Deuxième voyage à Paris : jour 3

Publié le 4 octobre 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

Je débute la journée en visitant le musée de l’Orangerie. Celui-ci se trouve à l’extrémité sud-ouest du Jardin des Tuileries, ce grand jardin s’étendant à l’ouest du Musée du Louvre.

Aperçu des Nymphéas, de Monet
Détail des Nymphéas

Le musée de l’Orangerie est aménagé dans un édifice étroit et profond. Au rez-de-chaussée, on trouve deux salles elliptiques adjacentes qui forment le huit du symbole de l’infini. Sur 100 mètres, on y expose l’œuvre gigantesque Les Nymphéas que Monet a peinte de 1914 à 1926.

La Noce, d’Henri Rousseau

Au sous-sol, on présente les 145 toiles de la collection Walter-Guillaume, peintes de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Se succèdent les Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse, Utrillo, Soutine, Modigliani, etc.

Vitrine sur la rue St-Honoré
Item offert en vente

Puis je déambule sur la rue St-Honoré jusqu’à l’église Saint-Roch.

Façade de l’église Saint-Roch

Construite de 1653 à 1722, c’est une église de style baroque romain dont le ciel n’est peint qu’au-dessus du chœur.

Celui-ci se prolonge par la magnifique chapelle de la Vierge, œuvre Jules Hardouin-Mansart (un des plus grands architectes de Louis XIV).

Ciel de la coupole de la chapelle de le Vierge (L’Assomption (1749-1756), de Jean-Baptiste Marie Pierre)

Sont inhumés dans cette église, André Le Nôtre (créateurs des jardins du château de Versailles), le dramaturge Pierre Corneille, l’encyclopédiste Denis Diderot et le peintre Jean-Honoré Fragonard, entre autres.

Après un détour à la Défense pour y effectuer des achats, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 3e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les 1re, 6e et 7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 14 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 22 mm
5e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
6e photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
7e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm


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| Récit du voyage à Paris No 2, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 2

Publié le 3 octobre 2015 | Temps de lecture : 6 minutes
Mon petit déjeuner à l’hôtel

Je suis très content.

Je me suis endormi en déposant la tête sur l’oreiller vers 0h20 hier soir et je me suis réveillé ce matin à 7h45 lorsqu’on a frappé à ma porte pour m’apporter mon petit déjeuner.

Aujourd’hui, c’est la première fois que je suis dans la capitale un premier vendredi du mois.

Et qu’y a-t-il de spécial à Paris le premier vendredi du mois ? C’est qu’on y expose, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, ce qu’on croit être la véritable Couronne d’épines du Christ.

Cette couronne fait partie des Saintes Reliques que le roi Louis IX (Saint Louis) a achetées à l’empereur de Constantinople en 1239. Jusqu’à la Révolution, ces reliques étaient entreposées à la Sainte-Chapelle. Cette dernière fut construite expressément dans le but de servir de reliquaire à ce trésor.

Pendant des siècles, la Couronne d’épines n’était vue de près que par la famille royale et leurs invités de marque.

Les vingt-deux reliques prenaient place dans une chasse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même. En ouvrant deux fenêtres basses derrière le choeur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, la Couronne d’épines est exposée à l’occasion d’une cérémonie spéciale, le premier vendredi du mois, à 15h.

Chœur de Notre-Dame

En arrivant trente minutes plus tôt, on a le temps de faire la queue à l’extérieur et d’obtenir une place dans la partie du vaisseau central où se déroule cette cérémonie. J’étais dans la huitième rangée.

La cérémonie débute par une procession qui part de la sacristie, qui descend le bas-côté droit, et remonte l’allée principale.

En tête de procession, un officiant porte sur ses avant-bras un coussin de velours rouge au centre duquel est déposée la Couronne d’épines dans son écrin de vermeil — un alliage d’or et d’argent — donné par Napoléon Bonaparte.

Les épines de la Couronne ont été taillées afin de constituer des reliques expédiées dans diverses églises chrétiennes.

Il ne subsiste donc que les tiges. En somme, c’est une couronne d’épines sans épine.

Le coffret possède des excroissances dorées pointues qui miment ce à quoi pouvait ressembler originellement cette couronne.

Le coffret n’est jamais ouvert, mais la Relique peut être aperçue à travers le cristal de roche sur lequel serpente le vermeil du coffret. Au bas de celui-ci, une pièce de cristal de roche à découvert, d’environ 12 cm de large, est l’endroit où la Couronne d’épines est la mieux vue.

À la fin de la cérémonie, chacun des fidèles est invité à s’approcher du coffret afin de toucher ou de déposer un baiser sur cette partie du coffret. Après chaque baiser, un officiant essuie délicatement la pierre.

Pour avoir vu la Couronne d’épines de très près, je pourrais vous la décrire. Mais je crois qu’il y a des choses qui méritent de demeurer auréolées de mystère.

À mon avis, ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce rituel, c’est la démocratisation de l’Exposition des Saintes Reliques. Jamais Saint Louis n’aurait pu imaginer que presque huit siècles après lui, de simples gueux pouvaient toucher un des objets qui lui ont couté, en 1239, le tiers de tous les revenus annuels du royaume.

Ceci étant dit, qu’ai-je fait avant 15h ?

Aperçu de l’intérieur de Notre-Dame-de-Paris
Rosace à la Vierge
Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)

Eh bien j’ai visité la cathédrale. La visite est gratuite. L’accès au trésor de la cathédrale coute cinq euros (7,50$ ou 11,25$) et l’accès aux tours — qui offre un point de vue unique sur la ville — coute le même prix.

Vue panoramique de l’ouest de la ville

En descendant des tours, j’ai compté 384 marches (avec une marge d’erreur d’une ou deux marches). Je présume en avoir monté autant à l’aller.

Entre la visite du trésor et l’Exposition des Saintes Reliques, j’ai pris le repas du midi à la Réserve de Quasimodo, mon restaurant préféré sur l’Île-de-la-Cité (sur laquelle sont bâties la cathédrale et la Sainte-Chapelle).

Rillettes de sardines

Pour 16,7 euros, soit 25$, j’ai pris les rillettes de sardines (délicieuses, à recommander même à ceux qui n’aiment pas les sardines), le colin au basilic accompagné de pâtes, et 375ml de vin blanc. Malheureusement le poisson était sans goût et plein d’arêtes.

Après la visite de la cathédrale, le repas du soir fut constitué d’un sandwich de 30cm de Subway (on les appelle des sous-marins au Québec, en raison de leur forme) pour 5 euros, accompagné de la moitié d’une bouteille de 750ml de Gaillac blanc achetée à l’épicerie pour 3,4 euros ou 5$. Au dessert, un pruneau d’Agen fourré à la crème de pruneaux accompagné d’eau de source Volvic parfumée à la fraise.

Volvic a eu la bonne idée de remettre sur le marché ses fameuses eaux parfumées, sucrées naturellement plutôt qu’avec des édulcorants artificiels. Celle-ci, aux fraises, est constituée de 84,3% d’eau de source à laquelle on a ajouté 10% d’un concentré de fruits (à moitié de fraises et à parts égales de citron et de raisin), environ 5% de jus de carotte pourpre (pour colorer) et un soupçon d’arôme naturel.

La soirée a été occupée à faire la sieste et à rédiger ce compte-rendu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 2e photo), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 4e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (la 6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 27 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 26 mm
4e photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
6e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 1

Publié le 2 octobre 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Mon avion, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle

C’est vers 9h40 que l’avion d’Air Transat a atterri ce matin à Paris. La journée est ensoleillée et le maximum prévu sera de 19 degrés Celsius.

Moins de 45 minutes après l’atterrissage, j’aurai passé les douanes et pris possession de mes deux bagages en provenance de la soute de l’appareil.

Précisons que lorsqu’on paie le supplément Option Plus, les bagagistes traitent de nos objets en priorité. Les miens furent parmi les cinq premiers à apparaitre sur le tapis roulant.

Avant de prendre le Réseau express régional — le réseau ferré de transport en commun qui, entre autres, relie Paris à l’aéroport Roissy en 35 minutes — j’achète au cout de 70 euros (environ 90$), une passe qui me permettra d’utiliser à ma guise tout le transport en commun qui dessert la région parisienne (jusqu’à Versailles) pendant tout le mois d’octobre.

J’arrive donc à mon hôtel vers 12h30.

Aiguillettes de canard à la Royale

Après avoir défait mes bagages, je vais aux Ducs de Gascogne, sur la rue Saint-Antoine, m’acheter trente pots d’une préparation gastronomique composée de 45% de magret de canard et de 44% de foie gras de canard. C’est ce que je me propose de tartiner sur mon pain au petit déjeuner à la place de la confiture.

Le magret enrichira l’apport protéiné de ce repas, tandis que le foie gras m’apportera toutes les vitamines A, D et B dont j’ai besoin.

Intérieur de l’église Saint-Paul-Saint-Louis

À deux pas, je vais à l’église Saint-Paul-Saint-Louis pour refaire quelques photos (n’étant pas entièrement satisfait de certaines que j’y ai prises l’an dernier).

Vers 14h30, je prends tardivement mon repas du midi : une bavette de bœuf pour 8 euros. La viande saignante est plutôt coriace, mais l’assiette est bien garnie de patates en cubes, de riz, et de salade.

Une dame dans le métro

Puis je vais au Bazar de l’Hôtel de Ville m’acheter un coussin chauffant. C’est le premier que de mes coussins électriques fonctionnant sur le 220 volts.

En passant dans les allées, je vois des pruneaux d’Agen fourrés à la crème de pruneaux. L’émission Des racines et des ailes (sur TV5) a consacré récemment à ces fruits un reportage avantageux dans le cadre d’une émission dédiée à la Garonne. J’achète donc un format de 250g de cette spécialité culinaire, heureux de pouvoir en faire l’essai.

Finalement, je rentre à l’hôtel faire la sieste, écrire le texte que vous lisez et me coucher pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (la 3e photo) et objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 8 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le deuxième arrondissement de Paris

Publié le 21 mars 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
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Avant-propos

La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama dont la première version présentait des photos prises à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Cette nouvelle version a été complétée par les photos prises l’année suivante, lors d’un autre séjour dans la capitale française.

Présentation du diaporama

Le deuxième arrondissement de Paris occupe un territoire d’un km². Il est situé immédiatement au nord du premier arrondissement. On y trouve de nombreux restaurants, commerces et hôtels.

L’accroissement du nombre d’établissements aux dépens des logements a fait chuter la population du quartier de 81 609 personnes en 1861, à environ 23 000 personnes de nos jours, soit un pour cent de la population parisienne.

En plus de ses passages couverts, cet arrondissement est traversé de nombreuses rues piétonnes, particulièrement à son extrémité sud-est.

Après une courte promenade sur la rue de la Paix, nous visitons le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France (de 0:14 à 0:20). On y trouve le département des Monnaies, médailles et antiques (de 0:22 à 1:04).

Le coin sud-est du complexe immobilier correspond à l’ancien hôtel Tubeuf (à 1:06), construit en 1635. Celui-ci tire son nom du fait qu’en 1641, il fut acheté par Jacques Tubeuf, contrôleur général des finances sous Louis XIII.

Deux ans plus tard, le cardinal Mazarin le loua pour y abriter son immense collection d’œuvres d’Art, à l’époque la plus fastueuse d’Europe.

De 1:10 à 1:14, voici la galerie Colbert, un passage couvert construit en 1826 et inauguré en 1827.

Au cours de la Révolution de juillet 1830, c’est de la fenêtre d’une boutique située au premier étage de la rotonde de cette galerie (pleine à craquer) que Berlioz, accompagné de quelques chanteurs, présente un arrangement de son cru de La Marseillaise, un chant patriotique interdit depuis l’Empire.

Adjacente à la galerie Colbert, la galerie Vivienne (de 1:16 à 1:28) a été construite quelques années plus tôt, soit en 1823 ou 1825. Elle héberge de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d’objets décoratifs.

C’est la mise au point de l’éclairage au gaz qui a permis la création des passages couverts à Paris, les premiers au monde.

De 1:30 à 2:00, voici la basilique Notre-Dame-des-Victoires, construite de 1629 à 1740.

Puis nous voyons à 2:02 la statue équestre de Louis XIV qui se trouve au centre de la Place des Victoires, aménagée en 1685 par Jules Hardouin-Mansart.

Plus à l’est sur la rue Étienne-Marcel, nous atteignons la Tour Jean-sans-Peur, dernier vestige parisien de l’hôtel des ducs de Bourgogne (de 2:08 à 2:20).

Construite en 1408 par le duc Jean 1er de Bourgogne, cette tour est l’unique témoignage intact et complet de l’architecture seigneuriale du Moyen-Âge à Paris.

De 3:44 à 3:54, il s’agit du Passage du Grand-Cerf, ouvert en 1825.

De 4:24 à 4:46, nous nous trouvons à la pâtisserie Stohrer. Lors de son mariage en 1725 avec Louis XV, Marie Leszczynska, princesse polonaise, exige que son pâtissier la suive à Versailles.

Cinq ans plus tard, il s’installe à Paris, sur la rue Montorgueil (où sa pâtisserie se trouve toujours). C’est à lui qu’on doit la création du Baba au rhum (appelé originellement Ali-Baba).

Il ne reste aucune trace de la boutique originelle. Le décor actuel date de la seconde moitié du XIXe siècle.

À l’angle des rues Vivienne et Colbert, on trouve L’Étude à sa table de travail entre la veille et le sommeil, bas-relief de Louis-Ernest Barrias créé en 1903.

Tout près est situé le Palais de la Bourse (de 4:54 à 6:00) qui, de nos jours sous le nom de Palais Brongniart (du nom de son architecte), sert de salle de réception et d’exposition.

Finalement, de 5:18 à 5:24, nous apercevons l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, de style néoclassique, construite de 1835 à 1830.


Détails techniques : Le diaporama présente 165 photos : six réalisées à l’aide d’un appareil Canon Powershot G6 et 159 grâce à un Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (110 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (47 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (une photo chacun).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Premier arrondissement de Paris (3e partie)

Publié le 1 mars 2015 | Temps de lecture : 7 minutes
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Le premier arrondissement de Paris est pratiquement l’arrondissement du Louvre tant ce musée occupe une partie importante de son territoire.

En effet, sur les 1,83 km² de l’arrondissement, le Louvre et le jardin des Tuileries en occupent le quart.

En raison de l’importance des musées, des institutions publiques et des commerces qui s’y trouvent, l’arrondissement n’est peuplé que d’environ 18 000 personnes, soit moins du centième de la population parisienne.

Jusqu’ici, nous avons publié trois diaporamas à son sujet.

Le premier montrait la partie de l’arrondissement qui se trouve à l’ouest de l’ile de la Cité, à l’exclusion toutefois de la Sainte-Chapelle (qui possède son propre diaporama).

Un troisième diaporama était consacré au Louvre.

Ce dernier diaporama complète les trois autres. Il présente la partie de l’arrondissement située sur la rive droite (à l’exclusion du Louvre).

Notre visite commence au musée de l’Orangerie (de 0:01 à 0:50). Consacré aux peintres impressionnistes et postimpressionnistes, il met en vedette le cycle des Nymphéas de Claude Monet.

Puis nous traversons le jardin des Tuileries (de 0:51 à 1:02). Celui-ci doit son nom au fait que son emplacement était autrefois occupé par une fabrique de tuiles.

De 1:17 à 1:26, il s’agit de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Construite de 1670 à 1676, c’est aujourd’hui la principale église polonaise de Paris. Elle se caractérise par son immense dôme, qui couvre tout l’intérieur de l’église.

La place Vendôme se trouve à proximité. Dessinée par Jules Hardoin-Mansart — le dernier grand architecte de Louis XIV — cette place est occupée de nos jours par les boutiques des plus grands bijoutiers de la capitale.

Fortement inspirée de la colonne Trajane à Rome, la colonne Vendôme (à 1:43) est recouverte du bronze des canons pris aux armées russes et autrichiennes battues par l’armée française à Austerlitz. Elle est surmontée d’une statue de Bonaparte, habillé en empereur romain.

Au moment de ma visite en 2015, sa célèbre colonne était l’objet d’une restauration tandis l’œuvre gonflable Tree, de Paul McCarthy, y prenait place (à 1:45).

À 1:50, cette pièce de la verrerie Daum fait partie d’une édition limitée à 99 exemplaires, au cout unitaire de 24 000 euros.

De 1:56 à 2:15, nous parcourons la rue Saint-Honoré jusqu’à l’église Saint-Roch (de 2:16 à 3:16).

Celle-ci a été construite de 1653 à 1722 sur les plans originaux de Jacques Le Mercier (l’architecte préféré de Richelieu), complétés par Jules Hardouin-Mansart (dont nous avons parlé plus tôt).

Vandalisée à la Révolution, l’église collectionna ensuite des œuvres d’art provenant de nombreuses églises détruites aux alentours et passa des commandes auprès de quelques-uns des meilleurs artistes du XVIIIe siècle.

C’est originellement pour l’église Val-de-Grâce que Michel Anguier sculpta le groupe de la Nativité (de 3:08 à 3:12) qui décore aujourd’hui l’autel de la chapelle de la Vierge.

À la place des Pyramides, on trouve une statue dorée de Jeanne d’Arc (3:22).

L’automne est la saison des marrons. Puisque le jardin des Tuileries est planté d’un grand nombre de marronniers, de jeunes entrepreneurs s’improvisent vendeurs de marrons chauds à proximité du Louvre. Cette activité commerciale nécessite peu d’investissements. Mais elle est interdite par la ville. En dépit de cela, savourer des marrons chauds est un des grands plaisirs de la visite automnale de Paris.

Règle générale, les marrons sont servis dans un cône de papier journal. Chaque vendeur (à 3:24) s’associe à des copains dont la fonction consiste à le prévenir de l’arrivée des policiers.

De 3:28 à 3:38, nous avons un aperçu du siège de la Comédie-Française, décorée des bustes de Marivaux (à 3:32), de Molière (3:34) et de Beaumarchais (à 3:36).

À 3:40, nous voici devant le Conseil d’État. Sa façade a été refaite de 1763 à 1770 par Pierre-Louis Moreau-Desproux.

De 1633 à 1639, l’homme le plus riche d’Europe, soit le cardinal de Richelieu, se faisait construire un nouveau domicile, appelé originellement Palais-Cardinal. Connu aujourd’hui sous le nom de Palais-Royal (de 3:46 à 4:08), il s’agit d’un vaste complexe immobilier rectangulaire, au centre duquel se trouve une cour intérieure.

Celle-ci se divise en trois parties. On y rencontre successivement une installation moderne appelée Les Colonnes (1986) de Daniel Buren (à 3:46), la fontaine Les Sphérades (1985) de Pol Bury (à 3:48), puis finalement les jardins du Palais-Royal (de 3:50 à 3:58).

Tout autour de ce jardin, on trouve des boutiques et des restaurants.

À 4:10, c’est la fontaine Molière, érigée en 1844 tout près de la maison où l’homme de théâtre décéda en 1653.

De 4:15 à 4:18, voici la place des Victoires, dessinée par Jules Hardoin-Mansart en 1685. Cette place célèbre le traité de Nimègue qui mit fin quelques années plus tôt à la guerre de Hollande dont la France sortit victorieuse, dit-elle. Ici, Louis XIV est habillé en empereur romain. C’est une des cinq places royales de la capitale.

Puis nous voyons successivement plusieurs édifices :
• la Galerie Vero-Dodat (de 4:20 à 4:24),
• le temple protestant de l’Oratoire du Louvre (de 4:30 à 4:36), construit de 1621 à 1750,
• la mairie du Premier arrondissement (à 4:38), construite de 1858 à 1860, et dont la façade s’inspire fortement de celle de l’Église Saint-Germain-l’Auxerrois, et
• l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (de 4:44 à 5:36), construite du XIIe au XVe siècle.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue. Conséquemment, Saint-Germain-l’Auxerrois était l’église paroissiale de la cour.

À 4:56, on voit le banc de bois sculpté sur lequel Louis XIV prenait place, face à la chaire (4:58).

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, Saint-Germain-l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs du royaume.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration. Elle fut tellement endommagée lors d’une émeute en 1831 qu’elle demeura fermée pendant plusieurs années : on considéra même la possibilité de la détruire. Mais en 1838, on entreprit la restauration de sa structure.

Depuis quelques années à peine, on se consacre à lui créer une décoration intérieure.

Poursuivant notre visite, nous voyons :
• de 5:40 à 5:42, voici la fontaine de la Croix-du-Trahoir, reconstruite en 1775.
• le Forum des Halles (à 6:30),
• l’ancien édifice de la Bourse du Commerce (de 6:34 à 6:36),
• la plus ancienne fontaine de Paris (à 6:46), soit la fontaine des Innocents, réalisée en 1548,
• des vélos en libre-service (appelés Vélib), disponibles à Paris depuis 2007.

De 6:50 à 7:58, nous visitions l’église Saint-Eustache.

Construite de 1532 à 1633, celle-ci est de style gothique flamboyant. Elle est complétée d’une façade totalement inappropriée de style néoclassique.

À la suite d’une restauration qui s’est étendue sur une décennie, l’intérieur est superbe.

C’est dans cette église que Molière fut baptisé et qu’eurent lieu les obsèques de la mère de Mozart, décédée à Paris en 1778 lors d’une tournée de son fils dans la capitale française.

Pour la première de son solennel Te Deum, Berlioz jugea l’acoustique réverbérée des lieux parfaitement apte à en magnifier la grandeur.

Le diaporama se termine par une visite (de 8:50 à 9:13) de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles. Construite et remaniée plusieurs fois entre 1235 et 1780, cette église gothique est relativement sobre.

François-Henri Clicquot réalisa son orgue en 1788. Datant du XIXe siècle, ses vitraux sont remarquablement bien exécutés.


Détails techniques : Le diaporama présente 261 photos et six clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (201 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos en 2015), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 40-150 mm R (2 photos) et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (une photo en 2014).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Louvre

Publié le 3 février 2015 | Temps de lecture : 5 minutes
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La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama qui, originellement, contenait un peu plus de cent photos prises au Louvre à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Complété avec celles prises l’année suivante, ce nouveau diaporama présente 138 photos et trois clips vidéos.

Histoire

Tout commence par un petit château fort construit en 1190 qui occupait le quart sud-ouest de l’actuelle Cour Carrée du Louvre.

En 1317, le roi Charles V en fait une de ses résidences alors que le donjon, au centre de la cour, devient l’entrepôt du trésor royal.

De François 1er à Louis XIV, les monarques ne cesseront d’agrandir ce palais et d’ajouter à sa magnificence.

Après le déménagement de la cour pour Versailles en 1681, le Louvre conserve une partie des collections royales. Celles-ci servent d’inspiration aux membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture qui s’y installe en 1692.

Après la Révolution, l’ancien palais devient le Muséum central des arts de la République.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les agrandissements successifs du Louvre en avaient fait un ensemble architectural asymétrique. C’est seulement en 1852 que sont adoptés les plans qui, essentiellement, lui donneront sa cohérence actuelle. Les travaux seront réalisés sous Napoléon III.

La taille du musée

Sa surface d’exposition est de 60 000 m². Cela lui permet de montrer environ 30 000 items sur les 460 000 que renferme l’institution, soit 6 %.

Musée universel qui vise à nous présenter toutes les civilisations et toutes les époques (sauf les plus récentes, montrées ailleurs), le Louvre est une célébration du génie humain. Plus on s’y attarde, plus on apprécie la richesse de ses collections; on pourrait y passer des semaines à y admirer tout ce qui s’y trouve.

Le diaporama

Il commence par l’entrée de la façade Est du musée. Après la traversée d’un passage couvert (à 0:09), on pénètre dans la Cour Carrée. En face, on peut voir le pavillon de l’Horloge, dont le deuxième étage est plus orné de ce côté-ci (à 0:15) que du côté de la Cour Napoléon (où se trouve la Pyramide du Louvre).

Créée par Ieoh Ming Pei — un architecte dont la première œuvre importante fut la Place Ville-Marie de Montréal — cette pyramide permet d’accéder directement à la billetterie, au sous-sol (à 0:23). Quant au vestiaire (à 0:31), on ne peut y laisser que des vêtements et des parapluies (donc, pas de sac à dos).

Le rez-de-chaussée du musée est consacré aux sculptures. De 0:33 à 0:45, on peut voir des antiquités gréco-romaines. En levant les yeux, on peut admirer la richesse décorative des plafonds.

Dans l’aile Richelieu (au nord), on peut visiter la Cour Marly — appelée ainsi parce que les sculptures originales des Chevaux de Marly y sont en vedette (à 0:47) — et la Cour Puget (de 0:49 à 0:52) où sont présentés des œuvres du sculpteur Pierre Puget.

Après la Salle du Manège (à 0:53), nous empruntons l’escalier monumental qui mène à la Victoire de Samothrace (de 0:57 à 1:01).

Au 1er étage, Sandro Botticelli (de 1:03 à 1:05) entame notre aperçu de la peinture italienne. Parmi les innombrables toiles représentées, signalons celles de Léonard de Vinci (de 1:09 à 1:12), de Raphaël (à 1:13), de Tiepolo (à 1:17) et de Murillo (à 1:19).

De 1:21 à 1:32, on admire les plafonds de la Galerie d’Apollon.

Au premier étage de l’aile de la Colonnade, on peut voir les riches boiseries de la Chambre à alcôve, conçue pour Louis XIV (de 1:33 à 1:52). Le centre du plafond était décoré d’une toile aujourd’hui disparue. Suit ensuite la Chambre des parades, dont les boiseries furent exécutées entre 1556 et 1655 (de 1:49 à 1:53).

Aménagé dans l’aile orientale de la Cour Carrée (ou aile de la Colonnade), le Musée Charles X est consacré aux antiquités égyptiennes et gréco-romaines (de 1:57 à 2:32). Le décor des plafonds est un rare témoignage de la scénographie muséale en vogue au XIXe siècle.

Le deuxième étage du musée est consacré aux peintures françaises, flamandes et hollandaises (de 2:36 à 3:08).

Suivent des salles consacrées aux arts décoratifs, aux armes et armures, de même qu’à l’horlogerie.

Nous empruntons ensuite la galerie marchande qui sépare la billetterie de la Pyramide inversée. Cette dernière est située sous le Carrousel du Louvre.

Puis nous remontons en surface pour compléter notre examen des façades du musée et apercevoir l’Arc de Triomphe du Carrousel.

La vidéo se termine par quelques vues nocturnes des lieux.


Détails techniques : Le diaporama présente 138 photos et 3 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (92 photos), le Lumix 7-14 mm F/4 (23 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (13 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (10 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Premier arrondissement de Paris (1re partie)

Publié le 7 janvier 2015 | Temps de lecture : 6 minutes
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Avant-propos

La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama dont la première version présentait des photos prises à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Cette nouvelle version a été complétée par les photos prises l’année suivante, lors d’un autre séjour dans la capitale française.

Historique

C’est sur l’Ile de la Cité qu’est construite la Cathédrale Notre-Dame de Paris. De nos jours, l’ile est traversée par plusieurs rues Nord-Sud dont la principale est le boulevard du Palais.

La portion de l’ile à l’Ouest de ce boulevard fait partie du premier arrondissement, alors que ce qui est à l’Est appartient au quatrième arrondissement.

Cette séparation remonte à loin. Au Moyen-Âge, le pouvoir ecclésiastique était symbolisé à l’Est de l’ile par Notre-Dame de Paris (1163-1354).

Peu avant le début de cette construction, à l’Ouest de l’ile, le roi, sa cour et le parlement avaient élu domicile au Palais de la Cité.

Pendant des siècles, ces deux grands édifices se faisaient face, séparés par des centaines de maisons étroites, d’ateliers d’artisans et d’échoppes de commerçants, construits le long d’un dédale d’une quarantaine de ruelles boueuses et nauséabondes.

Ce voisinage entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique — souvent harmonieux, mais parfois conflictuel — est une caractéristique fondamentale de l’ile, que la séparation administrative en deux arrondissements reflète aujourd’hui.

Le premier arrondissement de Paris fera l’objet de plusieurs diaporamas. Celui-ci se limite à une visite de la partie occidentale de l’ile de la Cité, à l’exclusion de la Sainte-Chapelle (qui fait l’objet d’un diaporama spécifique).

Présentation du diaporama

La plus ancienne et la plus belle horloge publique de Paris est celle qui décore la tour de la Conciergerie située à l’intersection du Quai de l’horloge et du boulevard du Palais.

Haute de 47 mètres, la Tour de l’horloge se distingue également par son beffroi médiéval (à 0:08).

Plusieurs fois restaurée, cette horloge fut originellement commandée en 1372 par Charles V.

De chaque côté du cadran, les deux femmes sont des figures allégoriques du pouvoir régalien de légiférer (à gauche) et du pouvoir de rendre justice (à droite).

La jambe à l’air de la première est peut-être une allusion aux compromis que doit souvent faire le législateur dans l’exercice de ses fonctions…

Célébrant le 800e anniversaire de naissance de saint Louis, une exposition à la Conciergerie (de 0:37 à 1;00) nous donne l’occasion de visiter le bâtiment.

Pavillon palatial lors de sa construction au XIIIe siècle, la Conciergerie est devenue une prison et un lieu de torture quelques siècles plus tard. À 0:33, on voit la cellule carcérale reconstituée de Marie-Antoinette.

De nos jours, la Conciergerie est une annexe du Palais de Justice. Sa taille importante de ce dernier — occupant presque le cinquième de l’ile — est à l’image de la croissance de la population de la ville et de la judiciarisation des rapports sociaux.

L’architecture hétéroclite du Palais de Justice reflète son histoire mouvementée. À 1:04, c’est la façade (construite de 1783 à 1786) qui domine la cour du Mai. Au Moyen-Âge, l’entrée principale du Palais de la Cité était située exactement à cet endroit, devant cette même cour.

Sous l’ancien régime, les membres de la profession juridique (juges, avocats et procureurs) avaient coutume d’y planter annuellement un arbre de quinze mètres chargé de fleurs et d’écussons. Cette cérémonie — destinée à célébrer les bienfaits de la nouvelle saison — se déroulait le 3e dimanche de mai (d’où le nom de cette cour). Celle-ci est clôturée par une grille en fer forgé réalisée en 1787 (restaurée en 1877).

Si on entre dans l’édifice par la cour du Mai, on accède à la Salle des pas perdus.

On y trouve le monument à Raymond de Sèze (1:12 à 1:20). Ce magistrat a plaidé la défense de Louis XVI devant la Convention (très largement hostile au monarque).

À droite du monument, un chien nous indique que l’allégorie qu’il accompagne est celle de la Fidélité (au roi, évidemment).

À gauche, appuyé sur un bouclier arborant les trois fleurs de lys symbolisant la monarchie, il s’agit d’une allégorie de la Nation. Mais comme celle-ci a eu le ‘culot’ du régicide de Louis XVI, le sculpteur s’est permis la licence de la représenter (discrètement) le postérieur à l’air (à 1:16).

De 1:33 à 1:40, nous traversons le hall de Harley.

Plus bas, à l’intersection du boulevard du Palais et du Quai des Orfèvres, on rencontre le Tribunal correctionnel, construit de 1904 à 1914.

Sa façade est ornée de statues, d’un cadran solaire (à gauche sur la photo) et d’une entrée encadrée de cariatides (à 1:48).

L’entrée du Palais de Justice sur la rue Harlay (à 1:50) permet l’accès à la Cour d’assise.

En face de cette entrée se trouve une charmante place triangulaire, appelée Place Dauphine (de 1:51 à 1:59).

La plus étroite sortie de la place (celle vers l’ouest) est encadrée de deux édifices de style Louis-XIII (à 2:01).

En traversant la rue qui relie les deux bras du Pont Neuf (de 2:03 à 2:09), on accède au square du Vert-Galant (de 2:13 à 2:19).

Ce lieu paisible est apprécié des amoureux. Il rend hommage au roi Henri IV (à 2:11), qui doit ce surnom à son ardeur envers ses 73 maitresses officielles recensées.

Détails techniques : Le diaporama présente 64 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (57 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (11 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos en 2015), et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (1 photo en 2014).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Paris

Publié le 2 janvier 2015 | Temps de lecture : 1 minute
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Cette vidéo d’une minute résume la première journée du voyage que j’ai effectué à Paris l’automne dernier.

Elle commence à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal, pour se terminer à l’hôtel Tiquetonne de Paris (un hôtel qui tire son nom de la rue sur laquelle il est situé).

La toute dernière image est celle des déjeuners qu’on y sert aux chambres pour un supplément de sept euros.


Pour lire tous les comptes-rendus quotidiens de ce voyage à Paris, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jours 22 et 23

Publié le 29 octobre 2014 | Temps de lecture : 7 minutes

Le dernier jour de ce voyage est consacré au quartier de Montmartre.

Comme je l’ai expliqué précédemment, les circuits que j’effectue au cours de ce voyage sont basés sur le coffret 50 itinéraires dans Paris. Dans le cas précis de Montmartre, les deux circuits suggérés partent du bas vers le haut.

Cela veut dire que j’ai passé la journée à monter des marches ou à escalader des rues à pic. Bref, après un tel entrainement, je me sens presque prêt pour les prochains Jeux olympiques.

Le premier site touristique que je visite est le musée de Montmartre.

Vignoble de Montmartre, vu du musée

Ce musée montre la contribution de Montmartre à la notoriété de Paris. Il est centré sur le Montmartre grouillant, révolutionnaire et créatif de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

De nos jours, les rues qui entourent la Basilique du Sacré-Cœur offrent plutôt le spectacle d’un Montmartre « macdonalisé ». On y trouve de boutiques de souvenirs, des restaurants et de nombreux artistes qui offrent de vous immortaliser dans un croquis pour quelques euros.

Immédiatement à l’ouest de la basilique se trouve l’église Saint-Pierre de Montmartre. On y accède par une rue encore plus à l’ouest, soit la rue Saint-Éleuthère.

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Consacrée en 1147, cette église médiévale est une des plus vieilles de Paris. Au moment de ma visite, on s’affairait à en nettoyer la façade.

Dépouillé, l’intérieur est lumineux et propre comme si ce temple venait d’être achevé. Les fenêtres sont décorées de vitraux modernes puisque ceux d’origine ont été détruits par une bombe au cours de la Deuxième Guerre mondiale. L’autel est un cube, également moderne, richement décoré. L’intégration entre ce qui est vieux et ce qui est récent est parfaitement réussie.

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À la suite d’un soulèvement populaire — la Commune de Paris (dont Montmartre fut un des hauts lieux) — on crut bon élever une immense église destinée à rappeler aux gens de Montmartre la puissance de Dieu. Cette église est le Sacré-Cœur de Montmartre.

Avec plus de dix-millions de pèlerins et visiteurs par an, c’est le second monument religieux le plus visité en France après la cathédrale Notre-Dame de Paris.

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À l’exclusion des bancs, en bois, presque tout dans cette église est en dur, c’est-à-dire en pierre de taille ou en mosaïque. J’oserais dire que la basilique a été conçue à l’épreuve d’émeutiers. Indépendamment des raisons politiques qui ont justifié l’érection de cette basilique, pour nous, simples touristes, Sacré-Cœur est une œuvre d’Art.

Il y a une décennie, Sacré-Cœur avait ses préposés spécialement affectés à la tâche de débusquer ceux qui osaient enfreindre l’interdiction de photographier l’intérieur superbe de la basilique. De nos jours, il y a davantage de préposés mais il est clair qu’ils ont perdu la bataille depuis la généralisation des téléphones multifonctionnels.

J’ai donc fait deux fois le tour de l’intérieur de la basilique. La première fois en respectant l’interdit et la seconde fois en faisant comme tout le monde.

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Non loin, au 56 rue des Trois-Frères, on peut voir l’épicerie devenue célèbre grâce au film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin. Cet établissement est ici représenté à la manière du film.

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Au 19 rue des Abbesses s’élève l’église St-Jean-de-Montmartre, une église qui a fait scandale au moment de son inauguration en 1904. C’est la première église de Paris en béton armé.

Mais ce n’est pas pour cela qu’elle a fait scandale. L’église, construite dans un quartier ouvrier, a été entièrement réalisée avec des matériaux « pauvres »; la brique au lieu de la pierre de taille, des pastilles de céramique colorées au lieu de ces pierres précieuses qui semblent orner sa façade, une architecture de béton assumée et une influence byzantine et maghrébine totalement étrangère à la mode Beaux-Arts qui prévalait alors.

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L’intérieur, anthracite, est l’antithèse exacte de la Basilique du Sacré-Coeur. Je vous préviens : St-Jean-de-Montmartre est une église comme vous n’en avez jamais vue…

Deux rues plus bas que le rue des Abbesses, c’est le boulevard de Clichy. On passe alors de Montmartre à Pigalle. Doit-on y voir un fait significatif : le Dieu des ouvriers loge sur une rue (celle des Abbesses) alors que l’enfer du sexe triomphe sur un boulevard (celui de Clichy).

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C’est donc sur ce boulevard que se dresse le Moulin Rouge. Je n’ai pas vu les spectacles renommés qu’on y présente mais extérieurement, l’allure de ce cabaret est presque décevante.

Le long du boulevard se succèdent les supermarchés érotiques et les bistros fort honorables destinés à sustenter ceux qui y déambulent.

Puisque j’ai vraiment aimé Le Chapeau de paille d’Italie, j’aimerais acheter le DVD produit par la Comédie française. Leur boutique sous la pyramide du Louvre est ouverte le lundi jusqu’à 19h. Je m’y rends.

Il n’en reste plus qu’une copie. C’est la production actuelle qui a été filmée, donc celle que j’ai vue sur scène. J’achète également un autre DVD recommandé par la vendeuse. Je reviendrai donc avec 18 pièces de théâtre, de quoi agrémenter les longs moins d’hiver sibérien… pardon canadien… qui m’attendent.

De retour à l’hôtel, je m’achète un sous-marin dinde et jambon de 30cm chez Subway (5 euros). Je rédige en partie le texte que vous lisez.

Demain, mon programme est simple. Puisque mon avion décolle à 17h25, je dois être à l’aéroport à 14h25, ce qui me laisse le temps de faire mes valises en matinée et peut-être visiter le Musée Picasso.

Mais à 3h du matin, je me rappelle soudainement d’un bogue dans l’agenda électronique iCal d’Apple. Tout mon voyage avait été programmé de Montréal. Mais en changeant de fuseau horaire, iCal reprogramme le tout.

Concrètement, une pièce ou un concert programmé à 20h devient programmé comme s’il avait lieu à à 20h à Montréal, donc le jour suivant en pleine nuit à Paris. J’avais péniblement fait la correction pour tous mes concerts. Mais j’avais oublié de le faire pour mon vol de retour.

En consultant la confirmation d’Air Transat, ma crainte se confirme : mon vol est à 12h25 et non à 17h25. Je dois être à l’aéroport à 9h25. Je fais donc mes valises en pleine nuit et, sous le coup de l’énervement, n’arrive plus à me rendormir.

Je prends le petit déjeuner à l’hôtel, règle la note et prends le taxi pour l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle (51 euros).

Le voyage de retour se fait sans problème. Ce qui fait que je reviens à Montréal tout imprégné des souvenirs enchanteurs de la capitale française.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 26 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 12 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 21 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 25 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
7e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
9e  photo : 1/1200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 21

Publié le 27 octobre 2014 | Temps de lecture : 9 minutes

Ce matin, non seulement on change d’heure, mais je change de régime.

Jusqu’à maintenant, je mangeais le pain (sans beurre ni confiture) accompagné de jus d’orange. Puis je buvais une tasse de café. Ce matin, je tartine les rillettes de canard — achetées hier soir dans le Marais — sur le pain, que je mange en buvant mon café. Puis je bois le jus d’orange tranquillement en rédigeant mon compte-rendu d’hier.

Évidemment, c’est un repas dispendieux; 7 euros pour le petit déjeuner de l’hôtel et 5,9 euros supplémentaires pour les rillettes, cela fait 12,9 euros. Dans mon cas, cela vaut ce prix puisque ce repas, plus gras, calme la faim beaucoup plus longtemps; je n’aurai faim que vers 14h. De plus, grâce au 20% de foie de canard que ces rillettes contiennent, j’ai toute les vitamines A, D et B dont j’ai besoin pour la journée.

Le changement d’heure signifie que je ne peux plus me permettre de rédiger le résumé de ce que j’ai fait la veille jusque tard dans la matinée. Dès 11h, je quitte l’hôtel, mon compte-rendu déjà publié.

Aujourd’hui, il fait beau. Donc j’irai à l’Institut du monde arabe. Non pas parce que cet édifice ne peut être apprécié qu’au soleil, mais parce qu’il est à proximité du Jardin des plantes et que je compte y faire de la photographie infrarouge.

Mais d’abord je mets le cap sur le Musée du quai Branly.

Je me rends au métro Maubert-Mutualité et je marche le boulevard St-German vers l’ouest. Ce dimanche matin, cette rue est presque déserte. Les boutiques — dont beaucoup sont consacrées aux grands couturiers et à la décoration intérieure (surtout la cuisine) — sont fermées.

Au coin de la rue des Saint-Pères, il y a tellement de monde à la cathédrale ukrainienne St-Vladimir-le-Grand, qu’une trentaine de personnes doivent écouter la messe sur le trottoir.

Un peu plus loin, je tombe sur l’église Saint-Thomas-d’Aquin. C’est une église que j’ai déjà vu en 2004, mais qui m’a séduite comme si c’était la première fois.

Plus tôt au cours de ce voyage, je vous ai dit que si jamais vous visitez Paris, dès qu’un clocher apparait dans votre champ de vision, allez-y. Vous avez des bonnes chances d’y découvrir un lieu extraordinaire.

Saint-Thomas-d’Aquin fait partie de ces innombrables églises parisiennes méconnues qui sont des oeuvres d’Art.

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Chapelle Saint-Louis (derrière de choeur)

Derrière une façade baroque, l’intérieur contient des créations de nombreux lauréats du Prix de Rome. Pourtant, leurs contributions s’intègrent harmonieusement à l’édifice.

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Finalement, j’atteins le Musée du quai Branly. Ce musée est situé à proximité de la tour Eiffel. Il me reste trop peu de temps pour le visiter. Mais ce musée possède son propre jardin et c’est lui qui m’intéresse. Il fait soleil et j’adore prendre des photos infrarouges.

Végétalisation d’un mur extérieur du musée

Très majoritairement, les Parisiens trouvent que leur ville n’est pas assez verte. Les Montréalais pensent la même chose de la leur (même si Montréal, à l’exclusion du Centre-ville, est considérablement plus verte que Paris). On peut donc présumer que végétaliser est à la mode dans de nombreuses villes.

Le Musée du quai Branly nous en donne un bon exemple. Puisque les Parisiens détestent faire les choses d’une manière banale, il ne s’agit pas ici d’une simple paroi végétalisée; strictement parlant, c’est une mosaïculture.

Je prends ensuite le RER pour me rendre à la station St-Michel, acheter un sandwich au jambon, fromage et tomate pour 3,5 euros et parcourir le boulevard St-Germain vers l’Est.

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Attiré une fois de plus par un clocher, j’aboutis à l’église St-Nicolas-du-Chardonnet. Celle-ci a été construite entre 1656 et 1763.

Dans toutes les églises anciennes de Paris, les fidèles ne s’assoient pas sur des bancs (comme au Québec), mais sur des chaises. Parfois, une série de chaises plus basses leur fait face : ce sont des agenouilloirs. Lorsqu’il n’y en a pas, les fidèles s’agenouillent sur la pierre froide.

À l’extrémité Est du boulevard St-Germain, se trouve l’Institut du monde arabe. C’est une vitrine que se sont offerte vingt pays afin de montrer la richesse de leur culture. J’ai visité ce musée il y a une décennie et on en sort convaincu de la supériorité de la civilisation arabe sur la nôtre avant la Renaissance.

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Iris, vus de l’intérieur de l’édifice

L’édifice a été conçu par Jean Nouvel, un des plus brillants architectes actuels. C’est un de ses chefs-d’œuvre. La façade sud de l’édifice est inspirée des grillages de bois placés aux fenêtres des maisons traditionnelles arabes, et qui sont destinés à filtrer le soleil. Cette façade du musée est composée de 1 600 iris de métal dont l’ouverture est contrôlée par des cellules photo-électriques.

Je marche ensuite le long de la Seine, dans le Jardin Tino-Rossi. C’est un parc de sculptures modernes. Dans cet endroit plaisant, les gens viennent s’assoir en regardant la Seine, d’autres pour pêcher, faire du vélo, se promener avec des patins à roues alignées ou faire du jogging. Au moment de ma visite, dix couples y dansaient le tango.

Je vais ensuite au Jardin des Plantes. C’est à la fois un jardin botanique et un jardin zoologique. Je n’ai pas visité le zoo, présumant que les animaux sont les mêmes que partout ailleurs. Quant à la visite des serres — que j’ai faite pour six euros — elle n’en vaut pas la peine.

Beaucoup de visiteurs se pressent dans les jardins extérieurs gratuits. C’est un endroit agréable à visiter par temps ensoleillé, ce qui est le cas aujourd’hui.

Située à proximité, la rue des Arènes porte ce nom en raison des ruines des arènes romaines qui s’y trouvent. De nos jours, les joueurs de pétanque, de badminton, de ballon-panier, ou simplement de guitare ont remplacé les gladiateurs qui s’y affrontaient.

Au 14 rue Lacepède, à La Route du thé, je m’achète 100g de thé d’Assam Mangalam pour 12,6 euros.

Sur la rue Georges-Desplas se dresse la Grande Mosquée de Paris. Contrairement à toutes les autres mosquées que j’ai vues à travers le monde, celle-ci est ouverte au public (sauf la salle des prières qui n’est accessible qu’aux Musulmans).

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Salle des prières

Construit de 1922 à 1926, ce lieu est décoré d’arabesques (en céramique ou en pierre taillée), et agrémenté de jardins et de fontaines. La mosquée s’organise autour d’un grand patio protégé des intempéries par un toit de verre. Adjacente au patio, la salle des prières, d’inspiration maghrébine, est richement décorée.

Je remonte la rue piétonne Mouffetard et tourne à la rue Lacépède pour prendre le métro Place Monge. Au passage sur la rue Mouffetard — une des rue commerciales les plus agréables de Paris — je m’achète une crêpe au fromage et au jambon pour trois euros. Je demande au cuisinier de faire la crêpe non pas à la farine de sarrasin, mais à partir de son mélange pour crêpes sucrées. C’est ainsi qu’on m’avait fait la première crêpe que j’ai mangée à Paris en 2003. J’apporte la crêpe à ma chambre. Elle sera encore tiède à mon arrivée.

J’en profite pour ouvrir une bouteille de blanc que j’ai achetée la veille à l’épicerie pour 4,6 euros et qui dort depuis sur le bord de ma fenêtre. C’est un Saint-Pourçain. Cette appellation d’origine protégée — introuvable au Québec — est réalisée à partir de Chardonnay et d’un cépage spécifique à l’appellation, soit du Tressalier.

Le résultat est un blanc qui possède assez peu de caractère mais qui, justement, se boit comme du champagne. Il fera mon bonheur pour accompagner ma crêpe.

Je pars ensuite pour la rue Saint-Antoine pour trois raisons. M’acheter deux autres pots de 120g de rillettes de canard pour 11,8 euros aux Ducs de Gascogne : le patron m’offre gratuitement 65g de terrine de homard aux agrumes pour me remercier de ma fidélité.

Je retourne au bistrot L’Ardoise 86 afin de payer le verre de vin qu’on a oublié de me facturer hier soir.

Finalement, je vais au magasin Disk King St-Paul me procurer cinq autres DVDs de pièces de théâtre filmées à la Comédie française pour 7,9 euros chacun.

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges et objectif Lumix 14-42 mm II (la 3e photo), et appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14 mm F/4,0 (la 4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 15 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  3e  photo : 1/160 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 14 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 7 mm
  5e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
  7e  photo : 1/2000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 16 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 19 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel