Nombre cumulatif des décès dus au Covid-19 dans les pays scandinaves au 15 novembre 2020

Publié le 15 novembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Morts par million d’habitants

Que disait-on au juste au sujet du ‘modèle suédois’ ?

Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

Paru depuis :
Sweden’s frontline health care workers are quitting in worrying numbers as COVID cases spike (2020-12-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : diminution du taux de mortalité

Publié le 12 novembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes


 
Au cours des premiers mois de la pandémie, les médecins avaient à leur disposition très peu d’outils pour combattre efficacement le virus chez les patients gravement atteints.

En présence d’insuffisance pulmonaire, on a cru qu’il suffisait de donner à respirer un air enrichi d’oxygène ou d’intuber.

Puis on s’est rendu compte que si les échanges gazeux ne se faisaient pas correctement, c’est que les alvéoles pulmonaires étaient engorgés de sécrétions. Or administrer des doses élevées d’oxygène, cela endommageait les alvéoles encore sains.

De nos jours, l’oxygène est administré de manière plus judicieuse.

Et on a pris l’habitude de placer certains patients sur le ventre ou sur le côté pour faciliter le grainage de leurs sécrétions.

Alors qu’il est logique de croire que plus le système immunitaire est puissant, plus il nous protège des infections, on a réalisé qu’il en était autrement chez les patients gravement atteints par le Covid-19.

Chez ces derniers, une tempête immunitaire détruisait les poumons plutôt que s’attaquer au virus. D’où les résultats spectaculaires obtenus par l’administration de dexaméthasone, ce qui modère le système immunitaire.

À cela se sont ajoutés des médicaments dont on tente encore de connaitre la place exacte dans notre arsenal thérapeutique; le remdésivir, les anticorps monoclonaux et les anticoagulants.

Le résultat, c’est que dans la ville de New York, le taux de mortalité chez les patients atteints admis aux soins intensifs a chuté de 25,6 % en mars à 7,6 % en aout.

Une partie de l’explication vient du fait que l’âge moyen de ces patients est passé de 63 à 49 ans au cours de cette période.

Malgré cela, dans tous les groupes d’âge, la mortalité a diminué sensiblement.

En Angleterre, du 24 juin au 4 aout, la mortalité du Covid-19 chez les patients testés positifs a diminué des trois quarts en six semaines.

En raison, encore une fois, de la disponibilité de nouveaux outils thérapeutiques et du fait que les personnes atteintes sont moins âgées qu’avant.

On peut donc anticiper que l’augmentation du nombre de cas au cours de la ‘seconde vague’ ne s’accompagnera pas d’une augmentation aussi grande des décès.

C’est le signe que les soins aux personnes gravement atteintes s’améliorent.

Lorsqu’on sera moins occupé à sauver des vies, il nous restera à découvrir comment soulager ceux qui survivent au Covid-19 au prix de séquelles importantes.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
The Declining Case Fatality Ratio in England
Trends in COVID-19 Risk-Adjusted Mortality Rates

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : ‘aplatir la courbe’ ne suffit pas

Publié le 4 novembre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

Un objectif voué à l’échec

Dès le début de la pandémie, les autorités sanitaires du Québec se sont donné comme but d’aplatir la courbe de la contagion au Covid-19.

À Paris et à Genève (à l’Organisation mondiale de la Santé), on utilisait la même expression. Aux États-Unis le célèbre Dr Fauci disait la même chose en anglais. Bref, toutes les autorités sanitaires d’Occident se sont passé le mot.

Mais voyez ce qui se passe en Europe ces temps-ci. Partout où on s’est contenté d’aplatir la courbe — c’est-à-dire de la réduire à un plateau qu’on croit gérable — la pandémie fait rage et les autorités sanitaires ne savent plus où donner de la tête.

En Extrême-Orient et en Océanie, on a plutôt cherché à éradiquer le virus du territoire national. Évidemment, cela est plus facile lorsqu’on est une ile ou un archipel comme c’est le cas du Japon, de Taïwan ou de la Nouvelle-Zélande.

Mais même dans les pays entourés de voisins (comme le Vietnam et la Chine), on ne s’est pas contenté d’aplatir la courbe. On a fait disparaitre complètement la pandémie, quitte à reconfiner sélectivement une ville ou une région si le mal y réapparaissait.

En réalité, dès qu’il ferme ses frontières, tout pays devient comparable à une ile.

Là où on a éradiqué le virus ce printemps, les restaurants sont maintenant pleins, les clients affluent dans les boutiques, les rues sont envahies de flâneurs et l’économie roule allègrement. Et les petits commerçants ne vivent pas dans la crainte continuelle qu’une tuile pourrait leur tomber sur la tête.

Le Covid-19 est comme un feu de broussaille. Si l’objectif des pompiers n’est que de réduire la taille des flammes, ils échoueront. Même s’ils réussissent à étouffer le brasier à l’état de tisons, ce n’est pas assez; l’incendie reprendra dès qu’ils auront le dos tourné.

Les pays riches d’Occident sont condamnés à fermer et à rouvrir leur économie de manière cyclique d’ici un an ou deux, tant qu’ils n’auront pas compris le message.

Les clés de la réussite

Le confinement total — comme celui imposé partout le printemps dernier — est extrêmement efficace. Les raisons sont évidentes; il est impossible d’attraper un microbe auquel on n’est pas exposé.

Toutefois, en lui-même, le confinement est un exercice d’utilité restreinte si on ne se prépare pas au déconfinement. Sinon, tout est rapidement à recommencer. Comme ces pompiers qui abandonnent leur combat prématurément.

Or un déconfinement, cela se prépare. Pour ce faire, il faut des millions de tests et des milliers de préposés pour tester la population et trouver les foyers d’infection.

Les pays qui ont réussi ce combat sont connus.

Toutefois, leur faible nombre de morts par million d’habitants ne signifie pas que ces pays ont sauvé des vies; ils ont plutôt différé des morts.

Le principe est de pelleter les morts vers l’avant jusqu’à ce que la pandémie disparaisse. Parce que toutes les pandémies ont une fin. C’est alors que les mortalités différées deviennent des vies sauvées.

Les autorités sanitaires qui déclarent que nous devrons apprendre à vivre avec le virus ne font qu’avouer leur échec à contenir la pandémie. Laisser se développer l’immunité grégaire n’est pas une stratégie; c’est la résignation de l’impotent.

Tous les pays qui ont excellé dans leur lutte contre la pandémie ont suivi la même stratégie.

Pendant à peine quelques semaines, ils ont confiné leur population.

Ce confinement n’est indiqué que lorsque la pandémie fait rage de partout. Si on s’y prend tôt (comme ces jours-ci en Slovaquie), on peut passer directement à l’étape suivante.

L’étape suivante est le déconfinement.

Vers la fin du confinement ou dès que le déconfinement est proclamé, on doit se lancer à la recherche généralisée des ‘tisons’, c’est-à-dire des foyers résiduels d’infection.

Les pays qui ont excellé au printemps dernier l’ont tous fait avec des moyens rudimentaires; à l’époque, les tests salivaires ou sanguins n’existaient pas encore.

Puis ils ont imposé une quatorzaine draconienne aux personnes atteintes et utilisé une multitude d’enquêteurs pour trouver les personnes qu’elles auraient pu contaminer.

En somme, on a tout mis en œuvre pour déceler et éteindre les foyers d’infection.

S’inspirant de la ‘recette asiatique’, la Slovaquie a dernièrement testé ses 5,5 millions d’habitants en deux (2) jours.

À cette fin, plus de quarante-mille testeurs — travailleurs de la Santé, forces de l’ordre et volontaires — œuvrant dans cinq-mille sites de prélèvement, ont trouvé 25 850 foyers d’infection, aussitôt confinés.

Puisque les tests utilisés en Slovaquie possèdent une efficacité située entre 70 et 90 %, on testera toute la population de nouveau dans quelques jours.

La lutte ‘broche à foin’ du Québec

Ici au Québec, on effectue quotidiennement 28 000 tests. Cela correspond à tester 0,5 % de la population par jour (cent fois moins qu’en Slovaquie).

On ne teste que les personnes symptomatiques, laissant les autres personnes contagieuses libres de propager le virus.

Qui s’étonnera du fiasco prévisible ?

Pour prévenir les contacts, les préposés sont tellement débordés qu’ils suggèrent aux personnes atteintes de le faire elles-mêmes…

Alors qu’il faut un millier de préposés dédiés à la recherche de contacts par million d’habitants (soit 8 500 pour le Québec), on n’en a que 750.

Et les délais pour obtenir le résultat des tests sont tellement longs que ces préposés sont découragés, ayant à contacter en moyenne 73 contacts pour chaque cas.

La majorité du temps, les personnes contactées peinent à se souvenir des personnes rencontrées il y a plus de trois jours.

Alors on compte sur des applications téléphoniques (vouées à l’échec) pour prévenir les utilisateurs qui ont été en contact avec des personnes contagieuses et on prie le Ciel pour qu’apparaisse miraculeusement un vaccin efficace à 100 % (ce qui est impossible avec les coronavirus).

Entretemps, on ferme des pans entiers de l’économie — des bars, des restaurants, des salles d’entrainement, des salles de spectacles, des cinémas, des auberges, des hôtels, etc.— sans que ces établissements soient en cause dans la recrudescence des cas.

En adoptant cette stratégie grossière de lutte contre la pandémie, le gouvernement québécois accule à la faillite des centaines de petites ou moyennes entreprises (PME), alors que les PME emploient la grande majorité de la population du Québec.

Puisque les autorités sanitaires du Québec s’entêtent à s’inspirer des pays qui ont foiré dans leur lutte contre la pandémie (les pays riches d’Occident), on devrait peut-être songer à confier cette lutte à des gens désireux de s’inspirer des pays gagnants, soit ceux d’Extrême-Orient et d’Océanie.

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus, dit Dr Arruda
China is winning the global economic recovery
Covid-19 : évolution en sept mois
Covid-19 : les outils de recherche de contacts
Half of Slovakia’s population tested for coronavirus in one day
Mythes et réalités des vaccins contre le Covid-19

Parus depuis :
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
I’ve been in Covid quarantine in South Korea – there’s a lot Britain can learn (2021-02-05)
Le plan pour éviter une troisième vague (2021-02-08)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)
How Taiwan triumphed over Covid as the UK faltered (2021-03-24)
Les vaccins seuls ne pourront vaincre les variants (2021-04-14)
La stratégie du «zéro COVID-19» a été plus payante que le «vivre avec» (2021-05-07)
Taipei, capitale du combat réussi contre le Covid-19 (2021-05-10)
Dépistage chez les travailleurs essentiels — une méthode « sûre, acceptable et peu coûteuse », conclut l’étude (2021-06-15)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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Covid-19 : évolution en sept mois

Publié le 1 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov.
Pérou 2 33 149 299 588 880 983 1042
Belgique 73 676 834 842 849 853 863 1002
Espagne 194 532 581 607 608 623 684 767
Brésil 1 29 149 286 440 576 680 751
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680 744
Chili 1 14 66 301 498 591 669 743
Québec 4 238 549 651 669 679 689 734
Équateur 6 52 210 259 325 372 646 715
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642 713
Mexique 0 37 81 215 362 499 601 709
Argentine 1 5 12 35 79 193 448 687
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621 687
Italie 206 467 554 575 581 587 594 642
Panama 7 44 80 149 335 463 551 624
Colombie 0 6 19 68 203 393 513 617
Suède 24 262 442 532 568 575 583 587
France 53 367 432 457 464 470 490 567
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357 482
Arménie 1 11 46 153 253 297 325 460
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331 447
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374 434
Iran 37 75 98 130 202 257 313 418
Irlande 15 262 343 352 357 359 365 386
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263 381
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253 368
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283 326
Rép. Tchèque 4 22 30 33 36 40 63 312
Israel 3 24 31 35 57 104 176 278
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180 271
Irak 1 2 5 51 119 176 228 271
Suisse 54 205 224 227 229 232 239 268
Honduras 1 8 21 50 135 189 237 268
Portugal 18 98 140 155 170 179 194 250
Oman 0 2 10 36 88 135 182 242
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194 207
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181 207
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121 196
Russie 0 8 33 65 96 119 143 193
Hongrie 2 33 55 61 62 64 81 188
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148 187
Bulgarie 1 10 20 34 56 93 121 187
Koweït 0 7 51 83 105 125 143 182
Albanie 5 11 11 22 56 100 135 180
Slovénie 2 46 54 56 60 67 76 175
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163 174
Ukraine 1 6 16 27 39 60 96 167
Arabie saoudite 0 5 15 49 82 112 137 155
Pologne 1 17 28 39 46 54 67 153
El Salvador 0 2 7 28 71 111 131 151
Croatie 1 18 25 26 35 46 69 137
RoC* 3 51 94 106 113 117 120 135
               
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0 14,0
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4 14,0
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1 9,1
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6 4,7
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le cas de la République tchèque

Publié le 1 novembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Vue de Prague

Le 23 mars 2020, dès l’apparition du premier mort causé par la pandémie en République tchèque, ce pays devenait le premier en Europe à imposer le port du masque.

Le 23 mai, le nombre de morts par million d’habitants (mpm) atteignait 29, soit le cinquième de ce qu’on comptait au Québec après deux mois de pandémie, deux mois au cours desquels nos autorités sanitaires à nous déconseillaient le port du masque afin de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’.

Le pont Charles

Le 1er juillet, dans la capitale tchèque, on organisait tout le long du pont Charles un immense banquet pour célébrer la fin de la crise du coronavirus.

Le 23 septembre, la République tchèque en était à 52 mpm, soit environ le douzième du bilan meurtrier au Québec.

Mais il aura suffi de cinq semaines supplémentaires pour que l’avance tchèque s’estompe en bonne partie; du 23 septembre au 29 octobre, le nombre de mpm sautait de 52 à 267 alors qu’il progressait lentement au Québec.

Actuellement, la République tchèque est, de loin, le pays européen le plus atteint par la pandémie.

Le nombre de cas actifs y est de 178 578 personnes sur une population de 10,7 millions d’habitants. Concrètement, une personne sur 69 dans tout le pays est présentement contagieuse.

Si vous preniez le métro de Prague, dites-vous que pour chaque tranche de 69 passagers, il y a une personne qui se transforme en ‘fontaine à Covid’ dès qu’elle se met à parler.

Mais que s’est-il passé entre le 23 septembre et le 29 octobre ?

Des élections.

À la fin de l’été, alors que de nombreux Tchèques revenaient de leurs vacances à l’Étranger, rapportant ainsi le virus, le parti populiste au pouvoir a hésité à prendre les mesures parce que des élections approchaient.

En effet, les 9 et 10 octobre se tenaient les élections régionales et le premier tour des élections sénatoriales.

Pour éviter que des mesures sanitaires impopulaires nuisent à l’élection d’alliés régionaux du parti au pouvoir, on a laissé faire la pandémie quelques semaines en se disant qu’on se reprendrait lorsque le scrutin serait terminé.

Les mains liés par la stratégie gouvernementale, Adam Vojtěch, ministre de la Santé, a démissionné le 21 septembre.

La suite était prévisible. La pandémie est comme un feu de broussaille; un moment d’inattention et la première chose qu’on voit, c’est que le brasier fait rage partout.

Références :
Covid-19 : évolution en six mois
La République tchèque, rattrapée par l’épidémie de Covid-19, prend des mesures drastiques
Legault mise sur l’«immunité naturelle» des Québécois

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la Déclaration de Great Barrington

Publié le 28 octobre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Il existe autant de différence entre la science et les autorités scientifiques qu’il existe de différence entre Dieu et les autorités religieuses.

Dans le cas de la pandémie actuelle, personne n’est diplômé en Covid-19. Qu’on soit médecin, virologue ou épidémiologiste, chaque personne qui se présente à nous à titre d’expert est en réalité quelqu’un qui apprend sur le tas, au fur et à mesure que la science découvre les secrets du virus.

Et comme ces chefs religieux qui s’excommunient les uns les autres, les experts ne sont pas tous du même avis.

D’où le gouffre qui sépare le succès obtenu par les autorités sanitaires des pays d’Extrême-Orient et le fiasco obtenu par leurs collègues des pays riches d’Occident.

La naissance d’un manifeste

Le 4 octobre dernier, un groupe d’experts internationaux ont signé un manifeste préconisant que la lutte étatique contre le Covid-19 se limite essentiellement à une politique de protection ciblée.

Cette politique consisterait à protéger les personnes vulnérables tout en laissant l’épidémie se répandre dans le reste de la population. Comme on le fait déjà à chaque épidémie de grippe lorsque le vaccin s’avère inefficace.

L’objectif est de limiter le nombre des victimes tout en laissant le pays s’immuniser à la dure et devenir dorénavant réfractaire à toute nouvelle pandémie causée par ce virus-là.

Cette déclaration est dite de ‘Great Barrington’ parce que c’est dans cette ville de sept-mille habitants, située au Massachusetts, qu’elle est née.

Plus précisément, elle fut signée dans les bureaux de l’American Institute for Economic Research, un organisme libertarien qui est lié aux plus importants groupes de réflexion d’extrême droite aux États-Unis.

Le talon d’Achille

Pour qu’on atteigne l’immunité grégaire — soit un taux d’immunité collective qui rende la population réfractaire à la pandémie — il faut que soixante pour cent des gens aient attrapé le Covid-19 et en aient développé des anticorps.

Selon les modélisations les plus plausibles, l’atteinte de cet objectif se ferait au prix de 39 000 à 56 200 morts au Québec.

Cela correspond, en sol québécois, à plus de vingt fois le bilan meurtrier des attentats du World Trade Center de New York. En somme, l’immunité grégaire correspond à une tuerie de masse justifiée, dit-on, pour le bien de l’économie.

Malheureusement, il n’existe aucune preuve scientifique que l’immunité au Covid-19 soit durable.

On possède bien quelques rapports anecdotiques de patients réinfectés des mois plus tard, mais on ne connait pas encore l’importance réelle du phénomène.

Toutefois, une étude réalisée du 20 juin au 28 septembre auprès de 350 000 personnes choisies au hasard a révélé que l’immunité au Covid-19 ne dure que quelques mois.

D’où la question : à quoi ça sert de provoquer la mort de dizaines de milliers de personnes quand l’objectif (laisser se développer l’immunité) est perpétuellement à recommencer au bout de quelques mois ?

De plus, personne ne connait les effets à long terme de l’infection au Covid-19 au sein des groupes d’âge jugés peu à risque. Qu’en est-il cinq ou dix ans plus tard ?

Bref, la Déclaration de Great Barrington est une fumisterie.

Références :
American Institute for Economic Research
Apprendre à vivre sous la menace du Covid-19 : les non-dits de nos gouvernements
As a Covid-19 survivor, I don’t have blind faith in health experts. Here’s why
Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (4e partie)
COVID-19 : l’immunité « diminue assez rapidement », selon une étude
Des scientifiques lancent une pétition contre le confinement
Herd immunity letter signed by fake experts including ‘Dr Johnny Bananas’
Miser sur l’immunité collective «n’est pas une option», dit l’OMS
The pursuit of herd immunity is a folly – so who’s funding this bad science?
Un Américain devient le cinquième cas de réinfection à la COVID-19
Why herd immunity strategy is regarded as fringe viewpoint

Parus depuis :
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)
Le cercle vicieux des vagues de COVID-19 à répétition (2022-07-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le cas de Qingdao, en Chine

Publié le 12 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Comme tous les pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire, la Chine doit continuellement demeurer à l’affut de toute nouvelle apparition de la pandémie.

La ville de Qingdao — qu’on prononce ‘tchign-daw’ — est un port de neuf-millions d’habitants situé à mi-chemin entre Beijing et Shanghai.

Le mois dernier, deux débardeurs qui avaient manipulé une cargaison de fruits de mer ont été testés positifs au Covid-19.

Une recherche de contacts a révélé qu’ils étaient le foyer de l’infection et, par la suite, qu’ils ne l’avaient transmise à personne d’autre.

Dernièrement, on a trouvé dans cette ville un autre foyer d’éclosion parmi le personnel de l’Hôpital thoracique de Qingdao. Cet hôpital est spécialisé entre autres dans le traitement des personnes atteintes de Covid-19 qui arrivent de l’Étranger.

Selon un communiqué émis par la commission de Santé publique municipale, on a découvert six travailleurs symptomatiques et six autres asymptomatiques parmi son personnel. De plus, la contagion s’est répandue à huit patients et à un membre de la famille de l’un d’eux.

Puisqu’il y a un risque qu’ils aient contaminé d’autres citoyens, on a décidé de tester toute la ville.

Neuf-millions de personnes seront testées cette semaine. À cette fin, des milliers de testeurs ont été mobilisés.

Depuis ce matin, 114 862 résultats se sont avérés négatifs, dont ceux des travailleurs de la Santé et des nouveaux patients de tous les hôpitaux de la ville.

Afin d’accélérer le dépistage et de réduire les couts, les tests sont effectués sur des mélanges de prélèvements (en anglais, pool-testing).

Lorsque le virus est trouvé dans un mélange, on refait le test individuellement, sur chacune des personnes qui ont fait partie de cette mise en commun.

La stratégie sanitaire qui consiste à trouver et à éteindre sélectivement les foyers d’infection — plutôt que de fermer des pans entiers de l’économie — fait en sorte que la Chine connaitra cette année (selon la Banque mondiale) une croissance de 1,6 % alors que l’économie mondiale se contractera de 5,2 %.

Références :
China is winning the global economic recovery
China To Test 9 Million People For Covid-19 This Week As New Outbreak Emerges
Covid-19: China’s Qingdao to test nine million in five days
Covid-19 : évolution en six mois
Qingdao
Rapid Response to an Outbreak in Qingdao, China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le Québec comparé

Publié le 8 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Nombre de morts par million d’habitants

Introduction

Hier, en conférence de presse, le premier ministre du Québec s’est demandé publiquement :

Chicago, Détroit, Boston et New York sont à la même place ou pire que nous autres. Il n’y a qu’une exception qui est Toronto. Est-ce que les Québécois sont comme les gens de Boston, New York, Chicago et Détroit ? C’est quoi la différence ? J’aimerais savoir la réponse ?

Comparer des villes à des pays, c’est comparer des pommes et des oranges.

L’impact du Covid-19 dépend de différents facteurs, parmi lesquels :
• l’importance démographique des vieillards
• la promiscuité intrafamiliale
• la densité urbaine de la population et
• les mesures prises par les autorités sanitaires.

Comme nous le verrons dans quelques instants, le facteur décisif, ce sont les mesures mises en place par les autorités sanitaires.

Comparer des villes (au 7 octobre)

Si on compare quelques villes entre elles, on obtient ceci (Note : le sigle mpm signifie ‘morts par million d’habitants’) :
• Singapour : 5 mpm
• Hong Kong : 14 mpm
• Tokyo : 29 mpm
• Toronto : 464 mpm
• Londres : 697 mpm
• Paris : 864 mpm
• Boston : 1103 mpm
• Madrid : 1291 mpm
Montréal et Laval : 1662 mpm
• New York : 2824 mpm.

On notera le gouffre qui sépare les villes asiatiques des villes occidentales.

Comparer des pays (au 1er octobre)

• Taïwan : 0,3 mpm
• Vietnam : 0,4 mpm
• Chine : 3 mpm
• Nouvelle-Zélande : 5 mpm
• Corée du Sud : 8 mpm
• Japon : 12 mpm
• Grèce : 38 mpm
• Allemagne : 114 mpm
• France : 490 mpm
• Suède : 583 mpm
• Grande-Bretagne : 621 mpm
Québec : 689 mpm

Les autorités sanitaires du Québec ont tort de s’inspirer des pays qui ont lamentablement échoué à protéger leur population de la pandémie, soit les pays développés d’Occident.

Si on veut réussir ce combat, il faut s’inspirer des pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire ou qui ont réussi à contenir sa propagation.

Or ces pays sont situés en Extrême-Orient ou en Océanie.

Nous limiter à nous comparer à quelques villes nord-américaines, cela nous empêche de réaliser que la lutte québécoise contre le Covid-19 est un fiasco.

Conclusion

Selon le proverbe, le borgne est roi au pays des aveugles.

C’est ce qui explique que les pays occidentaux ont tendance à se disputer la couronne royale entre eux. En réalité, à des degrés divers, tous ces pays ont échoué et continuent d’échouer dans leur lutte contre la pandémie.

Qu’il s’agisse du ‘modèle suédois’, du ‘modèle allemand’, ou du ‘modèle anglais’, ce sont tous des contre-exemples. Les vrais exemples sont ailleurs.

De son côté, le Québec est le sourd-muet aveugle et paraplégique au pays des handicapés.

C’est peu dire…

Références :
Comparaison santé : Québec/Canada/OCDE
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 in USA
Nombre de décès liés à la COVID-19 au Canada

Paru depuis :
COVID-19 : « L’Occident a raté son déconfinement » (2020-10-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le poker et la saignée

Publié le 5 octobre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Au début de la pandémie au Covid-19, on pouvait blâmer le gouvernement fédéral d’avoir tardé à fermer les frontières.

On pouvait affirmer que si le Québec était plus atteint par la pandémie que le reste du Canada, c’était parce que les vieillards y ont une importance démographique plus grande que dans le reste du pays.

On pouvait accuser l’austérité libérale d’avoir fragilisé notre système de la Santé.

Et on pouvait estimer que la relâche scolaire, survenue plus tôt au Québec que dans les autres provinces, était tombée à un bien mauvais moment.

Tout cela est vrai.

Mais oublions le passé; les autorités sanitaires nous assurent avoir appris leur leçon et se disent déterminées à faire mieux.

Un premier coup de poker

Après un confinement réussi (grâce à l’adhésion de sa population), le Québec est devenu en juin la première province canadienne à se déconfiner. À l’étonnement du reste du pays.

Car à ce moment-là, c’est chez nous qu’on dénombrait le plus grand nombre de nouveaux cas positifs.

En déconfinant prématurément l’économie québécoise, les autorités prenaient un risque.

Entre le premier juillet et le premier octobre, le nombre cumulatif de morts au Québec par million d’habitants est passé de 651 à 689, soit une différence de 38.

Au cours de la même période, ce nombre est passé de 106 à 120 au Canada anglais, soit une progression 2,7 fois moindre.

Cette fois-ci, personne ne peut blâmer le fédéral, le gouvernement précédent, ou une malencontreuse relâche scolaire.

Un deuxième coup de poker

Le pourcentage de tests positifs au Covid-19 est l’indice le plus fiable de la prévalence du virus au sein de la population.

Lorsqu’on réduit le nombre de tests, on réduit le nombre de cas positifs. Mais cela ne change pas leur pourcentage.

Pour prendre un exemple fictif, si la moitié du Québec était contaminé et qu’on effectuait seulement dix tests dans toute la province, on trouverait seulement cinq personnes atteintes (la moitié). Mais le pourcentage de tests positifs demeurerait à 50 %, comme si on en faisait des milliers.

Le 20 aout dernier, le pourcentage positivité était à son plus bas depuis des mois.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, on peut rouvrir les écoles quand, depuis au moins deux semaines, le pourcentage de tests positifs au Covid-19 parmi la population est moins de 5 %.

Certaines autorités sanitaires sont plus exigeantes et estiment que le taux de positivité maximale doit plutôt être de 3 %. C’est le cas de la ville de New York.

Dans tous les cas, le Québec répondait à ces critères.

Malheureusement, la Santé publique décidait de jouer au poker encore une fois.

Première imprudence; la réduction de la distance sanitaire en classe.

Puisqu’un mètre était probablement la distance entre les pupitres avant la pandémie, réduire la distance sanitaire de deux mètres à un seul est l’équivalent d’abolir de facto la distanciation sociale à l’école.

Deuxième imprudence : l’abolition du port du masque avant la cinquième année du primaire et son abolition partielle (et changeante d’un jour à l’autre) chez les adolescents.

Ces deux imprudences auraient été acceptables si on les avait compensées par des mesures tout aussi efficaces pour combattre la pandémie :
• tester tous les élèves du Québec chaque semaine pour les trois premières semaines de la rentrée,
• communiquer les résultats en 24 heures, et
• effectuer la recherche de contacts pour chaque cas positif décelé.

Une fois de plus, la Santé publique a simplement décidé de ‘prendre une chance’.

En décidant de ne tester que les personnes symptomatiques, une bonne partie des enfants atteints passent sous le radar de la Santé publique parce qu’asymptomatiques.

Quant aux mineurs qui ont des symptômes de Covid-19, on demande aux parents de les garder 24 h à la maison.

Si les symptômes persistent, les enfants sont placés en quatorzaine à étudier sur l’internet à partir de la maison. Personne ne sait si la Santé publique les ajoute au nombre de cas positifs. Tout indique que non.

En dépit de ce camouflage, le nombre de cas explose. Les équipes de dépistage sont débordées. Et les responsables de la recherche de contact sont incapables d’effectuer leur travail parce que le dévoilement des résultats positifs prend trop de temps.

Au 5 octobre, 22 % des écoles du Québec sont des lieux d’éclosion du Covid-19 et 822 classes sont fermées. L’Ontario, qui teste davantage que nous, n’a que 7 % des écoles contaminées et toutes les classes y sont opérationnelles.
 

 
Si bien que le taux de positivité dans l’ensemble du Québec a grimpé à 5,34 %. Selon les normes internationales, on devrait fermer nos écoles.

C’est exactement ce que prédisait mon texte ‘Covid-19 : une rentrée scolaire idéale’, publié il y a presque deux mois.


Note : ci-dessus, la courbe en orange est la positivité des tests en incluant ceux effectués plusieurs fois chez la même personne (les travailleurs de la Santé, par exemple). La courbe en bleue représente cas positifs uniques.

Face à ce fiasco, la Santé publique a évidemment blâmé les autres.

Elle a ordonné la fermeture de milliers d’établissements (bars, restaurants, cinémas, salles de spectacles, gyms, etc.) qui n’ont rien à voir avec cette résurgence de la pandémie et qui sont sacrifiés à l’autel de son incompétence.

Fait à noter, on a imposé le port du masque en tout temps à l’école secondaire en zone rouge (là où tout le Québec se dirige).

Toutefois, le Dr Richard Massé — conseiller médical stratégique de la direction générale de la Santé publique du Québec — déclarait plus tôt aujourd’hui :

«  [Il ne] Faut pas voir ça comme ‘En premier lieu le masque’. En premier lieu, on met toutes les autres mesures. Puis là, maintenant, on rajoute le masque aussi. En dernier lieu viennent les équipements de protection personnelle. (…) Donc on ne voulait pas introduire ça [plus tôt] parce qu’en classe, vous voyez que ça a un impact sur la vie étudiante, sur les relations que les jeunes vont avoir entre eux. Etc. On s’est résolu à faire ça parce que là, vraiment, la situation se détériorait.»

Après six mois de pandémie, les dirigeants de la Santé publique placent encore les équipements de protection personnelle au dernier rang des mesures à prendre pour combattre cette pandémie.

On compte sur le lavage des mains et sur un rétablissement temporaire de la distanciation sociale en classe.

Ce que les autorités sanitaires s’entêtent à ne pas voir, c’est que la distanciation sociale est inappropriée chez les enfants (selon tous les pédagogues) et inapplicable chez les adolescents sauf lorsqu’ils sont pensionnaires dans une maison d’enseignement privé.

Maintenant que la population a adopté le port du masque, la balle est dans le camp des autorités sanitaires.

Ceux-ci doivent s’inspirer des pays gagnants contre le Covid-19 et entamer un combat de précision contre la pandémie. Cela signifie trouver et éteindre les foyers d’infection plutôt qu’utiliser aveuglément des moyens brutaux et injustes qui mènent à la faillite d’innombrables petites et moyennes entreprises.

Conclusion

À l’époque de Molière, les médecins croyaient que la saignée guérissait tous les maux.

Alors on saignait les malades. Et quand ce traitement échouait, on les saignait une deuxième fois. Et ainsi de suite.

Et quand le patient finissait par mourir au bout de son sang, c’était la preuve que la saignée n’avait pas été pratiquée suffisamment tôt.

Quatre siècles plus tard, les médecins de la Santé publique sont incapables de voir que le bilan désastreux de la pandémie au Québec est le résultat de leur aveuglément et de leur suffisance.

Exactement comme les médecins à l’époque de Molière.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale

Parus depuis :
Des élèves sans suivi en attente d’un test de dépistage (2020-10-06)
Jusqu’à 10 jours d’attente pour un résultat de test dans la région de Québec (2020-10-06)
Combien coûte votre test de COVID-19? (2020-10-29)
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
We are over-cleaning in response to covid-19 (2020-12-11)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en six mois

Publié le 1 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct.
Pérou 2 33 149 299 588 880 983
Belgique 73 676 834 842 849 853 863
Québec 4 238 549 651 669 679 689
Espagne 194 532 581 607 608 623 684
Brésil 1 29 149 286 440 576 680
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680
Chili 1 14 66 301 498 591 669
Équateur 6 52 210 259 325 372 646
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621
Mexique 0 37 81 215 362 499 601
Italie 206 467 554 575 581 587 594
Suède 24 262 442 532 568 575 583
Panama 7 44 80 149 335 463 551
Colombie 0 6 19 68 203 393 513
France 53 367 432 457 464 470 490
Argentine 1 5 12 35 79 193 448
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374
Irlande 15 262 343 352 357 359 365
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331
Arménie 1 11 46 153 253 297 325
Iran 37 75 98 130 202 257 313
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253
Suisse 54 205 224 227 229 232 239
Honduras 1 8 21 50 135 189 237
Irak 1 2 5 51 119 176 228
Portugal 18 98 140 155 170 179 194
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194
Oman 0 2 10 36 88 135 182
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180
Israel 3 24 31 35 57 104 176
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148
Russie 0 8 33 65 96 119 143
Koweït 0 7 51 83 105 125 143
Arabie saoudite 0 5 15 49 82 112 137
Albanie 5 11 11 22 56 100 135
El Salvador 0 2 7 28 71 111 131
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121
RoC* 3 51 94 106 113 117 120
               
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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