Publié le 1 août 2010 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Il mangeait tout en parlant au téléphone avec tellement de naturel que j’ai voulu le photographier. Toutefois, en lui signifiant mon intention, je l’ai un peu intimidé.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/160 sec. — F/5,3 — ISO 100 — 30 mm
Cliquez ici pour voir le diaporama duquel cette photo est extraite.
Publié le 31 juillet 2010 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
À l’aéroport Hongqiao de Shanghai, la vitrine de ce restaurant présentait un menu visuel destiné à faciliter la tâche du client étranger… ou analphabète.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/30 sec. — F/4,8 — ISO 160 — 24 mm
Cliquez ici pour voir le diaporama duquel cette photo est extraite.
Publié le 27 juillet 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
À 7h40, notre avion décolle pour parcourir les 723 km qui séparent Guilin de Guangzhou (connue aussi sous le nom de Canton). Celle-ci est la troisième ville la plus peuplée du pays, avec ses 6,5 millions d’habitants (dix millions dans la zone métropolitaine).
Au programme de la journée, une seule activité est prévue : la visite du Temple des ancêtres de la famille Chen.
Il s’agit d’un édifice en briques grises bâti en 1894 et dont la structure est en métal. Des sculptures en brique sont encastrées dans ses murs extérieurs. L’arête des toits est décorée de sculptures en calcaire qu’on s’affairait à peindre de couleurs vives au moment de notre visite. Par endroits, ces sculptures sont surplombées de miniatures en céramique.
Le temple servait de lieu de rassemblement aux Chen de cette province (Jiangsu) venus pour honorer et vénérer leurs ancêtres. Il servait aussi de résidence temporaire pour les descendants de cette grande famille de passage à Guangzhou pour diverses raisons. C’est un des rares lieux de culte épargnés lors de la révolution culturelle.
Le temple est doté d’un petit musée et d’une boutique d’artisanat. Dans cette dernière, un artiste créait, sur place, des œuvres à l’encre de Chine en n’utilisant que ses mains (c’est-à-dire sans pinceau).
Les deux œuvres que j’y ai achetés (le paysage à l’encre et l’aquarelle aux fleurs orangées) m’ont coûté la somme pharaonique… de 30$ (environ 22 euros). Le premier mesure 32 cm, alors que le rouleau de l’aquarelle fait 92 cm de hauteur.
Nous prenons ensuite le repas du midi dans un restaurant dont on voit, dans la vidéo, deux exemples de nourriture vivante disponible. Puis nous aménageons à l’hôtel White Swan dont je visite la galerie marchande, consacrée à la vente d’objets de luxe.
Le reste de l’après-midi étant libre, j’explore les environs de l’hôtel. Je croise alors des commerces de marchandise en vrac et je termine mon excursion au port de Guangzhou.
Ce port est la source d’approvisionnement des restaurants en poissons, crustacés et fruits de mer vivants. Les arrivages sont partagés d’abord entre différents grossistes équipés sur place d’aquariums. Puis ces derniers fournissent aux restaurateurs ce dont ils ont besoin pour offrir à leur clientèle des produits de la mer ultra-frais.
En effet, dans certains restaurants (comme celui dans lequel nous avons mangé plus tôt), le client peut choisir lui-même le poisson ou le crustacé qui lui sera apprêté et servi quelques minutes plus tard.
Dans les villes relativement près de la mer comme Guangzhou, les aquariums de restaurants regorgent de poissons frais, alors que dans les villes situées loin des côtes, cette pratique est moins courante et il n’est pas rare de voir des poissons morts parmi ceux offerts.
La vidéo se termine par des images nocturnes de la rivière des Perles (qui traverse Guangzhou) vue de ma fenêtre.
Publié le 17 juillet 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
La journée débute par notre transport de Yangshuo à Guilin, ville d’environ 600,000 habitants située en bordure de la rivière Li. Une des attractions touristiques les plus célèbres de Guilin est la Colline de la trompe d’éléphant.
Cette colline rocheuse tire son nom de sa silhouette. À l’une de ses extrémités, elle est percée d’une ouverture dont le diamètre fait une dizaine de mètres et qui dessine la trompe de l’éléphant se désaltérant dans la rivière. Située à son sommet, la Pagode de Puxian en briques rouges devient, avec un peu d’imagination, un poignard enfoncé dans le dos de l’animal.
Dans le parc qui donne accès à la colline, devant les boutiques de souvenirs, des femmes de la minorité Miao posent en costume d’apparat pendant qu’on offre aux visiteurs la possibilité de se faire photographier sur le radeau d’un pêcheur au cormoran.
Après un repas du midi au cours duquel chaque plat était décoré de manière exquise, c’est la visite d’une manufacture de perles d’eau salée qui se termine par une parade de mode où l’élégance naturelle des modèles est soulignée par les bijoux qu’elles portent.
Les montagnes de la région sont composées d’une pierre calcaire sujette à l’érosion. Au travers de ce roc friable, des infiltrations d’eau ont creusé des cavernes. L’une des plus belles de toute la Chine est la Grotte de la flûte de roseau.
Située à environ huit kilomètres de Guilin, cette grotte a été explorée la première fois sous la dynastie Tang (618-907) et devint un lieu touristique pendant des siècles. Toutefois, elle passa de mode et sombra dans l’oubli au début du vingtième siècle. Utilisée comme abri anti-aérien durant la guerre sino-japonaise par les paysans qui en avaient conservé le secret, elle fut redécouverte en 1959. Après trois ans des travaux d’aménagement, elle fut rouverte au public en 1962.
Longue de 500 mètres, cette caverne est un véritable labyrinthe de stalagmites et de stalactites aux formes extraordinaires, mises en valeur par des néons de couleur. Une bonne partie de la vidéo est consacrée à sa visite.
La journée se termine par une promenade dans Guilin (écourtée par la pluie) et le repas du soir à notre hôtel, le Guilin Royal Garden.
Publié le 16 juillet 2010 | Temps de lecture : 4 minutes
La rivière Li coule sur une distance de 83 km entre Guilin et Yangshuo. En novembre 2009, j’y ai effectué une croisière qui constitue un des meilleurs moments de mon premier voyage en Chine.
Alors que nous avions visité Beijing et Xi’an dans un épais brouillard de pollution, la rivière Li nous est apparue comme un petit paradis encore vierge : de notre bateau à fond plat, nous pouvions voir les roches gisants au fond de ce cours d’eau.
Le paysage de cette rivière est dominé par des montagnes ou des pics calcaires, très sujets à l’érosion. Vieux de 300 millions d’années, leurs dépôts ont donné naissance à un plateau d’une grande fertilité.
C’est sur ce plateau que coule la rivière Li. Le long de ses rives se dressent des bambous, courbés sous leur propre poids, et qui ressemblent à de grands éventails de plumes d’autruche.
Sur des radeaux plats, les riverains y pêchent ou y font la récolte d’algues comestibles. Sous des cabanes — maintenues à flot grâce à des flotteurs métalliques ressemblant à d’anciens barils de pétrole — on y pratique la pisciculture. À d’autres endroits, on y fait probablement la culture des huîtres.
À 3:57, le bateau s’arrête à un village de pêcheurs : c’est du moins de cette manière que notre agence de voyage nous présentait cet endroit (probablement Xingping). Toutefois, on y voit peu de filets à sécher ou qu’on répare. Mon impression est qu’on y vivait peut-être de pêche autrefois mais qu’actuellement, la principale activité économique est l’artisanat, plus précisément la fabrication d’éventails. Non seulement ceux-ci sont pratiques par temps chaud, mais ils constituent aussi un accessoire indispensable aux groupes de femmes qui pratiquent le tai chi.
Dans ce village, le circuit que nous étions invités à effectuer avait la forme d’un ‘L’ penché à droite : après avoir accosté, on devait marcher une trentaine de mètres, puis tourner à droite sur une rue bordée de tables sur lesquelles de la camelote était offerte en vente. Au lieu de tourner sur cette rue, j’ai préféré continuer tout droit aussi longtemps que possible, revenir sur mes pas, emprunter brièvement cette rue marchande (à 5:00), puis lui préférer une ruelle — parallèle à la rue touristique — mais fréquentée exclusivement par les habitants du village. C’est elle qu’on voit de 5:21 à 5:49.
À 5:45, on voit un montage photographique montrant l’inefficacité énergétique des maisons traditionnelles chinoises, plus précisément les pertes de chaleurs par des ouvertures sous les toits. Ces ouvertures permettent l’évacuation de la fumée née de la combustion du bois de chauffage, mais nuisent à l’isolation thermique de ces bâtisses.
De retour à 5:50 dans une rue perpendiculaire menant à celle que mes collègues de voyage ont empruntée, je prends l’autobus à 6:18, pour atteindre l’hôtel Guilin Royal Garden à 6:30.
À l’occasion de ce voyage organisé, il fallait payer un supplément pour effectuer la visite d’une maison de paysan dans la campagne environnante de Guilin. Les personnes consentantes se répartirent dans deux petits véhicules motorisés. Chacun d’eux pouvait transporter cinq ou six personnes protégées des intempéries par un toit alors que les côtés du véhicule sont ouverts au vent.
À 7:40, on voit la photo d’une vieille dame bossue menant son animal d’une poigne de fer. Des milliers de photos que j’ai prises en Chine en 2009, celle-ci est ma préférée.
De 8:24 à 9:11, c’est la visite de cette maison rurale. Il est à noter que de 8:36 à 8:40, nous voyons une meule servant à fabriquer du lait de soya.
Puis c’est le retour en direction de notre hôtel à Guilin.
Publié le 14 juillet 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
Avant-propos
La vidéo ci-dessus donne un aperçu très sommaire de Shanghai. Pour avoir une idée plus juste de la complexité de cette ville, il est préférable de consulter les vidéos réalisées à la suite de mon voyage à Shanghai en 2010 et dont voici la liste :
Cette vidéo-ci offre un très bref aperçu de Shanghai (que je visiterai plus en détail cet automne).
La journée commence par un trajet en autobus de l’hôtel Sheraton vers la promenade du Bund (en réparation en vue de l’exposition universelle), d’où nous apercevons les édifices futuristes du quartier de Pudong. Le temps de prendre quelques photos et on nous amène au Musée de Shanghai, situé à proximité.
Ce musée se consacre aux arts traditionnels chinois; la calligraphie, la peinture sur soie, la porcelaine et le jade. Ce que j’y ai préféré, ce sont les salles consacrées au mobilier. Tous les items présentés sont d’une qualité exceptionnelle.
Après un détour dans un magasin de vêtements en cachemire qui n’était pas digne de figurer dans ce diaporama, on nous ramène à la rue de Nankin, située tout près du musée.
En soirée, on effectue une croisière sur la rivière Huangpu (qui traverse Shanghai). À l’ouest de celle-ci s’aligne la plus importante collection d’édifices Art Déco au Monde. Ces derniers symbolisaient la puissance commerciale de la ville à l’époque coloniale.
Sur l’autre rive, donc à l’est du Hangpu, se dressent les gratte-ciel de Pudong, ce quartier qui est devenu le symbole de l’essor économique chinois contemporain.
Publié le 13 juillet 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
Cette journée pluvieuse commence au Jardin du Maitre des filets. Son plan d’eau n’est pas le plus spectaculaire de Suzhou mais son mobilier et sa décoration raffinés en font l’un des plus beaux.
Puis nous visitons la Fabrique de soie No 1. Non seulement celle-ci vend-elle au détail les produits qu’elle fabrique, mais elle est dotée d’un volet éducatif qui va des mûriers (dont les feuilles constituent l’aliment des vers à soie) plantés à l’extérieur de l’usine, à la visite guidée qui permet aux visiteurs d’assister à toutes les étapes de la production.
Ces étapes vont du tri manuel des cocons, la mise à mort des vers à l’eau très chaude, le déroulement des fils de soie à partir des cocons vers des bobines octogonales tournant à grande vitesse, puis le tissage.
Les brocarts y sont fabriqués par d’imposantes machines à tisser qui tirent leurs instructions de cartes perforées, selon une technique créée en France au XIXe siècle mais toujours en usage en Chine car inégalée.
Quant aux couettes, l’intérieur isolant n’est pas en duvet comme chez nous, mais plutôt en soie. Cet isolant est une accumulation de plusieurs dizaines de filets de soie fabriqués en étirant manuellement des galettes de cocons.
En plus d’être la capitale de la soie, Suzhou est aussi une ville de canaux; elle fut qualifiée de « Venise de l’Orient » par Marco Polo, l’explorateur vénitien.
Après le repas du midi, nous effectuons un tour en bateau dans les canaux de Suzhou. À 1:28 dans la vidéo, on voit le type d’embarcation couverte que nous avons empruntée. Dès 1:36, les prises de vue sont faites à découvert puisque je me trouvais debout sur le devant triangulaire de l’embarcation, mon appareil-photo protégé de la pluie par un manchon de plastique transparent (en plus, j’étais hyper-grippé).
A 2:01, nous sommes rendus à Luzhi, une ville à mi-chemin entre Suzhou et Shanghai, renommée pour ses ponts — dont certains remontent à la Dynastie Song — et ses canaux.
Au cours du trajet vers Shanghai, on pouvait voir ce panneau indicateur lumineux (photographié au travers la vitre de l’autobus à 2:31) sur lequel sont indiqués, en temps réel, les zones de ralentissement (en jaune) et les bouchons de circulation (en rouge).
En soirée, nous assistons à un spectacle donné par Les Acrobates de Shanghai — une troupe de jeunes prodiges — qui se produisait ce soir-là dans une salle infestée de coquerelles.
Finalement, l’autobus amène à l’hôtel Sheraton FourPoints situé au nord de Shanghai, où nous passons la nuit.
Publié le 11 juillet 2010 | Temps de lecture : 3 minutes
Nous avions passé la nuit encrés dans le port de Chongqing. Cette municipalité compte trente millions de personnes (incluant ses les zones rurales) ; la zone urbaine proprement dite est habitée par plus de sept millions de personnes.
Nous visitons d’abord le musée Huguang Huiguan. Contrairement à la majorité des immeubles séculaires chinois en bois — qui subissent les outrages du temps mais sont restaurés à l’identique — celui-ci est authentique et date véritablement du XVIIIe siècle. Les pavillons du musée sont typiques de l’architecture traditionnelle du sud de la Chine, avec leurs toits en tuiles grises aux coins retroussés. Un petit musée (à l’intérieur du grand) expose quelques dizaines d’objets anciens.
Nous prenons ensuite le repas du midi dans un hôtel dont la décoration du rez-de-chaussé est particulièrement réussie.
Dans un autobus dont la suspension semblait dater de la Deuxième guerre mondiale, on nous transporte au Jardin zoologique de Chongqing, un oasis de verdure entouré de tours résidentielles. L’allée centrale est bordée d’animaux en bronze et mène aux enclos où divers animaux font la joie des enfants, dont les pandas, vedettes incontestées du zoo.
Puis nous nous dirigeons vers le Vieux-Chongqing. Ce quartier est traversé de rues piétonnes dont les deux principales sont en « T ». Noires de monde — notez l’absence de coloration capillaire, de tatouage et de perçage — les rues alignent des boutiques ouvertes dont certaines sont identifiées par une enseigne en bois noir au lettrage doré.
Dans la vidéo, entre 4:43 et 4:58, je fais un détour par des rues secondaires du quartier, désertées par les touristes. De retour dans une rue achalandée, je rebrousse finalement chemin à 4:28 en raison de l’odeur pestilentielle dégagée, je présume, par la cuisson d’un aliment à proximité.
Puis je me promène brièvement en périphérie du quartier avant d’embarquer dans l’autobus qui nous amène au Jin Jiang Oriental, l’hôtel le plus luxueux dans lequel j’ai séjourné à ce jour.
Peu avant le souper, voulant visiter le grand parc visible de ma chambre, je me perds plutôt dans un parc industriel où, incidemment, est situé le siège social de Microsoft Chine (à l’extrême droite du plan à 6:14). Finalement, je prends le repas du soir au buffet de l’hôtel.
Parmi tous les vidéos que j’ai créées sur la Chine, celle-ci est une de mes préférées.
Publié le 9 juillet 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Pour nourrir une population sans cesse croissante, la Chine mise d’avantage sur les cultures que l’élevage. Tout ce qui est cultivable y est cultivé.
Dans la photo ci-dessus, on aurait pu croire les rives du Yangzi propices au pâturage. Sans doute. Mais la Chine a choisi de faire autrement.
En Occident, la laine, le cuir, la viande, les graisses et les produits laitiers proviennent de l’élevage. En Chine, le lait de soya remplace le lait, les fromages sont extrêmement rares et, de manière générale, le règne végétal fournit les fibres, les lipides et les protéines; près de 90% de l’apport calorique provient des céréales — millet, orge et blé au nord du pays : riz au sud.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Mais l’aménagement du territoire, si savant et si minutieux, date d’avant l’ère industrielle. Si bien que l’agriculture chinoise, peu mécanisée, repose encore aujourd’hui sur une main-d’œuvre abondante et bon marché.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
Photo du haut : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 14 mm
Photo du bas : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 39 mm
Cliquez ici pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.