Référence : Anonyme. Le temps des mosquées. La Revue 2012; 21: 16.


 
De 2000 à 2009, 598 personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées aux États-Unis. En nombres absolus, le record mondial est détenu par la Chine où plusieurs milliers de personnes sont exécutées par année : en général, les exécutions y surviennent dans les cinq jours après le verdict.

Références :
Anonyme. Mort en direct. La Revue 2012; 21: 16.
Peine de mort aux États-Unis
Peine de mort en République populaire de Chine


 
On n’a pas construit de centrale nucléaire aux États-Unis depuis la fin des années 1980. La dernière en lice fut la centrale Vogtle-2 mise en opération en 1989. Les ardeurs de l’industrie nucléaire ont été anéantis par des dépassements de coûts importants de cette centrale de Géorgie : originellement estimée à 660 millions$, cette centrale a finalement coûté 8,87 milliards$, soit treize fois plus.

Après plusieurs années d’études, le gouvernement Charest a annoncé la réfection de la centrale de Gentilly-2. Cette décision était sujette à l’approbation de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, autorisation qui fut accordée le 29 juin 2011. Officiellement, les coûts de cette réfection sont estimés à 1,9 milliard$.

Références :
Centrale nucléaire de Vogtle
Faut-il réparer Gentilly-2 ?


 
On est porté à croire que plus le code génétique d’un être vivant est complexe, plus cet être est évolué. Pourtant, la banane possède quelque 36 500 gènes, soit environ 14 000 de plus que l’être humain.

Référence : La banane se dévoile


 
Après des années de laisser-faire, l’Office québécois de la langue française constate qu’à peine 25 % des électroménagers vendus au Québec portent des inscriptions en français, contre plus de 75 % au moment de l’adoption de la Charte de la langue française, en 1977.

Référence : L’inscription obligatoire en français sur les électroménagers est dénoncée


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de la Grèce à Montréal, le 17 juillet 2012

Publié le 18 juillet 2012 | Temps de lecture : 1 minute

 

 
C’est avec une dizaine de minutes de retard que les feux grecs illuminèrent le ciel de La Ronde (le parc d’attraction de Montréal).

Quatrième pays participant à l’édition 2012 de la compétition internationale des feux d’artifice Loto-Québec, la Grèce a présenté hier soir des feux qui ont obtenu une note de 79%.

Sous le thème de Renaissance de l’Humanité, Nanos Fireworks — la compagnie de feux d’artifice la plus ancienne et la plus importante de Grèce — a présenté un spectacle intéressant et varié.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Juste pour rire : occupation dangereuse du site

Publié le 16 juillet 2012 | Temps de lecture : 7 minutes

Vendredi soir dernier, en finissant de travailler, je me suis rendu sur le site du festival Juste pour rire et j’en suis revenu furieux; je n’en reviens pas des obstacles qu’on oppose inutilement à la libre circulation sur ce site.

Concrètement, cela signifie que si un incident fâcheux devait déclencher un vent de panique chez une foule nombreuse de festivaliers, on aurait très certainement plus de gens blessés ou tués à cause de ces obstacles que par cet incident proprement dit. Les 19 photos ci-dessous constituent le dossier des lacunes que les autorités concernées sont invitées à corriger.

Note : Il suffit de cliquer sur une de ces photos pour l’agrandir.

La rue Sainte-Catherine

À son intersection avec la rue Jeanne-Mance, vendredi soir dernier, on avait placé des blocs de béton afin de marquer la fin d’une parade en provenance, apparemment, de l’ouest de la rue Sainte-Catherine : environ un mètre séparaient ces blocs, les uns des autres. Depuis, ces blocs ont été enlevés.

Le trottoir du côté sud de la rue Sainte-Catherine ne fait pas partie du site. Une clôture métallique continue suit ce trottoir sur toute sa longueur à l’exclusion d’une étroite ouverture aménagée en face de la Place Desjardins.

Plus loin, de chaque côté de la rue, des kiosques permettent à des marchands et des restaurateurs d’offrir leur marchandise : c’est le Souk du festival. Certains de ces marchands en ont profité pour placer des obstacles sur la voie publique.

