En 2021, afin d’encourager les producteurs agricoles durement éprouvés par les mesures sanitaires, deux entrepreneurs ont organisé aux quatre coins de la France d’immenses banquets où sont consommés des produits du terroir.
Contre la promesse d’un kilo de nourriture par convive, le prix d’entrée est de 80 euros.
À l’occasion de ces évènements, on fait rôtir à la broche des porcs entiers. Et on sert de la charcuterie, des légumes et des fruits produits localement. Évidemment, le vin (français) y coule à flots.
Depuis cinq ans, ces banquets gargantuesques obtiennent un immense succès.
Toutefois, l’entreprise qui les organise a récemment été partiellement vendue au fonds d’investissement Odyssée Impact, dirigé par le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, soutient financier du Ralliement national, un parti français de droite.
Dès lors, les mêmes banquets, avec les mêmes menus, sont soudainement critiqués pour leur manque d’inclusivité. En effet, les fidèles dont la religion interdit la consommation de porc ne peuvent y assister à moins d’enfreindre leurs interdits religieux.
Conséquemment, au nom du vivre-ensemble et/ou de la lutte contre l’extrémisme politique, des centaines de personnes tentent de faire interdire dans leur patelin la tenue de ces banquets.
Ajouter du poulet, du bœuf ou de l’agneau au menu ne changerait rien puisque pour les Juifs orthodoxes, un aliment ne peut être cachère lorsqu’il est cuit dans un récipient où du porc a été préparé.
De plus, ils ne peuvent utiliser un ustensile qui a servi à manger un mets contenant du porc. Même s’il a soigneusement été nettoyé depuis.
Quant à elle, la religion musulmane permet la consommation de bœuf ou d’agneau, mais à la condition que l’animal a été égorgé alors qu’il regardait en direction de La Mecque.
Bref les banquets du Canon français devraient utiliser une coutellerie et des instruments de cuisine séparés pour les uns et les autres, Et s’assurer qu’on dispose séparément des objets ‘impurs’.
Et même s’ils devaient faire tout cela, ces banquets seraient boycottés quand même parce que tout cela n’est qu’un prétexte.
La véritable raison est qu’on veut faire croire que les profits réalisés par ces banquets servent à financer le Ralliement national.
Il est illusoire de vouloir tarir le financement d’un parti qualifié ‘d’extrême droite’ dans un pays (comme la France) où le financement politique est de la corruption légalisée.
Amis Français, faites en sorte que seuls les citoyens de votre pays puissent verser de l’argent à un politique ou à son parti (comme au Québec) et limitez cette contribution annuelle à 100$ (le double les années électorales) et il deviendra stupide d’empêcher vos concitoyens de se réunir paisiblement afin d’encourager vos producteurs.
Pour revenir au menu des banquets du Canon français, signalons qu’on pourrait dire la même chose de celui de nos cabanes à sucre puisqu’elles proposent des tranches de jambon nappées de sirop d’érable, des filets de porc glacés à l’érable, des oreilles de crisse, des salades parfumées au bacon, de la soupe aux pois (contenant du lard) et des fèves au lard.
Et puisque les cabanes à sucre font partie de l’identité québécoise, on s’étonne que les juges d’Ottawa ne les aient pas encore interdites au nom du multiculturalisme canadian.
Références :
C’est quoi les « Banquets du Canon » qui font polémique ?
Le succès des banquets géants du Canon français ou la bataille culturelle du terroir
Menu pour une cabane à sucre à la maison
Excellent sujet et bien traité par M. Martel.
Mais quel est le vrai fond de cette casserole ?
La religion, bordel !
Elle abêtit même la gastronomie.
La solution fiscale proposée par Jean-Pierre est un bien en soi, indépendamment des moutons ou des cochons.
Il reste l’essentiel. Les religions arriérées perturbent les rassemblement populaires, nuisent au commerce, fractionne la société et brise la joyeuse convivialité que fait jaillir la bonne chère et le bon vin.
La religion veut pourrir et enlaidir ce qu’elle ne parvient pas à dominer.
Si nous ne rebellons pas contre les religions en les sanctionnant sans relâche et avec le même acharnement que leur perpétuel harcèlement, comme on le fait contre les drogues dures, ces monstres de haine contre notre humanité vont continuer à casser la musique de nos bals gastronomiques et de nos plus belles rencontres.
La tolérance envers les religions est le rance de nos aliments.