L’Ateneum (à Helsinki)

Publié le 8 avril 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
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Situé à quelques pas de la gare Centrale, le Musée des Beaux-Arts d’Helsinki s’appelle l’Ateneum.

C’est Theodor Höijer qui remporta le concours international en vue de la création de l’édifice. Sa construction fut complétée en 1887.

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Sur le toit se dresse le visage d’Athéna, déesse de la sagesse, à laquelle l’édifice est dédié.

Le fronton triangulaire est décoré d’un bas-relief au centre duquel serait représentée la Finlande distribuant les lauriers de la gloire.

De gauche à droite, les quatre cariatides sont des allégories de l’Architecture, de la Peinture, de la Sculpture et de la Musique.

En dessous d’eux, les trois bustes nichés représentent le peintre Raphaël, le sculpteur grec Phidias et l’architecte italien Bramante. Toutes ces sculptures sont de Carl-Eneas Sjöstrand.

Les collections de l’Ateneum sont essentiellement constituées d’œuvres postérieures au milieu du XIXe siècle.

Même si on y trouve plusieurs toiles d’artistes étrangers — Paul Cézanne, Paul Gauguin, Le Corbusier, Edvard Munch, Paul Signac, Vincent Van Gogh, etc.— le diaporama, à une exception près (à 0:58), ne présente que des œuvres d’artistes finlandais, trop rarement vus hors de leur terre natale.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:14 : Apollon et Marsyas, de Walter Runeberg (1872)
• de 0:30 à 0:50, une très belle collection d’autoportraits
• à 0:56 : Tonnerre, d’Edwyn Lydén (1926)
• à 0:58 : Feux de Mai, de Gösta Adrain-Nilsson (années 1930)
• à 1:00 : La Vente d’une montre, de Martti Ranttila (1933)
• à 1:02 : La Danse, de Wäinö Aaltonen (1928)
• à 1:06 : Nature morte – La Piste II, d’Olli Miettinen (1931)
• à 1:08 : Berceuse, d’Alvar Cawén (1921)
• à 1:12 : Autoportrait, d’Helene Schjerfbeck (1912)
• à 1:14 : Récolte, de Marcus Collin (1915)
• à 1:16 : Bergère, de Vrjö Ollila (1915)
• à 1:22 : Le Combat des grands coqs de bruyère, de Ferdinand von Wright (1886)
• à 1:24 : La dépouille de l’enfant, d’Albert Edelfelt (1879)
• à 1:26 : Les cadavres sont monétaires (Raatajat rahanalaiset), d’Eero Järnefelt (1893)
• à 1:28 : Vers le soir, d’Hugo Simberg (1913)
• à 1:30 : Rive, de Pekka Halonen (1897)
• à 1:32 : Au parc Borély, de Verner Thomé (1909)
• à 1:34 : Rive du lac et roseaux, d’Eero Järnefelt (1905)
• à 1:36 : Paysage de Koli, d’Eero Järnefelt (1928)
• à 1:38 : Automne au lac Pielisjärvi, d’Eero Järnefelt (1899)
• à 1:40 : Garçon au corbeau, d’Akseli Gallen-Kallela (1884)
• à 1:42 : Femmes à l’extérieur de l’église de Ruokolahti, d’Albert Edelfelt (1887)
• à 1:44 : Écho, de Ville Vallgren (1887)
• à 1:50 : Via Appia, de Werner von Hausen (non daté)
• à 1:54 : La malédiction de Kullervo, d’Akseli Gallen-Kallela (1899)
• à 1:56 : La Mère de Lemminkäinen, d’Akseli Gallen-Kallela (1897)
• à 2:00 : Ilmatar, de Robert-Wilhelm Ekman (1860)
• à 2:02 : Le triptyque du Mythe d’Aino, d’Akseli Gallen-Kallela (1891)
• à 2:08 : Le Franc, marchand de vin, boulevard de Clichy, d’Eero Järnefelt (1888)
• à 2:10 : Aux Jardins du Luxembourg, d’Albert Edelfelt (1887)
• à 2:12 : La Chanson de la mariée, de Gunnar Berndtson (1881)
• à 2:14 : Portrait du professeur J.J. Tikkanen, de Wilho Sjöström (1913)
• à 2:16 : Danseuse du ventre, d’Antti Favén (1903)
• à 2:18 : Mère, d’Elin Danielson-Gambogi (1893)
• à 2:20 : Étude pour un portrait de Louis Pasteur, d’Albert Edelfelt (1885)
• à 2:22 : Pentti Lyytinen récite des poèmes dans un chalet de Savonie, de Robert-Wilhelm Ekman (1848)
• à 2:24 : La Première leçon, d’Akseli Gallen-Kallela (1887-9)
• à 2:26 : Soldat blessé dans la neige, d’Helene Schjerfbeck (1880)
• à 2:28 : Paysage d’hiver à la brunante, de Fanny Churberg (1880)
• à 2:30 : Érik XIV et Karin Månsdotter (1864).

Détails techniques : Le diaporama présente 74 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (46 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (21 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au nord-est de la gare Centrale d’Helsinki

Publié le 2 avril 2021 | Temps de lecture : 7 minutes
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À 0:05, nous voyons le Théâtre national de Finlande, construit en 1902 d’après les plans de l’architecte Onni Tarjanne.

Viktor Jansson se servit de sa fille Tove comme modèle pour réaliser Convolvulus (à 0:09) en 1931. Le titre de la sculpture fait référence au Liseron des champs (Convolvulus arvensis).