Ailleurs, des files d’attente rétrécissent le passage empruntable par les festivaliers. Si bien qu’à certains endroits, il suffit d’une seule personne obèse ayant une grosse sacoche en bandoulière, d’un handicapé sur son siège motorisé ou d’une mère poussant le carrosse de son bébé, pour bloquer le passage du Souk.

Du côté nord de la rue Sainte-Catherine, à l’intersection avec la rue Saint-Urbain, un escalier permet d’atteindre l’esplanade de la Place des Arts. Puisque le festival Juste pour rire commence à la rue Saint-Urbain (plutôt qu’au boulevard Saint-Laurent), on a évidemment aménagé une clôture qui délimite le site mais qui crée un cul-de-sac dans lequel serait retenue la foule en provenance de l’esplanade qui tenterait de s’échapper en descendant cet escalier. De plus, toujours du côté nord de la rue, derrière les kiosques du Souk, on pouvait autrefois circuler le long du Théâtre Maisonneuve lors des FrancoFolies et du Festival de Jazz. Cette voie de circulation est maintenant bloquée.

Au milieu de la section de la rue Sainte-Catherine occupée par le festival, dans les grands escaliers qui donnent accès à l’esplanade de la Place des Arts, on a ajouté des cordons — ce sont des doublons futiles aux rampes de métal qui y sont déjà — des chaises, des kiosques, des corbeilles et des poubelles qui constituent autant d’obstacles sur lesquels trébucherait une foule en panique.

L’esplanade de la Place des Arts

Tout comme les escaliers qui y donnent accès, ce territoire est jonché d’obstacles.

La rue Jeanne-Mance

Le passage le long de côté sud du Musée d’Art contemporain est maintenant condamné par la billetterie. Tous les festivaliers en provenance de la rue Sainte-Catherine ou des marches de l’esplanade qui se déplacent vers l’Ouest doivent obligatoirement emprunter une intersection qui, comme nous l’avons vu, est parfois jonchée de blocs de bétons et devient alors un goulot d’étranglement.

Mon impression est à l’effet que les festivaliers qui profitent des événement gratuits en soirée constituent un marché différent de ceux qui paient pour les spectacles en salles. Si tel est le cas, on aurait eu avantage à placer la billetterie sur le boulevard De Maisonneuve, près de la sortie de métro (en fait, à la place du Labyrinthe Get Lost), ce qui aurait permis aux acheteurs en provenance du métro d’accéder facilement à la billetterie au lieu de leur infliger une longue marche.


 
Justement près de la bouche de métro sur la rue Jeanne-Mance, on a établi deux rangées de barrières. Pas une : deux. Cela a pour résultat que les dizaines de milliers de personnes présentes sur la Place des Festival doivent nécessairement contourner la barrière au premier plan, passer par le boulevard De Maisonneuve pour attendre leur tour, et finalement emprunter le métro. Tout cela favorise des comportements civilisés et courtois. Malheureusement, face à une foule en panique, il est illusoire de vouloir enseigner les bonnes manières. Par conséquent, cette double barrière représente un danger potentiel inutile et allonge indument l’exécution d’un ordre de libérer le passage à la foule.


 
Le boulevard De Maisonneuve

Le long de cette voie de circulation, on a ajouté également différents obstacles. Toutefois, contrairement aux trottoirs, la rue est libre. Comme il s’agit d’un boulevard à quatre voies, cela est amplement suffisant pour permettre à une foule nombreuse de s’échapper. C’est donc la seule partie totalement sécuritaire du site.

Conclusion

À part ses extrémités nord et ouest, tout le site occupé par le festival Juste pour rire — c’est à dire l’esplanade de la Place des Arts et la rue Sainte-Catherine — est jonché d’obstacles qui mettraient en péril la sécurité des festivaliers si un incident dramatique devait y survenir.

Il est impossible d’empêcher un tireur fou d’accéder aux différents festivals qui se succèdent à Montréal, pas plus qu’on pouvait empêcher le drame de Polytechnique. Toutefois, il est essentiel de limiter les pertes de vie que pourrait occasionner un désaxé.

La solution la plus simple, celle à laquelle tout le monde pense spontanément, c’est la solution « hollywoodienne » : jucher sur le toits qui surplombent le site, des militaires qui auraient pour mission d’abattre un malfaiteur. Dans les faits, il s’agit d’une solution coûteuse et stupide.

Elle est stupide parce s’il est vrai que des tireurs d’élite pourraient abattre plus rapidement le tueur et arrêter plus vite le nombre de ses victimes, on contribue surtout à la panique de la foule qui entend alors des tirs de partout et qui ne sait plus alors où se réfugier. Or cette panique est beaucoup plus meurtrière.

En effet, le nombre de morts causées par un tireur fou est peu de chose (si j’ose dire) comparé au nombre de ceux qui seraient piétinés à mort après avoir trébuchés sur des obstacles sur le passage d’une foule en état de panique. Or à l’heure actuelle, l’Est de la rue Sainte-Catherine est un immense cul-de-sac dans lequel des festivaliers paniqués seraient faits comme des rats.

Ces lacunes ne sont pas nouvelles. C’était comme ça il y a deux ans. C’était comme ça l’an dernier. Mais à l’époque, le Quartier des festivals était un immense chantier. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Les gens de Juste pour rire portent maintenant la responsabilité entière de ces lacunes. Je les invite à les corriger dans les plus brefs délais.


Postscriptum : À deux reprises depuis la publication de ce texte, l’hyperlien de ce billet à été envoyé au festival Juste pour rire, qui n’a pas jugé bon en accuser réception de manière formelle.

Par contre, le bureau du Maire de Montréal, par la voix de son directeur des communications, m’a fait parvenir la réponse ci-dessous.


N/Réf. : 13-12055

Monsieur,

Le maire de Montréal, M. Michael Applebaum, a bien reçu le courriel que vous lui avez adressé le 10 janvier 2013, concernant le texte que vous avez mis en ligne sur la dangerosité du site de Juste pour rire.

Nous avons transmis votre courriel à Mme Francine Chometon au bureau du directeur du Service de police de la Ville de Montréal, pour suites appropriées.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Darren Becker
Directeur des communications

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice du Canada à Montréal, le 14 juillet 2012

Publié le 15 juillet 2012 | Temps de lecture : 1 minute

 

 
Troisième pays participant à l’édition 2012 de la compétition internationale des feux d’artifice Loto-Québec, le Canada a présenté hier soir des feux d’artifices qui ont obtenu une note de 85%.

Sur une trame musicale un peu fade, l’artificier Sirius Pyrotechnics a présenté un spectacle généreux qui a satisfait à peu près tout le monde.

Grâce à une fausse fin après environ 20 minutes, tout ce qui meubla les dernières cinq à huit minutes est apparu comme un bonus non-sollicité, au grand ravissement du public.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Schönbrunn

Publié le 13 juillet 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Le château de Schönbrunn tire son nom d’une fontaine qui coule à cet endroit. En allemand, schöner Brunnen signifie Belle fontaine.

Ce château est un palais d’été que l’empereur Léopold 1er a commandé en 1696 au meilleur architecte autrichien de l’époque, Johann-Bernhard Fischer von Erlach. En 1705, les jardins à la française sont aménagés par Jean Trehet, un élève de Le Nôtre : ils seront remaniés en 1772 par Adrian van Steckhoven.

Peu de temps après l’achèvement du palais en 1730, il est remanié et agrandi de 1740 à 1749 par Nicolò Pacassi à la demande de l’impératrice Marie-Thérèse.

S’ajouteront un zoo en 1752 — c’est le plus ancien zoo au monde encore en activité — une gloriette en 1775 et une serre tropicale en 1882 (la plus grande d’Europe). Au total, le parc du palais fait 120 hectares.

C’est dans ce palais que Napoléon Bonaparte vécut avec son épouse — l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, fille de l’empereur — à deux reprises (en 1805 après la victoire d’Austerlitz, et en 1809 après Wagram). C’est également ici qu’est décédé de tuberculose, à l’âge de 21 ans, leur fils unique (surnommé l’Aiglon par les auteurs romantiques) en 1832.

D’abord utilisé en été, le palais devint ensuite résidence impériale. C’est ici que le dernier empereur d’Autriche, Charles Ier, abdiqua en 1918.

