Festival Montréal Baroque 2014 : Jour 3

Publié le 22 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

Le programme de la journée débutait à 9h par un concert gratuit de l’Ensemble Eya, consacré à des chansons médiévales.

Ensemble Alkemia

À 11h, l’ensemble Alkemia devait se produire au Musée Redpath. J’avais bien hâte d’y mettre les pieds puisque c’est le seul musée d’histoire naturelle de Montréal et je n’y suis jamais allé. Mais c’est finalement à la salle Redpath, située à proximité, que le concert eut lieu (comme presque tous les autres de la journée).

Le quatuor nous présentait à capella des œuvres du compositeur Johannnes Ciconia (vers 1370-1412), totalement méconnu mais remarquable.

À 12h30, j’ai manqué le concert solo du percussionniste Ziya Tabassian, consacré à de la musique du dernier quart du XXe siècle.

Ensemble Scholastica et compagnie

Après la rédaction et la publication de mon compte-rendu de la deuxième journée du festival, je suis retourné à l’université McGill entendre le concert de l’ensemble Scholastica, auquel s’étaient joints trois musiciens invités (Élise Guay, Gary Nagels et Daniel Stillman). Le programme, assez intéressant, comprenait des œuvres de la fin du Moyen-Âge.

Les Voix Humaines

Puis à 16h, les Voix humaines présentaient de manière impeccable des fantaisies pour violes du compositeur anglais Thomas Lupo (1571-1627). Sur la photo ci-dessus, la violiste Susie Napper est hors cadre, ce dont je tiens à m’excuser.

La Bande Montréal Baroque

Le programme de la journée culminait avec cinq cantates de Jean-Sébastien Bach, exécutées par la Bande Montréal Baroque et un quatuor vocal composé de quatre nouveaux chanteurs; la soprano Odéi Bilodeau, l’alto Elaine Williams, le ténor Philippe Gagné et le baryton Drew Santini.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les trois premières photos) et M.Zuiko 40-150 mm R (la 4e photo)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 16 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 12 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/4,2 — ISO 2500 — 49 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2014 : Jour 2

Publié le 21 juin 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

Le programme de la journée débute par une expérience acoustique.

Depuis des années, l’école de musique Schulich de l’université McGill effectue des recherches fondamentales sur la réverbération sonore. On y a construit un studio doté de micros et d’enceintes qui vise à recréer l’acoustique préalablement mesurée de différents lieux.

Tom Beghin

Le concert de cette fin d’après-midi comprend deux sonates pour pianoforte composées par Beethoven. Les différents mouvements de ces œuvres seront présentés dans trois lieux virtuels; un grand parc urbain de Californie, une plaine entourée de forêt en Europe, et l’intérieur d’une cathédrale gothique.

J’ai été surpris qu’on n’ait pas choisi l’acoustique réverbérée des salles d’apparat des palais viennois dans lesquels Beethoven présentait ses compositions dont, par exemple, la salle de concert du Palais Lobkowitz (photo ci-dessous).

Salle de concert du Palais Lobkowitz, à Vienne

En réalité, deux des trois sites virtuels retenus sont des sites extérieurs, choisis en concordance avec le thème du festival, soit la nature.

Le résultat ? J’étais assis à deux mètres du soliste et le son qui s’échappait du pianoforte était nettement plus important que sa réverbération. Si bien que je n’ai remarqué aucune différence. Ce concert sera donné en reprise dans deux jours; il est possible que j’y retourne — assis loin de l’instrument — afin d’avoir une meilleure idée du résultat.

Les Indes Galantes

À 19h, le festival présentait une version réduite de l’opéra-ballet Les Indes galantes composé par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Louis Fuzelier. La première de cette œuvre a eu lieu en 1735 sur la scène de l’Académie royale.

Ce soir, la musique instrumentale est jouée dans une réduction à deux clavecins. De plus, au lieu que l’action se déplace de la Turquie à la Perse, du Pérou aux Indiens de Nouvelle-France, le ballet — dansé ici par Les Jardins chorégraphiques — se déroule dans un décor unique.

Dans le palais du Sultan ottoman, la fille du Grand Turc découvre cinq automates : deux clavecinistes et trois danseurs (deux masculins et un féminin). Ces trois derniers, de même que la fille du Grand Turc, forment deux couples qui se livrent alors à un jeu de séduction duquel triomphera d’abord l’Amour, puis finalement la raison (puisque les automates finissent toujours par s’interrompre).

Bref, un spectacle agréable qui a amusé l’assistance, nombreuse.

À 21h, le concert Folia : Folles alliées mettait en vedette le duo Fiolûtröniq, complété par la claveciniste Katelyn Clark. Le programme était constitué de courtes œuvres de musique atonale commandées à divers compositeurs canadiens.

Je suis sorti vers le milieu du programme, alors que les musiciens ajustaient leurs instruments. Je n’ai pas compris pourquoi cela était nécessaire dans ce genre musical, puisque même si leurs instruments jouaient faux, personne ne verrait la différence.

La dernière photo est celle d’un luminaire qui prend l’aspect d’un globe terrestre décoré d’un anneau où sont représentés les signes du zodiaque. Ce luminaire éclaire le vestibule qui donne accès au Papillon des Arts (où avait lieu ce dernier concert).

Luminaire du Pavillon des Arts

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 et objectif Lumix 14-45 mm (la 2e photo), appareil Olympus OM-D e-m5 et objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re et 4e photos) et M.Zuiko 40-150 mm R (la 3e photo)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 17 mm
2e  photo : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/4,4 — ISO 800 — 53 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 29 mm

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Festival Montréal Baroque 2014 : Jour 1

Publié le 20 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

Ce soir, c’est le début du Festival de musique Montréal Baroque 2014.

Cette année, deux changements majeurs. D’abord la direction artistique est assumée conjointement par Suzie Napper (la fondatrice du festival) et le compositeur Matthias Maute. Puis le site déménage du Vieux-Montréal au campus universitaire de McGill.

Davide Monti et l’ensemble L’Harmonie des Saisons

Le thème de cette année : la nature. À 19h, la programmation commence donc avec les Quatre saisons de Vivaldi.

L’œuvre est jouée par l’ensemble L’Harmonie des Saisons dans l’ancienne salle de lecture de la bibliothèque Redpath, transformée en salle de concert depuis 1952. Le plafond cathédrale de cette salle est entièrement en bois, ce qui lui confère une excellente acoustique.

Plafond cathédrale de la salle Redpath

Le premier violon est l’italien Davide Monti (brillant dans l’Hiver). À deux occasions, le concerto sera interrompu par une prestation très « napolitaine » du ténor Nils Brown, qui s’accompagnera à la guitare.

Pallade Musica

À 21h, le quatuor Pallade Musica offre un concert de musique instrumentale du XVIIe siècle, mettant en vedette des œuvres de compositeurs vénitiens. Au cours de ce concert, j’ai été fasciné par l’intensité et l’expressivité de la violoniste Tanya LaPerrière (à gauche sur la photo).

Concert au Java U

La soirée de terminait au café Java U (situé au 626 ouest, rue Sherbrooke), où de jeunes musiciens offraient aux clients un concert gratuit de musique baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 21 mm

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Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 4

Publié le 25 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

En ce lundi de la Fête nationale des Québécois, le festival tirait à sa fin.

Palais d’été de Frédéric le Grand, à Potsdam, réalisé d’après ses croquis

À 14h, la jeune Compagnie baroque Mont-Royal — violoniste, violoncelliste, flûte traversière, clavecin et soprano — suggérait un voyage à la cour du roi de Prusse Frédérique le Grand en nous jouant des œuvres de compositeurs qu’il affectionnait.

Ellen Wieser de la Compagnie baroque Mont-Royal

Sur la photo ci-dessus, on voit l’excellente soprano Ellen Weiser et, derrière elle, la violoniste Sallynee Amawat qui cherche, en vain, à accorder son instrument.

Ensemble Scholastica

À 16h, l’Ensemble Scholastica — un chœur de huit femmes — chante à capella de la musique polyphonique, du IXe au XIIIe siècle.

De tous les concerts présentés dans la grande salle du Théâtre St-James, celui-ci a le mieux tiré profit de l’acoustique réverbérée des lieux. On se serait cru dans une cathédrale gothique, dressée comme un élan vers le Ciel. Mémorable.

Les Boréades

Le festival se terminait à 19h par un concert de musique baroque française, illustrée en deuxième moitié par un spectacle étonnant mariant avantageusement la danse et le cirque.

Bref, pour cette 11e édition et dernière année à la direction de ce festival, Susie Napper ne s’est pas surpassée : elle a été égale à elle-même, soit une extraordinaire créatrice et un trésor national. Une fois de plus, les festivaliers ont été conviés à un festin musical et sont repartis émerveillés.

Merci donc aux artisans (musiciens, chanteurs, danseurs et bénévoles) et longue vie au Festival de musique Montréal baroque !

Détails techniques : Canon Powershot G6 (première photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
2e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
3e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 4000 — 53 mm
4e  photo : objectif Lumix 12-35 mm F/2,8, 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 26 mm

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Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 3

Publié le 24 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Le programme de la journée commençait par un récital de flûte à bec qui débutait à 7h. Entre nous, qui va au concert à 7h du matin ?

Quatuor Elsinor

Mais j’étais là pour le concert donné à partir de 10h au Restaurant mexicain Casa de Mateo. Le Quatuor Elsinor — Jérémie de Pierre, Geneviève Pfiste, Élyse Lamanque-Girard et Ariane Gigon — donnait un programme du musique de différents compositeurs, anciens et contemporains.

Sur les marches du Théâtre St-James, à partir de 11h se terminait le marathon de trois jours durant lequel on a joué l’intégrale du recueil Le Jardin des plaisirs de la flute, du compositeur néerlandais Jacob van Eyck.

Les marathoniens étaient de jeunes musiciens professionnels (comme Vincent Lauzer, ci-dessus à gauche), auxquels s’étaient joints un certain nombre de flûtistes amateurs, dont la majorité étaient assez bons (c’était le cas de cette dame, ci-dessus à droite).

Détail de la décoration de la grande salle du Théâtre St-James

À 14h, dans la grande salle du théâtre de déroulait un concert d’œuvres du compositeur John Dowland (1563-1626) et dont on célèbre cette année le 450e anniversaire de naissance.

Consort des Voix humaines

Les interprètes étaient le duo Les voix humaines (Susie Napper et Margaret Little), complété par les violistes Mélisande Corriveau, Felix Deak et Marie-Laurence Primeau, de même que par le luthiste Sylvain Bergeron. Ces six musiciens forment le Consort des Voix humaines. Leur interprétation fut irréprochable, les Voix humaines étant reconnues mondialement dans ce répertoire.

Mark Edwards

À 16, le claveciniste Mark Edward (ex-étudiant à la faculté de musique de McGill et Premier prix 2012 du Concours de clavecin de Bruges) donnait un récital. Ne vous laisser pas tromper par la mine un peu triste de l’interprète sur la photo ci-dessus : son récital fut tout simplement renversant.

Le tout débutait par une chaconne de Haendel où, en dépit des fausses notes, l’interprète fit preuve d’une virtuosité spectaculaire. Haendel était reconnu comme un excellent improvisateur et on avait l’impression, en écoutant M. Edwards, que le compositeur lui-même était à l’œuvre, bien décidé à nous épater.

Clavecin de Mark Edwards

En entrevue exclusive pour ce blogue, le claveciniste déclare que la partition d’Haendel est déjà très détaillée. Il a fait un montage qui lui semblait approprié des parties utilisées par d’autres virtuoses et il simplement a augmenté le niveau de difficulté d’environ dix pour cent par des ornements personnels.

Je n’ai jamais aimé Couperin, que je trouve ennuyeux. Joué par M. Edwards (qui brode et orne à profusion), ce compositeur français m’est soudainement apparu intéressant.

Dans une pièce du compositeur italien Bernardo Storace (que je ne connaissais pas), M. Edwards sépare tellement bien les différentes voix de la partition qu’on a l’impression qu’il réussit à faire chanter le clavecin, tout en l’accompagnant d’un petit orchestre d’instruments. C’est stupéfiant.

Grande salle du Théâtre St-James

À 19h, dans l’immense salle du théâtre, l’Harmonie des saisons — un ensemble formé de musiciens et chanteurs montréalais et mexicains — donnait un concert d’œuvres baroques d’Espagne et d’Amérique latine.

L’Harmonie des saisons

Tous les chanteurs furent remarquables, en particulier les voix masculines. Nommément, le ténor Rodrigo del Pozo a suscité l’enthousiasme de l’assistance par son timbre viril et princier.

La Mandragore

À 21h, le programme se terminait par le quintette La Mandragore qui présentait une soirée sous le thème des Vikings. Il s’agit d’une musique néo-traditionnelle, très mélodieuse, qui m’a rappelé celle de l’ex-groupe pseudo-celtique Malicorne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (les photos No 6, 9 et 10) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les sept autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 32 mm
  Imagette de gauche : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
  Imagette de droite   : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 28 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 35 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 150 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 22 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 2000 — 49 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 640 — 53 mm

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Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 2

Publié le 23 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Le programme de cette deuxième journée a débuté avec un atelier de flûte à bec, une conférence gratuite au sujet de l’histoire de la musique mexicaine, et la deuxième partie de l’intégrale du recueil Le Jardin des plaisirs de la flute du compositeur néerlandais Jacob van Eyck.

Le ténor Rodrigo del Pozo, le claveciniste Eric Miles et Daniel Zuluaga à la guitare

Je me présente sur le site pour le concert intitulé La Rose des vents donné par les musiciens Mélisandre Corriveau à la viole de gambe (absente sur la photo ci-dessus), Eric Milnes au clavecin, Daniel Zuluaga à la guitare et au théorbe, et le ténor Rodrigo del Pozo.

On interprétera des œuvres instrumentales européennes et quelques œuvres vocales en espagnol, dont une chanson particulièrement mélodieuse intitulée Esperar, sentir, morir du compositeur madrilène Juan Hidalgo (1614-1685).

La Fontegara
Décoration de la table d’harmonie du clavecin utilisé par La Fontegara

À 14h, le groupe baroque mexicain La Fontegara (et la soprano Irasema Terrazas, absente de la photo ci-dessus) interprète des cantates du Mexique, d’Amérique latine et d’Espagne.

Pallade Musica

Après une parade dans les divers locaux du Théâtre St-James (anciennement une succursale de la banque CIBC), le programme reprend à 16h par un concert de Pellade Musica, gagnant à New York du premier prix 2012 de l’Early Music America Baroque Performance.

À l’affiche, des œuvres de divers compositeurs baroques dont le Quatuor parisien No 1 de Telemann, interprété avec brio.

De droite à gauche, Constantinople, Suzie LeBlanc et l’Euskalbarrokensemble

À 21h, le groupe Constantinople s’associent avec le groupe basque Euskalbarrokensemble pour un concert sous le thème du métissage des cultures musicales entre l’Orient et l’Occident, et entre l’Ancien et le Nouveau monde.

Ce concert est une magistrale démonstration du talent d’improvisateur des musiciens qui, à partir d’œuvres très anciennes, vaguement notées, comblent les vides, brodent, ornent, se lancent dans des solos créés sous l’inspiration du moment tout en paraissant brulants d’authenticité.

En particulier, les musiciens Kiya Tabassian (de Constantinople) et Enrique Solinis (de l’Euskalbarrokensemble) qui — en dépit du fait qu’ils n’ont jamais travaillés ensemble — s’épauleront, dialogueront, répliqueront aux inventions musicales de l’autre, relanceront le discours lorsque le partenaire semble s’essouffler, est un modèle d’écoute mutuelle et feront de ce concert un moment mémorable dont la magie pourrait difficilement être crée de nouveau de manière identique.

Ce concert mettait également en vedette la soprano acadienne Suzie LeBlanc qui interprète des chansons en langue basque, en latin et en français, notamment. J’ai connu Mme LeBlanc à ses débuts. La dernière fois que je l’ai vue, elle tenait le rôle titre dans l’opéra L’incoronazione di Poppea de Monteverdi à la Place des Arts.

Ce fut un plaisir de la retrouver maintenant, avec toujours cette voix blanche, sans vibrato, pleine de fraîcheur en dépit d’une puissante d’émission accrue, et comme bonus, une diction souveraine qui fait défaut à tant de ses collègues sopranos lorsqu’elles chantent en français.

Bref, ce concert fut à mon avis le meilleur d’une journée pourtant remarquable.

Le tout se terminait par un concert de transcriptions pour flutes à bec d’œuvres baroques et modernes interprétées par de jeunes musiciens, et un spectacle auquel je n’ai pas assisté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 35 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 35 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 21 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 19 mm

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Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 1

Publié le 22 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
L’opéra Motezuma

La onzième édition du festival de musique baroque de Montréal débutait hier soir par la présentation, en version concert, de l’opéra Motezuma (sans « n »), écrit en 1733 par Antonio Vivaldi.

La partition de cette œuvre fut redécouverte en 2002 à l’état de fragments, soit la totalité du texte et environ le tiers de la musique.

Pour la représentation montréalaise, le chef et musicologue Matthias Maute a remplacé la musique perdue par des compositions de son invention, à la manière de Vivaldi. De plus, les récitatifs de Vivaldi ont été abrégés par du texte plutôt amusant — en anglais seulement — qui résume l’histoire, telle que vue par Motezuma.

La plupart des airs (en italien, évidemment) sont des airs de bravoure qui nécessitent énormément d’agilité vocale de la part des exécutants. Pour être franc, cet opéra n’est pas celui de Vivaldi que je préfère. Mais en concert, c’est une véritable compétition d’agilité vocale entre prima donne et accessoirement, entre primo uomo : bref, c’est tout un spectacle.

Les deux chanteurs masculins de la distribution ont été corrects, alors que leurs quatre collègues féminines leur ont aisément volé la vedette.

Flore Valiquette

En particulier, Flore Valiquette m’a épaté par la fraicheur de sa voix, sa technique irréprochable, la justesse absolue de son chant et un timbre de voix qui m’a rappelé celui de la soprano américaine Barbara Bonney (actuellement, une de mes préférées).

Le tout se déroulait dans une salle immense, entièrement minérale, dans laquelle la réverbération était particulièrement importante.

Mais justement, alors que dans le seul enregistrement disponible — dirigé par le chef Alan Curtis — tout l’opéra finit en queue de poisson par un chœur sec et insipide qui ne dure que 21 secondes, la version montréalaise profitait de l’acoustique du lieu pour se terminer dans un paroxysme éblouissant, soit un chœur somptueux s’étendant sur plusieurs minutes. Cette composition de Matthias Maute (à partir du fragment retrouvé) est extrêmement mélodieuse. Au disque, celle-ci connaitrait un succès instantané qui, on s’en doute, se propagerait sur l’internet de manière virale.

Bref, une soirée très intéressante dont le mérite revient aux organisateurs et interprètes, en particulier au musicologue Matthias Maute.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 26 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 35 mm

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Souvenirs du Festival de musique baroque 2011

Publié le 28 juin 2011 | Temps de lecture : 7 minutes
Le Ballet de l’impatience

C’est avant-hier que se terminait la neuvième édition du festival de musique Montréal Baroque.

Pour la première fois de l’histoire de ce festival, la température a été fraîche et pluvieuse, ce qui a ralenti mes ardeurs à assister à certains spectacles, malgré l’achat d’une passe qui me donnait droit à tout.

À 16h le premier jour, le musicologue François Filiatrault — auteur de la presque totalité des notes du programme — prononçait une conférence sur le ballet de cour. Cette conférence, abondamment illustrée, nous préparait au spectacle qui suivait en soirée.

Donc le soir même, Les Jardins chorégraphiques — c’est le nom d’une troupe de ballet — présentaient une œuvre de Lully, Le Ballet de l’impatience, créée en 1661 et reprise à Montréal pour la première fois depuis.

En réalité, la musique et le livret de ce ballet ont été reconstitués à partir de plusieurs documents anciens alors que la chorégraphie et la pantomime sont le fruit de l’imagination débridée de ses artisans montréalais.

Il s’agit d’un ballet à sketches : on nous présente diverses situations susceptibles de générer de l’impatience. Par exemple, des procureurs qui multiplient les procédures, ce qui augmente leurs honoraires et suscite l’impatience de leur client. Chaque saynète est précédée d’un récit (en vieux français) qui nous explique ce qui va suivre.

Dans ce cas-ci, ce vieux français est celui parlé à l’époque de Louis-XIV : il ressemble à de l’acadien. On prononçait « montère l’escalié » pour « monter l’escalier ». On prononçait le « o » et le « i » de « moi » et de « toi », ce qui sonnait différemment du « moâ » et du « toâ » d’aujourd’hui et qui ressemblait beaucoup au « moé » et « toé » du bon vieux joual québécois. Cette langue, c’était celle de la cour du « Roé » Louis XIV, différente de la langue du « Roy » (comme on dit « Roy Dupuis ») Louis XIII, son père.

Le ballet proprement dit est très différent du ballet comme on le connaît aujourd’hui. Oubliez les tutus et les ballerines dansant sur le bout des orteils. C’était des pas de danse connus de la noblesse (et exécutés par certains d’entre eux dans la représentation devant le roi) et exécutés également par des danseurs professionnels. Cette danse s’accompagnait d’un jeu de main fascinant, qu’exécutaient avec beaucoup de naturel deux des quatre danseurs de la représentation montréalaise.

Quant aux décors, ceux de l’époque avaient brulé avant la première représentation à Paris : à Montréal, ils furent inexistants.

Quant à la musique authentiquement de Lully, elle fut assurée avec brio et avec fantaisie par La bande Montréal baroque, un orchestre formé pour l’occasion de plusieurs des plus brillants musiciens baroques de Montréal.

(Mon Dieu, que de mots pour ce concert d’ouverture).

Je passe sur plusieurs concerts auxquels j’ai assisté, qui furent biens (dont ces concertos créés par le musicologue montréalais Bruce Haynes — décédé quelques semaines avant le festival — à partir de cantates de Bach).

Le Gesualdo Consort Amsterdam

On nous avait prévenus que les madrigaux de Gesualdo (un compositeur de la Renaissance) créeraient l’événement à 21h ce soir-là et ce fut le cas. Exécution parfaite à capella par le Gesualdo Consort Amsterdam. Toutefois j’avoue que les œuvres pour clavecin de ce compositeur (également au programme) ne me disent rien.

Partition de Trabaci

Un des grandes surprises du festival furent les œuvres instrumentales de Giovanni Maria Trabaci (vers 1575 – 1647) présentées à 16h le 25 juin. Celui-ci a écrit les plus anciennes partitions connues écrites spécifiquement pour la harpe. Ses œuvres pour clavier sont particulièrement séduisantes. Selon le compositeur lui-même, elles peuvent être jouées par un ensemble de violes, ce qui fut le cas cet après-midi là.

À 17h30, toujours le 25 juin, le musicologue Noam Krieger a expliqué le long et tortueux cheminement qui lui a permis de reconstituer admirablement la musique du ballet de Lully présenté la veille.

L’Arion orchestre baroque

À 21h (toujours le 25), le gala célébrant le 30e anniversaire du groupe Arion fut une réussite complète. Ce groupe est déjà connu pour sa virtuosité et sa précision : ce gala fut à la hauteur de sa réputation.

Le pianofortiste Robert Hill

Quant aux polonaises séduisantes du fils cadet de Bach, Wilhelm-Friedemann Bach (1710 – 1784) — exécutées au pianoforte par l’allemand Robert Hill — elles furent pour moi une révélation. Alors que certaines de ses pièces sont épouvantablement difficiles à exécuter en raison de la virtuosité qu’elles exigent, d’autres sont d’un dépouillement extrême, lourdement chargées d’une tension émotive qui annonce le romantisme allemand (et celui de Beethoven en particulier).

Site du concert des Ensembles Ysis et La Rota

Le 26 juin à 16h, les Ensembles Ysis et La Rota présentaient la musique médiévale du Roman de F.A.U.V.E.L., une œuvre en partie en latin et en partie en vieux français. Le concert mettait en vedette les voix de deux excellentes sopranos dont la principale (dont j’ignore le nom) est absolument absolument absolument extraordinaire. Avec une légère vibration de la voix qui me rappelle (en mieux) la hongroise Mària Zàdori à ses débuts, et une habilité à broder une dentelle de notes à vous couper le souffle d’admiration.

Les artisans du spectacle « L’enfer de Macbeth, au cabaret »

Pour clôturer le festival, on présentait un texte contemporain qui parodiait le Macbeth de Shakespeare, le tout sur de la musique élisabéthaine de Purcell, de Blow et d’Eccles. Le spectacle était assuré quant à la musique par l’Ensemble Caprice (impeccable), par un chœur mixte de chanteurs assez biens, par deux comédiens montréalais assez bons et par une maitresse de cérémonie d’une drôlerie à dérider une vieille pomme. Je n’ai pas réussi à comprendre qui a écrit ce texte cynique, iconoclaste et totalement irrésistible mais je dois dire que je me suis bien amusé.

Mme Susie Napper profitant d’un moment de répit pour se reposer

Pour terminer, je dois vous parler de Susie Naper. Cette gambiste de réputation internationale est une des femmes les plus extraordinaires que compte le Québec. Sans elle, ce festival n’existerait pas. C’est grâce à son esprit d’entreprise qu’une multitude d’artisans talentueux pratiquant la musique baroque au Québec se réunissent annuellement dans cette grande fête donnée pour notre plus grand plaisir.

Bravo et merci à tous (et mes excuses à Mme Naper qui va sûrement me détester pour cette photo indiscrète).

Détails techniques des photos : Appareil Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm f/1,7
1re photo : 1/80 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 160 — 20 mm
3e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 200 — 20 mm
5e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
6e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
7e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 250 — 20 mm
8e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 160 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le festival de musique « Montréal Baroque », du 23 au 26 juin 2011

Publié le 23 juin 2011 | Temps de lecture : 1 minute


 
C’est aujourd’hui que s’ouvre officiellement la neuvième édition du festival de musique « Montréal Baroque ».

Malgré son nom, le festival présentera des œuvres de compositeurs de différentes époques : Moyen-Âge (Hildegard von Bingen), Renaissance (Carlo Gesualdo, Roland de Lassus, et Giovanni Maria Trabaci), Baroque (Johann Sebastian Bach, Antoine Forqueray, Georg Friedrich Haendel, Jean-Baptiste Lully, Johann Rosenmüller, Georg Philipp Telemann, Giovanni Maria Trabaci, et Antonio Vivaldi), et Néo-classique (Wilhelm Friedemann Bach).

À l’affiche, six grands concerts, dix concerts intimes, quinze concerts gratuits, un symposium international (en anglais), deux conférences, une classe de maitre et une série de concerts informels gratuits à partir de 23h au café À propos (situé au 300 est, rue Notre-Dame : voir le clip vidéo ci-dessous).

Quelques uns des meilleurs spectacles auxquels j’ai assisté de toute ma vie furent des Grands concerts donnés à l’occasion d’éditions précédentes de ce festival remarquable.

Référence : Festival Montréal Baroque

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