Le PQ est-il un parti de droite ?

Publié le 14 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes


 
Introduction

Le PQ est une coalition de gens de droite, de centre et de gauche qui ont une chose en commun; le désir de faire du Québec un pays indépendant.

Selon la tendance politique d’un ministre péquiste, il pensera et agira comme une personne de droite, de centre ou de gauche, et les politiques du gouvernement s’en ressentiront.

Ce qui fait que même quand un gouvernement péquiste est majoritaire, il agit comme un gouvernement de coalition. Et à l’interne, il est l’objet des mêmes tiraillements qu’un tel gouvernement.

Rappel historique

La notion qu’un parti puisse être de droite ou de gauche est née en France, un peu avant la Révolution.

Lors des états généraux de 1789, les représentants (ou ‘députés’) de la noblesse et du clergé furent assis à droite de Louis XVI alors que le ‘tiers état’ (représentant le peuple) prit place à gauche.

Pendant tout le XXe siècle, un parti de droite était celui qui promettait la prospérité économique et/ou l’amélioration de la société par le biais de l’enrichissement des riches.

À l’opposé, un parti de gauche était celui qui s’engageait à redistribuer de la richesse au profit de la classe moyenne ou des milieux défavorisés par le biais de mesures sociales.

Sous l’influence du wokisme, on en est venus à penser que le véritable prolétariat n’était pas les travailleurs ni les salariés à faible revenu, mais plutôt les peuples opprimés à travers le monde, auxquels s’ajoutent les victimes de discrimination raciale, sexuelle et de genre.

Au sujet de l’immigration

Autrefois, le Parti communiste français et les syndicats influencés par lui estimaient que les flux migratoires incontrôlés étaient voulus par le grand capital afin que l’abondance du ‘cheap labour’ maintienne au plus bas la rémunération des travailleurs.

L’intellectuel Juan Branco déclarait l’an dernier que les partis de gauche en Occident étaient en train de s’effondrer parce qu’ils n’arrivent pas à substituer autre chose à l’abandon de l’espoir émancipateur de la redistribution de la richesse.

Leur appui à l’immigration massive fait en sorte que leur électorat migre vers les partis de droite, heureux d’exploiter ce thème électoralement payant.

Si bien que le discours antimigratoire est passé de la gauche à la droite. C’est même devenu un des thèmes favoris des partis de droite et d’extrême droite.

Mais on aurait tort d’y voir là un critère qui définit la nature même de ce qu’est un parti de droite.

Au Québec, la crise du logement, la pression sur les services étatiques (notamment en santé et en éducation), de même que notre difficulté à franciser les néoQuébécois dans la région de Montréal, justifient les politiques du PQ à l’égard de l’immigration.

Bref, tracer une adéquation entre ces dernières et l’étiquette ‘de parti de droite’ est un raccourci fallacieux.

Références :
Aperçu de l’idéologie de Juan Branco
C’est quoi un parti de droite ou un parti de gauche ?
Il y a vingt ans, le référendum français du 29 mai 2005
L’abus du qualificatif ‘extrême droite’ par l’AFP
L’engrenage ukrainien
Le PQ n’est pas de gauche…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark III, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel