Redécouvrir son centre-ville

Publié le 2 juillet 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Le parterre du Quartier des spectacles
Sur la promenade des Artistes
À l’entrée ouest de la Place des Arts
À l’esplanade de la Place des Arts
À la place des Festivals
Monument aux Héros de la guerre des Boers (seul monument équestre de Montréal)
Rue Sherbrooke, à l’intersection de l’avenue McGill College

Après des mois de confinement ou de télétravail, quel plaisir de retrouver le centre-ville de Montréal.

Et pour le voir avec un regard nouveau, quoi de mieux que de le regarder à l’infrarouge rose bonbon amélioré…

(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 20 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Premières impressions au sujet de l’objectif Laowa 7,5mm F2,0

Publié le 29 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes


Introduction

Sous la marque Laowa, Venus Optics fabrique depuis 2017 un ultra-grand-angulaire léger et compact qui connait une grande popularité auprès des vidéastes qui utilisent des drones.

Plus tôt ce mois-ci, la compagnie offre ce même objectif en version semi-automatique; l’ouverture de diaphragme et la vitesse d’obturation sont contrôlées par le boitier de l’appareil, mais la mise au point se fait manuellement.

Depuis toujours, je nourris un rapport amour-haine envers ce type d’objectif.

En voyage, ils me sont indispensables pour photographier les plafonds d’église ou pour capter le charme de rues étroites.

Mais ils sont toujours les plus encombrants parmi les objectifs que j’amène à l’Étranger.

En me procurant le Laowa 7,5mm F/2,0, mon but était d’évaluer s’il pourrait remplacer le zoom PanLeica 8-18 mm que j’utilise depuis quelque temps en voyage.

J’ai reçu hier la copie commandée le 11 juin dernier et je me suis empressé d’aller au centre-ville pour y tester cet objectif.

Description extérieure

Gravé du numéro de lot 000502 — ce qui doit inclure les lots des versions purement manuelles — l’extérieur du Laowa 7,5mm est en métal, incluant le pare-soleil, mais excluant la large bague dentelée qui sert à la mise au point, faite en plastique rigide.

Tout cela fait robuste et donne une impression de qualité.

Cette large bague comporte un inconvénient. Lorsqu’on visse pour monter ou pour retirer l’objectif du boitier, on ‘glisse’ sur cette bague jusqu’à ce qu’elle bloque à ses limites inférieure ou supérieure, à partir de quoi on peut visser efficacement.

D’autres inconvénients mineurs.

Le pare-soleil tombe très facilement.

Le point rouge qui sert à guider l’utilisateur lorsqu’il tente de visser l’objectif au boitier n’est pas placé sur le côté de l’objectif (comme il devrait l’être), mais sous l’objectif, plus précisément sur la monture, comme sur les objectifs d’autrefois.

Le capuchon de l’objectif est petit et peu profond. Ce qui rend difficile sa manipulation.

L’objectif a tendance à vigneter les photos qu’il prend. Ce défaut optique pourrait être corrigé par l’algorithme qui se trouve sur la puce qui l’équipe (comme le font les puces d’autres objectifs micro-quatre-tiers).

Dans ce cas-ci, on doit compter sur des profils offerts par des logiciels de traitement de l’image. Sous Lightroom, par exemple, il suffit de choisir le profil de Venus Optics conçu pour son objectif Laowa 12 mm F/2,8.

Conclusion

Les ultra-grand-angulaires ont tendance à étirer horizontalement les objets qui se trouvent près des côtés gauche et droit du cadre. Ce défaut est assez bien contrôlé par le Laowa 7,5mm F/2,0.

Ce qui fait de cet objectif un excellent choix pour quiconque désire ajouter ce type d’objectif dans sa boite à outils photographique.

Quelques photos au centre-ville de Montréal

Plage de sable au parvis de l’église unie Saint-Jacques-le-Majeur
Aux Ailes de la mode
Puits de lumière aux Ailes de la mode
Chez Simons
Cathédrale Marie-Reine-du-Monde

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge rose rétro

Publié le 9 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute

Précédemment, nous avons vu comment créer de l’infrarouge pamplemousse rose, à l’aide d’un filtre bleu 80A.

Aujourd’hui, toujours à partir d’un appareil infrarouge à spectre complet, nous allons voir les résultats qu’on obtient avec un filtre vert jaunâtre.

L’effet obtenu peut être qualifié d’infrarouge rose rétro. Jugez-en par vous-mêmes.

Précisions que toutes ces photos ont été prises dans le quartier d’Outremont de Montréal.





Il existe aussi des filtres verts. Que donnent-ils en photographie infrarouge ? Pour répondre à cette question, je vous ai préparé un gif animé qui montre successivement une maison photographiée sans filtre, avec un filtre vert, et finalement avec un filtre vert jaunâtre.

Détails techniques des photos (sans le gif animé) : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2*
1re photo : 1/125 sec. — F/9,0 — ISO 160 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/9,0 — ISO 640 — 20 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La ruelle Sainte-Catherine

Publié le 7 décembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le milieu du XIXe siècle, les voies de circulation de Montréal délimitent des quadrilatères rectangulaires, presque toujours traversés d’une ruelle.

Dans certains cas, cette ruelle traverse tout le quadrilatère, généralement du nord au sud. Dans d’autres cas, la ruelle relie plutôt deux ruelles qui lui sont perpendiculaires. En somme, dans ce deuxième exemple, ces trois ruelles forment un ‘H’.

La ruelle en vedette aujourd’hui en est un exemple. Son nom — ruelle Sainte-Catherine — est en fait le nom collectif porté par les trois ruelles qui la forment.


 
Le quadrilatère qu’elle traverse est délimité par les rues Sainte-Catherine (au sud), Adam (au nord), de Ville-Marie (à l’est) et Viau (à l’ouest).

Cette ruelle dessine un ‘H’ couché sur le côté, représenté en jaune sur la vue aérienne ci-dessus.

Cette vue aérienne permet également aux lecteurs du blogue qui vivent à l’Étranger de voir à quel point les quartiers populaires de Montréal sont arborés.

Depuis quelques années, la ville permet aux citoyens de s’approprier la ruelle qui passe derrière leur logement.

Les voisins de celle-ci ont demandé à un artiste qui habite le quartier de venir décorer la leur. C’est lui qui a peint les œuvres présentées sur les cinquième et sixième photos ci-dessous. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Alors il est venu avec ses copains. Chacun avec son style. Et ils se sont bien amusés.

Depuis, chacun des habitants des alentours a sa préférence. Le couple que j’ai rencontré le 9 novembre dernier préfère l’œuvre sur la quatrième photo ci-dessous (et qu’on entrevoit également sur le côté gauche de la deuxième photo).

De manière surprenante, ce lieu est encore intact, ayant échappé jusqu’ici aux vandales.

On peut rêver qu’un jour, tout l’arrière des maisons soit peint, à la manière de la Callejón de Hamel à La Havane.

Trêve de bavardage, voici un aperçu de cette ruelle.













 

Complément de lecture : Les ruelles, trésors cachés de la ville

Détails techniques des photos (excluant donc la capture d’écran) : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 10 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 11 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 9 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé de la fierté gaie de 2019

Publié le 18 août 2019 | Temps de lecture : 3 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
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C’est en aout 2015 que j’assistais pour la première fois à un défilé montréalais de la fierté gaie.

Il y a moins de deux semaines, le Bloc québécois invitait les dirigeants péquistes des différentes circonscriptions à se joindre à lui. Non pas en tant que spectateurs, mais parmi les participants qui déambulent sur la rue.

Nous étions invités à porter du violet, la couleur-thème du défilé de cette année.

Du violet. Pour l’amour du Ciel, qui s’habille en violet ?

J’ai eu beau ouvrir tous mes placards, je n’y trouvai pas un seul vêtement de cette couleur. Même mes chemises les plus extravagantes ont de tout sauf du violet.

Il faut dire que depuis toujours, j’évite les modes vestimentaires où triomphent les couleurs ‘ecclésiastiques’ (violet, pourpre et mauve). Ces modes ne durent jamais longtemps.

Je les évite en dépit du fait qu’enfant, mon rêve était de devenir pape.

Être coiffé de la tiare papale à trois étages ornée de diamants, habillé d’une chasuble cousue de fils d’or, et porter au doigt une gigantesque bague incrustée de pierres précieuses exerçait sur moi, enfant, un attrait irrésistible.

Et j’imaginais tous ces gens, ces dignitaires et ces chefs d’État qui, après m’avoir baisé les mains, s’adressent à moi en m’appelant ‘Votre Monticule’ ou quelque chose du genre.

Mais le pape ne s’habille pas en violet. Même durant le carême. Seulement les évêques, les archevêques et les cardinaux. En somme, à mes yeux, c’était une couleur de subalterne.

Voilà pourquoi, le violet ne m’a jamais intéressé.

Mais j’ai un tiroir, difficile d’accès, où je mets de vieilles cravates que j’ai honte de porter. En fouillant parmi ces vieilleries — Eureka ! — j’y trouvai une cravate violette.

Le Bloc québécois nous avait donné rendez-vous à la Place du Canada, un lieu bien sinistre pour un parti indépendantiste.

Déambuler au milieu du boulevard René-Lévesque, acclamé par 300 000 personnes qui vous sourient et vous prennent en photo, est une expérience grisante que je recommande à tous les déprimés de la terre.

Rien n’est meilleur pour le moral, quoi qu’en dise la Compagnie créole.

En déambulant sur la rue, on voit du monde partout; sur les marches des entrées, sur les balcons et même sur le toit des édifices. Parfois très légèrement vêtus, des gens vous regardent, émerveillés, comme si un charisme irrésistible émanait de vous.

Bref, j’ai bien aimé.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (fin)

Publié le 22 juillet 2019 | Temps de lecture : 8 minutes

La fresque de la voute de l’abside

Vue d’ensemble
Fresque de la voute de l’abside

Guido Nincheri a peint la voute de l’abside entre 1930 et 1935. Plus de deux-cents personnes y sont représentées.

Celle-ci comprend trois niveaux :
• la Gloire céleste de Marie,
• des saints,
• des représentants religieux et civils.

La partie supérieure

La Gloire céleste de Marie

Guidée par la Sagesse de Dieu — représentée par la colombe du Saint Esprit au-dessus de sa tête — voici la mère du Christ, resplendissante de gloire, qui offre à tous son manteau protecteur.

Nincheri accentue son rayonnement en drapant une bonne partie des anges qui l’entourent de robes soyeuses dont les teintes sont composées de jaune (c’est-à-dire l’orange et le vert).

Ici, la Vierge emprunte les traits de Giulia Bandinelli.

Mais qui est donc cette personne ? C’est celle que Nincheri a épousée en 1913, alors qu’elle avait seize ans, lui 28.

Les anges ont les cheveux courts et ondulés. Comme c’était la mode à l’époque où cette fresque a été peinte. Elles ont la tête et les épaules nues, ce qui était interdit aux paroissiennes.

Certaines sont couronnées de fleurs. Elles font penser aux modèles qui ont inspiré le peintre Alfons Mucha. Toutes dansent autour de la Vierge alors que les autres personnages de la fresque adoptent une posture figée.

En périphérie, une zone bleue marque les limites du ciel.

La partie centrale

Symétriquement, trois groupes de personnages sont disposés de part et d’autre d’un calvaire qu’on distingue au loin.

Voyons-les, de gauche à droite.

Les confesseurs

Se tenant debout, devant une haie d’oliviers, se trouvent saint Ignace de Loyola, un saint non identifié, saint Thomas d’Aquin, un autre personnage inconnu, et saint Félix de Valois.

Au premier plan, il s’agit de saint Philippe Néri et saint Vincent de Paul.

Les martyrs

Le deuxième groupe à partir de la gauche est celui des martyrs de l’Église, représentés devant un palmier.

On y voit, debout, saint Étienne, saint Pierre, saint Ignace de Loyola et saint Georges.

Au premier plan, il s’agit de saint Laurent de Rome, et de deux saints non identifiés.

Les patriarches

Le dernier groupe à gauche est celui des patriarches.

Debout, on voit sainte Anne, saint Joachim (les lys à la main), saint Jean le Baptiste (au centre) et saint Joseph (à droite)

Devant eux, le roi David, de même qu’Adam et Ève.

Les apôtres

Nincheri n’a pas cru bon caractériser les apôtres (notamment les évangélistes) ce qui rend difficile leur identification. Sauf Pierre, ici en rose, les clés de l’Église en main.

Les évêques et docteurs de l’Église

Il y a 36 docteurs de l’Église. Nincheri en a représenté quelques-uns.

Autour d’une fontaine, on distingue les deux papes à leurs mitres (Léon Ier et Grégoire Ier), des évêques catholiques romains à leurs crosses spiralées, Basile le Grand (?) à sa crosse à serpents, et saint Thomas d’Aquin (en tunique brune).

Devant un évêque agenouillé en habit sacerdotal jaune, un autre religieux agenouillé a été ajouté maladroitement devant lui; il est tourné vers un personnage à cheval qu’il semble remercier. Nous reparlerons de ce cavalier dans quelques instants.

Les fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie

Devant une haie de vignes, à l’extrême droite de la fresque, Nincheri a représenté les sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, de même que saint François d’Assise (les bras au ciel).

La partie inférieure

La partie basse de la fresque est la plus riche en personnages.

Les autorités religieuses

Au plein centre, Nincheri a représenté les autorités religieuses de l’époque. Sur son trône, le pape Pie XI.

Parmi les archevêques, cardinaux et évêques, le premier cardinal en rouge à partir de la gauche, portant des lunettes, est Eugenio Pacelli (qui deviendra pape sous le nom de Pie XII).

Guido Nincheri s’est représenté en porteur soutenant la chaire papale, à l’avant, à la droite du pape. Son fils ainé, Gabriel Nincheri, est le porteur à l’avant, à la gauche du pape. À l’extrémité droite de l’image, l’enfant qui porte un cierge est Georges, fils cadet de Nincheri.

Les autorités civiles

Parmi les autorités civiles, le cavalier est Benito Mussolini. Durant la Seconde Guerre mondiale, cette représentation justifia, aux yeux des autorités canadiennes, l’emprisonnement préventif de Guido Nincheri, souçonné d’être un sympathisant fasciste.

À l’origine, le dictateur italien ne devait pas y être.

Mais en 1929, le Vatican et l’État italien signent l’Accord de Latran.

Depuis des siècles, le pape régnait sur un vaste territoire au milieu de la péninsule italienne appelé États pontificaux (en jaune sur la carte).

Au milieu du XIXe siècle, les États pontificaux, de par leur position géographique, étaient devenus un obstacle à l’unification de l’Italie que la Maison de Savoie, maitre du royaume de Sardaigne (en vert), était en train de se réaliser.

En 1860, les États pontificaux sont envahis, à l’exclusion de Rome. Cette dernière sera à son tour conquise dix ans plus tard.

Interdit d’entrée dans le territoire italien qui lui est hostile, le pape sera prisonnier du territoire du Vatican pendant un demi-siècle.

En 1929, Mussolini signe avec le Vatican les accords de Latran qui normalisent les relations entre les deux États.

Mussolini jouit alors d’une immense popularité. Sous sa gouverne autoritaire, l’Italie est alors une grande puissance européenne qui fait la fierté de la diaspora italienne de Montréal.

Dans les croquis qu’il a fait approuver, Nincheri doit représenter de nombreux personnages contemporains. Mais Mussolini n’y apparait pas.

Les autorités religieuses demandent à Nincheri — qui a commencé à peindre sa fresque — d’y ajouter quelque part Mussolini et d’autres dirigeants fascistes.

Quelques années plus tôt, les fascistes avaient détruit une fresque réalisée par Nincheri pour une mutuelle d’ouvriers communistes.

Pour sa défense, Nincheri a toujours soutenu avoir été menacé de perdre un des plus gros contrats de sa vie s’il ne cédait pas aux exigences des autorités religieuses montréalaises.

Lorsque le Canada et l’Italie sont entrés en guerre, Nincheri a été emprisonné dans un camp à Petawawa. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard qu’on a retiré la toile qui masquait cette partie de la fresque depuis le début de la guerre.

En plus de trois généraux fascistes, les personnes qui entourent le Duce sont Guglielmo Marconi (l’inventeur de le télégraphie sans fil, portant une écharpe tricolore aux couleurs de l’Italie), l’aviateur Otalo Balbo (à sa droite, portant une écharpe blanche), l’explorateur Louis-Amédée de Savoie (à la gauche de Marconi, portant une écharpe bleu poudre), et le sénateur Lawrence Wilson (derrière Marconi).

Conclusion

Cœur de la communauté italienne montréalaise depuis un siècle, l’église Notre-Dame-de-la-Défense a conservé son importance culturelle en dépit du fait que cette communauté est beaucoup moins concentrée dans la Petite Italie qu’elle l’était autrefois.

Restaurée dans les années 1960 au cout de cinq-millions de dollars, ce lieu de culte est un éclatant exemple de l’excellence dont sont capables ses meilleurs artisans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 3e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 8 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
10e  photo : voir la deuxième photo
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 4000 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (5e partie)

Publié le 21 juillet 2019 | Temps de lecture : 2 minutes

La fresque de la croisée du transept

Voute de la croisée du transept

Pour célébrer de manière durable le cinquantième anniversaire de leur paroisse (née dix ans avant l’église), des paroissiens se sont cotisés pour que Nincheri refasse la décoration de la voute à la croisée du transept.

La Sainte Trinité

Le programme iconographique d’une église est toujours déterminé par les autorités religieuses.

Sur le thème imposé de la Sainte Trinité, Guido Nincheri a choisi de la représenter au milieu des créatures célestes irradiées par la Lumière Divine.

La hiérarchie céleste qu’il propose est basée sur des écrits théologiques qui remontent au Ve siècle de notre ère.

Depuis la création de cette fresque, cette hiérarchisation des créatures angéliques est officiellement délaissée par le Vatican. Mais elle est l’objet d’un engouement auprès de certains amateurs d’ésotérisme.

Quoiqu’on en pense, le résultat est fascinant.

La triade supérieure est le cercle le plus intime de la hiérarchie céleste. Il est composé successivement des Séraphins, des Chérubins et des Trônes. Ces créatures ont le privilège de servir Dieu, de l’approcher et de le contempler.

La deuxième triade est composée des Dominations, des Vertus et des Puissances. Ces créatures célestes correspondent aux aides que Dieu fournit aux hommes pour leur progression spirituelle.

Le dernier niveau est composé des Principes, des Archanges, et des Anges ordinaires. Ce sont les messagers de Dieu auprès des êtres humains. Seule la sainteté permet de les voir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 640 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (4e partie)

Publié le 20 juillet 2019 | Temps de lecture : 3 minutes

Le côté droit de la nef

Fonts baptismaux

Immédiatement à droite du chœur, se trouvent les fonts baptismaux de l’église.

Autel latéral droit

L’autel latéral droit, créé en 1964 par la firme Biagini Marmi, est surmonté d’une niche dans laquelle est placée une statue du Sacré-Cœur.

On notera les frises horizontales que Nincheri a ajoutées aux murs durant la première phase d’embellissement de l’église, entre 1924 et 1935.

Roses et grille

Au-dessus d’eux, les arcades de la galerie sont fermées de grilles en forme de croix.

Voute du bras droit du transept

Au bras droit du transept, l’hémicycle de la voute présente, sur fond azur, trois Servites de Marie qui ont été canonisés ou béatifiés : le bienheureux Bonaventure Buonaccorsi (1240-1315), saint Pérégrin Laziosi (1260-1345) et le bienheureux Ubald d’Adimari (1245-1315).

Rosace de la rue Alma

Sa rosace présente… douze jolies Italiennes peignées à la mode de l’époque. Au centre : les armoiries de Pie XI, pape de 1922 à 1939.

Madona della Difesa

Peu de temps après la consécration d’un sanctuaire à Casacalenda commémorant les apparitions de la Vierge dans la commune de Difesa, la sculptrice Amalia Dupré lui fit don d’une Madonna della Difesa.

Elle se caractérise par son bonnet (et non un voile) et ses mains écartées.

À Casacalenda, cette sculpture est placée dans une vitrine au-dessus du maitre-autel.

Dans les années 1910, avant même qu’ait débuté la construction de l’église montréalaise, des paroissiens en avaient commandé une copie.

Pendant des décennies, cette copie fut promenée dans les rues de la Petite Italie lors de processions religieuses.

En temps normal, on la trouve dans une niche dans le bras droit du transept.

Les saints fondateurs de l’Ordre

L’Ordre des Servites de Marie a été fondé par sept riches marchands de Florence qui, en 1233, décidèrent d’abandonner leurs affaires pour se consacrer à la vie religieuse. En 1888, ils furent canonisés collectivement, un précédent dans l’histoire du Vatican.

En 1964, Guido Nincheri a peint cette toile qui les représente. Elle se trouve également dans le bras droit du transept.

Luminaire

Devant cette toile, si on lève les yeux, on devrait voir un des luminaires installés à chaque coin de la croisée du transept.

Toiles à droite de l’entrée principale

Près de la sortie arrière, on aperçoit trois toiles d’Arnaldo Marchetti, peintes en 1963. De gauche à droite, elles représentent sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, saint Antoine Pucci (Servite de Marie) et sainte Francesca Cabrini (première citoyenne américaine canonisée).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M. Zuiko 75 mm F/1,8 (3e, 5e, 7e et 8e photos photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 75 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (3e partie)

Publié le 19 juillet 2019 | Temps de lecture : 4 minutes

L’arrière de la nef

Médaillons des Sept Douleurs

Dressés en 1918, les plans de Guido Nincheri prévoyaient que l’arrière de la nef serait décoré de grands médaillons dorés représentant la Via dolorosa, c’est-à-dire les sept épisodes douloureux de la vie de Marie.

Mais il fallut attendre vingt ans pour que cela se fasse.

C’est un sculpteur d’origine florentine, Guido Casini, qui les créa de 1936 à 1939. Soulignons que l’or en feuille qu’il a appliqué sur le personnage du Christ n’a pas la même teinte que l’or appliqué ailleurs.

Sur la photo ci-dessus, de droite à gauche, on voit les trois dernières douleurs de la Vierge :
• Marie assiste à la mise à mort de Jésus,
• Marie accueille dans ses bras son fils mort lors de la Descente de croix,
• Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau.

Les ‘croix’ qui entourent chaque médaillon sont en réalité des poignards (au nombre de sept, évidemment) dont on ne voit que les manches.

Rosace sur la rue Dante

Installées en 1959 et 1960, les rosaces de cette église ont été dessinées par Nincheri. De l’intérieur de l’église, celle au-dessus de l’entrée principale est décorée du sigle des Servites de Marie (SM), sur fond azur, couronné de sept lis.

Sur l’hémicycle de la voute, entre les anges qui y sont représentés, on peut voir, sur fond azur, trois religieuses membres de l’Ordre des Servites de Marie qui ont été béatifiées : Élisabeth Picenardia (1428-1468), Julienne Falconieri (1270-1341, canonisée en 1737), et Jeanne Soderini (1301-1367).

Le côté gauche de la nef

Toiles à gauche de l’entrée principale

Dans la série de trois toiles qui nous accueillent, la première et la dernière ont été peintes en 1963 par Arnaldo Marchetti. Elles représentent saint Jean-Baptiste et saint François d’Assise.

Au centre, il s’agit d’une toile de Guido Nincheri, peinte en 1924. Elle représente sainte Julienne Falconieri, première supérieure des religieuses de l’Ordre des Servites de Marie. À remarquer : la finesse des traits de la sainte.

Sainte Maria Goretti

Au bras gauche du transept, on peut voir cette toile représentant sainte Maria Goretti, peinte par Guido Nincheri en 1952.

Stations du Chemin de Croix

Au fond du bras gauche du transept se trouvent sept des quatorze stations du Chemin de Croix.

Les sept autres se trouvent en face, au fond du bras droit du transept.

Le Chemin de Croix fut créé par Guido Casini à l’époque de son Via dolorosa.

Autel latéral gauche

L’autel latéral gauche est surmonté d’une statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. La niche dans laquelle elle se trouve est décorée grossièrement.

Autel latéral gauche, de près

Les deux autels latéraux actuels, en marbre polychrome, ont été exécutés par la firme Biagini Marmi de la ville de Pietrasanta (en Toscane) et livrés à l’église en 1964.

Chaire

Réalisée en 1933 par la firme florentine l’Arte del Marmo d’après les dessins de Nincheri, cette chaire ‘fait’ très néorenaissance avec sa dentelle de marbre de Carrare.

Depuis qu’on a retiré l’escalier qui y menait, cette chaire n’est que décorative.

Tout comme la cathédrale Saint-Étienne de Vienne — d’architecture gothique mais décorée d’autels baroques — l’église Notre-Dame-de-la-Défense se présente comme un temple d’architecture néoromane, mais dont la décoration intérieure a peu à peu glissé vers la Renaissance italienne, notamment dans le travail des marbres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (7e photo)M.Zuiko, 75 mm F/1,8 (4e et 8e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 640 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 5000 — 16 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’église Notre-Dame-de-la-Défense (2e partie)

Publié le 18 juillet 2019 | Temps de lecture : 3 minutes

Le chœur

Lorsque les paroissiens pénétrèrent pour la première fois dans leur nouvelle église, en 1919, celle-ci leur laissa une impression d’inachevé. L’intérieur était vaste, sans âme.

À part quelques statues polychromes placées temporairement dans leurs niches et le rideau placé de chaque côté du maitre-autel, tout était crème.

Chœur de l’église

Telle que Nincheri l’a conçue, la décoration intérieure de l’église prendra forme pendant plusieurs décennies.

Les apôtres Simon, Thomas, Mathias et Jude

Les fenêtres du chœur (au nombre de douze) sont décorées de vitraux. Ils comptèrent parmi les premières améliorations. Ajoutés en 1924, ils furent créés par Guido Nincheri et le Florentin Arnoldo Marchetti. Ils représentent les douze apôtres.

C’est à cette époque que les colonnettes qui séparent les fenêtres ont été peintes en faux marbre. Précisons que la frise de diablotins sous les fenêtres et les chapiteaux des colonnettes étaient déjà présents à l’ouverture.

Les apôtres Jean, Pierre, Paul et Jacques le Majeur

Autres éléments apparus entre 1924 et 1935 : ces rectangles azur ou orange brulé qui décorent alternativement l’abside du chœur.

Un des quatre motifs est le sigle de l’Ordre des Servites de Marie (SM), décoré de sept lys, une allusion à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, patronne de l’Ordre.

Le grand crucifix de bronze au-dessus du maitre-autel est une œuvre du Florentin Pasquale Sgandurra (1882-1956). Le marbre de Carrare qui le supporte est plus récent.

Chœur, de près

En 1951, le chœur subit une transformation majeure. Expédiés de Toscane en pièces détachées, le maitre-autel actuel et son hémicycle en marbre de Carrare remplacèrent l’ancien maitre-autel et le rideau coloré qui l’accompagnait.

Ils furent sculptés par les artisans de la firme Puliti de Pietrasanta.

Sous la Madone, le minuscule tabernacle encastré est fermé de portes de bronze.

La balustrade d’origine, également en marbre de Carrare, est décorée du sigle (SM) de l’Ordre des Servites de Marie.

Notre-Dame-de-la-Défense

En plus de mosaïques, le maitre-autel est agrémenté de marbre dont la couleur est assortie à celle de la sculpture de Notre-Dame-de-la-Défense placée dans sa niche.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm


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