Le Jardin botanique

Notre exploration d’Helsinki débute véritablement au Jardin botanique (de 0:11 à 0:29), situé à deux pas de la gare Centrale. On y accède par son côté nord, celui qui donne sur la baie de Kaisaniemi.

La moitié orientale du Jardin botanique est un agréable parc boisé où des Finlandais viennent fuir la chaleur.

Mais c’est dans la partie occidentale qu’on trouve les serres auxquelles on accède en acquittant un prix d’entrée de 7€. On y présente des plantes bien identifiées, regroupées selon le climat. Le tout est un peu encombré.

À l’extérieur sont aménagées des plantes-bandes de fleurs exposées au soleil.

Globalement, c’est une attraction touristique mineure de la ville.

Le musée de la maison du ‘Burgher’

Sur un promontoire à l’est du Jardin botanique, au 12 de la rue Kristianinkatu, on trouve le musée de la maison du ‘Burgher’. Ce titre est celui du directeur du Service de protection contre les incendies (de 0:37 à 0:51).

Le musée est aménagé dans une maison bourgeoise acquise en 1859 par Alexander Wicklom, alors responsable de ce service.

Les deux bâtiments qui font partie du musée sont les seules maisons anciennes en bois à Helsinki qui sont situées sur leur lieu d’origine. L’accès au musée et la visite guidée en anglais sont gratuits.

L’ameublement d’origine des deux maisons (partiellement conservée) a été complété par des meubles d’époque.

On y apprend que si les rues anciennes de la ville étaient si larges (pour l’époque), c’était afin de prévenir les incendies; les maisons étaient généralement en bois et les saunas familiaux étaient omniprésents. Cette distance permettait d’isoler un pâté de maisons des autres environnants.

De plus, ce qu’on voit dans le coin supérieur droit des photos à 0:43 et 0:49, ce ne sont pas des haltères, mais des miches trouées de pain de seigle.

On les fabriquait en lot et on les suspendait dans la cuisine pour les soustraire à la vermine et aux rongeurs. Évidemment, les derniers pains, devenus secs et durs, étaient consommés avec de l’eau pour les attendrir.

Très intéressant, ce musée est recommandé.

De 1:13 à 1:21, c’est un aperçu de la petite ile de Tervasaari (ile au Goudron) où, par temps ensoleillé, les citoyens de la ville aiment se prélasser.

Zoo de Korkeasaari

À 1:23, nous entreprenons le voyage en autobus vers l’ile de Korkeasaari. On y trouve le zoo municipal, créé en 1889. C’est un des plus anciens zoos au monde.

Pour nous y rendre, nous traversons la grande ile boisée de Mustikkamaa, où se trouvent, au nord, le Parc d’aventure Korkee (de 2:07 à 2:23) et, au sud, la plage de Mustikkamaa (de 2:29 à 2:35).

Autour de la Baie du zoo (de 2:37 à 3:43)

Immédiatement au nord du Jardin botanique se trouve la Baie du Zoo (Eläintarhanlahti). Ce nom vient d’un projet de zoo limitrophe qui ne s’est jamais réalisé.

Autour de cette baie ont été aménagées une piste cyclable et une marina. On y trouve (de 2:45 à 2:47) un édifice construit de 1906 à 1908 par l’Association des travailleurs d’Helsinki.

Dès le départ, un restaurant s’y trouvait sous le même nom de Juttutupa (le nom actuel). De nos jours, on peut encore y voir la ‘Table des révolutionnaires’ où Lénine se serait attablé.

De 3:17 à 3:19, il s’agit de la sculpture Maailmanrauha (Paix mondiale) d’Oleg Kirjuhin, créée en 1989. Don de la ville de Moscou, elle représente des gens provenant de cinq continents, levant les bras en signe de solidarité pour la paix mondiale.

À 3:41, à l’embouchure de la baie, on voit la sculpture Heijastuksia (Réflexion), créée en 1974 par Risto Salonen.

Le quartier de Kallio

Après un repas au buffet végétarien Silvoplee — phonétiquement apparenté à ‘S’il vous plait’ — où la nourriture est facturée au poids, nous voyons à 4:09 le Mémorial des femmes en temps de guerre (ou Sodanajan naisen muistomerkki), de la sculptrice Heikki Häiväoja (1996).

Cette sculpture rend hommage à celles qui ont contribué à leur manière à l’effort de guerre entre 1939 et 1945.

Une autre œuvre, cette fois de la sculptrice Miina Äkkijyrkkä, décore aussi le quartier.

De 4:23 à 4:37, nous voyons la bibliothèque de Kallio, construite en 1912.

De toutes les églises luthériennes de la ville, celle du quartier de Kallio, d’une capacité de 900 personnes, est probablement la plus belle (de 4:51 à 5:21).

Elle est située au sommet d’une colline étendue, haute d’une trentaine de mètres. Son clocher ajoute 64 mètres supplémentaires au-dessus du niveau de la mer.

Quotidiennement, à midi et 18h, son carillon joue un air composé spécialement pour lui par Jean Sibelius.

Alors que le style romantique national triomphait à Helsinki, ce temple fut achevé en 1912 selon les plans de Lars Sonck.

L’intérieur est d’un exquis raffinement, discrètement décoré de motifs floraux rehaussés de dorure. Ceux-ci sont réalisés au pochoir ou creusés dans la pierre.

C’est un peu l’équivalent luthérien de l’église catholique Saint-Léopold-du-Steinhof de Vienne.

Le quartier de Alppiharju

On y trouve le parc d’attractions Linnanmäki, à l’intérieur duquel se trouve Sea World.

