Covid-19 : le modèle vietnamien

Publié le 15 juillet 2020 | Temps de lecture : 5 minutes
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Introduction

Le Vietnam est à trois heures d’avion de la ville de Wuhan, berceau du Covid-19.

Le premier cas est apparu dans ce pays le 23 janvier, soit un mois avant le Québec (frappé dès le 27 février).

En dépit du fait que la pandémie y a débuté plus tôt, très peu des 97,4 millions de Vietnamiens ont souffert de la pandémie; à peine 381 cas ont été recensés, dont 90 % ont guéri depuis.

Cela correspond à 17 cas de Covid-19 par million d’habitants, soit environ 400 fois moins qu’au Québec.

Quant au nombre de morts, il n’y en a eu aucun (comparativement à 663 morts par million de Québécois).

Comment est-ce possible ?

Un terrain hostile au virus

Comme dans beaucoup de pays d’Extrême-Orient, le port du masque était déjà une habitude sociale chez une bonne partie de la population vietnamienne, avant même l’apparition de la pandémie actuelle.

Une étude allemande récente suggère que le port du masque réduit d’environ 40 % la propagation du Covid-19.

Le respect inconditionnel des ainés fait en sorte que chaque famille a l’habitude de prendre en charge son patriarche en perte d’autonomie plutôt que le placer dans un ghetto de vieux, comme c’est fréquent chez nous.

De plus, la défense des intérêts du groupe l’emporte toujours sur le droit de l’individu. Conséquemment, la cohésion sociale des citoyens et la confiance envers les dirigeants du pays ont permis au peuple vietnamien de consentir massivement aux sacrifices exigés.

Avant que l’épidémie ne soit totalement maitrisée, la télévision d’État motivait la population en montrant les conséquences concrètes de la pandémie. En plus des données, on révélait le nom de chaque personne infectée, son quartier, le nom des gens qu’elle a côtoyés.

Ce qui serait impensable dans les pays où la confidentialité des données nominatives est protégée par la loi.

Pour aider les personnes en quatorzaine à demeurer chez elles, des préposés de l’État apportaient quotidiennement des vivres sur le balcon ou sur le perron des 70 000 Vietnamiens concernés.

La réactivité

Alors que la Chine était encore le seul pays contaminé, le Vietnam fermait ses frontières avec ce pays le 11 janvier. Aux aéroports, on soumettait tous les passagers en provenance de Chine à des scanneurs thermiques.

Le 20 janvier, la Corée du Sud annonçait son premier cas. Le Vietnam cesse alors de cibler la Chine et met en quatorzaine tous les voyageurs étrangers.

Indépendamment de leurs réservations hôtelières, ils sont conduits en autobus dès leur arrivée vers des hôtels spécialement dédiés à l’isolement des voyageurs ou vers des camps gérés par des militaires.

Quelques jours plus tard, le pays ferme toutes ses écoles.

À la mi-février, un premier confinement de vingt jours est imposé à une zone rurale atteinte par l’éclosion de sept cas. Avant même la fin de ce confinement régional, il est étendu à tout le pays au cours des trois premières semaines de mars.

La recherche agressive des contacts

La recherche de contacts est confiée à une armée de 63 centres provinciaux, de 700 centres de districts et de 11 000 dispensaires de santé répartis sur tout le territoire national.

Pour chaque nouveau cas trouvé, on cherche les contacts, les contacts des contacts, et les contacts des contacts des contacts (soit trois niveaux de proximité).

Si bien qu’au total, chaque cas entraine une recherche de la charge virale dans le nez ou la gorge d’environ mille personnes ayant été directement ou indirectement en contact avec lui.

Dans l’attente des résultats, tous ces gens sont isolés et mis sous surveillance étroite. Et parmi les contacts, si on trouve d’autres personnes atteintes, chacun d’eux fera l’objet d’une nouvelle recherche de contacts sur trois niveaux.

Conclusion

En sept semaines de confinement radical, le Vietnam a obtenu des résultats aussi spectaculaires que durables.

Au moment de son déconfinement, le 23 avril, il n’avait plus aucun nouveau cas de Covid-19 au pays depuis six jours.

Depuis, à l’exception d’un demi-million de personnes, la population vietnamienne est déconfiné. Ce déconfinement s’est effectué sans provoquer une nouvelle vague de contamination.

Les résultats obtenus dans ce pays sont la récompense de la mobilisation massive de ses citoyens et de réactivité de leurs dirigeants politiques.

Références :
Coronavirus: Les clés de la réussite du Vietnam dans la lutte contre le Covid-19
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Covid19 : pourquoi zéro mort au Vietnam ?
Face Masks Considerably Reduce COVID-19 Cases in Germany
Le combat étonnant du Vietnam contre le coronavirus

Paru depuis :
Vietnam Reports 2nd Death, More Cases Linked to Hospital (2020-07-31)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en trois mois

Publié le 2 juillet 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1 avr. 1 mai 1 juin 1 juil.
Belgique 73 676 834 842
Québec 4 238 549 651
Grande-Bretagne 35 414 593 647
Espagne 194 532 581 607
Italie 206 467 554 575
Suède 24 262 442 532
France 53 367 432 457
États-Unis 12 199 330 395
Pays-Bas 68 285 347 357
Irlande 15 262 343 352
Chili 1 14 66 301
Pérou 2 33 149 299
Brésil 1 29 149 286
Équateur 6 52 210 259
Suisse 54 205 224 227
Mexique 0 14 81 215
Portugal 18 98 140 155
Arménie 1 11 46 153
Panama 7 44 80 149
Macédoine du Nord 6 41 70 147
Moldavie 1 31 76 136
Iran 37 75 98 130
Allemagne 10 81 105 108
RoC* 3 51 94 106
             
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 et l’hôpital chinois de Montréal

Publié le 29 juin 2020 | Temps de lecture : 6 minutes


 
Des CHSLD modèles

La majorité des Québécois décédés du Covid-19 vivaient dans des CHSLD (l’équivalent des EHPAD français).

Dans la région montréalaise (la plus atteinte au Québec), quatre de ces résidentes ont été totalement épargnées par le Covid-19 jusqu’ici :
• le Pavillon Camille-Lefebvre (public – 135 résidents)
• le Centre d’hébergement Father-Dowd (public – 134 résidents)
• le Château Westmount (privé – 112 résidents)
• le CHSLD Dante (public – 100 résidents).

Dans deux autres cas, un très petit nombre de résidents en ont été atteints, sans que personne n’en décède :
• l’Hôpital chinois de Montréal (public – 128 résidents)
• le CHSLD Marie-Rollet (public – 110 résidents).

À l’exception du Pavillon Camille-Lefebvre, tous les CHSLD montréalais dépendaient d’un CIUSSS. Nés de la réforme libérale du Dr Barrette, les CIUSSS sont des énormes structures administratives regroupant divers établissements, dont des CHSLD.

Or tout ce qui est lourd est lent.

L’inertie des politiques sanitaires au Québec

À juste titre, le gouvernement a confié la lutte contre le Covid-19 à la direction de la Santé publique (DSP). Conséquemment, les CIUSSS appliquent les directives reçues de la DSP.

Tous les experts de la DSP sont capables de lire et de comprendre des études scientifiques. Mais plutôt que de tenir compte immédiatement de toute découverte importante au sujet de la pandémie, la DSP a choisi d’être à la traîne de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’ajouter sa lourdeur administrative à celle de l’OMS.

À Genève, quand l’OMS adopte une résolution, celle-ci apparait dans le procès-verbal rédigé quelques jours plus tard.

Une fois le procès-verbal adopté à la réunion suivante, on rédige un projet de communiqué qui doit être approuvé par la haute direction de cet organisme.

Une fois toutes ces étapes franchies, l’OMS publie sa directive.

La DSP québécoise en prend connaissance, l’approuve et la communique aux CIUSSS.

Ces derniers la mettent donc en application des semaines après la publication de l’étude scientifique qui a justifié la nouvelle directive de l’OMS.

Voilà pourquoi la DSP a été si lente à prendre conscience de l’importance du port du masque, malgré l’expérience probante des pays d’Extrême-Orient.

Ces délais ne sont pas les seules raisons qui expliquent le manque de réactivité des autorités sanitaires au Québec.

Deux jours avant l’apparition du premier cas de Covid-19 au Québec, le directeur de la Santé publique du Québec partait en vacances au Maroc pour deux semaines (du 26 février au 8 mars).

Au retour des vacances du Dr Arruda, le premier ministre a été informé que le Covid-19 avait commencé à faire des ravages chez nous et a immédiatement décidé d’ordonner le confinement de la province.

Le cas de l’hôpital chinois de Montréal

Depuis des années, l’hôpital chinois de Montréal est une résidence pour ainés. Ses pensionnaires sont surtout des Québécois d’origine chinoise et son personnel est issu à 70 % de la communauté chinoise.

En raison des liens avec des parents demeurés en Chine, on y était bien au fait de la dangerosité d’une pandémie imminente.

Dès janvier, les employés et les pensionnaires de cette résidence avaient pris l’habitude de porter un masque.

Pour le CIUSSS Centre-Sud (qui a autorité sur l’hôpital chinois), cette réaction de son personnel et de ses pensionnaires était anormale et trahissait une anxiété excessive.

La coordinatrice nommée par le CIUSSS a donc fait venir un médecin de la DSP afin d’atténuer leurs craintes.

Le message du porte-parole de la DSP fut clair. Il y a bien un nouveau virus en Chine, mais tout cela est loin de nous. Le masque de protection ne doit pas être porté car il est susceptible de créer de la panique.

Au cours des six premières semaines de la pandémie au Québec, les CIUSSS et la DSP luttaient contre le port du masque par le personnel de soutien et les pensionnaires asymptomatiques des CHSLD. Ce combat rétrograde est un des nombreux facteurs qui expliquent l’hécatombe survenue en CHSLD.

À l’époque, les employés (autres que les médecins et les infirmières) étaient menacés de représailles s’ils portaient un masque, même acheté à leurs frais. Par manque de personnel, les employés symptomatiques en attente d’un test de diagnostic étaient forcés de travailler pareil, propageant ainsi le Covid-19.

En dépit de ce contexte, le personnel et les résidents de l’hôpital chinois persistèrent à porter le masque.

Heureusement, le CIUSSS Centre-Sud fit exception pour eux.

Maintenant que la situation s’améliore au Québec, on sent le besoin d’honorer les CHSLD qui se sont bien acquittés de leur devoir de protéger leurs résidents.

L’hôpital chinois de Montréal est l’un d’eux.

Son exemple est la preuve qu’il est souvent utile de permettre l’expression de différences culturelles au sein de la société québécoise puisque la richesse de l’expérience humaine est un avantage pour la survie de notre espèce.

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus, dit Dr Arruda
CHSLD: la recette pour résister au virus
Covid-19 : l’utilisation ‘judicieuse’ des masques
Le premier cas de COVID-19 au Québec est confirmé
Résumé des mesures à prendre contre le Covid-19
Voyage au Maroc : le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au début de la crise

Paru depuis :
Les travailleurs de la santé veulent être mieux protégés (2021-01-23)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II et objectif 12-40mm F/2,8 — 1/400 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La gestion familiale du déconfinement

Publié le 28 juin 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Il est illusoire de faire reposer la lutte contre la pandémie au Covid-19 sur des mesures excellentes sur papier mais inapplicables, en bonne partie, dans la vraie vie.

C’est le cas de la distanciation sociale, inapplicable chez les bébés, les enfants, les adolescents, les jeunes adultes célibataires et dans les transports en commun.

À la suite de l’adoption de comportements à risque par un grand nombre d’adolescents ou de jeunes adultes sur les plages de Floride, l’âge moyen des nouvelles hospitalisations dans cet État en raison du Covid-19 est de 33 ans, contre 65 ans il y a deux mois.

Cet exemple illustre la difficulté de motiver les jeunes à se protéger d’un danger habituellement anodin dans leur groupe d’âge.

L’appel au sens civique (le risque de contaminer les autres) et la tentative de culpabilisation (le risque de causer la mort d’un être cher) sont inefficaces parce qu’ils se butent à quelque chose de beaucoup plus puissant; le besoin irrépressible qu’ont les jeunes de vivre leur vie.

Proposer à un adolescent de 18 ans de s’astreindre à une vie monacale pendant 12 à 18 mois — le temps de mettre au point un vaccin — c’est comme lui proposer de sacrifier sa jeunesse pour sauver la vie des autres. Une jeunesse qui ne reviendra jamais. Alors que les autres, à ses yeux, ont déjà vécu pleinement la leur.

Dans l’intérêt d’autrui, il devrait se soustraire à l’esprit de meute typique de son âge et, avec ses amis, se limiter aux interactions sociales possibles à deux mètres de distance.

Quant à la quête amoureuse, on exige qu’elle se fasse en portant un masque et en se désinfectant les mains chaque fois qu’on touche accidentellement à la personne courtisée. Très romantique…

La seule manière d’impliquer les jeunes à la lutte contre le Covid-19, c’est en les responsabilisant. Et ce, au niveau de chaque famille.

D’où l’idée de procéder à une franche discussion dont le but sera l’adoption de mesures décidées par eux en tenant compte des conséquences pour les autres membres de la famille.

Si d’eux-mêmes, les jeunes sont disposés à respecter les mesures sanitaires que leurs ainés prennent déjà, leur participation à la vie familiale sera libre et spontanée.

Si la vie qu’ils entendent mener comporte une prise de risque, ils devront l’assumer.

Concrètement, ils devront porter le masque en famille. Lorsque cela est impossible — par exemple au cours des repas — cela signifie qu’ils seront à table à un moment différent du reste de la famille ou devront manger isolément.

Si le domicile est doté de plus d’une toilette, l’une d’entre elles devra être consacrée à ceux qui ont choisi de vivre plus à risque.

De retour à la maison, le jeune devra prendre sa douche et mettre au lavage tous les vêtements portés à l’extérieur.

De manière générale, pour que cela fonctionne, il faut éviter l’adoption d’une attitude répressive qui inciterait le jeune à la dissimulation ou au mensonge.

Si, par exemple, le jeune doit s’isoler pour manger, on prendra soin que l’expérience soit plaisante pour lui et ne s’apparente pas à une punition.

Référence :
La Floride enregistre un nouveau record de contaminations avec 9 500 cas en 24 heures

Paru depuis :
‘It’s very troubling’: alarm grows over Covid-19 spike among young Americans (2020-07-02)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en deux mois et demi

Publié le 16 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1 avr 16 avr 1 mai 16 mai 1 juin 16 juin
Belgique 73 426 676 790 834 848
Grande-Bretagne 35 207 414 519 593 631
Québec 4 74 238 410 549 621
Espagne 194 410 532 592 581 582
Italie 206 367 467 525 554 569
Suède 24 132 262 363 442 488
France 53 268 367 412 432 441
États-Unis 12 105 199 272 330 364
Pays-Bas 68 193 285 330 347 353
Irlande 15 101 262 317 343 354
Équateur 6 23 52 157 210 232
Suisse 54 150 205 219 224 228
Pérou 2 24 33 79 149 221
Brésil 1 9 29 72 149 217
Chili 1 6 14 25 66 177
Portugal 18 61 98 117 140 148
Mexique 0 4 14 37 81 142
Iran 37 60 75 86 98 112
Allemagne 10 48 81 97 105 108
Danemark 19 57 82 97 104 107
Panama 7 24 44 62 80 106
Moldavie 1 14 31 52 76 105
RoC* 3 20 51 79 94 103
             
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7 7,1 7,3
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0 5,3 5,4
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4 3,4 3,3
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Covid-19 aux aéroports : la passoire canadienne

Publié le 14 juin 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Dès l’annonce des tout premiers décès canadiens au Covid-19, je critiquais le gouvernement du pays pour n’avoir retenu aucune leçon de la pandémie du SRAS de 2003.

En particulier, je le blâmais de ne pas s’être équipé de scanneurs thermiques et de ne pas avoir institué de suivi des voyageurs symptomatiques qui entraient au pays comme le faisaient déjà les pays d’Extrême-Orient.

Depuis, rien n’a véritablement changé.

Finalement, la prise de température à l’aide de scanneurs thermiques débutera à la fin de ce mois-ci pour les voyageurs internationaux.

Ils ne seront pas testés à leur arrivée au pays. On compte sur les compagnies aériennes pour qu’elles testent les voyageurs à l’Étranger, en partance pour le Canada.

Dans la mesure où c’est ce même ministère qui a adopté en décembre dernier une Charte des voyageurs qui soustrait les transporteurs aériens des dispositions de la Loi québécoise de protection des consommateurs et qui leur permet de dérober des milliards$ aux voyageurs canadiens concernés par des vols annulés, on ne s’attend pas à ce que ce ministère sévisse si les compagnies devaient s’arranger pour ne pas respecter les mesures de sécurité fédérales. D’autant plus que les infractions surviendront hors du territoire national.

Ottawa ne fera pas de tests aléatoires à l’arrivée et on ne prévoit pas de pénalités pour les compagnies qui manqueront à leurs obligations.

Le ministère fédéral des Transports mettra donc de nouveau en application sa politique d’autorèglementation, celle déjà en vigueur dans le transport ferroviaire et qui a donné d’excellents résultats à Lac-Mégantic…

En réalité, les scanneurs thermiques étaient utiles pour déceler les voyageurs symptomatiques il y a des mois, à l’époque où on n’avait pas encore mis au point des tests qui permettent de vérifier la charge virale dans le nez et la gorge.

Ces tests permettent de déceler non seulement les personnes symptomatiques (comme le font les scanneurs) mais également les porteurs asymptomatiques et ceux qui le deviendront dès le lendemain.

Depuis le début de cette pandémie, on cite l’exemple des pays d’Extrême-Orient, celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et celui de la Suède et de l’Allemagne.

Mais on ne parle jamais de la Grèce. Savez-vous combien il a eu de morts par million (mpm) d’habitants dans ce pays ?

Non pas 483 mpm comme en Suède ni 106 mpm comme en Allemagne, mais à peine 18 mpm. Vous avez bien lu; dix-huit.

Ce n’est pas aussi bien qu’en Océanie ou qu’en Extrême-Orient. Mais pour un pays d’Europe occidentale, c’est remarquable.

Alors c’est quoi la recette de la Grèce à ses aéroports ?

Depuis un mois, on fait des prélèvements dans le nez ou la gorge de tous les voyageurs. Pendant 24h, ils sont mis en quarantaine et deviennent libres dès le lendemain, à l’annonce de leurs résultats si négatifs.

Les autres, positifs, sont alors mis en quarantaine forcée pour quatorze jours.

Dans une entrevue à CNN, le président du pays, Kyriakos Mitsotakis, déclarait que depuis quatre jours, on a testé près de quatre-mille voyageurs (mille par jour) à l’aéroport d’Athènes et on a trouvé deux cas positifs, tous deux asymptomatiques.

Au Canada, ces deux voyageurs auraient passé au travers du filet de protection basé sur des scanneurs thermiques.

Pauvre passoire canadienne…

Références :
COVID-19 : un premier mort au Canada
Covid-19 : les prix citron à Ottawa et à la STM
En Grèce, les touristes à nouveau bienvenus à partir de lundi
L’armée restera au Québec et les thermomètres arrivent dans les aéroports
On GPS: Greece’s success with containing Covid-19 (vidéo)

Parus depuis :
La COVID-19 détectée dans des vols intérieurs et internationaux au Canada (2020-07-08)
Presque 70 vols commerciaux avec des cas confirmés de COVID-19 dans les dernières semaines (2020-08-28)
Ottawa a exempté une milliardaire américaine de l’obligation de la quarantaine (2020-09-17)
Des dizaines de passagers sanctionnés au Canada pour refus de porter un masque (2020-12-22)
Des faux tests négatifs de COVID-19 à 100$ pour les voyageurs canadiens (2021-01-09)
Quarantaine à l’hôtel : Ottawa ne connaît pas le nombre de contrevenants (2021-03-06)
Des taxis américains permettent aux Canadiens d’éviter la quarantaine à l’hôtel (2021-04-11)
Aucune sanction pour les voyageurs refusant la quarantaine à Montréal et Calgary (2021-05-04)
Des « lacunes importantes » dans le contrôle des voyageurs entrant au Canada (2021-12-09)

Sur le même sujet :
‘Close to 100% accuracy’: Helsinki airport uses sniffer dogs to detect Covid (2020-09-24)

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Résumé des mesures à prendre contre le Covid-19

Publié le 11 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

En ordre décroissant d’efficacité, les meilleures mesures à prendre contre le Covid-19, sont :
• le confinement
• l’immunité grégaire (60 % de la population)
• le port du masque généralisé (80 % de la population) accompagné de la distanciation sociale
• le port du masque seul
• la distanciation sociale seule
• le lavage des mains.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les outils de recherche de contacts

Publié le 6 juin 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

La recherche de contacts

Les outils de recherche ou de repérage de contacts sont des logiciels pour téléphone multifonctionnel destinés à prévenir les personnes saines qu’elles ont été récemment en contact avec une personne atteinte du Covid-19.

Dès qu’un utilisateur se déclare positif au Covid-19, le logiciel recherche ses contacts dans une base de données et les avise.

Dans certains cas — par exemple l’application Care19 offerte sur Google Play — le logiciel enregistre en plus le lieu des contacts et conséquemment, sert à repérer géographiquement où ont eut lieu ces contacts.

L’exemple de StopCovid France

Offert depuis le 2 juin dernier, StopCovid fonctionne de la manière suivante.

Chaque fois que deux téléphones dotés de StopCovid se croisent à moins d’un mètre pendant plus de quinze minutes, chacun d’eux note l’identifiant StopCovid de l’autre.

Cette information est transmise à un serveur du ministère français de la Santé dès que le téléphone est connecté à l’internet.

Lorsqu’une personne est diagnostiquée positive au Covid-19, son médecin lui remet un code unique à insérer volontairement dans l’application.

Dès lors, le serveur du ministère alerte toutes les personnes qui l’ont côtoyée au cours des deux semaines précédentes : celles-ci sont informées de la possibilité qu’elles aient attrapé le virus. On leur suggère de s’isoler et de contacter leur médecin.

Un potentiel inachevé

StopCovid n’alerte pas en temps réel le propriétaire d’un téléphone lorsqu’il s’approche d’une personne contagieuse afin qu’il puisse éviter d’attraper le virus.

Il est possible qu’on ait craint de stigmatiser les personnes saines qui se promèneraient avec le téléphone emprunté d’une personne infectée. L’emprunteur verrait alors les personnes qu’il croise s’écarter de son chemin ou refuser de le servir comme s’il était pestiféré, sans comprendre pourquoi.

De plus, les applications de recherche de contacts pourraient simplifier considérablement la tâche des épidémiologistes qui tentent de remonter à l’origine d’une chaine de transmission du Covid-19.

Il suffirait de créer des outils d’analyse de la base de données du ministère de la Santé. Il est probable que de tels outils seront éventuellement créés.

Le calcul problématique de la distance

Après des décennies de découvertes informatiques, il devrait être simple de calculer la distance entre deux téléphones. Ce n’est pas le cas.

La géolocalisation par satellite (GPS) est capable d’une très grande précision.

Mais pour des raisons de sécurité nationale, une imprécision est ajoutée volontairement à toutes les applications civiles de géolocalisation. Cette imprécision va au-delà de la distance sanitaire.

Voilà pourquoi aucun outil sérieux de recherche ou de repérage n’est basé sur la fonction de GPS que possèdent tous les téléphones multifonctionnels.

Comme solution de rechange, on s’est donc rabattu sur la fonction Bluetooth, également disponible sur tous ces appareils.

Théoriquement, le Bluetooth peut avoir une précision de l’ordre du centimètre.

Dans les faits, il en est autrement puisque le corps humain absorbe quinze décibels du signal Bluetooth. Concrètement, l’application téléphonique estimera à vingt mètres la distance d’un téléphone à deux mètres s’il est placé dans la poche arrière d’un pantalon.

De mauvais départs

Un des premiers outils de recherche fut Rakning C-19, commercialisé en Islande au début d’avril.

Un mois plus tard, près de 38 % des Islandais l’avaient déjà adopté. Pourtant, au cours de cette période, une seule personne a été alertée d’avoir croisé une personne contagieuse. Ce qui a suscité des doutes quant à l’utilité d’une telle application.

L’explication la plus probable est que la pandémie est peu répandue dans ce pays. Encore aujourd’hui, le nombre cumulatif de ‘cas’ y est de 1 806 personnes (dont dix morts) sur une population de 364 134 habitants. Donc dans ce pays, on a plus de chance de rencontrer un geyser qu’une personne contagieuse…

Après le lancement de l’application Covid-safe Australia à la fin du mois d’avril, 28,5 % des Australiens de plus de 15 ans l’avaient téléchargée. Après trois semaines, le nombre de nouveaux téléchargements diminuait en raison de bogues dans l’application.

Dans l’urgence d’être utile, certains éditeurs de logiciels ne se sont pas assurés de concevoir avec soin leur outils de recherche. Ces échecs ne doivent pas jeter le discrédit sur d’autres outils dont la gestation fut plus lente et qui pourraient être de nature à inspirer la confiance du public.

Des tares plus profondes

Passons sous silence les craintes relatives à la protection des données personnelles. Il s’agit d’un débat important, mais qui m’apparait futile dans la mesure où le recours à ces outils est volontaire.

Selon les experts, pour être utile, un outil de recherche de contacts devrait être utilisé par au moins 60 % de la population. De plus, le plus grand nombre possible de personnes nouvellement diagnostiquées positives devraient se déclarer comme telles.

Les outils de recherche de contacts ont deux handicaps majeurs : les lacunes quant à l’accessibilité technologique et l’invisibilité des porteurs asymptomatiques.

L’accessibilité technologique

En 2019, 23 % des Français ne possédaient pas de téléphone multifonctionnel.

Chez les Français dans la soixantaine, cette proportion passe à 38 %. Et à 56 % chez les plus de 70 ans. Sans compter ceux dont le téléphone multifonctionnel est trop ancien pour qu’on puisse y installer StopCovid.

Au Québec, 26 % des personnes ne possèdent pas de téléphone multifonctionnel. Cette proportion passe à 41 % chez ceux entre 55 et 64 ans. Et à 73 % chez ceux de 65 ans ou plus.

Dans mon cas, j’ai un iPhone4s que je refuse de jeter en dépit du fait que mon fournisseur m’offre gratuitement un iPhone7 parfaitement compatible avec les logiciels de recherche de contacts.

Ce refus est dicté par des préoccupations environnementales; je serais stupide de jeter un appareil qui fonctionne très bien, plein de métaux toxiques, sous le prétexte qu’un modèle plus récent serait gratuit.

En raison d’une plus grande promiscuité, les milieux défavorisés sont davantage touchés par l’épidémie. Malheureusement, parmi les Québécois qui gagnent moins de 20 000$ par année, 47 % n’ont pas de téléphone multifonctionnel.

L’invisibilité des porteurs asymptomatiques

Jusqu’à tout récemment, il fallait être contagieux pour être autorisé à passer un test de dépistage au Covid-19. Pourtant, on sait depuis des mois qu’une bonne partie des personnes contagieuses sont asymptomatiques.

Cette semaine, le premier ministre a affirmé que bientôt, toute personne qui le souhaite pourrait passer un test de dépistage. J’aimerais y croire.

Mais avec un dépistage ‘massif’ capable de tester quotidiennement 14 000 personnes — soit 0,16 % de la population — je vois mal comment un grand nombre de personnes pourraient s’en prévaloir.

D’autant plus que les autorités sanitaires du gouvernement fédéral recommandent de tester aux deux jours tous les travailleurs de la Santé, au nombre d’environ treize-mille au Québec.

Si le Québec respecte cette sage suggestion, il restera de quoi tester quotidiennement 0,08% de la population, soit un seizième d’un pour cent.

Bref, l’application de recherche de contacts risque d’ignorer beaucoup de personnes contagieuses, réduisant d’autant son utilité…

Références :
AI and our health data: A pandemic threat to our privacy
Covid-19 : évaluation actuelle de l’importance des porteurs asymptomatiques
Faut-il ou non installer « StopCovid » ? Le débat résumé en une conversation SMS
How did the Covidsafe app go from being vital to almost irrelevant?
Inferring distance from Bluetooth signal strength: a deep dive
Le dépistage ‘massif’ du Covid-19 au Québec : une plaisanterie
Le traçage de contacts et la fracture numérique, selon Anne-Sophie Letellier
Nearly 40% of Icelanders are using a covid app—and it hasn’t helped much
North Dakota’s COVID-19 app has been sending data to Foursquare and Google
On pourra bientôt géolocaliser un smartphone au centimètre près grâce à Bluetooth

Parus depuis :
Norway suspends virus-tracing app due to privacy concerns (2020-06-15)
Application Alerte COVID : la Colombie-Britannique préfère le contact humain (2020-08-14)
Glitches dent German enthusiasm for Covid contact-tracing app (2020-09-23)
L’application Alerte COVID est-elle un échec? (2021-02-12)
Taux d’utilisation famélique pour Alerte COVID (2021-04-19)
Contre le Covid-19, l’utilité des applications de traçage des cas contacts impossible à mesurer (2021-05-21)
L’application Alerte COVID sera abandonnée (2022-06-14)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’exemple de la ville de Côte-Saint-Luc

Publié le 3 juin 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

La ville de Côte-Saint-Luc est une municipalité comprise dans l’agglomération urbaine de Montréal. Cette ville est devenue la première au Québec à obliger le port du masque dans tous les établissements commerciaux sur son territoire.

Théoriquement, ce règlement prend effet dès aujourd’hui et sera en vigueur jusqu’au 31 aout prochain.

Les amendes ne seront pas imposées aux clients des commerces, mais à leurs propriétaires. Tout comme à ceux des immeubles résidentiels puisque l’obligation du port du masque s’applique également à leurs aires communes.

Dans les faits, les autorités accorderont un délai aux propriétaires pour s’y conformer.

De plus, la ville distribuera gratuitement des masques et encouragera les citoyens à en acheter ou à fabriquer le leur.

Les mesures universelles de l’OMS

Les mesures d’austérité de l’ancien gouvernement libéral n’ont pas seulement fragilisé notre réseau de Santé, elles ont aussi frappé les directions de Santé publique.

En temps normal, celles-ci s’occupent, entre autres, de l’inspection sanitaire des restaurants et des campagnes de vaccination.

Contre la pandémie actuelle, elles ont fait de leur mieux. Mais elles n’ont pas cherché à savoir dans quelle mesure les recommandations universelles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient pertinentes à la réalité québécoise.

Après le confinement, la deuxième mesure sur laquelle compte l’OMS pour ralentir la pandémie au Covid-19, c’est la distanciation sociale.

Une étude récente publiée dans The Lancet prouve en effet l’efficacité de cette mesure contre les trois bêtacoronavirus sans faire de distinction entre le Covid-19 et le virus du SRAS et celui du SRMO.

Or le Covid-19 est différent des deux autres; il est beaucoup plus contagieux. Si bien que la distance sanitaire recommandée par l’OMS est utile, mais très insuffisante.

Voilà pourquoi la pandémie a fait beaucoup plus de morts dans les pays qui ont tenté de suivre scrupuleusement cette mesure sanitaire tout en déconseillant le port du masque. Alors qu’au contraire, elle a frappé légèrement les pays qui ont appliqué des mesures sanitaires adaptées à leur réalité.

La ville de Hong Kong en est un exemple.


Hong Kong est la ville la plus densément peuplée au monde.

L’immense majorité des habitants de cette ville ne peuvent monter à leur logement ou en descendre sans emprunter un ascenseur ou un petit escalier de service où ils ont souvent à côtoyer de près une autre personne.

Quand on peut disposer seul d’une cabine d’ascenseur, il est toujours possible qu’une personne contagieuse ait dispersé des millions de copies du virus en empruntant le même ascenseur quelques instants plus tôt.

Et pourtant, le taux de mortalité dans cette ville est de 0,5 personne par million d’habitants, huit-cent fois moins qu’en France et mille fois moins qu’au Québec.

Ce succès, les autorités sanitaires l’ont obtenu parce qu’ils se sont servis de leur jugement.

Au Québec, les autorités sanitaires se sont contentées d’appliquer benoitement les mesures universelles de l’OMS.

Ce sont des mesures excellentes sur papier et bonnes quand il est possible de les respecter.

Toutefois, à l’essai, la distanciation sociale est tout simplement inapplicable.

Elle est inapplicable chez les bébés (évidemment). Lors d’un vrai retour en classe, il est impossible de la faire respecter par les enfants. Par les adolescents. Par la grande majorité des jeunes adultes célibataires. Dans les transports en commun.

Les autorités sanitaires de la région de Montréal ont commencé à exprimer leur dissidence avec les mesures préconisées par les autorités provinciales.

C’est donc dans la ville de Côte-Saint-Luc que s’entame un nouveau chapitre dans la lutte québécoise contre le Covid-19.

Laissons à ses citoyens quelques semaines pour s’y adapter et s’y soumettre.

Mais dès que le port du masque y sera devenu une nouvelle habitude sociale — si possible accompagnée de distanciation sociale — on devrait voir chuter très rapidement le nombre de nouveaux cas dans cette partie de Montréal.

Si, comme je le présume, le pari des autorités de Côte-Saint-Luc se réalise, espérons qu’il sera imité ailleurs.

Références :
Côte-Saint-Luc: le couvre-visage exigé dans les édifices municipaux et les commerces
Physical distancing, face masks, and eye protection to prevent person-to-person transmission of SARS-CoV-2 and COVID-19: a systematic review and meta-analysis

Paru depuis :
Mauricie et Centre-du-Québec: la distanciation sociale appliquée entre les travailleurs des établissements (2020-06-07)

Détails techniques des photos : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e  photo : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en deux mois

Publié le 2 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.

On notera une correction récente du nombre officiel de morts en Espagne.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1 avr 16 avr 1 mai 16 mai 1 juin
Belgique 72,6 426,1 675,7 789,9 833,8
Grande-Bretagne 35,4 206,6 414,1 518,8 592,5
Espagne 194,0 410,0 532,0 590,7 581,4
Italie 205,5 366,6 466,9 525,2 554,4
Québec 3,7 74,2 238,2 410,2 549,0
Suède 23,6 131,7 262,1 363,0 441,5
France 52,6 267,5 367,1 412,4 432,0
Pays-Bas 68,3 193,0 284,8 330,0 347,3
Irlande 14,7 100,6 261,9 317,4 343,3
États-Unis 12,4 105,4 199,1 272,0 330,3
Suisse 53,8 149,5 204,7 219,3 224,0
Équateur 5,5 23,2 51,5 157,2 210,1
Brésil 1,1 9,1 28,5 71,8 149,3
Pérou 2,3 23,5 32,5 78,8 149,0
Portugal 18,2 61,1 97,9 116,9 139,6
Allemagne 9,9 47,6 80,5 96,7 104,8
Danemark 18,6 57,3 82,1 96,7 103,6
Iran 37,4 60,0 75,0 85,5 97,9
RoC* 2,9 19,7 51,0 78,9 93,9
Mexique 0,2 3,5 14,4 37,0 80,6
Autriche 16,6 46,5 66,8 71,3 75,9
           
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7 7,1
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0 5,3
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4 3,4
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘N.D.’ signifie non disponible et ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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