Les FrancoFolies de Montréal — le 11 juin 2018

Publié le 12 juin 2018 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le lundi 11 juin 2018.

Dans l’ordre, mes spectacles favoris ont été ceux de Valery Vaughn, Xavier Caféine, et Angèle. Une mention spéciale pour Gabrielle Goulet, très sympathique.

Angèle (Belgique)
Josman (France)
Gabrielle Goulet (Ontario)
Félix Dyotte
Stéphanie Blais du groupe Post Script (Alberta)
Sara Dufour (du spectacle La Traversée)
Shawn Jobin (du spectacle La Traversée)
Xavier Caféine
Deux des membres du quatuor Les Respectables
Zen Bamboo
Debbie Tebbs
Jacques-Alphonse Doucet (invité au spectacle de Debbie Tebbs)
Scène du spectacle de Kevin Parent
Kevin Parent
Duo Valery Vaughn (au centre, le guitariste invité Olivier Langevin)
Laurence-Anne (invitée par Valery Vaughn)
David Marchand (invité par Valery Vaughn)
Slam (ou Body surfing)
Mara Tremblay (invitée par Valery Vaughn)
Automélodi

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 125 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 115 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 120 mm
  5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 95 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 45 mm
11e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 95 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 110 mm
13e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 45 mm
14e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
15e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 40 mm
16e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 150 mm
17e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 67 mm
18e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm
19e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 60 mm
20e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 10 juin 2018

Publié le 11 juin 2018 | Temps de lecture : 1 minute

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le dimanche 10 juin 2018.

Nicolet
Alpha Thiam (Québec-Guinée)
Gabriel Bouchard
Jérôme Couture
Claude Bégin
Dan Bigras
Choses Sauvages
Casse-Croute
Klô Pelgag et l’Orchestre du Temple thoracique

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 106 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 106 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 97 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
8e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 75 mm
9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 9 juin 2018

Publié le 10 juin 2018 | Temps de lecture : 1 minute

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le samedi 9 juin 2018.

Ludovic Alarie
Laetitia Zonzambé (République Centrafricaine-Québec)
Zébulon
Rémi Chassé
Clara Luciani (France)
Souldia
Clément Jacques
Laurence Jalbert
Éric Lapointe
WD-40

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (toutes les photos sauf la 9e) + multiplicateur de focale MC-14 (la 9e photo)
  1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 95 mm
  2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 55 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 115 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 120 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 8 juin 2018

Publié le 9 juin 2018 | Temps de lecture : 1 minute

Voici mon petit reportage photographique d’une bonne partie des spectacles gratuits aux FrancoFolies de Montréal, le vendredi 8 juin 2018.

Maude Audet
Dave Chose
Les Chansonniers de la Destination chanson fleuve
Mordicus
Une partie des membres de la Famille Ouellette
Alfa Rococo
Paupière
Monk.e
Claude Bégin au sommet d’Alaclair Ensemble
Loïc April

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 (1re, 3e, 4e, 5e, 6e et 7e photos) + multiplicateur de focale MC-14 (2e, 8e 9e et 10e photos)
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 125 mm
  2e  photo : 1/175 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 175 mm
  3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 67 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm
  6e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 62 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 70 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 80 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 90 mm
10e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 56 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gratuité de 80 musées québécois, le premier dimanche du mois

Publié le 8 juin 2018 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Lorsque j’ai visité Glasgow en 2006, tous les musées y étaient gratuits à longueur d’année. Cette mesure visait à favoriser le tourisme dans cette ville écossaise.

À Paris, c’est le cas des quatorze musées qui appartiennent à la ville.

Parmi les plus importants qui n’appartiennent pas à la ville, beaucoup sont toutefois ouverts gratuitement le premier dimanche du mois : entre autres, le Centre Pompidou, la Cité de l’Architecture et du patrimoine, le musée de Cluny, le musée d’Orsay, le musée des Arts asiatiques Guimet, le musée du quai Branly, et l’Orangerie.

C’est cette dernière idée qui vient d’être implantée au Québec.

Depuis le 3 juin dernier, et ce pour les cinq prochaines années, quatre-vingts musées seront ouverts le premier dimanche de chaque mois.

La prochaine journée sera le 1er juillet prochain, même s’il s’agit d’une fête légale.

À Montréal, les huit musées participants sont :
• le Centre canadien d’architecture
• l’Écomusée du fier monde
• le Musée d’art contemporain de Montréal
• le Musée de l’Holocauste de Montréal
• le Musée des Beaux-Arts de Montréal
• le Musée des maitres et artisans du Québec
• le Musée McCord
• le Musée Stewart

Références :
Un premier dimanche gratuit pour les musées
Musées et monuments gratuits à Paris

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Chaises au TNM

Publié le 15 mai 2018 | Temps de lecture : 2 minutes
Monique Miller et Gilles Renaud

Jusqu’au 2 juin 2018, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) présente la pièce ‘Les Chaises’ d’Eugène Ionesco.

Écrite en 1951 et créée l’année suivante, cette pièce raconte l’histoire d’un couple qui, à la fin d’une vie devenue routinière et sans but, décide de livrer au monde un message d’une extrême profondeur qui est tout ce que la vie leur a appris.

Cette production est un tour de force. Pour deux raisons.

D’abord l’auteur réussit à rendre intéressante une pièce dont le thème récurrent est le néant. Eh oui.

Le bilan de la vie de ce couple est nul. La foule incommensurable des invités est virtuelle puisque personne ne répondra à l’invitation de venir entendre leur message. Tout le temps à assurer l’ordre, à assoir les gens en rang, à les faire patienter est futile. Le message grandiloquent adressé l’empereur est ridicule. Quant au message final, il résume tout.

La seule chose qui existe dans cette pièce est l’amour mutuel de ces deux vieux. C’est cet amour charmant qui, au fond, triomphe de l’absurdité de la vie.

Le deuxième tour de force est celui des deux acteurs principaux qui doivent retenir plus de quatre-vingt-dix minutes du texte bavard d’Ionesco, ses redites, et son humour au second degré.

Bref, on ne s’ennuie pas une minute en présence de Mme Miller et de M. Renaud, deux géants du théâtre québécois.

Bref, je vous recommande cette production du TNM.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Nuit blanche du festival Montréal en lumière 2018

Publié le 8 mars 2018 | Temps de lecture : 4 minutes
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Du 22 février au 4 mars 2018 se tenait la 18e édition du festival Montréal en lumière.

Comme d’habitude, ce festival culminait par une Nuit blanche au cours de laquelle se déroulaient près de 150 activités, la plupart gratuites.

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Pour faciliter les déplacements des festivaliers, la Société de transport de Montréal offrait un titre de transport illimité au cout de 5$. Précisions qu’exceptionnellement, le métro était ouvert toute la nuit.

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De 22h à minuit, les artisans de l’émission humoristique La nuit est encore jeune produisaient une édition spéciale dans un salon de la Place des Arts, devant un public de très bonne humeur.

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À la sortie sud de la Place des Arts, les festivaliers devaient emprunter un viaduc qui enjambait la glissade en traineaux.

Ce goulot d’étranglement y réduisait considérablement la fluidité des déplacements. Il était donc préférable d’accéder au site par d’autres sorties (dont celle par la Place Desjardins).

Mais si j’avais suivi ce conseil, je n’aurais pas obtenu la première photo de cette série — prise précisément du haut du viaduc — que j’aime particulièrement.

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La Nuit blanche est une belle occasion de visiter gratuitement le musée d’Art contemporain de Montréal.

D’habitude, on y accède après une attente de quelques minutes. Pas cette année.

L’immense popularité de l’exposition Léonard Cohen : une brèche dans toute chose a fait en sorte qu’il fallait compter cette fois-ci sur une bonne trentaine de minutes d’attente.

Heureusement, la température plus douce que d’habitude rendait tout cela très supportable.

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Devant l’installation Cathédrale (2013) de Yann Pocreau, il est difficile de ne pas songer aux paroles de Léonard Cohen : ‘Il y a une brèche dans toute chose. C’est par elle que la lumière pénètre’.

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Sur la Place des Festivals, les passants étaient sollicités par diverses offres gourmandes, des jeux de société, et la Grande roue.

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Le musée McCord présentait simultanément trois expositions : deux expositions photographiques (qui m’ont laissé indifférent) et l’exposition Tohu-bohu au pays des contes, destinée aux enfants, que j’ai trouvée variée et très réussie.

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Puis je me suis rendu au Musée des Beaux-Arts de Montréal afin de documenter des photos accompagnant le deuxième texte du blogue au sujet de l’exposition consacrée à Napoléon (texte qui devait être publié le lendemain).

Ce soir-là, des bénévoles costumés accueillaient les visiteurs.

Disposant de tout le matériel qui leur était nécessaire, des dizaines de visiteurs s’affairaient au sous-sol à créer des couronnes de laurier dorées.

Papa, fiston et fillette (dans la poussette) assouplis

Après cette soirée bien remplie, c’était le temps du retour à la maison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e, 6e, 9e et 10e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos), et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos).
 1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
 2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 17 mm
 3e  photo : 1/125 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
 4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
 5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 7 mm
 6e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 13 mm
 7e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
 8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
 9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 7 mm
10e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 14 mm
11e photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm
12e photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
13e photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial (supplément)

Publié le 5 mars 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Il y a une décennie, le Montréalais Ben Weider, culturiste et homme d’affaires, avait légué au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) sa collection d’objets de l’époque napoléonienne.

Ce legs est à l’origine de la création du Musée napoléonien du MBAM, complété depuis par des dons et d’autres acquisitions.

Mais de fonds, aussi intéressant soit-il, n’était pas suffisant pour créer une exposition temporaire susceptible de partir en tournée comme elle le fera à Richmond, à Kansas City et à Fontainebleau.

Le MBAM a profité de la fermeture temporaire du Musée Napoléon Ier du Château de Fontainebleau (pour rénovation), pour lui emprunter de nombreuses pièces de mobilier. Car ce château, vidé de son mobilier à la Révolution, à été remeublé sous Napoléon Bonaparte.

Avec le soutien du Mobilier national de France (auquel est rattachée la manufacture des Gobelins), et des prêts d’une cinquantaine de prêteurs, le MBAM a réuni quatre-cents œuvres et objets d’art. Ce qui était amplement suffisant pour créer l’exposition Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial.

Aux personnes intéressées par cette époque, voici quelques photos prises ailleurs et qui complètent l’exposition montréalaise.

Assiettes en porcelaine de Sèvres du service particulier de l’empereur
’Nécessaire’ du maréchal Soult, en argent doré, bronze, porcelaine de Paris, cristal taillé, écaille, ivoire et acajou
Tente de campagne dite de « Napoléon »

En 2017, la manufacture des Gobelins, à Paris, présentait une exposition qui exposait le confort dont Bonaparte s’entourait lors de ses campagnes militaires.

Ceux qui s’imaginaient que l’empereur a conquis l’Europe en mangeant dans des assiettes de carton seront donc surpris.

Bonaparte a cru bon encourager et stimuler les manufactures de biens de luxe du pays puisque la prospérité de la France (et le financement de ses campagnes militaires) en dépendait.

Les draperies de sa tente amovible étaient tissées par les Gobelins. Sa vaisselle de camp était en porcelaine de Sèvres. Ses officiers possédaient des nécessaires de voyage qui s’apparentaient, en plus luxueux, à ceux qu’on apporte de nos jours pour piqueniquer à la campagne.

Montre de poche de Napoléon, en or, émail et cristal
Rapport de santé de Napoléon à Sainte-Hélène, daté du 7 novembre 1820

Tout comme Montréal, La Havane possède un intéressant Musée napoléonien.

Celui-ci a été créé à partir de la collection du magnat du sucre Julio Lobo. Il possède 7 400 pièces dont seule une minuscule partie est exposée.

On y trouve cette montre de poche ramenée à Santiago de Cuba par le Dr Francois-Carlo Antommarchi, médecin personnel de Bonaparte à Sainte-Hélène.

Elle fut d’abord transmise à ses descendants. En 1959, toujours à Santiago, ceux-ci l’offrirent en cadeau de noces à Raúl Castro (le président actuel de Cuba). Ce dernier la déposa au Musée en mémoire de son épouse, Vilma Espín Guillois, après le décès de cette dernière en 2007.

À Sainte-Hélène, le quartier général anglais était informé quotidiennement de l’état de santé de l’empereur déchu, comme en fait foi ce rapport daté du 7 novembre 1820.

Six mois avant son décès on peut y lire que la santé de Napoléon était bien (‘All is well’).

Tombeau de Bonaparte

Où est enterré Napoléon ? Eh bien nulle part.

Depuis 1861, le corps de l’empereur repose dans un sarcophage de quartzite rouge situé dans une crypte aménagée sous la coupole de l’hôtel des Invalides. Comme les poupées russes, ce sarcophage renferme six cercueils successifs.

Sur les murs de cette crypte circulaire, des bas-reliefs rappellent aux visiteurs le legs de l’empereur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (6e photo), objectifs Lumix 12-35 mm F/2,8 (4e et 5e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 31 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés l’exposition « Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial », veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial (2e partie)

Publié le 4 mars 2018 | Temps de lecture : 5 minutes
Aperçu de la salle du trône
Habit du comte Bertrand, Grand maréchal du palais (1813)
L’Asie (1810), de François Dubois (carton de tapisserie)
Aperçu de la cinquième salle de l’exposition

Napoléon n’aimait pas se donner en spectacle lors des repas. Mais certains diners officiels l’y obligeaient.

Voici donc un service de table en vermeil de Jean-Baptiste-Claude Odiot, complété d’accessoires en vermeil d’autres orfèvres, le tout agrémenté de différentes décorations d’époque.

Aperçu des sixième et septième salles de l’exposition

La septième salle est dominée par la garniture d’autel en vermeil, réalisée en 1809 par l’orfèvre Henri Auguste. Cette décoration fut utilisée lors du mariage de Napoléon et de l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche.

Celle-ci était la fille ainée de l’empereur d’Autriche. De nombreux fidèles de Napoléon ne lui pardonnèrent jamais d’avoir épousé la petite-nièce de Marie-Antoinette. À leurs yeux, cette union matrimoniale aristocratique faisait figure de trahison à la cause révolutionnaire.

Le 2 avril 1810, ce mariage religieux se déroula au Louvre, dans une salle transformée pour l’occasion en chapelle.

Précisons que les noces par procuration avaient eu lieu onze mois plus tôt à Vienne. Puisque Napoléon n’avait pas daigné s’y rendre, l’archevêque de Vienne avait béni douze anneaux de mariage puisqu’on ne connaissait pas le tour du doigt de Bonaparte.

Cinq jours avant le mariage, Napoléon va à la rencontre de sa future épouse à Compiègne. C’est le coup de foudre. Le soir même, il veut partager sa couche.

Mais le mariage est la semaine suivante. Ne pouvant plus attendre, il demande à l’évêque de Nantes si les noces à Vienne ne pouvaient pas, en quelque sorte, constituer un mariage.

Complaisant, l’évêque lui dit que oui, d’une certaine manière.

Expéditif, Napoléon était pourri au lit : personne n’est parfait. Le lendemain de leur première nuit ensemble, l’empereur s’était levé le sourire aux lèvres. Marie-Louise d’Autriche fut plus discrète.

Portrait du duc de Frioul, en habit de Grand maréchal du palais (1806-1808) d’Antoine-Jean Gros

La cour de Napoléon comprenait un personnel de près de 450 personnes, dont certains grands responsables du protocole.

Au sommet de cette hiérarchie, Géraud-Christophe-Michel Duroc (ci-dessus), duc de Frioul, occupait le poste de Grand maréchal du palais.

Son rôle était de voir aux repas, de même qu’à la décoration, à l’entretien et à la sécurité des lieux de pouvoir où se trouvait Napoléon.

De son côté, le Grand maitre des cérémonies veillait au respect du protocole et de l’Étiquette. Le Grand aumônier était son équivalent dans le cas des offices religieux.

Le Grand chambellan veillait jalousement au respect de l’intimité de la famille impériale.

Le Grand écuyer était responsable des équipages et des écuries. Le responsable de la bonne marche des expéditions de chasse était le Grand veneur.

Tous ces personnages, aux titres grandiloquents, contribuaient au prestige de la cour de Bonaparte.

Digression : Dans la photo ci-dessus, j’aime bien la gêne de l’homme et l’attitude réservée de la femme, qui contrastent avec la pose affirmée du Grand maréchal.

Aperçu de l’avant-dernière salle de l’exposition
Aperçu de la dernière salle de l’exposition
Détail de L’impératrice Marie-Louise veillant sur le sommeil du roi de Rome (1811) de Joseph Franque

La Révolution française eut de profondes répercussions dans tous les domaines.

La mode révolutionnaire scandalisa unanimement les cours européennes; les Parisiennes se promenaient sur la rue en déshabillé, disait-on. Quelle vulgarité !

En réalité, en portant ces ‘robes de chambre’ en plein jour, elles s’affranchissaient des corsets qui les faisaient souffrir, et des paniers qui gonflaient leurs robes, mais qui les obligeaient à franchir de biais les portes étroites.

Quel soulagement pour elles; la mode était au mou.

En épousant Napoléon, Marie-Louise d’Autriche adopta les us et coutumes de France. Mais ici, la tenue vestimentaire osée de l’impératrice est sublimée par un tissu soyeux, un col en dentelle, des épaules bouffantes, et des broderies en fils d’argent au bas de la robe (hors champ).

En somme, grâce au talent des stylistes de l’impératrice, le déshabillé révolutionnaire devenait chic.

Pour terminer, j’invite les passionnés d’histoire à s’intéresser aux conférences télévisées d’Henri Guillemin.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (5e photo), objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 7e et 8e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 7 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 11 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 8 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 7 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 7 mm
9e  photo : 1/125 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial (1re partie)

Publié le 3 mars 2018 | Temps de lecture : 5 minutes
Portrait en buste de Napoléon en grand habillement (exécuté entre 1805 et 1814), par l’atelier de François-Pascal-Simon Gérard

Tyran pour les uns et libérateur pour les autres, Napoléon Bonaparte ne fut empereur français que onze ans, de 1804 à 1815.

Son époque fascine encore ses admirateurs, deux siècles après sa mort. Des millions de touristes et de Français à Paris s’empressent de voir son tombeau à l’Hôtel des Invalides. Et le moindre objet qui lui aurait appartenu est âprement disputé par des collectionneurs lors de ventes aux enchères.

De nos jours, lorsque le président de la France reçoit des chefs d’État à Versailles, il ne fait pas que choisir un lieu magnifique afin d’impressionner ses invités. Il s’entoure des ors de la République pour affirmer qu’il est le détenteur d’une autorité séculaire qui remonte jusqu’à l’Ancien Régime.

C’est ce que Napoléon fit afin d’assoir sa légitimité. La sienne et celle des autres membres de sa famille.

Lorsqu’il arrive au sommet de l’État en 1799 (cinq ans avant son sacre), Napoléon n’est que le fils d’un juge italien en Corse, un parvenu porté au pouvoir à l’occasion d’un coup d’État.

Napoléon impose le respect non seulement par ses conquêtes militaires, mais également en cherchant à impressionner ses visiteurs par le faste cérémonial de la cour et en s’entourant d’artistes glorifiant son autorité.

Plutôt que de liquider les industries du luxe qui approvisionnaient l’aristocratie déchue du royaume, Napoléon réalise que ces manufactures donnent de l’emploi à des dizaines de milliers d’artisans spécialisés.

C’est ainsi que les tentures de la manufacture des Gobelins ne servaient pas seulement de revêtements muraux, de rideaux et de draperies luxueuses : elles servaient également de recouvrement à du mobilier.

Et tous ces biens, exportés hors du royaume, rapportaient des devises qui servaient à financer les réformes qu’il implantait.

Napoléon s’est donc entouré des produits haut de gamme du pays, non seulement pour son plaisir personnel, mais également dans le but d’en faire la promotion auprès des ambassadeurs, chefs d’États, et des autres dirigeants du pays.

Au style néoclassique de Louis XVI, les créateurs et les artistes proposaient maintenant le style Empire, typique du nouveau régime napoléonien.

Ce sont ces objets de luxe que présente l’exposition Napoléon : Art et vie de cour au palais impérial, à l’affiche au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu’au 6 mai 2018.

Précisons que la scénographie de l’exposition a été conçue par les firmes montréalaises Architem et Graphic eMotion, sous la direction de Sandra Gagné.

Les deux textes de ce blogue consacrés à cette exposition visent à vous en donner un aperçu.

Un couple de visiteurs

Près de l’entrée de l’exposition, un ‘trône’ a été aménagé au bénéfice des amateurs d’égoportraits. Ici, un jeune couple montréalais a spontanément accepté l’invitation de poser pour l’occasion.

Aperçu de la première salle, autour de la volière de l’empereur à Sainte-Hélène
Vue de Longwood House, résidence de Napoléon à Sainte-Hélène
Aperçu de la deuxième salle de l’exposition
Nécessaire dentaire de Napoléon, en acier, or, nacre et ébène
Aperçu de la troisième salle de l’exposition
Tasse au portrait de l’impératrice Joséphine de Beauharnais (1809), première épouse de Napoléon

Napoléon et les officiers supérieurs de l’armée s’entouraient d’un luxe inouï lors de leurs campagnes militaires à travers l’Europe : porcelaine fine, ustensiles en argent doré, verres en cristal taillé, lampes en bronze, lit pliant de campagne à matelas superposés, tente de taffetas, etc.

Tout cela était transporté précieusement par les soldats, en plus du lourd matériel militaire.

Cette tasse, fabriquée par la manufacture impériale de Sèvres, est dotée d’un étui rigide en cuir qui servait à la protéger au cours des déplacements de l’empereur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3e, 5e et 7e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 7 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 1000 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 7 mm
6e  photo : 1/30 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 7 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm


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