Helsinki possède une multitude d’espaces verts. Mais peu sont aménagés avec autant de soin que le parc à l’anglaise de Lenininpuisto (de 6:59 à 7:07). Créé en 1960-1961, le parc a été renommé en 1970 en l’honneur de Lénine pour marquer le centième anniversaire de sa naissance.

Le quartier de Vallila

Un peu au sud de la rue Strurenkatu et bordé par les rues Vallilantie au sud, Roineentie à l’est, et Vanajantie à l’ouest, on trouve un ensemble résidentiel dont l’histoire est étonnante.

Avant la création du quartier ouvrier d’Het Schip à Amsterdam, et avant Vienne la rouge, Helsinki a construit dans les années 1910 une minicité ouvrière modèle appelée Puu Vallila (de 7:09 à 7:29).

Sans posséder l’audace architecturale des cité-sœurs dont on vient de parler, Puu Valilla était constitué de maisons de bois qui tournaient le dos à la rue; l’entrée se fait généralement sur les côtés ou à l’arrière.

Plus spacieuses que les maisons qu’on construisait à l’époque pour les ouvriers, elles possèdent à l’arrière un jardin arboré parfois clôturé ou parfois accessible aux voisins. En somme, tout était conçu pour le plaisir de vivre de ses occupants.

Le quartier d’Hermanni

Le diaporama se termine (de 7:43 à 7:47) par un aperçu de l’Helsinki Distilling Company, réservé au moment de ma visite pour un évènement privé.


Détails techniques : Le diaporama présente 228 photos et trois clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (192 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (21 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photo) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le troisième arrondissement de Paris

Publié le 26 mars 2021 | Temps de lecture : 11 minutes
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Présentation du diaporama

D’une superficie de 1,17 km², le troisième arrondissement de Paris est peuplé de 36 000 personnes, soit 1,6% de la population parisienne.

Principalement résidentiel, cet arrondissement est à cheval sur deux anciens quartiers; le nord du Marais (appelé ainsi parce qu’il comportait une importante zone marécageuse) et le quartier des Templiers (où était construit l’enclos des Templiers).

On entame le diaporama par une visite du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (de 0:07 à 0:29).

Celui-ci est installé dans l’hôtel de Saint-Aignan. Cet édifice a été construit de 1644 à 1650 pour le surintendant des finances de Mazarin, avant d’être racheté en 1688 par Paul de Beavilliers, le duc de Saint-Aignan (d’où son nom).

On y présente l’histoire de la culture des Juifs d’Europe et du Maghreb du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Sa collection d’objets religieux, de manuscrits et d’œuvres d’art promeut la contribution des Juifs dans le domaine de l’art.

À 0:21, on voit une soukka, c’est-à-dire une de ces cabanes construites spécifiquement pour la fête de Souccot (ou Soukkot).

À 0:29, il s’agit de la statue Hommage au capitaine Dreyfuss créée en 1986 par Louis Mitelberg (alias Tim).

De 0:31 à 0:33, on voit la porte fortifiée et les deux tourelles qui sont les seuls vestiges de l’hôtel que le connétable Olivier de Clisson s’est fait construire à la fin XIVe siècle. C’est le seul témoin de l’architecture privée de cette époque à Paris.

Agrandi, en partie détruit, puis remodelé, il deviendra successivement l’hôtel de Laval, l’hôtel de Guise et finalement, devenu méconnaissable à force de changements, l’hôtel de Soubise.

En 1700, le site avait été acquis par le lieutenant-général François de Rohan, prince de Soubise, dont l’épouse fut brièvement maitresse de Louis XIV en 1669.

La nouvelle façade de l’hôtel (à 0:49) et sa colonnade furent construites en 1705 par l’architecte-urbaniste Pierre-Alexis Delamair.

En 1732, Hercule Mériadec de Rohan-Soubise hérite l’hôtel de son père. Quatre ans plus tard, il entreprend de faire mettre au gout du jour (soit le style rocaille) les pièces d’apparat de l’hôtel, confiant à l’architecte Germain Boffrand le soin d’en faire le lieu le plus éblouissant de Paris.

Ce dernier fait appel aux meilleurs artistes de son temps; Lambert-Sigisbert Adam, François Boucher, Jean-Baptiste II Lemoine, Charles Natoire, Jean Restout, Charles Trémolières, et Carle Van Loo, entre autres.

Le résultat est une célébration de la sensualité et du plaisir.

Au fond de la cour qu’on voit à 2:03, le coin droit correspond à l’arrière de la porte fortifiée et les deux tourelles que nous avons vu précédemment.

De nos jours, l’hôtel est occupé par le musée des Archives nationales. On y présente des facsimilés de quelques-uns des plus importants documents de l’histoire de France.

À titre d’exemple, à 1:01, il s’agit de la lettrine du certificat en latin que le roi Charles V envoie à son frère Jean, duc de Berry, attestant qu’il lui fait présent en 1372 d’un fragment de la Vraie Croix (conservée à l’époque dans la Sainte-Chapelle de Paris).

L’hôtel Hérouet (à 2:07) fut construit entre 1499 et 1501. Très endommagé par des bombardements le 6 aout 1944, il a été reconstruit à peu près à l’identique à l’exception de la tourelle, seule survivante des dommages de la Seconde Guerre mondiale.

En 1611, Pierre d’Alméras achète un l’hôtel particulier qui porte aujourd’hui son nom (de 2:09 à 2:11). L’édifice avait été construit en 1583 pour Jean de Fourcy, trésorier du roi, par le plus grand architecte de l’époque, Louis Métezeau.

De 2:14 à 2:40, il s’agit du musée Coqnacq-Jay.

Ernest Cognacq et son épouse Marie-Louise Jay formèrent un couple de commerçants qui ouvrirent, peu avant 1870, un petit commerce de nouveautés, La Samaritaine, qui deviendra, au fil des années, un des plus grands magasins de Paris.

À la mort de son épouse en 1925, Ernest Cognacq, sans enfant, décida de léguer sa collection d’œuvres d’Art à la ville de Paris qui en fit, en 1929, un musée consacré à l’art du XVIIIe siècle.

En 1990, le musée déménagea à son site actuel (dans hôtel Donon, restauré pour l’accueillir).

À quelques pas se trouve le musée Carnavalet, consacré à l’histoire de Paris (de 2:41 à 4:53).

Il est installé dans deux hôtels particuliers adjacents : l’hôtel Carnavalet (construit de 1548 à 1560) et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau (construit vers 1690). Très intéressant, ce musée accueille plus d’un million de visiteurs par année.

L’hôtel de Châtillon (à 4:55) fut construit à la fin du XVIe siècle pour Henri de Daillon, duc de Lude. La duchesse douairière de Châtillon en fut propriétaire de 1762 à 1781.

À l’arrière du musée Carnavalet, la ville a aménagé deux parcs. Créé en 1923, le square Georges-Caïn (de 4:57 à 4:59) honore la mémoire du peintre de ce nom qui fut également conservateur du musée entre 1897 et 1914.

L’autre est le square Léopold-Achille (de 5:01 à 5:09). Créé en 1913, il rend hommage à un ancien conseiller municipal. On y voit des statues rescapées de l’incendie qui ravagea l’Hôtel de ville de Paris en 1870, dont Pomone (à 5:09) d’un sculpteur inconnu, et une petite alcôve (de 5:03 à 5:07) contenant des vestiges de l’époque de François Ier.

À 5:17, il s’agit de la fontaine de Joyeuse, créée en 1687. Toutefois la statue féminine actuelle date de 1847.

De 5:25 à 5:27, voici la plus vieille maison de Paris, terminée en 1407.

Le rez-de-chaussée — aujourd’hui occupé par un restaurant — était originellement voué au commerce. Les étages hébergeaient gratuitement les nécessiteux à la condition qu’ils récitent matin et soir un Pater Noster et un Ave Maria aux noms du maitre du logis et de son épouse (alors décédée).

Sous la corniche, juste au-dessus des fenêtres, on peut lire l’inscription : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grace mil quatre cens et sept somes tenus chascu en droit soy dire tous les jours une paternostre et 1 ave maria en priant Dieu que sa grace face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen » (Note: j’ai mis en italiques la partie du texte qu’on peut lire sur la photo ci-dessus).

À 5:31, on voit la fontaine des Haudriettes, inaugurée en 1764. Au-dessus du bassin, un bas-relief de Pierre-Philippe Mognot représente une naïade vue de dos, allongée sur des roseaux et appuyée sur son urne.

Un des plus célèbres collecteurs de la taxe royale sur le sel fut Pierre Aubert, seigneur de Fontenay. Il semble que ce dernier ne remettait pas à l’État la totalité des sommes perçues. C’est pourquoi le superbe palais qu’il s’est fait construire à Paris entre 1656 et 1659 — qui abrite de nos jours le Musée Picasso — était surnommé l’Hôtel Salé.

C’est un aperçu de ce musée qu’on présente de 5:35 à 5:43.

À 5:45, voici la façade de l’église Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, érigée de 1826 à 1835 sur les plans de l’architecte Étienne-Hippolyte Godde. Attribuable au sculpteur Jean-Jacques Feuchères, le fronton triangulaire est décoré d’une allégorie de l’Espérance, de la Foi et de la Charité (de gauche à droite).

Quant aux deux statues nichées dans la façade, il s’agit de saint Pierre (à gauche) et de saint&nbdp;Paul (à droite), sculptées en 1849 par Jean-François Legendre-Héral.

À 5:47, nous entrevoyons l’hôtel particulier que l’architecte Libéral Bruant s’est fait construire en 1685. Professeur de Jules Hardouin-Mansart, on lui doit la basilique Notre-Dame-des-Victoires (dans le 2e), l’hôtel des Invalides (dans le 7e), et l’hôpital de la Salpêtrière (dans le 13e).

De 5:57 à 6:27, il s’agit de l’église Saint-Nicolas-des-Champs, érigée de 1420 à 1620. C’est une longue église (90 mètres) sans transept. Sa nef est formée de bas-côtés, de collatéraux et d’un vaisseau central. D’où la profusion de colonnes; il y en a 99.

Le maitre-autel est surmonté d’un retable dont les deux toiles au centre (dues à Simon Vouet) sont sur le thème de L’Assomption de la Vierge (à 5:59). Sur la toile du bas, on voit les apôtres stupéfaits entourant le sarcophage vide de la Vierge alors que celle-ci, dans la toile du haut, est accueillie au ciel.

De chaque côté du maitre-autel, deux portes latérales — surmontées des tableaux de saint Nicolas et de saint Jean l’Évangéliste (peints en 1775 par Thomas Boudin) — donnent accès à la chapelle de la Communion (à 6:17).

Celle-ci est décorée de la face postérieure de ce même retable. Au bas, la toile est Saint Charles Borromée donnant la Communion aux pestiférés de Jean-Ferdinand-François Godefroid. En haut, c’est Dieu le Père bénissant de Jean-Baptiste-Claude Robin.

À la Révolution, un entrepreneur reçut l’ordre d’enduire les murs et les plafonds d’une douzaine de chapelles afin d’y faire disparaitre les ‘signes de la féodalité et de la superstition’. Au XIXe siècle, une partie de ce badigeonnage a été soigneusement enlevé.

Exécuté entre 1632 et 1636, le buffet actuel de l’orgue (à 6:27) est de Guillaume Noyer.

Nous nous rendons ensuite à l’intersection des rues du Vertbois et de la rue Saint-Martin pour y voir la fontaine du Vert bois (à 6:29), érigée en 1712 par Pierre Buffet.

Originellement, cette fontaine était adossée au Pieuré Saint-Martin-des-Champs, disparu depuis pour faire place au Conservatoire national des Arts et Métiers, dont nous voyons le portail (construit de 1848 à 1850) et la Cour d’honneur (de 6:31 à 6:33).

Quelques pas plus au sud sur la rue Saint-Martin, nous voyons la façade de l’ancienne église Saint-Martin-des-Champs, construite du XIe au XIIIe siècle (à 6:37).

C’est dans cette église qu’a été installé le musée du Conservatoire national des Arts et Métiers (de 6:39 à 7:57).

Parmi ses trésors, mentionnons la machine à calculer à six chiffres, inventée en 1642 par Blaise Pascal (à 6:49), un microscope électronique à transmission daté de 1973 (à 7:07), un métier à tisser les étoffes façonnées de 1748 (à 7:09), une presse typographique rotative de Marinoni de 1883 (à 7:15), quelques automates, une Ford T de 1908 (à 7:35) et la pendule de Foucault (de 7:37 à 7:39) remplacée par une copie après s’être détachée de la voute de ce musée en 2010.

De 8:03 à 8:39, nous visitons l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie, érigée de 1628 à 1646.

Sur sa façade, on voit en bas les statues nichées de saint Louis et de sainte Eugénie. En haut, celles de sainte Élisabeth et de saint François d’Assise. Au-dessus de la porte, le tympan sculpté par Joseph-Michel-Ange Pollet représente une Piéta.

La fresque qui décore la demi-coupole du chœur (à 8:11) s’intitule La Glorification de sainte Élisabeth de Hongrie accueillie par les anges dans le Ciel (peinte par Jean Alaux).

L’église est photogénique pour ses bas-côtés tout en clair-obscur qui rappellent les intérieurs d’églises représentés dans les toiles de peintres néerlandais du XVIIe siècle.

Vivement colorés, les vitraux ont été réalisés en 1820 par l’atelier de peinture sur verre de la Manufacture de Sèvres, d’après les cartons d’Abel de Pujol.

Dans la chapelle de la Vierge (à 8:17), l’autel est surmonté d’une toile de Merry-Joseph Blondel intitulée Élisabeth déposant sa couronne au pied de l’image de Notre Seigneur.

À 8:39, l’orgue de 1853 est de Louis-Marie et Paul-Louis Suret.

Située dans un édifice construit entre 1864 et 1867 sur les plans de Victor Calliat, la mairie du troisième (à 8:47) fait face au square du Temple.

À quelques pas se trouve le Carreau du Temple (à 8:51), un ancien marché couvert devenu une grande salle de réunion.

À 9:02, il s’agit de la synagogue Nazareth, inaugurée en 1922.

Le diaporama se termine par quelques photos prises dans l’Est de l’arrondissement.


Détails techniques : Le diaporama présente 274 photos réalisées à l’aide de trois appareil : un Panasonic GH1 modifié pour prendre de la photographie infrarouge (1 photo), un Canon Powershot G6 (5 photos), et un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (268 photos).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (98 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (76 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (74 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (10 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos) et le Lumix 14-45 mm II (1 photo).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les moyens de transport à Helsinki

Publié le 23 mars 2021 | Temps de lecture : 5 minutes
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À Helsinki, piétons et cyclistes voyagent en périphérie de la voie publique. Dans quelques rues très importantes, les tramways circulent au centre (encadrés par des embarcadères surélevés). Autrement, ils n’ont pas de voie réservée et se déplacent là où circulent les voitures (à 0:05).

On peut y voir plusieurs modèles de tramways (de 0:07 à 0:11).

La plaque tournante du réseau de transport de la capitale est la Gare Centrale (de 0:13 à 0:38). De style Romantique national — c’est la version finlandaise de l’Art nouveau — cette gare fut construite de 1909 à 1914 sur les plans de l’architecte finlandais Eliel Saarinen.

Les titres de transport vendus par des machines distributrices s’apparentent aux correspondances utilisées autrefois à Montréal. Ce sont des billets en papier (à 0:41). Leur période de validité débute au moment de l’émission.

Par contre, les titres de transport disponibles aux dépanneurs (appelés supérettes en France) sont en carton plastifié (à 0:43).

Leur couleur varie selon qu’ils sont à usage unique (bleu) ou à usage multiple d’une durée déterminée (jaune banane pour une carte valide pour une semaine).

Ils contiennent un circuit électronique en sandwich entre deux couches de papier plastifié (à 0:45). Ce circuit électronique permet de les programmer différemment selon les zones territoriales à parcourir.

Contrairement aux billets en papier, on peut différer le début d’utilisation d’une carte à circuit électronique. C’est au moment où cette carte est initialisée (ou ‘compostée’) par un lecteur que débute sa période de validité (à 0:47).

Les titres de transport peuvent également être achetés sur l’internet et téléchargés sur son téléphone multifonctionnel.

C’est la solution préférée des citoyens de la capitale (à 0:49). L’initialisation se fait en présentant son téléphone multifonctionnel à un lecteur, comme on le fait avec une carte à circuit électronique.

Et comme il est essentiel que ces téléphones soient opérationnels, tous les trains possèdent des bornes de recharge (à 0:51).

À Helsinki, on entre librement dans les stations de métro et dans les gares ferroviaires. En raison de l’absence de tourniquets, il n’y a jamais de congestion à l’entrée du métro ou des gares.

Occasionnellement, à l’aide d’un lecteur mobile, des contrôleurs vérifient la validité des titres de transport détenus par les passagers. Ils commencent leur travail dès que les portes d’un train se ferment. Puis ils débarquent à la gare suivante et vont de train en train pour effectuer leur travail.

Si on exclut le personnel nécessaire au bon fonctionnement du matériel roulant, le système de transport en commun de Finlande repose sur un personnel réduit d’une très grande efficacité.

Afin de relier Helsinki à sa banlieue et aux autres villes du pays, la Finlande a développé son réseau de voies ferrées.

Pour un territoire qui représente 22 % de la taille du Québec, le réseau finlandais est de 5 865 km de voies ferrées, soit à peine moins qu’au Québec (6 678 km).

Son électrification a débuté en 1968. Un demi-siècle plus tard, seulement la moitié du réseau est électrifié. Mais c’est la partie la plus utilisée. Si bien que la traction électrique est responsable de 65 % des déplacements par chemin de fer dans tout le pays.

La popularité du transport ferroviaire est telle que pour chaque tranche de mille citoyens, il y a 373 véhicules de moins sur les routes et autoroutes finlandaises en comparaison avec celles du Québec.

Cela équivaut, par exemple, à faire disparaitre 694 000 véhicules qui encombrent les voies de circulation sur l’ile de Montréal. Pour l’ensemble du Québec, c’est comme enlever 3,1 millions de véhicules de nos routes.

Inauguré en 1982 et prolongé une vingtaine d’années plus tard, le métro d’Helsinki est le plus nordique au monde (de 1:03 à 1:28).

Dans les autobus d’Helsinki, les passagers pénètrent par la porte à l’avant. Toutefois, les mamans qui trimballent leurs enfants en poussette peuvent emprunter de larges portes situées vers l’arrière du véhicule (à 1:33).

Helsinki possède son système de vélo-partage (de 1:37 à 1:44). Inauguré en 2016, il se compose de 1 500 vélos répartis dans 150 stations.

La ville est aussi parcourue par un vaste réseau de pistes cyclables, dont celle, longue de 1,3 km, qui a remplacé une voie ferrée qui traversait autrefois la capitale (à 1:47). De nos jours, cette piste est utilisée par 700 000 cyclistes par an.

Entourée d’une multitude d’iles habitées, la capitale est également desservie par plusieurs services de transport maritime.


Détails techniques : Le diaporama présente 56 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (53 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Helsinki

Publié le 21 mars 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
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Ce court diaporama est le premier d’une série consacrée au voyage à Helsinki que j’ai effectué du 31 juillet au 18 aout 2018.

Essentiellement, on y voit un aperçu de l’aéroport P.E.-Trudeau, le vol de Montréal à Amsterdam, puis celui d’Amsterdam à Helsinki.

Peu de temps après le départ d’Amsterdam, nous survolons (de 1:08 à 1:23) certaines des serres horticoles qui font la réputation de la capitale hollandaise.

À 1:28, cette vue aérienne montre le grand nombre d’iles qui entourent Helsinki.

Le golfe de Finlande qui baigne la ville sert de tampon thermique qui atténue les écarts de température entre le jour et la nuit.

Si bien qu’en dépit de sa latitude nordique de 60°10 — située entre Montréal (45°37) et le pôle Nord (90°) — les températures qui y règnent sont très près de celles de Montréal.

L’aéroport est desservi par une ligne ferroviaire circulaire à deux voies dont le terminus est situé au centre-ville d’Helsinki (plan à 1:52). Sur cette carte, chaque station est identifiée par ses noms en finlandais et en suédois.

Les trains qui y circulent dans le sens horaire forment la ligne P. Tandis que ceux qui empruntent cette ligne dans le sens antihoraire forment la ligne I.

Étant donné que la capitale finlandaise est située à l’extrémité sud du pays, les trains de cette ligne ferroviaire font office de trains de banlieue.

La plupart de ses stations sont reliées à des lignes d’autobus et, dans le cas de la capitale, à tout son réseau de transport en commun (dont le métro).

Puisque l’appartement que j’avais loué (à 58,20$Can la nuit) était à quinze minutes de marche de la station Huopalahti (à 2:05), le plus court chemin pour l’atteindre était d’emprunter la ligne I.

Au cours de ce voyage, presque tous mes repas ont été pris à l’appartement. Et comme je me suis efforcé de manger à la finlandaise, voici (à 2:17) quelques-uns des aliments typiques que j’ai achetés pour le repas du midi.

Il est à noter que le jambon et les fromages tranchés les plus couramment offerts à l’épicerie sont taillés pour être utilisés sur de petites tranches de pain de seigle.

À ceux qui hésiteraient à adopter une telle diète (qui comprenait du gruau au petit déjeuner et de la soupe et du saumon au repas du soir), sachez que la diète finlandaise est lourde, mais saine et très plaisante.

En particulier, je dois avouer que normalement, je ne suis pas friand du pain de seigle. Et pourtant, celui de marque Fazer m’a séduit par son parfum floral très agréable.

Détails techniques : Le diaporama présente 48 photos et quatre vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (39 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pays du bonheur

Publié le 19 mars 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Cathédrale luthérienne d’Helsinki

On apprend aujourd’hui que la Finlande s’est hissée de nouveau au sommet du palmarès des pays les plus heureux au monde.

Malgré des taxes et des impôts très élevés, très peu de Finlandais remettent en question leur État-providence, convaincus d’en avoir pour leur argent.

C’est pour comprendre le paradoxe finlandais que j’avais entrepris d’y prendre mes vacances annuelles en aout 2018.

Après avoir publié le récit de ce voyage, j’avais différé la publication de mes photos sous forme de diaporamas en raison de l’éclatement de la crise sanitaire.

Publier des photos de voyage quand tout le monde est confiné chez soi, c’est comme manger une grosse portion de gâteau au chocolat sous les yeux de quelqu’un au régime.

Malgré de nouveaux confinements en raison de l’émergence de variants, il est permis d’espérer que la vaccination nous apportera des jours meilleurs.

Voilà pourquoi je publierai bientôt des diaporamas qui donneront un aperçu de ce peuple qui m’a fasciné.

Référence : La Finlande, pays le plus heureux du monde

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La bijouterie Fouquet

Publié le 15 mars 2021 | Temps de lecture : 2 minutes




 
De nos jours, le nom ‘Fouquet’ est associé à un restaurant situé sur les Champs-Élysées.

Mais au début du XXe siècle, qui disait ‘Fouquet’ voulait parler du bijoutier Georges Fouquet, dont les créations hors de prix faisaient l’envie de toute la haute société parisienne.

Avant d’acquérir cette célébrité, Georges Fouquet n’était qu’un des nombreux maitres de la haute joaillerie française.

En 1899, il fait la rencontre d’Alfons Mucha, artiste touche-à-tout, déjà renommé pour ses affiches. À deux, ils conçoivent une série de bijoux étranges et fascinants qui remportèrent un vif succès à l’exposition universelle de 1900.

Cette exposition fit de Fouquet le joaillier parisien à la mode et donc, le grand rival du bijoutier René Lalique. Ce dernier avait travaillé pour différents joailliers (dont Fouquet) avant d’ouvrir sa propre bijouterie en 1885.

Conscient de son nouveau prestige, quand Fouquet décida en 1901 de déménager sa bijouterie sur la rue Royale, il demanda à Mucha d’en concevoir la décoration.




 
Ce dernier imagina un espace intime d’une grande complexité décorative où plâtres, vitraux, mosaïques et sculptures en bronze n’avaient pour utilité que d’émerveiller et rendre la clientèle vulnérable à la beauté de quelques bijoux d’Art protégés ici et là sous une bulle de verre.


La boutique était tellement Art nouveau qu’elle se démoda rapidement quand ce style fut remplacé par l’Art déco.

Elle fut démontée en 1923. Heureusement, Georges Fouquet fit don en 1938 de la plupart de ses éléments au musée Carnavalet (où ces photos ont été prises).

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (2e, 5e et 6e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 7 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Sainte-Chapelle

Publié le 23 février 2021 | Temps de lecture : 6 minutes
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Introduction

En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.

Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).

Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.

De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.

Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.

Extérieur

Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).

Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.

Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).

Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).

Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).

La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).

La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.

Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.

Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).

Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.

La Chapelle basse

Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.

À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.

Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.

Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.

Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).

La Chapelle haute

À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.

C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).

Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.

En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.

Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.

En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.

Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.

Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.

Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).

Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.

Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.

Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.

Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).

À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).

Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).

Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).

Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).

Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle

Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 250e anniversaire de l’Opéra Royal de Versailles

Publié le 28 décembre 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Vingt-trois mois après le début des travaux, l’Opéra Royal fut inauguré au château de Versailles le 16 mai 1770.

Conçu par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) — premier architecte du roi depuis 1742 — c’était alors la plus grande salle de spectacle d’Europe; elle pouvait accueillir près de 1 500 personnes et, dans sa fosse d’orchestre, quatre-vingts musiciens.

À l’époque, les scènes étaient éclairées à la bougie. Puisque la salle était entièrement en bois, on construisit l’opéra à l’extrémité de l’aile nord du palais, immédiatement après le grand réservoir qui alimentait les fontaines.

Ce qui constituait le choix le plus sécuritaire en cas d’incendie.

Le 16 mai était un grand jour. Le dauphin de France, âgé de seize ans, épousait Marie-Antoinette d’Autriche, un an plus jeune que lui.

La jeune princesse était l’avant-dernière enfant de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

C’est dans la salle d’opéra réaménagée que fut donné le festin de noce des époux.

Le contexte politique

En 1756, la Prusse, longtemps alliée de la France contre l’Autriche, s’était retournée contre la première en concluant un traité avec l’Angleterre, rompant ainsi un équilibre diplomatique destiné à assurer la paix en Europe.

En réaction, la France s’était rapprochée de l’Autriche, ennemie de longue date, et avait proposé de concrétiser ce rapprochement par l’union dynastique des deux plus prestigieuses lignées royales d’Europe.

La seule exigence de Louis XV était que la jeune princesse autrichienne apprenne correctement le français. Ce qu’elle fit.

Nef de l’église des Augustins, à Vienne

Un premier mariage eut lieu par procuration (c’est-à-dire en l’absence du marié) le 19 avril 1770 à l’église des Augustins. Celle-ci est la plus grande des deux églises situées dans le palais impérial de Vienne.

Le 21 avril, accompagnée d’un cortège d’une quarantaine de carrosses, Marie-Antoinette entreprit le voyage inconfortable de 1 258 km qui relie Vienne à Versailles. Le périple dura vingt jours.

Au moment de traverser en sol français, on lui présenta ses nouvelles dames d’honneur et les robes à la française qu’elle devait revêtir dans une jolie cabane de bois construite pour l’occasion et qui la protégeait de la pluie battante.

Le plus difficile fut de se séparer de son petit chien, un carlin (appelé ‘pug’ au Québec) qu’elle possédait depuis son enfance.

Vers la fin de son périple, le roi, le dauphin et la cour allèrent à sa rencontre dans la forêt de Compiègne, au nord-est de Paris.

Voute de la Chapelle Royale

Le lendemain, le mariage officiel fut célébré à la Chapelle Royale. Les cinq-mille invités étaient disposés le long de leur parcours dans le château. Quelques centaines de privilégiés trouvèrent place dans la chapelle.

Scène de l’Opéra Royal

Le repas du soir eut lieu dans le nouvel opéra dont le parterre avait été haussé au niveau de la scène afin d’accueillir le maximum de convives.

Peu après minuit, les mariés se rendirent à leur chambre nuptiale. Le coucher des époux se fit devant public. Puis les jeunes mariés furent laissés à eux-mêmes.

Les cérémonies se poursuivirent durant plusieurs jours. Dans la salle de l’opéra, réaménagé comme il se doit, on présenta un opéra (Persée de Lully), trois pièces de théâtre, de même qu’un bal.

Le tout se termina le 30 mai par un feu d’artifice sur la place qui, de nos jours, est appelée Place de la Concorde (où le couple royal sera guillotiné vingt-quatre ans plus tard).

Visite de l’opéra

Intérieur de l’Opéra Royal

Le parterre y est en gradins, descendant du premier niveau jusqu’à l’orchestre. Tout autour, les trois niveaux, en retrait les uns par rapport aux autres, sont des loges à la française (sans cloisons hautes qui les séparent). Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

Colonne en faux marbre

Le décor sculpté fut réalisé par Augustin Pajou (1730-1809).

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc à peu près intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.
 



 
Le plafond de cette salle fut peint en 1769-1770 par Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-96). L’œuvre s’intitule Apollon distribuant des couronnes aux Muses.
 


 
Au fond de la salle, au deuxième niveau, se trouvent trois petites loges fermées dont l’ouverture est décorée d’arabesques dorées.

Celle du milieu était fermée par un treillis en métal lorsque le roi était absent ou lorsqu’il voulait assister à un spectacle sans être remarqué.

On y accédait en traversant l’une ou l’autre des loges où étaient stationnés les soldats chargés de protéger le roi.

Amours de Durameau

Au dernier niveau, le plafond à caissons est décoré de scènes évoquant les amours des dieux, peintes par Louis-Jacques Durameau.

Détails techniques des photos : Appareils Panasonic GH1 (1re photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos), hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4e et 5e photos), objectifs M.Zuiko 7-14 mm F2,8 (2e et 3e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos).
  1re photo : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 32 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 40 mm
  8e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 14 mm
10e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La ruelle Sainte-Catherine

Publié le 7 décembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le milieu du XIXe siècle, les voies de circulation de Montréal délimitent des quadrilatères rectangulaires, presque toujours traversés d’une ruelle.

Dans certains cas, cette ruelle traverse tout le quadrilatère, généralement du nord au sud. Dans d’autres cas, la ruelle relie plutôt deux ruelles qui lui sont perpendiculaires. En somme, dans ce deuxième exemple, ces trois ruelles forment un ‘H’.

La ruelle en vedette aujourd’hui en est un exemple. Son nom — ruelle Sainte-Catherine — est en fait le nom collectif porté par les trois ruelles qui la forment.


 
Le quadrilatère qu’elle traverse est délimité par les rues Sainte-Catherine (au sud), Adam (au nord), de Ville-Marie (à l’est) et Viau (à l’ouest).

Cette ruelle dessine un ‘H’ couché sur le côté, représenté en jaune sur la vue aérienne ci-dessus.

Cette vue aérienne permet également aux lecteurs du blogue qui vivent à l’Étranger de voir à quel point les quartiers populaires de Montréal sont arborés.

Depuis quelques années, la ville permet aux citoyens de s’approprier la ruelle qui passe derrière leur logement.

Les voisins de celle-ci ont demandé à un artiste qui habite le quartier de venir décorer la leur. C’est lui qui a peint les œuvres présentées sur les cinquième et sixième photos ci-dessous. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Alors il est venu avec ses copains. Chacun avec son style. Et ils se sont bien amusés.

Depuis, chacun des habitants des alentours a sa préférence. Le couple que j’ai rencontré le 9 novembre dernier préfère l’œuvre sur la quatrième photo ci-dessous (et qu’on entrevoit également sur le côté gauche de la deuxième photo).

De manière surprenante, ce lieu est encore intact, ayant échappé jusqu’ici aux vandales.

On peut rêver qu’un jour, tout l’arrière des maisons soit peint, à la manière de la Callejón de Hamel à La Havane.

Trêve de bavardage, voici un aperçu de cette ruelle.













 

Complément de lecture : Les ruelles, trésors cachés de la ville

Détails techniques des photos (excluant donc la capture d’écran) : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 10 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 11 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 9 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel