La Place Ville-Marie fête son 50e anniversaire

Publié le 16 septembre 2012 | Temps de lecture : 4 minutes
La Place Ville-Marie

C’est entre 1958 et 1962 que le promoteur new-yorkais William Zeckendorf fit construire à Montréal le gratte-ciel cruciforme le plus élevé au monde. Celui-ci fait partie d’un complexe immobilier de quatre édifices qui représentent une surface locative de 0,3 km² (3,4 millions de pieds carrés). Au moment de son inauguration, c’était le plus grand complexe d’affaires du monde.

Un des trois autres édifices du complexe

Pour le construire, le promoteur fit appel à l’architecte Ieoh Ming Pei, relativement peu connu à l’époque, dont c’était d’ailleurs la première œuvre architecturale majeure. Sa réalisation la plus célèbre est aujourd’hui la pyramide du Louvre.

Inaugurée il y a cinquante ans, plus précisément le 13 septembre 1962, ce gratte-ciel de 188,1 mètres et de 44 étages est aujourd’hui le quatrième en hauteur à Montréal. Il tire son nom, Ville-Marie, de celui que portait originellement la ville de Montréal. Jusqu’à la construction du stade olympique, la Place Ville-Marie était l’édifice emblématique de la métropole.

Alors que les autres gratte-ciels modernes de Montréal étaient sombres à cause de leur revêtement en verre teinté, la nouvelle Place Ville-Marie étonnait avec son éclatant revêtement extérieur en aluminium. De plus, sa forme en croix permetait un maximum de bureaux en coin, particulièrement prisés par les entreprises.

La Place Ville-Marie, en plongée

Au premier coup d’œil, l’édifice semble reposer sur quatre blocs de pierre beiges disposés aux angles. En réalité, tout l’édifice est supporté par une série de poutres de métal profondément ancrées dans le sol puisqu’une partie des trains qui partent de la Gare centrale du Canadien Pacifique, un peu au Sud de la Place Ville-Marie, passent sous ce complexe immobilier.

Un des quatre halls d’entrée

Entourés au rez-de-chaussée par des vitrines, ces quatre blocs reposent eux-mêmes sur des poutres métalliques, ce qui contribue à donner un caractère aérien à l’ensemble architectural.

Le complexe immobilier est percé de 13 054 fenêtres. Sa construction a nécessité 49 000 tonnes d’acier, plus d’un million de boulons, 261 km de tuyauterie, 1 150 km de conducteurs électriques et 59 000 luminaires.

Sur son toit, on a installé un gyrophare peut être vu à une distance de 58 km à la ronde. Il prend environ 32 secondes pour faire un tour complet.

« Female » (1972)

Au sud de l’avenue du Collège McGill, le côté nord de l’esplanade est décoré d’une fontaine au centre de laquelle se trouve une sculpture en bronze intitulée « Female » du Torontois Gerald Gladstone. À l’origine, cette esplanade était entièrement minérale : ces jours-ci, des ouvriers s’affairent à la recouvrir de gazon.

« Autoportrait, 2012 »

Don de la Banque Royale, d’Ivanhoe Cambridge et d’AIMco, une installation spectaculaire, grandeur nature, décore depuis trois jours le côté ouest de l’esplanade.

Scellée sous un immense cube transparent, l’œuvre contemporaine s’intitule « Autoportrait, 2012 » de Nicolas Baier. Puisqu’il ne s’agit pas d’un autoportrait de l’artiste, pourquoi ce titre ? Parce l’installation reflète l’essence de ce qu’est la Place Ville-Marie, soit une tour de bureaux. Y sont représentés les accessoires et le mobilier d’une conférence; du projecteur à gauche à l’iPad en bas à droite, le tout en métal chromé.

Galerie marchande

Au sous-sol, une galerie marchande de 80 boutiques constitue la plaque tournante de la ville souterraine. En effet, ce centre commercial est relié à un réseau de 30 km de couloirs qui protègent les utilisateurs des intempéries.

Ce réseau donne accès à des centaines de commerces, restaurants, et bureaux — en fait, à près de 35% de tous les commerces du centre-ville — ainsi qu’au métro et aux principaux terminus de transport. Selon Wikipédia, ce serait le plus grand réseau souterrain piétonnier au monde.

Références :
Montréal souterrain
Place Ville-Marie

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 14 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 13 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 27 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 13 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 15 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 22 diaporamas de Vienne

Publié le 27 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Pour la personne qui songe à visiter Vienne ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de deux-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo au sujet de la capitale autrichienne.

Ces textes présentent les principaux attraits de chacun des quartiers touristiques de la ville.

Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
De Montréal à Vienne 3:15 71 7
Généralités 1:32 26 3
La cathédrale Saint-Étienne 3:42 78 0
La Maison de la musique 2:27 33 5
Le Nouveau palais impérial 6:48 160 0
Le Palais impérial 9:12 233 3
Le Staatsoper (l’Opéra de Vienne) 2:07 48 3
Le Nord-Est de la Vieille ville 6:32 150 0
Le Sud-Est de la Vieille ville 3:07 60 4
Le Sud-Ouest de la Vieille ville 10:05 217 12
Le Nord-Ouest de la Vieille ville 7:08 160 2
Le nord de Landstrasse 3:16 73 2
Le sud de Landstrasse 2:01 38 2
Le Belvédère 2:44 45 5
Wieden 8:26 177 4
Mariahilf 1:17 29 2
Neubau 5:44 126 3
Josefstadt 3:24 58 1
Alsergrund 4:04 70 1
Favoriten 1:37 32 0
Schönbrunn 5:02 103 5
Saint-Léopold-du-Steinhof 1:58 37 0
Total 1h35:28 2 024 64


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Saint-Léopold-du-Steinhof

Publié le 24 juillet 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
En 1903, Otto Wagner (1841-1918) — l’architecte en chef et le plus prolifique bâtisseur de Vienne — se voit confier le mandat de concevoir une église au profit des patients et du personnel soignant d’un hôpital psychiatrique (appelé Steinhof). Celui-ci était construit dans une banlieue à l’Ouest de Vienne (annexée depuis à la capitale autrichienne). À l’époque, c’était l’hôpital psychiatrique le plus moderne d’Europe.

De style Art Nouveau (et d’inspiration néo-byzantine), l’église fut construite de 1904 à 1907 au sommet de la colline sur laquelle est situé l’asile.

Dédiée à saint Léopold (le saint patron de Basse-Autriche), c’est le seul édifice de l’institution psychiatrique qui soit visible au loin; les autres pavillons sont disséminés sur cette colline boisée et conséquemment, cachés par la verdure. L’église symbolise donc les lumières de l’esprit qui s’élèvent au-dessus des sombres dessous de l’irrationnel et de la maladie mentale.

Avec l’église parisienne de Saint-Jean-de-Montmartre, l’église Saint-Léopold-du-Steinhof est un des premiers temples en béton au monde. L’édifice est coiffé d’une coupole en cuivre doré, et recouvert de plaques de marbre blanc rivées par des clous de cuivre.

La façade est flanquée de deux clochetons au sommet desquels trônent des statues dues au sculpteur Richard Luksch (1872-1936) : Saint Léopold à gauche et Saint Séverin à droite (assis sur des sièges dessinés par l’architecte). Quatre colonnes en pierre forment le portail, surmonté d’anges recueillis en bronze doré, œuvres de Othmar Schimkowitz (1864-1947).

À l’intérieur, l’architecte a également dessiné les bancs, les luminaires et le maitre-autel. La décoration intérieure ne compte aucune toile.

La forme des fenêtres principales, de chaque côté de l’édifice, rappelle la silhouette de l’autel surmonté de son baldaquin : c’est aussi la forme du retable qui les surplombe au fond de l’église. Ce dernier occupe la même surface (75 m²) que chacune de ces fenêtres.

Les mosaïques furent créées par Remigius Geyling (1878-1974) et les vitraux par Koloman Moser (1868-1918). Les mosaïques des autels latéraux sont de Rudolf Jettmar (1869-1939) : l’autel latéral de droite montre l’Annonciation, tandis que celui de gauche, l’archange Gabriel. Construit en 1907, l’orgue pneumatique est de Franz-Josef Swoboda.

Le choix de Koloman Moser pour les vitraux avait suscité une vive controverse puisque cet artiste s’était converti au protestantisme. Lorsque autorités religieuses catholiques apprirent que celui-ci devait également réaliser le retable qui surplombe le maitre-autel, c’en était trop.

Si bien que cette tâche fut confiée d’abord à Carl Ederer (1875-1951) — accusé à tort de plagiat par Moser — puis à Remigius Geyling, et finalement à Léopold Forstner (1878-1936). Intitulé « L’accueil au paradis », on y voit le Christ entouré de deux anges et de saints : devant eux est agenouillé saint Léopold. Le visage, les mains et les pieds des personnages sont en céramique peinte. Les vêtements sont des plaques de marbre et les halos, de l’étain doré.

L’architecte a pris soin des aspects pratiques de son œuvre. Les trois premiers mètres des murs sont recouverts de marbre sans rivet afin de faciliter leur nettoyage. Le sol est légèrement incliné pour la même raison. Le maitre-autel est surélevé afin d’être visible de tous les fidèles. Les bancs ne présentent aucune arrête vive qui pourrait blesser les malades. Au lieu d’être de simples bassins, les bénitiers sont alimentés goutte à goutte en eau bénite à partir de réservoirs dorés, afin de réduire le risque d’infection. Le dôme est fermé d’un faux-plafond, ce qui améliore l’acoustique des lieux.

Contrairement à tous ces temples sombres, propices au recueillement, l’église Saint-Léopold-du-Steinhof est inondée de lumière, comme un minuscule avant-goût du paradis. Véritable œuvre d’art, elle est aujourd’hui considérée comme la plus belle église Art nouveau au monde.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Schönbrunn

Publié le 13 juillet 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Le château de Schönbrunn tire son nom d’une fontaine qui coule à cet endroit. En allemand, schöner Brunnen signifie Belle fontaine.

Ce château est un palais d’été que l’empereur Léopold 1er a commandé en 1696 au meilleur architecte autrichien de l’époque, Johann-Bernhard Fischer von Erlach. En 1705, les jardins à la française sont aménagés par Jean Trehet, un élève de Le Nôtre : ils seront remaniés en 1772 par Adrian van Steckhoven.

Peu de temps après l’achèvement du palais en 1730, il est remanié et agrandi de 1740 à 1749 par Nicolò Pacassi à la demande de l’impératrice Marie-Thérèse.

S’ajouteront un zoo en 1752 — c’est le plus ancien zoo au monde encore en activité — une gloriette en 1775 et une serre tropicale en 1882 (la plus grande d’Europe). Au total, le parc du palais fait 120 hectares.

C’est dans ce palais que Napoléon Bonaparte vécut avec son épouse — l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, fille de l’empereur — à deux reprises (en 1805 après la victoire d’Austerlitz, et en 1809 après Wagram). C’est également ici qu’est décédé de tuberculose, à l’âge de 21 ans, leur fils unique (surnommé l’Aiglon par les auteurs romantiques) en 1832.

D’abord utilisé en été, le palais devint ensuite résidence impériale. C’est ici que le dernier empereur d’Autriche, Charles Ier, abdiqua en 1918.

Le palais proprement dit est ouvert au public mais il est interdit d’en photographier l’intérieur. Le tarif ordinaire permet de visiter une quarantaine de salles qui sont toutes (ou presque toutes) de style néo-rococo. Le tarif plus cher donne accès à quelques pièces de plus : celle-ci sont magnifiques et valent amplement les deux euros supplémentaires qu’il faut débourser pour les visiter.

À l’origine, ce palais était situé en pleine campagne : toutefois, le développement urbain de la capitale autrichienne l’a rattrapé depuis. De nos jours, on y accède par le métro.

La vidéo débute donc par l’arrivée en métro. À 0:18, nous voici à l’entrée de la cour d’honneur. Les deux obélisques y sont coiffés non pas d’aigles à deux têtes (qui symbolisent l’empire austro-hongrois) mais d’aigles napoléoniennes que Bonaparte fit ajouter lors de ses deux séjours à Vienne.

À 0:26, il s’agit des jardins à droite du palais. Puis, à partir de 0:36, des grands jardins à la française, situés à l’arrière du palais.

De 1:15 à 2:07, nous visitons la serre tropicale du palais. Celle-ci renferme 4 000 plantes exotiques rapportées des quatre coins du monde par les botanistes de l’empereur. Les collections se répartissent en trois sections qui se distinguent par leur chaleur et leur degré d’humidité. Il est à noter que les photos en noir et blanc sur lesquels la nature semble givrée, sont en réalité des photos infrarouges.

À 1:22, cette fleur étrange est la passiflore Kaiserin Eugénie, nommée en l’honneur d’Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach (mieux connue sous le surnom d’impératrice Sissi).

De 2:08 à 2:27, voici l’ancienne Maison du cadran solaire (Sonneruhr Haus), devenue la Maison du désert.

Au fond des jardins à la française, au pied de la colline qui mène à la gloriette qui la couronne, nous rencontrons la Fontaine de Neptune (à 2:38), que Franz-Anton Zauner réalisa en 1780. Les sculptures en marbre blanc sont de Wilhelm Beyer.

De 2:52 à 3:05, voilà cette gloriette. Il s’agit d’une arcade néoclassique, dessinée par Ferdinand von Hobenberg en 1775, qui héberge un casse-croute derrière ses grandes fenêtres et offre, sur le toit, une vue panoramique de l’arrière du château. Elle célèbre la victoire en 1757 de l’Autriche de l’impératrice Marie-Thérèse sur la Prusse du roi Frédéric II (dont le Palais de Sanssouci était interdit aux femmes et aux militaires).

À 3:14 à 3:31, c’est la Cascade de l’obélisque, puis (de 3:33 à 3:39) les fausses ruines romaines aménagées à proximité. De 3:42 à 4:04, ce sont les Jardins du Prince héritier, à la gauche du palais.

Puis nous visitons sommairement le quartier qui entoure le palais, de 4:06 à 4:17.

De 4:18 à 4:46, nous voyons des images d’un spectacle donné dans la Grande galerie du palais — longue de 43 mètres — précédé d’un repas créé à partir des mets préférés de l’empereur François-Joseph 1er (l’époux de l’impératrice Sissi) qui a régné sur l’empire austro-hongrois durant toute la seconde moitié du XIXe siècle.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Favoriten

Publié le 28 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

 
FavoritenStrasse

Au milieu du XVIIe siècle, la dynastie des Habsbourg se construisit une résidence d’été — surnommée « Nouveau palais de la favorite » — dans la campagne située au sud de Vienne, le long du chemin en terre battue qui menait vers la Hongrie.

Depuis ce temps, l’expansion urbaine de Vienne a fait en sorte que ce territoire bucolique fait maintenant partie de la ville. De plus, ce chemin est devenu la rue de la Favorite (en autrichien FavoritenStrasse), longue de 5,7 km, qui traverse plusieurs quartiers.

Dans sa partie nord, FavoritenStrasse est ouverte à la circulation et constitue la frontière ouest de l’arrondissement de Wieden. Au sud, c’est une large rue commerciale piétonne qui traverse un arrondissement auquel elle a donné son nom : l’arrondissement Favoriten, soit le sujet de cette vidéo.

L’arrondissement de Favoriten

Situé au sud de l’arrondissement de Wieden (lui-même au sud du quartier de la Vieille ville), Favoriten est le plus peuplé de Vienne; sur une superficie de 31,8 km² y vivent près de 180 000 personnes, soit un peu plus de 10% de la population totale de la capitale autrichienne.

C’est une partie de Vienne peu fréquentée par les touristes. J’y suis allé un avant-midi et j’en ai rapporté les photos de ce court diaporama.

À 0:14, voici le Centre commercial Colombus, dans lequel on trouve un magasin Saturn. À Berlin et à Vienne, le grand magasin d’articles électroniques — l’équivalent de Future Shop à Montréal ou le Bazar de l’Hôtel de ville à Paris — s’appelle Saturn, qu’on prononce « Satourne ».

On pourrait se surprendre que dans une ville aussi verte que Vienne, cette partie de FavoritenStrasse ne soit décorée que d’arbres en pots. C’est que sous cette artère commerciale, une ligne de métro passe tellement près de la surface qu’il a été jugé imprudent d’y planter des arbres.

De 0:33 à 0:54, nous visitons l’église Saint-Jean l’Évangéliste, consacrée en 1876 mais restaurée après les lourds dommages subis au cours de la 2e guerre mondiale.

À 0:55, il s’agit d’un édifice étonnant, construit de 1975 à 1979 par l’architecte autrichien Günther Domenig (décédé il y a deux semaines). Cette succursale de la Centrale des caisses d’épargne est un édifice en béton armé dont la façade est revêtue de plaques en acier inoxydable courbées. C’est un chef-d’œuvre d’architecture contemporaine.

De 1:15 à 1:25, nous voyons l’église catholique romaine Saint-Antoine-de-Padoue. Construite de 1896 à 1902, c’est la plus grande église de Favoriten. Extérieurement, elle est de style romano-byzantin : son intérieur moderne témoigne des dommages causés par les bombardements alliés durant l’hiver de 1944.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Alsergrund

Publié le 25 juin 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Alsergrund est le neuvième arrondissement de Vienne. Il est situé immédiatement au nord du quartier de la Vieille ville. Cet arrondissement occupe une superficie de 3 km² et est peuplé d’environ 40 000 habitants.

La vidéo débute (de 0:04 à 0:50) par l’église Votive, conçue par l’architecte Heinrich von Ferstel alors qu’il n’avait que 26 ans, et construite de 1856 à 1879.

Cette église néo-gothique fut érigée pour célébrer l’échec d’une tentative d’assassinat à quelques pas de là, dirigée contre l’empereur François-Joseph, le 18 février 1853.

L’autel à baldaquin (à 0:30) est l’œuvre du sculpteur autrichien Joseph-Gasser von Valhorn. À 0:39, il s’agit du sarcophage de style Renaissance de Nicolas comte de Salm, un mercenaire allemand de 70 ans qui se vit confier la défense de la ville lors du siège ottoman de 1529.

À 1:16, devant la caserne Rossauer se dresse un monument érigé en honneur des défenseurs de Vienne contre l’armée turque en 1695.

À 1:33, il s’agit d’un mémorial, au ras du sol, pour rappeler les noms des Juifs du quartier tués au cours de la 2e guerre mondiale.

À quelques pas se dresse l’église des Servites (de 1:42 à 2:14), construite de 1651 à 1677. Extérieurement, elle fait très « Europe centrale » avec ses clochers élégants en bulbe d’ognon. À l’intérieur, ses magnifiques stucs baroques accumulent de la suie et de la poussière depuis des décennies. À 2:03, la chaire date de 1739 et est l’œuvre du sculpteur Balthasar-Ferdinand Moll.

De 2:17 à 2:28, c’est le Palais Liechtenstein. De 1984 à février 2012, ce palais d’été était un musée présentant une des plus importantes collections privées d’Art. Dorénavant, il ne sera accessible qu’à des groupes organisés.

Constituée depuis le XVIIe siècle par la famille princière du Liechtenstein et considérablement enrichie par le prince régnant Hans Adam II, la collection comprend près de 1 700 pièces dont des tableaux de Cranach, Rubens, Van Dyck et Raphaël. Ce musée comprend une bibliothèque magnifique et le ciel d’un escalier latéral, peint par Rottmayr, est d’une beauté stupéfiante (c’est une des choses les plus belles que j’aie vue de ma vie).

Le seul objet qu’il est permis de photographier dans ce musée est le carrosse rococo qu’on peut voir dans le diaporama.

À 2:32, c’est l’escalier Art nouveau Strudelhofstiege, situé à proximité du Lycée français de vienne, d’où les graffitis dans la langue de Molière qu’on peut y lire.

De 2:47 à 2:52, il s’agit du Josephinum, soit l’Académie médico-chirurgicale de Vienne. Quelques-unes de ses salles hébergent un petit musée consacré aux instruments chirurgicaux. Dans des cabinets vitrés sont présentés des écorchés en cire. Signalons que des écorchés sont des cadavres auxquels on a retiré la peau, révélant ainsi leurs organes internes, leurs muscles et leurs vaisseaux sanguins.

La plupart des vitres de ces cabinets datent du XIXe siècle et, conséquemment, ont de légères imperfections. Cela fait en sorte qu’en s’approchant du visage d’un écorché, on a parfois la surprise de le voir bouger un œil ou contracter légèrement un muscle comme s’il allait crier au secours…

Une visite dans la capitale autrichienne serait incomplète sans assister à une représentation d’au moins une opérette viennoise au Volksoper (ce qui signifie « Opéra populaire »). Son orchestre, virtuose, est chez lui dans un répertoire qu’il connait parfaitement.

Les décors et costumes sont très biens et les chanteurs y sont excellents. Il est à noter que les œuvres sont présentées sans surtitres : il est donc recommandé aux personnes qui ne parlent pas l’allemand d’apporter une traduction du livret de l’œuvre qu’ils viennent y voir.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Josefstadt

Publié le 22 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Littéralement, Josefstadt signifie « Ville de Joseph » (en référence à l’empereur Joseph Ier). Annexé à Vienne au XIXe siècle, Josefstadt est le plus petit arrondissement de la capitale autrichienne. Sa superficie, de 1,08 km², est peuplée d’environ 22 000 personnes.

Notre visite débute à l’université de Vienne (de 0:04 à 0:55) dont le patio (c’est-à-dire sa cour intérieure à ciel ouvert) est entouré d’une galerie à arcades où s’alignent les bustes des professeurs et chercheurs qui ont contribué à la gloire de l’institution.

De (0:49 à 0:55), il s’agit de la grande salle d’apparat de l’institution, dans laquelle ont lieu les remises officielles de diplômes. À l’origine, le plafond de cette salle devait être décoré de trois œuvres commandées à Klimt (en blanc et noir sur la photo) mais qui n’ont jamais été installées en raison du scandale qu’elles ont provoqué.

À 1:08, c’est une des plus jolies maisons bourgeoises de la ville. Construite en 1697, c’est la Vieille boulangerie; on y fabriqua du pain pendant plus de 250 ans, plus précisément de 1701 à 1963. On y trouve aujourd’hui un petit musée de la boulangerie et un café-restaurant.

Après un aperçu du parc Schönborn (de 1:14 à 1:21), délimité par sa clôture Art Nouveau, nous visitons (de 1:22 à 1:54) l’ancien Palais Schönborn-Batthyány, dessiné par Johan-Lukas von Hildebrandt au tournant du XVIIIe siècle, et remanié par Isidor Canavale en 1760.

Converti depuis 1913 en Musée des arts et traditions populaires, celui-ci présente des objets, surtout en bois, fabriqués par les Autrichiens pour usage domestique ou pour représenter leur dévotion à Dieu ou à l’empereur. En plus de maquettes, on a reconstitué deux pièces de maisons paysannes dans lesquelles on pénètre en baissant la tête puisqu’autrefois, les gens étaient plus petits qu’aujourd’hui.

À 2:01, c’est une Smart, mieux connue chez nous pour ces voitures droites, à deux passagers, pas très élégantes.

Puis nous voyons l’église des Piaristes (de 2:15 à 2:51), construite de 1698 à 1719 et probablement conçue par l’architecte Johan-Lukas von Hildebrandt. Ses deux tours datent de 1854.

Son intérieur rococo est spectaculairement beau, pas trop surchargé, avec des plafonds peints en trompe-l’œil en 1752-3 par Franz-Anton Maulbertsch, et qui sont parmi les mieux réussis de Vienne.

C’est à cet endroit qu’eut lieu, le 26 décembre 1796, la première exécution publique de la Messe pour un temps de guerre (appelée également Paukenmesse c’est-à-dire Messe des timbales) de Joseph Haydn.

Le premier titre de cette messe fait allusion aux circonstances de sa composition alors que les armées de Bonaparte menaçaient Vienne. Le second titre a été donné à cause des solos de timbale de l’Agnus Dei illustrant concrètement cette menace. Rappelons que Josefstadt était situé à l’extérieur des remparts de Vienne et, conséquemment, était particulièrement vulnérable face à des troupes ennemies.

De 2:59 à 3:04, nous apercevons le Théâtre de Josefstadt, le plus vieux théâtre de Vienne (1788) toujours en activité. Ce dernier offre en vente les DVD de ses plus grands succès, une initiative qu’on devrait sans doute imiter au Québec, alors que les pièces de théâtre les plus appréciées du public sont jouées à guichets fermés et disparaissent de l’affiche après seulement quelques semaines de représentations.

La vidéo de termine par quelques bâtisses du quartier.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Neubau

Publié le 19 juin 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Adjacent et situé au nord de l’arrondissement de Mariahilf, Neubau possède une superficie de 1,6 km² et est peuplé d’environ 30 000 personnes. Ses habitants sont relativement jeunes et éduqués. En 2004, 41% de ses électeurs ont voté pour le Parti vert européen.

C’est un quartier charmant dont la principale attraction touristique est le MuseumsQuartier, que nous visiterons dans la deuxième moitié de la vidéo.

De 0:06 à 0:21, le diaporama débute par quelques photos du Palais de Justice, suivi à 0:23 du Théâtre populaire. À 0:40, c’est la statue érigée en l’honneur de Ferdinand Raimund, acteur et auteur de pièces légères.

Après avoir été délivrée des Ottomans par le prince Eugène de Savoie, de nombreux édifices ont été construits à l’extérieur des remparts de la ville, dont le Palais Trautson, en 1712 (à 0:42).

De 0:44 à 0:58, nous visitons le Palais Auersperg, construit entre 1706 et 1710 sur les plans des architectes Johann-Bernhard Fischer von Erlach et Johan-Lukas von Hildebrandt. Le corps central de l’édifice, bombé, date toutefois de 1720-1723 et est l’œuvre de Johann Christian Neupauer. En 1759, le compositeur Christoph-Willibald Gluck était nommé directeur musical des concerts qu’on y donnait. C’est également là qu’eut lieu la première viennoise de l’opéra Idoménée de Wolfgang-Amadeus Mozart (en version concert).

Puis la vidéo nous fait visiter quelques rues piétonnes du quartier. À 1:21, il s’agit de l’hôtel Austrotel Viennart.

À partir de 2:34, nous visitons le MuseumsQuartier. Celui-ci est un des plus grands complexes culturels au monde. Aménagé dans les anciennes écuries royales, il regroupe des musées consacrés à l’art et à l’architecture de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, et des lieux voués à la danse, au cinéma et aux nouveaux médias, un centre de créativité pour enfants, des boutiques, des cafés et des restaurants.

Aux extrémités de la cour intérieure à ciel ouvert du complexe, on a construit deux blocs modernes. Le premier est en calcaire blanc: c’est le musée Léopold. L’autre, en basalte gris sombre, est le Mumok (ou musée d’art contemporain).

Le musée Léopold (de 2:44 à 3:53) est consacré à Klimt, Schiele et l’Art nouveau viennois. Entre autres, dans la vidéo, nous voyons successivement:
La vie et la mort (à 2:55) de Klimt (1916),
• l’affiche pour la première exposition de la Sécession viennoise (à 2:58) de Gustav Klimt (1898),
Fleurs stylisées sur un font décoratif (à 3:03) d’Egon Schiele (1908),
Étude de la tête d’une fille de la ville d’Hanna (à 3:05) de Gustav Klimt (1894-5),
• une maquette du Palais Stoclet (de 3:09 à 3:12), de l’architecte Josef Hoffmann, construit entre 1905 et 1911 à Bruxelles,
• une armoire en marqueterie de bois (à 3:23) de Koloman Moser,
Le village de Krumau sur la Moldau (à 3:26) d’Egon Schiele (1914),
Mère et deux enfants II (à 3:28) d’Egon Schiele (1915),
Maison au toit en bardeaux (à 3:30) d’Egon Schiele (1915),
Mère morte (à 3:35) d’Egon Schiele (1910),
Portrait d’Arthur Roessler (à 3:38) d’Egon Schiele (1910),
Portrait de Poldi Lodzinsky (à 3:40) d’Egon Schiele (1910),
Autoportait devant un fond bleu (à 3:43) de Richard Gestl (1904-5),
Nature morte à la bouteille de Marsala (à 3:45) de Gino Severini (1917),
Vallée en Haute-Styrie (à 3:48) de Ludwig-Ferdinand Graf (1924), et
Le semeur (à 3:50) d’Albin Egger-Lienz (1908).

Au centre du MuseumsQuartier, c’est la Galerie d’art ou Kunsthalle (de 3:54 à 4:09), aménagée dans l’ancien manège d’hiver. Il est consacré à l’art moderne international. Au moment de la visite, on y présentait une rétrospective du peintre catalan Salvador Dalí.

De 4:18 à 5:01, c’est le Mumok. Il s’agit d’un musée de l’art du XXe et du XXIe siècle. Entre autres, on y voit:
• Portrait d’une jeune femme (à 4:30) de Ferdinand Hodler (1890),
Nocturne (à 4:33) de František Kupka (1910-11),
La voix du sang (à 4:36) de René Magritte (1947),
Obstinément (à 4:38) de Wassily Kandinsky (1933),
Composition avec deux lignes et du bleu (à 4:40) de Piet Mondrian (1935),
Monochrome bleu (à 4:43) d’Yves Klein (1961), et
• l’installation Recession (à 4:53) de Claire Fontaine (2009).

Le Centre d’architecture (de 5:03 à 5:26) présente les œuvres-phares de l’architecture contemporaine. Parmi celles-ci, deux chef-d’œuvres situés à Montréal, soit le Dôme géodésique de Richard Buckminster Fuller, et le complexe Habitat’67 de Moshe Safdie.

La vidéo se termine par un aperçu du Quartier de la culture numérique.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Park Güell

Publié le 5 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Au début du XXe siècle, l’entrepreneur Eusebi Güell projette de construite une cité-jardin à l’anglaise sur une colline de Barcelone. Cette colline offre une des plus belles vues sur la ville.

Le complexe devait comporter une chapelle et en tout, soixante maisons.

Güell voit grand. Il demande à l’architecte ‪Antoni Gaudí‬ de concevoir les infrastructures du vaste terrain qu’il vient d’acquérir.

‪Gaudí‬ a l’idée de créer un réseau collecteur des eaux de pluie destiné à alimenter les fontaines du parc. Le réservoir se trouve en haut de l’image ci-dessus. Ce qui, sur la photo, semble être un muret pâle qui retient les gens est, en réalité, le plus long banc ondulé au monde (dont on ne voit ici qu’une toute petite partie).

L’immense réservoir est soutenu par 86 colonnes creuses à l’intérieur desquelles l’eau peut s’écouler.

Mais les clients potentiels trouvent les terrains trop chers. Si bien que seules deux maisons seront finalement construites. Güell doit se résoudre à l’évidence : son projet est un désastre financier.

La ville acquiert le parc en 1923. Une des deux maisons qui s’y trouvent a été transformée depuis en musée en l’honneur de ‪Gaudí‬.

De nos jours, des millions de touristes visitent les lieux annuellement, émerveillés par le talent créatif de ‪Gaudí‬ et ignorant les soucis que ce parc a occasionnés à celui qui a rendu tout cela possible, l’entrepreneur Güell…

Détails techniques : Canon Powershot G6 — 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Mariahilf

Publié le 8 mai 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

 
La première moitié de cette courte vidéo présente le Pavillon de la Sécession, alors que la deuxième moitié montre des exemples de produits alimentaires offerts dans le marché le plus populaire de la capitale autrichienne.

Le Pavillon de la Sécession


 
Au XIXe siècle, les fortifications destinées à protéger Vienne sont devenues inutiles et nuisent au développement urbain de la capitale. On décide donc de les abattre, ce qui sera fait de 1857 à 1865.

À la place des remparts, on crée alors un boulevard périphérique qui encercle la Vieille ville et, conséquemment, qu’on appellera le « Ring » (c’est-à-dire « l’Anneau »).

Jusqu’à la fin des années 1880, on construira le long du Ring, une série d’édifices publics et privés somptueux, décorés de motifs empruntés à différentes époques de l’histoire de l’Art. Malgré la splendeur de cet ensemble hétéroclite, des voix s’élèvent à Vienne pour critiquer ce pot-pourri de styles anciens, où le pastiche tient lieu de la création.

En 1897, dix-neuf parmi les plus brillants créateurs viennois démissionnent avec fracas de l’Association des artistes autrichiens, jugée trop conservatrice, afin de fonder un nouveau mouvement artistique appelé « Sécession viennoise ».

Même si ce mouvement fait partie de l’Art nouveau, on lui conserve à Vienne ce nom distinctif en raison de ses caractéristiques propres, plus géométrique et moins anguleux que l’Art nouveau belge, français ou tchèque.

Afin d’atteindre leur but, les « sécessionnistes » créeront en 1897-1898 leur propre espace d’exposition — appelé Pavillon sécession ou Palais de la Sécession — sur les plans de Josef-Maria Olbrich.

L’édifice actuel est une copie puisqu’après des années d’abandon, la bâtisse avait sérieusement été endommagée au cours de la Deuxième guerre mondiale. Depuis, on l’a donc refaite à l’identique. La dorure récente du dôme a été possible grâce à un don personnel de l’ambassadeur américain à Vienne.

De plan carré, quasiment dépourvu de fenêtres et surmonté d’un dôme ajouré, l’édifice fait vaguement penser à un palais mésopotamien. Son dôme est constitué de glands de chêne et de 3 000 feuilles de laurier, dorées à l’extérieur et laqués vert à l’intérieur.

Écrite en lettres d’or sur la façade, la devise « Der Zeit ihre Kunst — Der Kunst ihre Freiheit » (À chaque époque, son art — À l’art, sa liberté) est un manifeste contre l’historicisme, c’est-à-dire la tendance en art à imiter les époques passées.

À gauche de la façade, « Ver Sacrum » signifie « Printemps sacré ». C’est le nom de la revue officielle de la Sécession viennoise.

L’intérieur de l’édifice est très sobre. On y trouve un petit nombre installations d’art contemporain et, au sous-sol, des fragments de la frise peinte en 1902 par Klimt en hommage à Beethoven.

Je ne suis pas convaincu que la vocation actuelle des lieux soit la plus heureuse. Pour être positif, celle-ci est conforme à l’esprit qui a mené à son édification (présenter l’art contemporain du moment). Toutefois, cela a le défaut de souligner la simplicité (pour ne pas dire la pauvreté) de l’intérieur qui, originellement, était rehaussée par la splendeur décorative des œuvres Art nouveau qui y étaient présentées.

Naschmarkt


 
Situé en diagonale avec le Pavillon de la Sécession, le Naschmarkt est le marché le plus animé de Vienne. Il s’étend sur 1,5 km. On y trouve de tout. Non seulement des aliments en vrac, mais également de nombreux cafés et terrasses de restaurant.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel