La diplomatie du gouvernement péquiste en Europe

Publié le 15 octobre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Parmi toutes les luttes idéologiques qui divisent l’Europe, il y a celle entre les Européistes (qui soutiennent le renforcement de l’intégration européenne) et les nationalistes (qui s’opposent aux pouvoirs grandissants et autoritaires de la Commission européenne).

Au fond, cela ressemble au combat auquel se livrent ici les Fédéralistes et les Indépendantistes.

À l’heure actuelle, les pays d’Europe occidentale (dont la France) sont dirigés par des Européistes. Or ces gens n’hésitent pas à qualifier d’extrême droite, toute formation politique qui répond à deux critères; le patriotisme et le désir d’abaisser les seuils migratoires.

Indépendamment des mesures sociales que pourrait adopter le gouvernement de PSPP (notamment à l’égard des itinérants), il sera toujours perçu à droite par les élites actuellement au pouvoir en Europe.

Ceci est évidemment paradoxal puisque ces dernières sont confrontées à l’obligation de remettre en question leur filet de protection sociale en raison de leur endettement et de la nécessité, à leurs yeux, d’augmenter leurs dépenses militaires. Ce qui le propre des gouvernements de droite.

Il faudra donc beaucoup de doigté au premier ministre actuel pour y être reçu de manière aussi chaleureuse qu’il le souhaiterait.

D’autant plus que les contrats militaires que se prépare à accorder Ottawa — dans un contexte où il n’est plus le client inconditionnel de fournisseurs américains — font saliver tous les pays européens qui produisent de l’armement.

Conséquemment, d’ici les prochaines élections québécoises, dans l’éventualité d’une visite officielle à l’Étranger, PSPP doit s’attendre à un accueil poli, mais froid.

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Écrit par Jean-Pierre Martel