Voyage à Helsinki : jour 4

Publié le 4 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Aujourd’hui, je me propose d’effectuer un petit circuit qui relie horizontalement la gare Centrale à la plage de Hietaranta, à l’ouest.

Kiasma
Aperçu de l’exposition en vedette au 5e étage

Le musée d’Art contemporain d’Helsinki s’appelle le Kiasma.

Construit de 1996 à 1998 sur les plans de l’architecte américain Steven Holl, le Kiasma comprend cinq niveaux d’exposition.

On y présente des expositions temporaires d’artistes invités ou réalisées à partir de sa collection permanente.

Ce mois-ci, le musée est gratuit les vendredis.

Parlement finlandais

À proximité se trouve l’édifice du parlement finlandais. Conçu par l’architecte finlandais Johan-Sigfrid Sirén et inauguré en 1931, l’édifice est dans le style néoclassique, rehaussé d’une touche décorative finlandaise.

Musée d’Histoire naturelle

En raison de sa gratuité aujourd’hui, le musée d’Histoire naturelle est très achalandé.

Le musée utilise une vaste gamme de moyens pour présenter la nature; jeux pour enfants, squelettes, petits animaux baignant dans leur bocal, et vitrines saisissantes d’animaux empaillés.

Avec celui de Toronto et de Glasgow, c’est un des musées les plus intéressants du genre que j’ai eu l’occasion de visiter.

En raison de la qualité du travail de ses taxidermistes, je compte y revenir prendre d’autres photos lorsqu’il y aura moins de monde.

Plage de Hietaranta

Vers 16h30, j’arrive à la plage Hietaranta. Sauf son extrémité sud (où on trouve quelques cailloux), cette plage est en sable fin.

Dans un édifice circulaire, on trouve des douches et des salles pour se changer. Au cout d’un euro, on peut louer un des nombreux casiers disponibles.

Si l’eau de la plage est plus propre que celle de l’ile de Seurasaari, elle est parfois colonisée par des algues bleues.

Ces jours-ci, les autorités recommandent la douche après la baignade. En réalité, celle-ci est indispensable avant de quitter les lieux puisque ces algues causent des brulures sous forme de petits point rouges.

Cimetière de Hietaniemi

Afin de retourner à la gare Centrale, je choisis d’emprunter la piste cyclable qui contourne l’immense cimetière de la ville. Une bonne partie des illustres disparus du pays y sont enterrés.

Le cimetière comporte une section pour les décédés de religion orthodoxe et une autre pour ceux de religion juive.

Le cimetière est très boisé. Par endroits, on se croirait presque en forêt.

On peut donc imaginer que ces arbres puisent leur nourriture de ce qui émane des disparus. Et peut-être rejoint-on là les croyances anciennes des peuples celtiques qui accordaient à la foret un caractère sacré et mystique.

Baana

En traversant l’extrémité sud du cimetière, on atteint la Pohjoinen Rautatiekatu ou rue de la Voie ferrée nord.

Originellement, cette rue suivait une voie ferrée longue de 1,3 km. Depuis 2012, cette voie, par endroits creusée dans le roc, a été transformée en autoroute cycliste appelée Baana.

Les viaducs qui l’enjambent portent des inscriptions qui permettent aux piétons et au cyclistes de savoir quelle sortie emprunter.

Celle à proximité de la gare Centrale m’a permis de sauter dans le premier train et de renter à l’appartement à dix minutes plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 9 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 3

Publié le 3 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Ayant échoué hier à me rendre sur l’ile de Seurasaari, je tente de nouveau ma chance aujourd’hui.

Famille connectée

Sur le train qui m’amène au centre-ville, les gens tuent le temps sur leur téléphone multifonctionnel, dont cette famille où même les jeunes enfants ont leur propre téléphone.

Pour prendre le bus 24, il faut se rendre à l’arrêt situé du côté ouest de l’édifice de Marks & Spencer.

Après un trajet d’environ une demi-heure, la 24 s’arrête au début du petit pont de bois qui mène à l’ile.

Intérieur d’une maison paysanne
Intérieur d’une maison bourgeoise

L’ile de Seurasaari est longue d’un kilomètre et large d’un demi-kilomètre.

Au cours d’un élan patriotique qui devait mener à l’indépendance du pays en 1917, on y a créé en 1909 sur un musée à ciel ouvert destiné à montrer le mode de vie traditionnel des Finlandais.

À cette fin, on y a déplacé une soixantaine de bâtiments en bois construits au XVIIIe et au XIXe siècle en provenance d’un peu partout à travers le pays.

Le métal étant dispendieux, l’assemblage des matériaux se faisait sans utiliser de clous, selon diverses techniques de construction.

On y trouve des habitations et des bâtiments pour entreposer les récoltes, les outils aratoires et les bateaux de pêche.

La fenestration y est parcimonieuse afin de réduire la déperdition de chaleur durant la saison froide. Ce qui fait que les intérieurs sont sombres et que les gens étaient incités à travailler à l’extérieur.

Extérieurement et intérieurement, les maisons sont très différentes les unes des autres. Dans les maisons les plus humbles, la décoration est inexistante (quoique dans l’une d’elles, les murs sont tapissés de papier journal).

Intérieur de l’église

L’ile renferme deux moulins, une salle de concert et une église.

Le toit de cette dernière est recouvert de tuiles de bois imperméabilisées par de la résine de conifère.

Dans l’église, les hommes s’assoyaient à droite : les femmes à gauche. Les paroissiens fortunés à l’avant. Les ouvriers et les paysans à l’arrière.

Sur les côtés, les cierges étaient portés par de longs chandeliers horizontaux en forme de bras afin de réduire les risques d’incendie puisque l’église est entièrement en bois.

Plage de Seurasaari

L’ile de Seurasaari étant très boisée, il y fait moins chaud qu’en ville. Mais à gravir les escaliers des maisons à deux étages et à se promener dans les bois, on finit par avoir chaud en plein été.

Aussi n’ai-je pas pu résister à la tentation d’une baignade sur la plage de l’ile.

Le sable n’y est pas particulièrement fin. L’eau contient de nombreuses algues en suspension et le fond de l’eau est un peu rocailleux.

Les rochers étant glissants lorsque mouillés, on prendra soin d’accéder à l’eau avec prudence.

En dépit de ses défauts, j’ai trouvé bien agréable de m’y tremper une bonne demi-heure, suivie d’une autre pour faire sécher mon maillot.

Pour les visiteurs qui n’ont pas de maillot, l’ile possède aussi deux plages naturistes plus au sud : l’une pour les femmes et l’autre pour les hommes.

Après cette baignade, je rentre à l’appartement pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 3e et 4e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 15 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 7 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 7 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 10 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 2

Publié le 2 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Dès 4h30 ce matin, le ciel était clair. Aujourd’hui le soleil se lève à 5h03 et se couche à 21h48, ce qui donne 16h45 d’ensoleillement.

À mon départ du Québec, la floraison de l’herbe à poux n’avait pas encore débuté. En partant pour Helsinki, je croyais avoir trois semaines de répit supplémentaire quant à mes allergies saisonnières.

Malheureusement, il semble bien que la campagne finlandaise possède elle aussi ses propres allergènes puisque depuis ce matin, j’en suis atteint.

En raison du temps beau et chaud, je décide de visiter l’ile de Seurasaari, au nord-ouest du centre-ville.

Pour m’y rendre, je dois passer par la gare Centrale, prendre le bus 24 et traverser à pied un petit pont.

À proximité de la gare Centrale, j’aperçois un magasin Marks & Spencer. Or les caleçons qu’on y vend ont l’air un peu démodés, mais sont particulièrement confortables. J’en achète huit en dépit du prix excessif.

En Grande-Bretagne, chaque paquet de quatre coute 7,5 livres sterling, soit l’équivalent de 8,4€. Mais le prix à Helsinki est de 29,95€, soit plus du triple.

Mais je n’ai pas le choix; le confort se paie.

Réparations chez Marks & Spencer

Au cours de ma visite, on y effectue d’importantes réparations. Afin d’éviter que la poussière se dépose sur la marchandise, les ouvriers travaillent derrière des cloisons de plastiques soigneusement scellées.

Croyant prendre le bus 24, je monte dans l’autobus stationné au quai 24. Il me fera effectuer un long périple dans la campagne finlandaise jusqu’au lac Pikäjärvi (où je descends), situé à 26km de la capitale.

Ce qui me donne l’occasion de voir que la forêt finlandaise, omniprésente, ressemble à celle des Laurentides.

Burger King de la gare Centrale

De retour à la gare Centrale, je vais au kiosque d’information de la ville afin de savoir où trouve le marchand de vin le plus près.

On me l’indique sur une carte qu’on me remet. Mais cette carte ne sera d’aucune utilité puisque la signalisation routière à Helsinki laisse à désirer. À certaines intersections, le nom des rues semble n’être indiqué nulle part.

Signalisation routière

Je finis par trouver le magasin Alko grâce à la géolocalisation de mon iPad. C’est sur les murs ce magasin que je trouve enfin le nom de la rue sur laquelle il est situé (en finlandais et en suédois).

Prix des produits alcoolisés

La Finlande n’ayant pas le climat pour la culture du raisin, l’État y décourage la consommation de vin (nécessairement importé) en interdisant sa vente dans les épiceries et par des taxes élevées. Ce qui fait que les Finlandais sont généralement des buveurs de bière locale.

Les boutiques Alko vendent de la bière importée. Mais celle-ci est également frappée de taxes importantes. C’est ainsi que ma bière préférée (ci-dessus) se vend le double du prix québécois.

J’y achète un blanc portugais et un rouge bordelais.

Fait à noter : la vitesse des transactions en Finlande (pays natal de Nokia) est foudroyante. Dès que j’ai terminé d’entrer mon NIP, je n’ai même pas besoin d’appyer sur OK : l’autorisation de VISA Desjardins (à l’autre bout du monde) nous parvient en deux secondes.

Prix des produits alcoolisés

En direction de la gare Centrale, je passe devant l’ancien édifice de la poste. On y trouve le restaurant japonais Máshiro.

De 11h à 15h, on y offre un buffet de sushis pour 14,9€. On choisit les sushis qui défilent devant soi sur un tapis roulant.

J’y reviendrai à l’heure du repas du midi.

Je rentre à l’appartement pour la nuit. Mon repas du soir sera identique à celui d’hier.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 10 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 23 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 1

Publié le 31 juillet 2018 | Temps de lecture : 5 minutes

Je vous écris d’Helsinki.

Mais pour l’amour du Ciel, qu’est-ce je fais là bas ?

Je me demandais où prendre mes vacances lorsque j’ai lu quelque part que les Finlandais étaient présentement le peuple le plus heureux sur terre.

J’ai donc décidé d’aller faire enquête afin de savoir pourquoi.

Habituellement, je prends mes vacances à l’automne. Mais le climat plus frais en Scandinavie m’a convaincu de les prendre plus tôt cette année.

Bistrot Trudeau

À l’aéroport de Dorval, j’avais d’abord décidé de prendre le repas du soir (des pâtes) au Bistrot Trudeau. Mais la personne qui m’a répondu ne parlait pas français (l’aéroport est un territoire fédéral où la Loi 101 ne s’applique pas).

Je me suis donc rendu au comptoir à salade du Marché Camden où on paie au poids. Mes 480g de victuailles m’ont couté 22,23$. On y parlait français.

Ailes retroussées de l’avion

Après une escale à Amsterdam, le vol vers Helsinki ne prend que 2h20.

Aperçu d’Helsinki

Helsinki est à la frontière méridionale d’un pays allongé du nord au sud.

Géographiquement, la ville est formée de presqu’iles et de plusieurs iles auxquelles on accède surtout par traversier.

La grande masse d’eau qui l’entoure sert de tampon thermique qui atténue les écarts de température entre le jour et la nuit.

Dans les semaines qui ont précédé mon départ, la température maximale était d’un ou de deux degrés de moins qu’à Montréal. À l’inverse, la température minimale était de trois ou quatre degrés de plus.

Intérieur de la gare de l’aéroport

Depuis 2015, on s’affaire à construire une ligne ferroviaire circulaire qui relie l’aéroport à la capitale.

Tout est propre.

Les murs de la station de l’aéroport ne sont que partiellement recouverts de la grande murale qui devrait la décorer.

À l’extérieur, le long de la voie, beaucoup d’arbres servent de mur antibruit en dépit du fait que ce train est très silencieux. Lorsqu’on regarde plus au loin, il y a des arbres partout. Tous les immeubles semblent avoir surgi de différents boisés.

Exemple d’une gare

À l’aéroport et aux quais des différentes stations jusqu’à ma destination, on rencontre plusieurs femmes portant le voile musulman. Je présume que les crises migratoires provoquées par les guerres au Moyen-Orient ont déplacé des populations vers les pays riches d’Europe (puisque j’en ai peu rencontré au Portugal).

Une bonne partie des gens que je rencontre sont en sandales et en culottes courtes.

Dans la capitale et sa banlieue, il y a très peu de moustiques. Aucune des fenêtres de mon appartement n’a de moustiquaire. Plus nord, en pleine campagne, il y en a, me dit-on.

Après mon arrivée à l’appartement, je me suis rendu à deux épiceries pour acheter des vivres.

En Finlande, les produits alimentaires sont étiquetés en finlandais et en suédois.

Sous l’influence anglo-saxonne, les nourrices du Québec cachent leur enfant allaitant sous un voile. Mais ici, à l’épicerie, j’ai rencontré une mère qui allaitait son nourrisson sans gène, le sein à l’air. La chose est tellement naturelle que la mère ne semblait pas se soucier qu’on puisse la regarder.

Pour ce premier repas en Finlande, je me suis procuré des aliments locaux.

Les concombres du pays sont beaucoup plus fibreux qu’au Québec. Ils ont moins de goût et sont moins sucrés.

Le saumon finlandais est une nouvelle variété qui croît rapidement. Ce n’est pas un OGM. À 22,9€ du kilo, cela n’est pas économique. Plus rougeâtre que le saumon canadien, il a le même gout.

Le ‘pain de fromage’ (ou Leipäjuusto) sans lactose se présente comme une galette blanche mouchetée de brun. Légèrement grillé (ce qui lui donne sa coloration), il a la texture du fromage en grains du Québec.

Les fraises finlandaises se vendent 5€ du kilo. Elles sont pâteuses et plus acidulées que les fraises québécoises. Mais elles sont extrêmement goutteuses. Davantage que certaines fraises françaises renommées à ce sujet. En fait, elles gouttent autant que des framboises du Québec.

À l’épicerie, le taux maximum d’alcool des boissons est de 5,5%. Donc on trouve de nombreuses bières, mais pas de vin. Lorsqu’on en trouve, il s’agit de vins à faible teneur d’alcool.

On peut s’y procurer deux vins sous la marque espagnole Sangre de Toro. Un blanc légèrement sucré que je n’ai pas acheté et un rouge. Ce dernier est de la piquette; astringent, plutôt acide, mais pas totalement désagréable.

J’espère trouver mieux auprès des marchands de vin de la capitale.

Après mon repas du soir. Je vais me coucher. Quelques heures plus tard, je me lève pour écrire et publier ce texte.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les actions futiles de Greenpeace

Publié le 28 juillet 2018 | Temps de lecture : 4 minutes
Puits de pétrole

En 2016, après l’adoption par la ville de Montréal d’une résolution s’opposant au passage du pipeline Énergie-Est sur le territoire montréalais, l’Albertain Ezra Levant avait entrepris une campagne de publicité accusant le maire de Montréal de préférer le pétrole ‘de la charia’.

Déjà à l’époque, le Québec n’achetait pas une goutte de pétrole d’Arabie saoudite. Qu’en est-il depuis ?

Au 30 mai 2017, nos deux principaux fournisseurs étaient les États-Unis (41%) et l’Alberta (36%). Le 23% restant se répartissait essentiellement entre l’Algérie, le Kazakhstan et le Nigéria.

Greenpeace peut bien suspendre au mât du stade olympique une banderole hostile à la production pétrolière de l’Alberta, la réalité demeure que chaque fois qu’on met un dollar d’essence dans le réservoir d’un véhicule au Québec, 36 cents financent la production de pétrole de cette province.

Le mythe entretenu par les écologistes, c’est que si on nuit à la production pétrolière, on fait augmenter le prix des hydrocarbures. Et si le pétrole devient plus cher, les consommateurs achèteront de plus petits véhicules, ce qui réduit la production de gaz à effet de serre.

En théorie, tout cela est bien joli. Mais dans les faits, si l’Alberta cessait de produire du pétrole, les stations-service du Québec s’approvisionneraient ailleurs.

Les campagnes de Greenpeace n’ont qu’un seul but : stimuler l’ardeur de ses donateurs. En somme, c’est de la poudre aux yeux.

Pour faire augmenter le prix du pétrole, il faut cesser d’élire des gouvernements nationaux qui, sous de beaux grands principes creux, provoquent des guerres dans les pays producteurs de pétrole.

En effet, toute guerre est ruineuse. Conséquemment, les conflits armés obligent les belligérants à augmenter si possible leur production pétrolière ou à l’offrir à n’importe quel prix afin de financer le conflit dans lequel ils sont engagés.

Quand avez-vous entendu Greenpeace se mêler de politique internationale ? Apparemment, cela ne le regarde pas.

De plus, ce qu’il faut faire, c’est réduire la consommation (et non la production) d’énergies fossiles. Entre autres, en favorisant le transport en commun et en consommant des aliments produits localement, quitte à modifier nos habitudes alimentaires selon les saisons.

Au Québec, la personne la plus influente à ce sujet est Valérie Plante. Dès le lendemain de son élection-surprise à la mairie de Montréal, le thème de la mobilité durable est devenu une recette à la mode pour se faire élire.

Évidemment, Greenpeace ne commet pas de geste d’éclat afin de dissuader la conduite automobile : les centaines de bouchons de circulation un peu partout dans la région métropolitaine s’en chargent.

Malheureusement, après seize ans de sous-financement du transport en commun, le millier de pannes annuelles dans le métro et le service déplorable offert par les trains de banlieue n’ont rien pour motiver les automobilistes à abandonner leurs véhicules.

Et on prévoit que ce sera comme ça pendant encore des années.

Depuis seize ans, nous avons voté pour des gouvernements en sachant qu’ils étaient pourris. Eh bien, voilà notre punition.

Malheureusement, lorsque je lis les sondages, je n’ai pas l’impression que nous avons retenu la leçon.

Références :
Banderole au Stade olympique: sept militants de Greenpeace arrêtés
Coderre accusé de préférer «le pétrole de la charia»
État de l’énergie au Québec

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’or beige

Publié le 26 juillet 2018 | Temps de lecture : 3 minutes
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Rien n’est plus commun que le sable.

Plus de 86 millions de tonnes de gravier et de sable sont produites chaque année au Québec.

Au-delà de son utilisation dans la fabrication du verre (souvent la seule solution de remplacement au plastique) et des puces électroniques, c’est l’industrie de la construction qui utilise le plus de sable.

Il faut environ deux-cents tonnes de sable — mélangé avec du ciment pour faire du béton — pour bâtir une maison de taille moyenne, vingt-mille tonnes pour construire un hôpital, et presque le double pour un seul kilomètre d’autoroute.

À travers le monde, quinze-milliards de tonnes de sable sont utilisées annuellement, dont 70% en Asie. À elle seule, en trois ans (de 2011 à 2013), la Chine a eu besoin d’autant de sable que les États-Unis durant tout le XXe siècle.

Depuis 1965, Singapour a agrandi son territoire de vingt pour cent, soit 130 km², en déversant des millions de tonnes de sables à la mer.

En Indonésie, vingt-cinq petites iles de l’archipel ont disparu en raison de prélèvements de sable effectués par des contrebandiers au profit de Singapour.

Le Cambodge, le Vietnam et le Myanmar ont dû interdire l’exportation de leur sable.

En Inde, le marché noir du sable destiné à la construction rapporte 3,3 milliards$ annuellement.

Peut-on croire que les pétromonarchies — qu’on imagine comme de vastes étendues désertiques — manquent de sable ?

En effet, il y a sable et sable.

Celui du désert est trop rond et lisse. Il ne convient pas à la majeure partie des utilisations commerciales. Il est préférable de choisir un sable qui peut s’agréger facilement. Comme le sable marin.

En conséquence, le Qatar et les Émirats arabes unis importent à prix d’or du sable d’Australie, entre autres.

Pendant ce temps, d’énormes navires de drague aspirent la mince couche de sable qui couvre le fond marin. Entre quatre-mille et quatre-cent-mille m³ de sable sont prélevés quotidiennement, éliminant au passage une partie de la flore marine.

La nature compense ce vide de sable en mer en tirant vers le large les grains de sable du rivage, ce qui accentue l’érosion des plages touristiques.

D’autre part, chaque grain de sable résulte de l’effritement d’une roche qui s’effrite sous l’action de la glace, de l’eau et du vent. Il faut des millions d’années pour qu’un grain de sable se rende jusqu’à la mer par la voie des ruisseaux et rivières.

Or, 845 000 barrages obstruent les cours d’eau du monde. Ainsi, entre le quart à la moitié de l’approvisionnement naturel des océans en sable se trouve bloqué.

Référence : Le sable, enquête sur une disparition

Paru depuis :
Vos vacances à la plage sont-elles menacées? (2019-01-04)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Bref séjour à Ulverton

Publié le 24 juillet 2018 | Temps de lecture : 2 minutes

C’est à l’invitation d’une amie (que je remercie) que j’ai passé une journée dans le village d’Ulverton, en Estrie.

Depuis ma dernière visite, il y a sept ans, la nouveauté la plus importante du village est le développement du domaine viticole appelé Les vallons de Wadleigh, où poussent plus de seize-mille plants de trois cépages hybrides, soit le Frontenac noir, le Frontenac gris et le Frontenac blanc.

Voici quelques souvenirs photographiques rapportés de ce voyage.

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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 34 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 26 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice du Portugal, le 26 juillet 2017

Publié le 20 juillet 2018 | Temps de lecture : 1 minute
Odyssée portugaise

Les trois spectacles gagnants du concours pyrotechnique présenté en 2017 à La Ronde furent, dans l’ordre, ceux de l’Angleterre, de la France et du Portugal.

Le texte d’hier présentait la vidéo intégrale du spectacle de l’Angleterre.

Malheureusement, il n’existe pas de document audiovisuel de qualité qui présente l’intégrale du spectacle français.

Le vidéaste KT — qui a si magnifiquement capté le spectacle autrichien de cette année et d’autres antérieurement — avait placé, dans le cas de la France, son trépied près du Pied du courant, sur l’ile de Montréal.

Sa vidéo a donc été prise de loin, sans la musique indispensable pour bien apprécier ce spectacle. C’est également le cas de sa captation du spectacle allemand du 19 juillet 2017.

Mais il a très bien enregistré le spectacle Odyssée portugaise, créé par la firme Macedos Pirotecnia, et gagnant du Jupiter Bronze de 2017.

C’est ce spectacle que je vous présente aujourd’hui.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier prix des Feux Loto-Québec en 2017

Publié le 19 juillet 2018 | Temps de lecture : 2 minutes
Les feux d’artifice de l’Angleterre

Un Québécois appelé KT a posté sur YouTube les vidéos en haute résolution qu’il a réalisées à l’Internationale des feux Loto-Québec.

J’ai passé en revue ceux de 2018 et j’en ai profité pour ajouter rétroactivement celui de l’Autriche au texte que j’ai publié le 13 juillet dernier.

Les deux autres — le spectacle d’ouverture du 7 juillet et les feux de la Chine présentés le 14 juillet 2018  — ont quelques bons moments. Mais globalement, leur intérêt limité ne justifie pas que je vous recommande de les voir dans leur intégralité.

En visionnant ceux de l’an dernier, j’ai déniché le spectacle présenté le 29 juillet 2017 par l’Angleterre.

Créé par les artificiers de Jubilee Fireworks, ce spectacle remporta le Jupiter Or, la récompense ultime de cette compétition internationale.

Intitulé Coup de théâtre, il est principalement basé sur de la musique de films et de comédies musicales.

La vidéo qu’en a faite KT manque un peu de netteté mais l’intérêt de ce spectacle dépasse sa qualité photographique.

Le voici donc, comme si vous y étiez…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nord et l’ouest d’Alfama

Publié le 18 juillet 2018 | Temps de lecture : 4 minutes
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Introduction

La colline sur laquelle est construit le quartier d’Alfama étant asymétrique, on trouve moins de sites touristiques dans le nord et l’ouest de ce quartier.

Le nord d’Alfama

La page titre du diaporama montre le Miradouro de Nossa Senhora do Monte, le point le plus élevé d’Alfama.

De 0:06 à 0:48, nous visitons le Castelo de São Jorge.

Le château Saint-George s’élève aujourd’hui sur des défenses romaines reconstruites et renforcées à la suite de la conquête des Maures en 711.

Ces derniers renommèrent la ville Al-Ushbuna (dont provient le nom Lisbonne).

Durant la Reconquête, la ville fut prise d’assaut en 1146 par Alphonse Ier de Portugal, aidé de croisés en route vers la Terre sainte.

Devenu chrétien, le château fut placé sous la protection de saint Georges à qui beaucoup de croisés vouaient un culte.

Très endommagé par des tremblements de terre, il doit son aspect actuel à une reconstruction qui dura un demi-siècle, à partir des années 1940.

De ses remparts et de son chemin de ronde, il offre sur la ville une vue exceptionnelle. On y trouve un petit musée archéologique — appelé Núcleo museológico (de 0:40 à 0:46) — où sont présentés des pièces de monnaie et des débris de poterie.

Près de la sortie du site, on trouve quelques restaurants, dont The World Needs Nata (de 0:49 à 0:51). Son plateau de petiscos (ou tapas portugaises) offre, de gauche à droite, des sardines aux poivrons rouges, du jambon de Serrano saupoudré de thym, et des tranches de poulet pressé recouvertes de fromage râpé et de tomates cerises. Le tout est très bon.

De 0:52 à 1:15, nous visitons l’Igreja da Graça et le belvédère situé sur son parvis (de 1:17 à 1:20).

En forme de croix latine, l’église de la Grâce est située dans le quartier de Graça, dans le nord d’Alfama.

L’édifice ayant été détruit par le séisme de 1755, l’église rococo qu’on voit aujourd’hui date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

L’intérieur est en pierre de taille rehaussé de marbre rose.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
La nef sans bas-côtés est flanquée à droite (à 1:02) de quatre autels peu profonds. À gauche (à 1:04), on trouve trois autres autels peu profonds et une chapelle authentique, dotée de son propre tabernacle, soit la Capela do Santissimo, près du bras gauche du transept.

Chaque bras du transept dispose également d’autels latéraux.

Le plafond est magnifiquement décoré de faux marbre rose et de grisaille (à 1:09).

Étonnamment, l’orgue situé au-dessus de la sortie est traversé par une ouverture centrale qui laisse passer la lumière d’une fenêtre (à 1:15).

L’ouest d’Alfama

Notre visite de l’ouest d’Alfama se limitera à l’Igreja de São Cristóvão, située au sommet d’une pente escarpée.

Celle-ci est dédiée à saint Cristophe de Lycie, le patron des voyageurs.

Construite en 1610 et restaurée en 1672, l’église Saint-Christophe fut épargnée par le séisme de 1755. C’est un des rares exemples d’église du XVIIe siècle à Lisbonne qui ait conservé son aspect originel (y compris sa décoration intérieure).

Si le bois de son maitre autel a perdu sa dorure et si ses toiles ont été noircies par la suie des lampions, une restauration devrait lui permettre de retrouver son lustre d’antan.


Détails techniques : Le diaporama présente 42 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (18 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (17 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel