Publié le 24 février 2026 | Temps de lecture : 8 minutes
Introduction
Selon un rapport publié récemment par le Center for Strategic and International Studies, depuis le 1er janvier 2025, l’armée russe a grugé moins de deux pour cent de plus du territoire ukrainien. En somme, l’essentiel de ses avancées date de 2024.
Il serait tentant d’y voir une stagnation du conflit.
En réalité, si le front n’a pas bougé, c’est que la guerre russo-ukrainienne s’est transformée.
Nous verrons ci-après que cette guerre n’a jamais eu pour but la conquête territoriale de l’ensemble de l’Ukraine (contrairement à ce que certains milieux aiment répéter).
Après avoir conquis presque tout ce qu’elle espérait, la Russie a entrepris la destruction fine de ce qui reste de l’effort de guerre ukrainien.
Ce qui signifie deux choses,
Premièrement, couper l’alimentation électrique des ateliers de fabrication des drones et la charge des batteries qui les alimentent.
Dans un autre ordre d’idée, on se rappellera qu’au début de cette guerre, l’Allemagne avait obligé la France à expédier par train ses chars Leclerc vers l’Ukraine par crainte que leur poids abime la chaussée des autoroutes allemandes.
Ce qui signifie que tout le matériel militaire lourd occidental arrive en Ukraine par voie ferroviaire.
La deuxième raison vise donc à la paralysie des trains électriques ukrainiens (les plus performants) qui transportent le matériel militaire occidental vers le front.
Les souffrances que cela occasionne pour la population civile en Ukraine ne sont donc que des dommages collatéraux, selon le jargon technocratique des armées de ce monde.
Après quatre ans de guerre, récapitulons : ce conflit a une cause profonde et un facteur déclenchant.
La cause profonde
La cause profonde est le désir de l’Ukraine d’adhérer à l’Otan.
En 1962, il était inacceptable pour les États-Unis que la Russie déploie à Cuba des ogives nucléaires pointées vers le territoire américain.
Ou, quelques décennies plus tard, tout aussi inacceptable que Saddam Hussein détienne, croyait-on, des armes de destruction massive. Lui dont le pays est pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’Europe.
De la même manière, il est inacceptable pour la Russie que ses ennemis militaires puissent déployer dans sa cour arrière des armes susceptibles de l’anéantir.
Puisque le processus d’adhésion à l’Otan prend généralement des années, cela n’explique pas pourquoi c’est le 24 février 2022 que cette guerre a éclaté.
Le facteur déclenchant
Le coup d’État du 20 février 2014 — qu’on appelle en Occident la ‘révolution’ de Maïdan — et l’annonce, quelques semaines plus tard, que la langue russe serait officiellement interdite d’enseignement dans les provinces ukrainiennes peuplées majoritairement de locuteurs russophones ont déclenché une guerre civile dans l’Est du pays.
De 2014 à 2016, le gouvernement de Kyiv payait secrètement des milices néonazies provenant de l’Ouest du pays pour venir tuer la population, principalement russophone, qui vivait dans la partie orientale du pays.
Ce conflit a fait plus de quatorze-mille morts et d’innombrables blessés.
Depuis le Sommet mondial de l’Onu en 2005, la Responsabilité de protéger (R2P) fait partie du Droit international. Cette responsabilité a servi de prétexte à l’Occident pour déclencher la guerre en Syrie.
La Russie aurait pu invoquer cette responsabilité dès 2014. Mais elle s’est fait leurrer par les accords de Minsk en vertu desquels Kyiv s’engageait à respecter les droits de ses minorités linguistiques. Un engagement garanti par l’Allemagne et la France, mais qu’aucun de ces deux pays n’avait la moindre intention de faire respecter.
Comme l’ont avoué plus tard François Hollande et Angela Merkel, tout cela servait à étirer le temps afin de permettre à l’Ukraine de s’armer en vue d’une guerre avec la Russie souhaitée par l’Otan.
L’espoir de Moscou de voir les choses s’améliorer s’est arrêté net quand Volodymyr Zelensky, en vertu d’un décret signé 21 mars 2021, ordonnait à l’armée ukrainienne de donner l’assaut contre la population civile des provinces peuplées majoritairement d’Ukrainiens russophones.
Réalisant qu’on s’était moqué de lui, Poutine ordonna à l’armée russe de masser ses troupes à la frontière ukrainienne à partir d’avril 2021 et déclencha la guerre le 24 février de l’année suivante. Ce déclenchement aurait pu se faire plus tôt ou plus tard; la date exacte n’avait pas d’importance.
Saboter la paix
Depuis quatre ans, les pays européens n’ont pas cessé de saboter toutes les initiatives qui auraient pu déboucher sur une entente entre Kyiv et Moscou.
Dès le début de la guerre, Boris Johnson, alors premier ministre britannique, décourageait l’administration de Zelensky d’entériner l’accord intervenu en Turquie entre les négociateurs russes et ukrainiens.
Depuis, les dirigeants européens ne font que proposer des ‘plans de paix’ qui n’ont aucune chance d’être acceptés et dépenser des dizaines de milliards d’euros afin de financer la poursuite des hostilités.
Le bilan
• Pour l’Ukraine
De nos jours, le gouvernement de Kyiv vit sous le respirateur artificiel de l’Occident.
Il n’a plus les ressources fiscales pour payer ses fonctionnaires, ses médecins, ses enseignants, ses policiers, ses éboueurs, ses pensionnés, ses soldats et, de manière générale, tous ceux qui dépendent de l’État.
Plus de la moitié des terres arables d’Ukraine — les plus fertiles d’Europe — sont maintenant la propriété de spéculateurs américains.
La conquête russe des provinces orientales du pays ne représente pas seulement une perte territoriale pour Kyiv; c’est une perte de revenus puisque n’importe quelle usine vétuste du Donbas rapporte bien davantage en taxes et impôts qu’une petite exploitation agricole située dans le reste du pays.
Puisque le temps joue contre l’Ukraine, ce pays risque également de perdre son accès à la mer Noire et devenir ainsi un pays enclavé si la région d’Odessa tombe aux mains de l’armée russe.
• Pour l’Europe
Depuis quatre ans, les pays européens ont dépensé des centaines de milliards de dollars à soutenir une guerre perdue d’avance. Des sommes qu’ils n’ont plus pour se préparer aux défis qui les attendent.
Pendant tout ce temps, ils ont maintenu l’illusion (auprès de leurs contribuables) que tout cela serait éventuellement payé par la Russie.
Depuis que le premier ministre belge a révélé publiquement ce que tous les experts en Droit international savaient déjà, le chat est sorti du sac; ce sont les contribuables européens qui paieront la note de la poursuite de ce conflit.
Les dirigeants européens ont fait perdre à leur industrie lourde (sidérurgie, construction automobile, fabrication du verre et industrie chimique) l’avantage concurrentiel que leur donnait l’accès aux hydrocarbures russes (les moins chers au monde).
D’où l’accélération du déclin industriel de l’Europe, couplé au sabotage volontaire de son secteur agricole par le biais d’accords de libre-échange insensés.
• Pour la Chine
Lors des deux premières guerres mondiales, l’Europe s’est fait harakiri. Ce qui a propulsé les États-Unis au premier rang des puissances mondiales.
Le 2 mars 2023, l’Institut australien de politique stratégique publiait une étude qui concluait que la recherche chinoise était en avance dans 37 des 44 technologies de pointe étudiées.
Pendant que la Commission européenne s’entête à poursuivre un délire normatif et règlementaire vertueux qui étouffe son économie, et pendant que l’administration de Donald Trump s’applique à prolonger les belles années de l’âge thermo-industriel et à freiner la transition vers le futur, la Chine construit ses routes de la soie et modernise son économie.
On peut facilement présumer d’une Troisième Guerre mondiale — au cours de laquelle les Occidentaux (ce qui comprend les Russes) s’entretueront — rétablira la Chine au premier des puissances économiques mondiales.
Une position qu’elle a occupée pendant des millénaires, plus précisément jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Voilà où nous mènent les va-t-en-guerre que sont une bonne partie des dirigeants occidentaux.
Publié le 27 novembre 2021 | Temps de lecture : 19 minutes
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Introduction
Capitale du Saint-Empire romain germanique de 1347 à 1437, puis de 1583 à 1611, Prague fut le lieu de résidence d’une noblesse qui a multiplié les commandes auprès des meilleurs artistes d’Europe.
Les gouts changeant des propriétaires successifs de certains palais ont fait en sorte que des édifices, originellement médiévaux, se sont ornés de sgraffites à la Renaissance.
Dans bien des cas, ceux-ci disparurent à leur tour sous des moulages de stuc baroques quand cette mode balaya Prague aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Si bien que de nos jours, la Vieille Ville est un raccourci de tous les styles ornementaux qu’a connu l’Europe depuis un millénaire.
La Voie processionnelle du couronnement
Le trajet le plus impressionnant de Prague est sans doute celui qu’empruntaient les rois de Bohème à leur couronnement.
Elle traversait la Vieille Ville en débutant à un palais médiéval (aujourd’hui remplacé par la Maison municipale), où les marchands et les artisans rendaient hommage au souverain.
Puis la procession empruntait la rue Celetná et traversait la place de la Vieille Ville (où les dirigeants municipaux remettaient symboliquement les clés de la ville au nouveau monarque).
Après la Petite place, on défilait le long de la rue Karlova jusqu’à la place des Croisés. Quittant la Vieille Ville, la procession empruntait ensuite le pont Charles pour monter jusqu’au château de Prague.
Ce segment de la Voie processionnelle fait moins d’un kilomètre. C’est le long de ce trajet qu’on trouve quelques-unes des plus extraordinaires attractions touristiques de la ville.
Ce premier diaporama consacré au quartier de la Vieille Ville emprunte principalement cette voie processionnelle — mais en sens inverse — du pont Charles à la Maison municipale.
Au passage, nous jetterons un coup d’œil à quelques rues transversales rencontrées en cours de route.
En regardant ce diaporama, vous noterez la profusion de sculptures à de nombreux endroits.
De manière générale, Prague est la ville au monde où on trouve le plus grand nombre de sculptures. On en voit partout, que ce soit des saintes en pâmoison dont les vêtements virevoltent au vent, des angelots joufflus et fessus, des nus Art déco, etc.
Place des Croisés
Le diaporama débute à 0:05 au musée Bedřich Smetana. Ce compositeur fut le premier à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Le musée a été aménagé dans un bâtiment construit en 1883 pour le service des eaux de la ville.
Une terrasse (à 0:07) relie ce musée au pont Charles.
Notre visite de la place des Croisés débute à la tour de la Vieille Ville (à 0:09). Cette tour fut construite en 1357 par Petr Parléř. Pour accéder au pont Charles, on doit la traverser puisqu’elle se dresse sur la première pile du pont.
À la droite de cette tour (sur la photo), on voit le monument à l’empereur Charles IV, inauguré en 1848. Cet empereur — qui donne son nom au pont — fit de Prague la capitale du Saint-Empire romain germanique.
Derrière ce monument se trouve l’église Saint-François-Séraphin (de 0:11 à 0:25). Elle fut construite de 1679 à 1689 sur les plans de l’architecte français Jean-Baptiste Mathey.
Originellement, elle faisait partie du couvent des Croisés (d’où les croix de Malte de chaque côté de son parvis à 0:13).
Sa façade (à 0:17) est ornée de sculptures de Matěj-Václav Jäckel tandis que le ciel de sa coupole (à 0:21) est décoré du Jugement dernier (1722) de Václav-Vavřinec Reiner.
Si la popularité de Mozart varia ailleurs, elle fut constante à Prague. Celui-ci ne résista pas à la tentation de venir jouer sur l’orgue de cette église, le deuxième plus ancien de Prague. D’autant plus que les petites dimensions de l’église mettent en valeur cet instrument.
De 0:27 à 0:43, voici le Klementinum. Ce collège jésuite fut construit de 1653 à 1726 sur les ruines d’une chapelle franciscaine dédiée à saint Clément (d’où son nom), détruite par des ‘hérétiques’ pragois.
Ses agrandissements successifs en firent la deuxième plus importante construction de Prague, après le château.
Depuis 1924, l’édifice abrite la Bibliothèque nationale, riche de quatre-millions et demi d’ouvrages, dont trois-mille incunables.
Surmontée d’un Atlas, sa tour astronomique, haute de 68 mètres, abrite une collection d’instruments astronomiques (de 0:34 à 0:37).
De 0:44 à 0:50, l’église du Saint-Sauveur (1638-1659) correspond à l’ancienne église du Klementinum. Sa façade est ornée de quinze statues de Jan-Jiři Bendl. Son maitre-autel est surmonté de la toile La Transfiguration du Christ de Jan-Jiři Hering.
Jakub-Jan Ryba, compositeur de la charmante Messe tchèque de Noël y fut organiste dans les années 1780.
Le long de Karlova
De 0:52 à 1:10, nous entreprenons une marche le long de la rue Karlova. À 0:54, nous sommes devant la Maison au Puits d’or, construite au XVIe siècle. À 0:58, nous avons un aperçu de la rue Seminářská. À 1:00, le Théâtre des marionnettes de Prague présente des opéras de Mozart aux tout-petits… et leurs parents mélomanes. À 1:06, c’est l’enseigne de la Maison au Tigre d’or. À 1:08, nous voyons la statue de la princesse Libuše qui, selon la légende, fonda Prague au VIIIe siècle. À 1:10, il s’agit du Golem, personnage de mythologie juive, qu’on peut voir dans le passage du Karlova 25.
La place Mariánské
À la encontre de la rue Husova, nous tournons à gauche pour aller à la place Mariánské, située tout près.
De 1:12 à 1:19, il s’agit de la mairie de Prague, construite en 1912 (à distinguer de la Maison municipale, que nous verrons plus loin). Les sculptures Art déco de son balcon sont de Stanislav Sucharda.
De 1:22 à 1:24, c’est la bibliothèque municipale et à 1:26, l’entrée du Klementinum qui donne sur cette place.
De retour vers Karlova
Mais revenons sur la rue Husova pour la visiter plus en détail. À 1:26, nous voyons le riche portail du palais Clam-Gallas, décoré d’atlantes sculptés par Matyáš Braun et construit vers 1714.
Ce palais fut construit de 1713 à 1730 par Johann-Bernhard Fisher von Erlach pour le maréchal suprême de Bohème, Jan Gallas de Campo. Des concerts se tiennent dans son théâtre privé (où Beethoven interpréta plusieurs de ses compositions).
Avant que chaque maison de Prague soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom. Ici, au Jalovcová 1 (à 1:34), voici l’enseigne de la Maison aux Trois roses d’argent.
La Petite Place
Puis, de 1:36 à 1:51, nous atteignons la Petite Place. De forme triangulaire, cette place est dominée par l’hôtel Rott (à 1:42), dont la façade a été décorée en 1890 par Mikuláš Aleš.
À noter, à gauche de l’élégante façade de la bijouterie À la Couronne dorée (à 1:44), il s’agit de la billetterie Bohemia Ticket, vendeur exclusif de billets pour certains spectacles donnés à Prague.
Au sortir de la Petite Place, on trouve le restaurant U Prince (de 1:54 à 2:02). Sur son toit, ce restaurant possède une terrasse qui offre un des meilleurs points de vue sur la place de la Vieille Ville.
À partir de 2:04, nous visitons donc cette place.
La place de la Vieille Ville
À 2:05, voici la Maison À la Minute, construite de 1564 à 1610, et dont la façade est ornée de sgraffites.
À 2:09, la place est dominée par l’hôtel de ville de la Vieille Ville (à gauche), auquel répond au loin la menaçante église Notre-Dame-de-Týn, dont les sombres clochers pointus déchirent le ciel.
Construit en 1338, l’hôtel de ville s’agrandit au fil des siècles aux dépens des maisons adjacentes. Si bien que toutes les maisons de la tour de l’Horloge à la Maison À la Minute inclusivement en font maintenant partie.
À 2:15, cette fenêtre porte l’inscription ‘Prague, capitale du royaume’.
De 2:17 à 2:27, l’horloge astronomique qui décore son beffroi date de 1410-1490. Toutefois, son mécanisme actuel (réparé plusieurs fois) est essentiellement celui que Jan Táborský mit au point entre 1552 et 1572.
Dans la salle de réception, une grande toile représente un moment marquant de l’histoire pragoise. Celle-ci est intitulée ‘Le Procès de Jan Huss’ par Václav Brožík (1883).
En 1415, le prédicateur tchèque Jan Huss (un précurseur du protestantisme) fut convoqué au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII. C’était à l’époque où la chrétienté était dirigée simultanément par trois ‘papes’.
Condamné par un tribunal convoqué à cette fin, le prédicateur périra sur le bucher.
Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.
Du beffroi de l’hôtel de ville (à 2:42), on a un excellent point de vue général sur la Vieille Ville.
Ceux qui immobiliseront le diaporama à 2:44 verront une récapitulation de ce qu’on a vu jusqu’ici.
Au premier plan, à droite, la mairie de Prague. Toujours au premier plan, mais à gauche, la Petite Place. Au centre de l’image, la tour astronomique du Klementinum (de couleur crème). Celle-ci cache la coupole de l’église Saint-François-Séraphin. À leur gauche, plus loin, la tour noire de la Vieille Ville (sur la Place des Croisés).
Toujours du beffroi, on peut voir (à 2:48) l’embouchure de la rue Melantrichova au coin de laquelle se trouve le grand magasin Erpet, spécialisé dans la vente de cristal de Bohème.
Sur la rue Melantrichova, nous nous arrêtons au No 20, à l’enseigne de la Maison à la Théière dorée, dont la théière a été dorée depuis notre passage (à 2:55). Puis, au No 18, l’enseigne de la Maison à la Théière d’argent (à 2:57). De 2:59 à 3:02, nous entrevoyons le Vegetarianska Restaurace (au No 15). Et finalement au No 11, où on trouve la Maison aux Cinq couronnes (à 3:04).
À 3:05, nous faisons face à un des plus anciens portails de la ville, soit celui sculpté en 1590 pour la Maison aux Deux Ours d’or, située au Kožná 1.
À 3:07, nous voyons les cariatides au 2e étage du Kožná 4 et la frise des enfants musiciens qui décore le bas du 3e étage.
À 3:09, nous voici de retour sur la place de la Vieille Ville.
À 3:11, c’est le sud-est de cette place, dominé par (de 3:13 à 3:23) par la Maison Štorch, dont la façade a été décorée au XIXe siècle par Miluláš Aleš dans le style néorenaissance. Au centre est représenté saint Vanceslas à cheval.
Cette bâtisse porte également le surnom de Maison à la Vierge de pierre en raison de cette petite sculpture d’une Vierge à l’Enfant située au-dessus de la porte d’entrée de droite (à 3:23).
Du côté oriental de la place se dresse l’église Notre-Dame-de-Týn (de 3:25 à 3:35). On y accède en traversant une des deux maisons devant elle (celle de gauche).
Sa construction débuta en 1368. Le haut de la façade est décoré d’une Vierge à l’Enfant en or massif. Au-dessus du portail nord, le fronton
représente la Passion du Christ, sculpté en 1390 (à 3:29).
On emprunte rue Týnská à droite d’un palais médiéval carré — en pierre de taille et au toit pointu — surnommé Maison à la Cloche de pierre, construit au début du XIVe siècle (à 3:37).
En empruntant cette rue à 3:39, nous accédons à la cour des Marchands (de 3:42 à 3:46). On y voit la Maison des Granovsý, construite à la Renaissance, dont le deuxième étage est ornée de sgraffites qui représentent des scènes bibliques (à 3:42).
On aboutit ensuite à la rue Malá Štupartská où se trouve l’église Saint-Jacques-le-Majeur, consacrée en 1702.
Les fenêtres de sa façade sont habillées de riches sculptures d’Ottavio Mosto, dont cette apothéose de saint François d’Assise autour de celle de droite (à 3:51).
Cette église se caractérise également par sa vingtaine d’autels latéraux où abondent les sculptures en bois doré ou peint et les toiles de maitres tchèques (de 3:53 à 4:03).
De retour sur la place de la Vieille Ville, le palais Kinský complète le côté oriental de cette place (de 4:04 à 4:11).
Construit en 1755-1756 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer pour Jan Arnošt Golz, ce palais rococo fut vendu en 1768 au comte Kinský après le décès de son premier propriétaire.
De 1893 à 1901, l’écrivain Franz Kafka fut élève du lycée allemand aménagé à son 2e étage. De 1912 jusqu’à sa mort en 1931, son père, Hermann Kafka, y teint une mercerie au rez-de-chaussée.
De nos jours, l’édifice est une annexe de la Galerie nationale.
À 4:13, voici le monument à Jan Huss, créé en 1915 par le sculpteur Ladislav Šaloun pour commémorer le 500e anniversaire de la mort du prédicateur.
De 4:15 à 4:25, voici la partie orientale du côté nord de la place de la Vieille Ville.
De 4:19 à 4:23, il s’agit du siège du ministère du Développement régional. À l’origine, c’était le siège de la Compagnie d’assurance municipale, construit entre 1899 et 1901 par l’architecte Osvald Polivkí.
Au dernier étage, on peut voir les sculptures L’Extinction du feu et Le Signal d’alarme de Bohuslav Schnirch. Entre les deux, une mosaïque représente la princesse Libuše assise devant un panorama de Prague (due à František Urban).
Notre visite de la place de la Vieille Ville se termine par l’église Saint-Nicolas. On doit distinguer celle-ci d’une autre église Saint-Nicolas située dans le quartier du Petit Côté (que nous visiterons dans un autre diaporama).
L’église Saint-Nicolas de la Vieille Ville fut achevée en 1735 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer. Depuis 1921, cette église appartient à l’Église hussite du pays.
Lorsqu’on la regarde à vol d’oiseau, on remarque que sa façade n’est pas placée au début de la nef, mais sur le côté droit de l’église. Pour terminer, précisons que les statues de sa façade (à 4:29) sont de Antonín Braun et que La Légende de saint Nicolas qui décore sa coupole (à 4:33) a été peinte par Kosmas-Damian Asam.
La rue Celetná
La rue Celetná relie la Place de la Vieille Ville à la Tour poudrière. L’adjectif Celetná veut simplement dire entier. Mais c’était aussi le nom d’un pain tressé très populaire qu’on vendait sur cette rue.
Nous y rencontrons successivement :
• au No 4, deux statues de la Maison des Trois épées (à 4:39),
• au No 6, l’enseigne de la Maison au Lion blanc (à 4:41).
• au No 8, le portail de la Maison au Soleil noir (à 4:43),
• au No 10, la Maison au Paon blanc (de 4:45 à 4:47),
• au No 12, le portail du Palais Hrzánsky (à 4:48),
• au No 13, portail aux armoiries de Kryštof Cavriani, propriétaire des lieux avant leur vente au comte Caretto-Millesimo (dont le palais porte le nom) (à 4:50),
• au No 17, l’enseigne (représentant saint Jean Népomucène), le portail de la Maison Menhart et l’enseigne de la taverne de l’Araignée (de 4:52 à 4:56),
• au No 20, le portail du Palais Buquoyský (à 4:58),
• au No 22, le portail et l’enseigne du restaurant À la Soupe (de 5:00 à 5:02),
• au No 23, le portail de la maison de la famille Salomon (à 5:04), surmonté d’une Vierge à l’Enfant de Matyáš-Bernard Braun (à 5:06),
• au No 29, sculpture de la Maison à l’Ange d’or, construite en 1788, où Mozart a séjourné à l’époque où il y avait là une auberge (à 5:08),
• au No 32, la Maison au Lion d’or (de 5:10 à 5:14),
• au No 34, la Maison à la Vierge noire qui abrite le musée du Cubisme (à 5:16),
• au No 36, le portail du palais Pachtův (à 5:18).
La visite de la rue Celetná se termine par la tour Poudrière (de 5:19 à 5:28).
Construite en 1876, la tour Poudrière actuelle s’inspire de la tour de la Vieille Ville (vue à 0:09). L’une et l’autre font symétrie aux extrémités de la partie de la Voie processionnelle du couronnement parcourue dans la Vieille Ville.
Cette tour-ci remplace celle qui fut construite par Matěj Rejsek au XVe siècle, mais qui fut détruite en 1757 par l’armée prussienne lors de la guerre de Sept ans (c’est la guerre à l’issue de laquelle la Nouvelle-France devient possession britannique).
La Maison municipale
La Maison municipale de Prague est un manifeste artistique.
C’est seulement lors du démantèlement de l’Empire austro-hongrois, à l’issue de la Première Guerre mondiale, que le peuple tchèque se libéra de la domination germanique.
Mais depuis des siècles, les Tchèques nourrissaient une volonté autonomiste.
Au début du XXe siècle, les autorités pragoises décidèrent de détruire les ruines de l’ancien palais du roi de Bohème (abandonné depuis le XVe siècle) pour y édifier un centre culturel qui serait l’apothéose du talent artistique tchèque.
Mais alors que le graphiste et peintre Alfons Mucha — à l’époque, l’artiste tchèque le plus populaire à travers le monde — se voyait déjà directeur artistique du nouvel édifice, une cabale s’organisa contre lui sous le prétexte que sa brillante carrière parisienne l’avait rendu ‘trop’ français.
Il aurait été complètement exclu du projet sans l’obstination du bourgmestre de l’époque à en faire le responsable de la décoration de son bureau.
En dépit de ces intrigues, la Maison municipale est une brillante réussite.
Elle fut construite de 1905 à 1911 sur les plans des architectes Antonín Balšánek et Osvald Polívka.
Au dernier étage de son aile droite (à 5:33), on peut voir quatre sculptures allégoriques d’Antonín Štrunc; la Littérature, l’Architecture, la Sculpture et la Peinture.
La mosaïque au haut de la façade (à 5:35) s’intitule L’Apothéose de Prague (de Karel Špillar). De part et d’autre, on y voit les sculptures L’Humiliation de la Nation (à gauche) et La Résurrection de la Nation de Ladislav Šaloun.
On accède au balcon métallique (décoré de vitraux) par le Bureau du bourgmestre. La nuit, il est éclairé par deux gros lampadaires soutenus chacun par un atlante (de dos à 5:37).
Le hall d’entrée elliptique donne accès non seulement au reste de l’édifice (à 5:43), mais également au café Kavárna (à gauche, de 5:47 à 5:49) et au Restaurant français (à droite, à 5:45).
De 5:55 à 6:03, il s’agit de la salle Smetana, d’une capacité de 1 500 places, située au 1er étage.
À gauche de la scène (à 5:57), on voit la loge présidentielle et un groupe sculpté illustrant Les Danses slaves de Dvořák.
À droite de la scène (à 5:59), près de la loge du bourgmestre, le sculpteur Ladislav Šaloun a plutôt choisi de représenter Vyšehrad (le nom du premier mouvement de Má Vlast de Smetana).
De chaque côté (à 6:01), les murales sont de Karel Špillar.
Puis nous entrevoyons successivement ,
• la confiserie (à 6:05),
• plafond du Parloir oriental (à 6:07),
• la salle Julius Grégr (de 6:09 à 6:17) est décorée de trois toiles de František Ženišek intitulées respectivement Chanson d’amour (à 6:11), Chanson de guerre (à 6:13), et Chanson funéraire (à 6:15). Dans un style complètement différent — et qui jure avec le reste — František Ženišek a peint trois œuvres au plafond, dont la plus grande s’intitule Poésie (à 6:17),
• la salle Riegr, meublée de moelleux sièges et banquettes bleus (à 6:19), est décorée d’un diptyque (de 6:23 à 6:25) de Max Švabinský intitulé Printemps tchèque où on peut voir les représentants du renouveau culturel tchèque; les auteurs Svatopluk Čech, Jan Neruda, Jaroslav Vrchlický, Božena Němcová et Julius Zezer, puis le sculpteur Joseph-Václav Myslbek, les peintres Mikoláš Aleš et Joseph Mánes, de même que les compositeurs Bedřich Smetana et Antonin Dvořák,
• un aperçu de la salle Sladovský de 6:28 à 6:30,
• de 6:32 à 6:34, il s’agit de la salle Palacký, décorée de deux peintures de Jan Preisler inspirées des peintres nabis.
À 6:36, nous voici devant la porte d’entrée, puis (à 6:38) devant la même porte vue de l’intérieur du Bureau du bourgmestre, où tout a été conçu par Alfons Mucha.
Au-dessus de cette porte, on voit Force pour la liberté et l’amour de l’hamonie ! et, de part et d’autre, deux des pendentifs qui sont des allégories des vertus civiques. Ici, La Fidélité – Jan-Amos Comenius et Le Pouvoir créatif – Jan de Pernštejn (à 6:40).
Puis nous y voyons, entre autres :
• l’œuvre Humilié et confus, tu renaitras, mon pays ! (à 6:42),
• le pendentif La Vigilance – Le clan des Chods (à 6:44),
• le pendentif La Détermination – Jan Roháč de Dubá (à 6:46),
• et La Concorde slave qui décore le plafond (à 6:48).
La visite guidée de la Maison municipale se termine par une pause à l’American Bar (de 6:58 à 7:02).
À l’époque, la république états-unienne exerçait une forte influence sur les intellectuels tchèques qui rêvaient à se libérer de l’empire austro-hongrois.
En raison de cette influence, le journaliste et philanthrope Vojtěch Náprstek mis sur pied une association féministe appelée Americký klub dám (ou Club américain des femmes de Bohème). L’American Bar fut un des premiers lieux publics à Prague où les femmes étaient admises sans être accompagnées d’un homme.
Le lustre de ce bar (à 7:02) est une création de la firme František Křižík, complété au centre par le dessein d’un héron par Mikoláš Aleš.
À 7:04, il s’agit de l’entrée arrière de la Maison municipale. Les statues sont de František Uprka et de Josef Mařatka.
Puis nous apercevons :
• le théâtre Hibernia (à 7:06),
• la Banque Nationale tchèque (à 7:08),
• l’hôtel Pariz (de 7:12 à 7:14).
Le tout se termine par des vues nocturnes de la Vieille Ville.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 212 photos prises à l’aide un appareil Canon Powershot G6.
Publié le 20 juillet 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Porte de la Cité interdite, sur la Place Tian’anmen, à Beijing
À quoi ressemble la Chine aujourd’hui ? Comment vivent les Chinois ? Comment s’habillent-ils ? Que mange-t-on dans ce pays ?
Les vidéos de mon premier voyage en Chine, en novembre 2009, permettent de répondre à ces questions. Il s’agit de photos prises à l’occasion d’un voyage organisé dans la moitié orientale de la Chine, essentiellement dans les villes et sites touristiques.
Puisque les deux principales agences de voyages montréalaises proposant des voyages en Asie, offrent essentiellement le même circuit en Chine, ces vidéos donnent à ceux qui songent à y prendre part, une idée de ce qui les attend.
Les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de mille photos en haute définition et des centaines de séquences vidéo, pour un total d’une heure et demie de visionnement.
Publié le 19 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Il y a sur l’internet des millions de photos de la Chine. Mais très peu d’entre elles sont des photos infrarouges.
Celle-ci a été prise dans le parc du Centenaire, à Shanghai. C’était vers midi, une journée de canicule en septembre 2010. Le vent transportait les bruits aigus du frottement des herbes et du cri des grillons.
En infrarouge, l’eau est noire, tout comme un ciel sans nuage. Puisque les rayons infrarouges représentent près de la moitié de l’énergie émise par le soleil, la végétation est bombardée de ces rayons qu’elle fait rebondir dans toutes les directions.
Normalement bloqués, ces rayons atteignent le capteur des appareils infrarouges. L’intense luminosité du feuillage le fait paraitre pâle, comme recouvert de givre.
Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge noir et blanc, veuillez cliquer sur ceci.
Publié le 18 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Prise dans la campagne entourant la ville chinoise de Guilin, la photo représente une vieille dame bossue qui mène son buffle. J’aime la force de caractère qui se dégage de cette petite femme fière.
Remarque : Pour voir le diaporama duquel cette photo est extraite, cliquez sur ceci.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 19 mm
Publié le 15 juillet 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Une personne qui aurait vécu toute sa vie à la rivière Li pourrait très bien ne pas soupçonner l’origine du qualificatif horizontal. Parce qu’à la rivière Li, partout où on regarde, l’horizon n’est jamais plat et encore moins horizontal.
En effet, cette rivière peu profonde — qui coule paresseusement sur une distance de 83 km entre les villes chinoises de Guilin et de Yanshuo — est entourée par des montagnes ou des pics calcaires (appelés karsts), très sujets à l’érosion.
On trouve notamment des paysages karstiques en Slovénie et au Viet-Nam. En Chine, ces pics sortent de terre ; vieux de 300 millions d’années, leurs dépôts ont donné naissance à un plateau d’une grande fertilité.
Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 14 mm
2e photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 29 mm
3e photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 28 mm
4e photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 21 mm
Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.
Publié le 13 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 125 — 20 mm
2e photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 21 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.
Publié le 10 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute
La dernière vidéo de la série « J’aime Shanghai » documente mon retour de voyage de Shanghai à Montréal (via Toronto).
Elle est pour les inconditionnels de la série. Pour ceux qui ont vu tous les autres et qui se disent : « Ça ne peut pas être mauvais. Même s’il ne devait y avoir qu’une seule bonne photo, je ne veux pas la rater.»
En une minute et demie, ce qu’on y voit est suffisamment explicite pour se passer d’explication.
Publié le 9 juillet 2011 | Temps de lecture : 4 minutes
Cette vidéo présente les attractions touristiques situées entre la rivière Hangpu (qui traverse Shanghai) et l’avenue du Centenaire.
Notre visite commence de l’autre côté de la rive, sur le Bund. De tous les moyens de traverser la rivière Huangpu, le plus original est sans contredit le « Tunnel touristique du Bund ».
Sur le Bund, en face de la rue de Nankin, l’ascenseur qui donne accès au tunnel ressemble à une grosse cabine téléphonique verte (à 0:04 dans la vidéo). Une fois descendus au sous-sol, les passagers empruntent ensuite un petit wagon électrique, par groupes d’une vingtaine de personnes. Tout se fait automatiquement, sans la présence d’un conducteur. Le trajet dure à peu près cinq minutes et coûte environ 6$ (3,5€).
Long de 647 mètres, le tunnel est décoré d’images et de lumières que l’on pourrait qualifier de psychédéliques. Après la sortie des passagers, la cabine pivote sur elle-même, prête à accueillir des passagers pour le trajet inverse.
Puis nous visitons l’Insectarium de Shanghai. En réalité, cet établissement présente aussi quelques animaux (dont les plus gros sont des crocodiles).
À proximité se trouve la tour de télédiffusion, érigée en 1995. Sa silhouette ressemble à un bilboquet géant et est rapidement devenue le symbole du renouveau économique de la Chine. On l’appelle La Perle de l’Orient : c’est aussi le surnom que portait Shanghai à l’époque où cette ville était le troisième centre financier au Monde.
Mesurant 468m, c’est une des plus hautes tours du monde. Elle comprend onze sphères dont trois, de tailles différentes, dressées verticalement, renfermant des plates-formes d’observation (à 90m, 263m et 350m de hauteur). À 276m, un restaurant rotatif dispose lui aussi d’une vue magnifique.
Du hall monumental (à 1:50), on accède aux ascenseurs. Ceux-ci transportent les visiteurs à travers les piliers verticaux de la tour. Des hauteurs, on y a une vue superbe, non seulement de Pudong, mais également de la rivière Huangpu.
La Perle de l’Orient reçoit trois millions de visiteurs chaque année. Ma visite y a duré deux heures dont la moitié pour en redescendre. Le goulot d’étranglement, c’étaient les ascenseurs qui, cette journée-là, ne transportaient qu’une vingtaine de personnes aux cinq minutes.
Le Musée de l’histoire de Shanghai est situé au sous-sol de la tour. Ce musée a recours à une foule de moyens conventionnels — statues de cire grandeur nature, photos d’archives, décors de studio, maquettes des maisons patrimoniales, etc.— afin d’illustrer de manière ingénieuse la vie sous la dernière dynastie. Les artisans du Musée se sont appliqués à varier les tenues vestimentaires, de même que les métiers et les activités représentés.
Il y a deux aquariums à Shanghai : l’aquarium océanique de Changfeng (réputé pour être un des plus beaux de Chine, mais que je n’ai pas vu) et l’aquarium océanographique de Shanghai (situé dans le quartier de Pudong). C’est ce deuxième que nous allons visiter.
On peut y voir 150,000 spécimens de poissons et d’animaux aquatiques répartis dans divers bassins et aquariums de tailles diverses. Le clou de la visite est un immense bassin traversé par un couloir de verre, long de 155 mètres, dans lequel les visiteurs peuvent voir des milliers de poissons nager autour deux sur 270 degrés.
La vidéo se termine par une vue nocturne de Pudong et en particulier de ces bâtons de lumière qui décorent les arbres de cette partie de la ville.
Publié le 8 juillet 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
Cette vidéo est une promenade virtuelle à partir de l’extrémité Nord-Ouest de l’avenue du Centenaire (qui traverse en diagonale le quartier futuriste de Pudong de Shanghai).
Ce boulevard débute à un rond-point qui fait la jonction avec quatre autres voies de circulation. Ce rond-point est surmonté d’un gigantesque anneau piétonnier.
À 0:04, dans le coin supérieur droit de l’image se trouve le centre commercial Super Brand Mall (rayé rose et rouge). Dans la partie supérieure de l’image, au centre, il y a deux tours jumelles reliées au sol par un centre commercial luxueux que nous visiterons de nuit. Devant ces tours, le petit anneau creusé que l’on voit est le plus récent magasin Apple de Pudong.
Le Super Brand Mall est très populaire auprès des jeunes. Parmi ses très nombreux restaurants, on trouve un restaurant à sushis. Selon la couleur de l’assiette, le prix varie de 5 à 25 yuans (de 90 cents à 4$), sauf le wasabi (la moutarde verte japonaise) qui est gratuite. À la fin du repas, la serveuse calcule l’addition à partir de la pile d’assiettes du client. Tout y est frais et très bon.
Quant au magasin Apple, il s’agit d’un commerce souterrain d’un étage. On y accède par un escalier en tire-bouchon surmonté d’un cylindre de verre. Des bouteilles d’eau sont distribuées gratuitement aux gens qui attendent pour y entrer lorsqu’il fait chaud. Sous un soleil de plomb, chaque personne se voit offrir un parapluie prêté par la compagnie.
De l’autre côté de l’avenue du Centenaire se trouve un édifice dont la façade est décorée de centaines de colonnes grecques.
Plus loin sur l’avenue du Centenaire, nous rencontrons successivement la Tour Jinmao (qui compte 88 étages et qui a la silhouette d’une pagode) et le Centre financier mondial de Shanghai (haut de 101 étages et qui a la forme d’un décapsuleur).
Les 49 premiers étages de la Tour Jinmao sont occupés par des bureaux. Un hôtel Hyatt se loge dans cette tour, non pas à partir du rez-de-chaussée, mais du 50e au 83e étage. Son restaurant, au 53e étage, offre une vue intéressante du fleuve Huangpu.
Le Centre financier mondial possède trois plateformes d’observation exceptionnelles. On y accède et on en revient rapidement grâce à des ascenseurs particulièrement performants. Dans sa galerie marchande, les toilettes sont équipées de sièges chauffants ajustables dont on peut limiter le débit d’eau.
La nuit, Pudong est un quartier féérique. À partir de 4:14, nous visitons l’hôtel Ritz-Carlton et le centre commercial situés à l’arrière du magasin Apple.
À 4:52, c’est l’atrium spectaculaire de l’hôtel Hyatt de la Tour Jinmao. Et la vidéo se termine au restaurant de cet hôtel.