Le palais proprement dit est ouvert au public mais il est interdit d’en photographier l’intérieur. Le tarif ordinaire permet de visiter une quarantaine de salles qui sont toutes (ou presque toutes) de style néo-rococo. Le tarif plus cher donne accès à quelques pièces de plus : celle-ci sont magnifiques et valent amplement les deux euros supplémentaires qu’il faut débourser pour les visiter.

À l’origine, ce palais était situé en pleine campagne : toutefois, le développement urbain de la capitale autrichienne l’a rattrapé depuis. De nos jours, on y accède par le métro.

La vidéo débute donc par l’arrivée en métro. À 0:18, nous voici à l’entrée de la cour d’honneur. Les deux obélisques y sont coiffés non pas d’aigles à deux têtes (qui symbolisent l’empire austro-hongrois) mais d’aigles napoléoniennes que Bonaparte fit ajouter lors de ses deux séjours à Vienne.

À 0:26, il s’agit des jardins à droite du palais. Puis, à partir de 0:36, des grands jardins à la française, situés à l’arrière du palais.

De 1:15 à 2:07, nous visitons la serre tropicale du palais. Celle-ci renferme 4 000 plantes exotiques rapportées des quatre coins du monde par les botanistes de l’empereur. Les collections se répartissent en trois sections qui se distinguent par leur chaleur et leur degré d’humidité. Il est à noter que les photos en noir et blanc sur lesquels la nature semble givrée, sont en réalité des photos infrarouges.

À 1:22, cette fleur étrange est la passiflore Kaiserin Eugénie, nommée en l’honneur d’Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach (mieux connue sous le surnom d’impératrice Sissi).

De 2:08 à 2:27, voici l’ancienne Maison du cadran solaire (Sonneruhr Haus), devenue la Maison du désert.

Au fond des jardins à la française, au pied de la colline qui mène à la gloriette qui la couronne, nous rencontrons la Fontaine de Neptune (à 2:38), que Franz-Anton Zauner réalisa en 1780. Les sculptures en marbre blanc sont de Wilhelm Beyer.

De 2:52 à 3:05, voilà cette gloriette. Il s’agit d’une arcade néoclassique, dessinée par Ferdinand von Hobenberg en 1775, qui héberge un casse-croute derrière ses grandes fenêtres et offre, sur le toit, une vue panoramique de l’arrière du château. Elle célèbre la victoire en 1757 de l’Autriche de l’impératrice Marie-Thérèse sur la Prusse du roi Frédéric II (dont le Palais de Sanssouci était interdit aux femmes et aux militaires).

À 3:14 à 3:31, c’est la Cascade de l’obélisque, puis (de 3:33 à 3:39) les fausses ruines romaines aménagées à proximité. De 3:42 à 4:04, ce sont les Jardins du Prince héritier, à la gauche du palais.

Puis nous visitons sommairement le quartier qui entoure le palais, de 4:06 à 4:17.

De 4:18 à 4:46, nous voyons des images d’un spectacle donné dans la Grande galerie du palais — longue de 43 mètres — précédé d’un repas créé à partir des mets préférés de l’empereur François-Joseph 1er (l’époux de l’impératrice Sissi) qui a régné sur l’empire austro-hongrois durant toute la seconde moitié du XIXe siècle.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de la Suisse à Montréal, le 7 juillet 2012

Publié le 8 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes

 

 
Hier soir, la Suisse devenait le deuxième pays participant à l’édition 2012 de la compétition internationale des feux d’artifice Loto-Québec.

Alors que certains artificiers aiment les gros pétards, bruyants ou énormes (et probablement dispendieux), Sugyp — responsables des feux d’hier soir — préfèrent utiliser une multitude de feux qui occupent le bas et le milieu du ciel.

On a donc un spectacle sans véritable temps mort, accompagné d’une trame sonore écrite surtout par les grands compositeurs du cinéma hollywoodien et, accessoirement de Richard Strauss et Richard Wagner.

Sous le thème assez réussi de la conquête spatiale, la trouvaille de la soirée à sans doute été ce petit navire spatial — probablement un engin télécommandé — qui a zigzagué longuement dans le ciel de La Ronde et qu’on peut voir dans la première moitié de la vidéo ci-dessous (réalisée par Vincent Vivien).
 

 
Détails techniques de ma vidéo (celle du haut) : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm F/1,7.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de Jazz de Montréal, le 6 juillet 2012

Publié le 7 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Orgone
Anthony Gomes
Maestro Fresh Wes
Tyler Yarema
Frank Lozano Montreal Quartet

Hier, c’était l’avant-dernier soir du Festival de Jazz de Montréal, édition 2012. J’y suis allé après le travail : je suis arrivé vers 21h45.

Orgone, des États-Unis, donnait la dernière partie d’un spectacle devant une Place des Festivals pleine de monde. Pendant ce temps, Anthony Gomes (un bluesman américain natif de Toronto) terminait son spectacle à l’autre bout du site. À l’issue de ce spectacle, j’ai surpris cette confidence d’un mari à son épouse : « Je savais qu’ils allaient être bons », ce qui correspond à mon impression à partir de ce que j’ai entendu.

À 22h, le Torontois Maestro Fresh entamait son spectacle hip-hop sur la scène Bell. Pendant ce temps, sur la scène Rio Tinto Alcan, le pianiste ontarien Tyler Yarema, entouré de nombreux musiciens présentait un spectacle énergique, apprécié de la foule nombreuse venue l’entendre. Pour terminer, sur la scène Bell, le quatuor montréalais réuni par le renommé saxophoniste Frank Lozano défendait les couleurs du jazz devant une foule admirative.

Cliquez pour agrandir l’animation

Ce soir, ce sera donc la dernière occasion d’entendre ce que des organisateurs du festival ont concocté au bénéfice des festivaliers. Mais je n’y serai pas puisque j’irai plutôt voir les feux d’artifice de la Suisse de 22h00 à 22h35.

Ce billet est donc mon dernier survol d’une de ces soirées extraordinaires du Festival de jazz 2012 de Montréal. Rappelons que ce dernier est le plus important festival de musique au Monde.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R pour les photos (animation avec l’objectif M.Zuiko 12 mm F/2,0)
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,4 — ISO 2500 — 132 mm
3e photo  : 1/100 sec. — F/4,1 — ISO 250 — 45 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/4,6 — ISO 800 — 70 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de Jazz de Montréal, le 5 juillet 2012

Publié le 6 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Gypsophilia
Lady Lynn and Her Magnificient Seven
Carl Tremblay (et son bassiste, Mario Couture)
Coyote Bill
Chet Doxas Quartet

À mon arrivée sur le site du festival vers 20h45, ce qui m’a frappé c’est qu’il y avait encore plus de monde que d’habitude. Devant la petite scène Radio-Canada, j’ai dû accéder à la foule par un côté opposé pour réussir à m’y faufiler afin de photographier Gypsophilia (d’Halifax), tellement étaient nombreux leurs admirateurs.

Pendant ce temps, Lady Linn and Her Magnificent Seven, de Belgique, terminait un spectacle qui sera repris deux heures plus tard sur même scène (Rio Tinto Alcan) devant une assistance toute aussi nombreuse.

À 21h, les festivaliers avaient le choix entre deux spectacles concurrents : les Hongrois Besh o druM (que j’ai vus avant-hier) et le bluesman Carl Tremblay, de la ville de Québec. Ce dernier est un chanteur d’expérience qui connait tous les trucs pour séduire son public qui, hier soir, lui était déjà acquis; à deux reprises dans son spectacle, M. Tremblay ira chanter en se promenant longuement parmi l’assistance.

Comme c’est souvent le cas, en nommant ses musiciens, ceux-ci sont invités à faire un solo improvisé qui les met en valeur. Cela nous a permis de découvrir Mario Couture, un des meilleurs bassistes que j’aie entendu de toute ma vie.

À 22h, en plus de la reprise de Lady Linn and Her Magnificent Seven, les festivaliers pouvaient entendre les Québécois de Coyote Bill, sur la scène Bell, présenter leur nouveau CD, alors que Chet Doxas Quartet, de Montréal, présentait, entre autres, le contenu de son plus récent opus.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/160 sec. — F/4,7 — ISO 640 — 74 mm
2e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 40 mm
3e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 500 — 96 mm
4e photo  : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 250 — 49 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel