Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque au MBAM

Publié le 9 septembre 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Affiche de l’exposition, dans le métro

Introduction

Du 18 juin au 30 octobre 2016, le Musée des Beaux-Arts de Montréal présente l’exposition Toulouse-Lautrec affiche la Belle Époque.

À la fin du XIXe siècle, c’est probablement l’artiste qui a le mieux capté l’esprit de la bohème artistique du quartier de Montmartre (où il habitait).

Son œuvre comprend 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris 31 affiches) et environ 5 000 dessins.

Ce peintre fut aussi un remarquable lithographe : il a exercé cette activité pendant une décennie.

Voilà ce que présente cette l’exposition. On y voit plus de quatre-vingt-dix estampes et affiches réparties dans trois salles.

La salle jaune

Aperçu de la première salle
Détail de la première salle
Confetti (1895)

Cette salle met principalement en vedette les affiches commerciales de Toulouse-Lautrec qui ne sont pas reliées au monde du spectacle.

Ce sont, par exemple, des affiches destinées à la promotion d’une revue littéraire, à annoncer la parution d’un livre, ou à faire la réclame d’une boutique de décoration intérieure.

Toulouse-Lautrec utilise souvent la technique du crachis; elle consiste à éclabousser la surface de gouttelettes d’encre afin de créer un effet de tonalité. Dans le cas ci-dessus — la couverture du catalogue d’une exposition de confettis de papier — le crachis est utilisé à des fins expressives.

La salle rouge

Aperçu de la deuxième salle
La Clownesse assise (Mademoiselle Cha-U-Kao), 1896

Cette salle illustre le talent de Toulouse-Lautrec en tant que portraitiste. On y voit les estampes de chanteurs et de comédiens que Toulouse-Lautrec a côtoyés.

Influencé par les estampes japonaises, Toulouse-Lautec reproduit les grimaces des acteurs et la théâtralité de leur langage corporel.

Le rouge de cette salle souligne à contrario l’utilisation parcimonieuse de la couleur dans les œuvres présentées dans celle-ci.

Ajoutant un environnement musical à son offre visuelle, le musée fait jouer dans cette salle des extraits de chansons de l’époque, interprétées par certains des artistes représentés dans l’exposition.

La salle anthracite

Aperçu de la troisième salle
Ambassadeurs : Aristide Bruant (1892)

L’exposition se termine par la présentation de plusieurs affiches de grand format et les estampes les plus célèbres de Toulouse-Lautrec.

Conclusion

Certaines des affiches de l’exposition sont bien connues parce qu’elles sont devenues emblématiques de la Belle Époque. Mais les copies présentées à Montréal le sont pour la première fois. Elles font partie d’une collection privée demeurée confidentielle jusqu’à maintenant.

Les affiches de Toulouse-Lautrec étaient conçues pour être éphémères. Ce qui fait toute la rareté de celles qui nous sont parvenues en bon état.

La réputation de Toulouse-Lautrec en tant que peintre a contribué au respect qui a entouré son activité d’affichiste. Voilà pourquoi, dès le départ, des collectionneurs ont fait l’acquisition de ce d’autres considéraient comme de vulgaires reproductions.

Il a exercé son activité alors que la lithographie (c’est-à-dire la gravure sur pierre) atteignait son apogée et permettait la reproduction en série d’estampes en couleur de grand format. Et c’est lui qui a donné ses lettres de noblesse à l’affiche.

Les grands aplats de couleur, les dégradés créés au crachis, les lignes noires qui délimitent les formes et les rendent identifiables de loin, confèrent aux affiches de Toulouse-Lautrec une modernité dont pourraient se réclamer les grands affichistes du XXe siècle.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 5e et 7e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/1,4 — ISO 2000 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 7 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 7 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 7 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1000 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le burkini et l’intolérance religieuse

Publié le 8 septembre 2016 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Imaginez qu’un grand couturier italien ait inventé une tenue de plage enveloppante, destinée à protéger les femmes du danger des rayons solaires ou à cacher les taches cutanées d’un mélanome.

Certains auraient réagi en affirmant qu’il serait plus simple pour ces femmes de demeurer chez elles. Mais d’autres auraient applaudi à cette occasion de profiter des joies de la baignade en évitant certains des dangers qui leur sont associés.

Dans tous les cas, ce nouveau vêtement — comme toute nouveauté vestimentaire féminine — aurait fait jaser. Mais pas au point de susciter les passions comme l’a fait le burkini cet été.

Historique

Le burkini n’est pas nouveau. C’est en 2003 que la styliste australienne Aheda Zanetti créa ce maillot de bain dans le but de libérer les femmes.

L’origine de ce vêtement remonte à un conflit.

La nièce de la styliste voulait jouer au ballon-panier. Mais aucune équipe féminine ne voulait l’admettre parce qu’elle portait un hijab et refusait de l’enlever (note : il s’agit de ce long vêtement qui ne laisse que le visage à découvert).

Lorsqu’une équipe l’a finalement admise, son hijab est rapidement apparu totalement inapproprié à la pratique du sport.

D’où l’idée de créer une tenue sportive moins encombrante tout en respectant les préceptes de modestie de la religion musulmane.

Mme Zanetti raconte sa propre expérience : « Je me souviens de la première fois que j’ai essayé le burkini (…) C’était la première fois de ma vie que je nageais en public. Et c’était absolument merveilleux. Je me souviens parfaitement de la sensation. Je me suis sentie libre, je me suis sentie émancipée, je sentais que la piscine m’appartenait. J’ai marché jusqu’au bout de la piscine avec les épaules bien droites.»

Ici même au Québec, depuis quelques années, trois commissions scolaires montréalaises permettent à des élèves musulmanes de porter le burkini aux cours de natation.

Passée inaperçue jusqu’ici, cette situation a été rattrapée par la controverse actuelle relative à ce vêtement.

Plusieurs arguments ont été invoqués pour s’opposer au port du burkini. Voyons-en quelques-uns.

Le burkini serait une régression

Si les femmes qui portent aujourd’hui le burkini revêtaient autrefois un autre type de maillot pour se baigner publiquement, il est difficile de voir en quoi le burkini serait une libération, comme le prétend sa créatrice australienne.

Mais si, au contraire, les femmes qui le portent étaient autrefois des femmes toutes vêtues qui demeuraient assises sur des chaises longues ou qui auraient aimé aller à la mer mais qui demeuraient chez elles, il faudrait conclure, en effet, que ce vêtement leur donne accès aux joies de la baignade.

A-t-on vérifié à quelle catégorie appartiennent les femmes qui portent ce maillot de bain ? À ma connaissance, il n’existe pas de données scientifiques à ce sujet.

Conséquemment, présumer que l’observabilité croissante du burkini soit un indice de la diffusion sournoise de l’extrémisme religieux dans nos sociétés est de l’ordre de la spéculation.

Le burkini est un affront aux valeurs républicaines

De quelle république s’agit-il ?

S’il s’agit d’un État dont la devise est Nudité, Égalité, Fraternité, il est évident que la modestie est un affront à ses valeurs profondes.

Mais si le premier mot de cette devise est plutôt ‘Liberté’, ne devrait-on pas laisser les femmes libres de décider par elles-mêmes de leur tenue vestimentaire.

De nos jours, chez les hommes, le port de la barbe et de la moustache redevient à la mode. Les choses étant ce qu’elles sont, ce n’est qu’une question de temps pour que la modestie féminine ostentatoire devienne ‘tendance’ et relègue la controverse du burkini aux oubliettes.

Ces femmes doivent être délivrées des mentalités qu’on leur a inculquées

Que sait-on des mentalités inculquées aux Musulmanes ?

Au point de vue culturel, chacun d’entre nous est une éponge. Sans le savoir, nous influençons et sommes influencés. Conséquemment, il est certain que les femmes portant le burkini sont ‘sous influence’, tout comme celles qui s’habillent autrement.

Vaincre les tabous et ses inhibitions est une forme d’affranchissement. Mais dans le cas précis de la modestie, est-ce que la combattre correspond à un avancement civilisationnel tel qu’il justifie que l’État s’en mêle ?

Le burkini, symbole de l’aliénation féminine

Le fond du problème, c’est que pour certains, l’Islam est une religion misogyne. Conséquemment, à leurs yeux, tout ce qui lui est associé est un symbole de l’exploitation des femmes.

Impuissants à combattre l’aliénation féminine, ils se donnent bonne conscience en s’attaquant futilement à ce qui, dans leur esprit, en fait figure de symbole.

Malheureusement, il est impossible de distinguer la persécution religieuse de la lutte contre ses symboles. Parce que tout dans une religion est de l’ordre du symbole et de son impact sur l’inconscient.

En réalité, les trois grandes religions monothéistes sont misogynes à des degrés divers, reflétant les mentalités de l’époque où elles sont nées.

Mais les religions pratiquées en Occident ont traversé diverses révolutions, dont la révolution féministe du XXe siècle.

Contrairement au Christianisme et au Judaïsme, dont l’épicentre est situé en Occident, l’Islam tel que pratiqué chez nous est déchiré entre son enracinement séculaire dans nos sociétés et son enseignement dogmatique financé par des pays qui ont échappé à cette révolution féministe et qui s’entêtent à promouvoir une pureté originelle fantasmée d’un dogme remontant au début du Moyen-Âge.

Et puisque le renversement de la dictature saoudienne n’est pas à l’ordre du jour, cela nous amène à nous poser cette question fondamentale : depuis quand l’émancipation de la femme se mesure en cm² de surface corporelle exposée à la lumière du jour ? A-t-on démontré que les femmes sont beaucoup plus libres dans les sociétés où tout le monde est nu ?

Le burkini trouble l’ordre public

Aux yeux de certains, le burkini est une provocation qui justifie leur animosité personnelle. Si bien que des stations balnéaires ont voulu l’interdire sous le prétexte qu’il troublait l’ordre public.

En 1668, Jean de La Fontaine publie la fable Le Loup et l’agneau. Il y écrit :


Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.

Dois-je en dire plus ?

La laïcité républicaine est sans issue

Sur ce blogue, j’ai eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises mon opposition à la laïcité de type républicain.

Celle-ci est comme la chicane; on sait quand elle commence mais on ne sait pas quand elle finit.

Elle commence par une interdiction faite aux employés de l’État de porter des signes religieux dits ‘ostentatoires’ (ce qui autorise les signes chrétiens, généralement plus discrets).

Mais une fois que le public a bien compris que les valeurs républicaines exigent qu’on évite de porter des signes ostentatoires d’appartenance religieuse, pourquoi devait-on les tolérer au sein des entreprises privées ? Est-on justifié de piétiner les valeurs nationales lorsqu’on ne travaille pas pour l’État ?

Alors les employés qui portent de tels signes sont ostracisés.

Après avoir ignoré les regards désapprobateurs et les insinuations malveillantes, les personnes ‘déviantes des valeurs nationales’ doivent ensuite faire face aux affrontements et aux insultes de collègues zélés.

Suivent ensuite les tentatives d’exclusion de l’espace public, comme en témoigne l’interdiction du burkini.

Et peu à peu on finit par comprendre que les arguments invoqués contre les Musulmanes pour les contraindre aux dictats de la Droite française ne constituent qu’un paravent à l’intolérance religieuse. Puisqu’en fin de compte, il ne s’agit que de cela.

Références :
Burkini — Viser l’inclusion
J’ai créé le burkini pour libérer les femmes, pas pour enlever leur liberté
La Charte de la laïcité : un mauvais départ
La paille et la poutre
Le projet de loi libéral au sujet de la neutralité de l’État (2e partie : laïcité vs neutralité religieuse)
Le prosélytisme de l’Arabie saoudite
Les arrêtés anti-burkini pris en France favorisent la « stigmatisation » des musulmans, selon l’ONU
Une lecture féministe arrogante et cavalière

Paru depuis :
Musulmans de France: plus d’un quart de rigoristes, une majorité de laïcs (2016-09-19)

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| Religion, Sociologie | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens

Publié le 7 septembre 2016 | Temps de lecture : 6 minutes

Historique

Depuis l’Antiquité, on sait qu’il suffit de percer un trou dans le mur d’une pièce maintenue dans l’obscurité — ou Camera obscura — pour que le mur opposé affiche l’image inversée de ce qui se passe à l’extérieur de cette pièce.

Mais c’est seulement au XIXe siècle qu’on a trouvé les moyens de fixer de manière permanente l’image produite par un boitier servant de camera obscura.

Le premier à réussir ce défi fut l’inventeur Nicéphore Niépce en 1826. Mais son procédé nécessitait huit à dix heures d’exposition.

Après la mort de Niépce, en 1833, un de ses associés trouva un moyen de réduire les temps de pause à quelques dizaines de minutes. Cet associé s’appelait Louis-Jaques-Mandé Daguerre.

Le 19 aout 1839, Daguerre annonce la mise en marché d’un appareil nommé daguerréotype qui combine toutes les technologies photographiques de pointe de son époque.

Daguerréotype fabriqué en 1845

C’est un boitier à l’arrière duquel se trouve une plaque de cuivre recouverte d’argent rendu sensible à la lumière par des vapeurs d’iode. Puis à l’avant, il ajoute un objectif achromatique (composé de deux lentilles qui corrigent mutuellement une bonne partie de leurs défauts). Cet objectif est fabriqué par l’opticien Charles Chevalier.

Il est à noter que le nom daguerréotype définit à la fois le procédé photographique mis au point par Daguerre et l’appareil qui en tirait parti.

Première photo par daguerréotype

La première photographie représentant des êtres humains sera réalisée grâce au daguerréotype. La scène est captée en 1839 sur le boulevard du Temple, dans le Marais, à Paris.

Dans le coin inférieur gauche, on voit un passant qui faisait cirer ses chaussures par un cireur ambulant. En raison du long temps d’exposition, ils sont les seules personnes qui, sur cette rue animée, sont demeurées suffisamment longtemps immobiles pour apparaitre sur la photo.

La renaissance de l’objectif de Charles Chevalier

L’objectif et ses plaques d’ouverture

Depuis peu, la compagnie Lomography met à la disposition des photographes une version moderne de l’objectif créé pour l’appareil de Daguerre.

Cette version moderne s’appelle le Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens.

Il est fini en laiton (comme l’original) ou noir. Mais au lieu d’effectuer la mise au point à l’aide d’un bouton rotatif, cela se fait par une bague (comme sur les objectifs modernes).

À ouverture maximale, soit F/2,9, il est considérablement plus lumineux que l’original à F/17.

Les objectifs de Chevalier n’ont jamais été dotés d’iris permettant d’ouvrir ou de fermer le diaphragme. Toutefois, à la fin des années 1850, ses modèles étaient dotés de fentes par lesquelles on pouvait glisser des plaques d’ouverture; celles-ci sont trouées d’ouvertures de diamètres différents ayant pour but de modifier la luminosité de l’image.

Ces plaques servaient surtout à bloquer les rayons lumineux périphériques, responsables du manque de netteté de l’objectif.

Coupe de l’objectif

Le Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens possède lui aussi une telle fente et son fabriquant offre des plaques d’ouvertures rondes ou de fantaisie. Ces dernières permettent de créer des reflets lumineux adoptant des motifs particuliers.

L’objectif est vendu accompagné de seize plaques d’ouvertures : six plaques à ouverture ronde et dix plaques de fantaisie.

Précisons que le caractère unique des photos prises par les appareils du XIXe siècle dépendait non seulement de l’objectif utilisé, mais également de la nature du support photographique et ses techniques de développement.

Voilà pourquoi aucune des photos qui suivent ne ressemble à la première photo de ce texte.

Ma première séance de photos

À la manière des années 1950
À la manière des cartes postales de la fin du XIXe siècle
Lumière éthérée
Reflets de lumière en étoile

Le 2 septembre, je recevais ma copie de cet objectif. Dès le lendemain, je m’empressais d’effectuer ma première séance photographique au Jardin botanique de Montréal.

Chaque prise a été traitée avec l’ensemble des filtres artistiques offerts par mon appareil OM-D e-m5. Ceci avait pour but de découvrir lequel de ces filtres s’harmonisait le mieux avec les caractéristiques de l’objectif.

Les photos obtenues ont beaucoup de personnalité mais sont tellement différentes qu’on les croirait prises par différents photographes et ce, à des époques différentes.

Précisions que seule la troisième photo a fait l’objet d’un traitement sous Photoshop.

Ma deuxième séance de photos

À la suite de cette première séance, je me suis rendu compte que l’utilisation de filtres ne permet pas de distinguer les caractéristiques propres à l’objectif.

Je me suis donc rendu dans le Vieux Montréal afin de réaliser des portraits de rue sans recourir aux filtres de mon appareil.

À F/4,5 (photo telle quelle)
À F/4,5 mais traitée pour ressembler à une photo prise à F/2,9
À F/2,9 (telle quelle)

À ouverture maximale (F/2,9), lorsque le sujet se trouve relativement éloigné, le résultat obtenu s’apparente beaucoup celui qu’on obtiendrait à F/4,5 lorsque la photo est combinée avec une copie d’elle-même rendue floue par traitement sous Photoshop (flou de 25 pixels, dans ce cas-ci).

À F/2,9 — contraste ajouté
À F/2,9 — transformée en noir et blanc à l’aide de Google Silver Efex Pro

Toutefois, en plan rapproché, les caractéristiques uniques de l’objectif se précisent. Conséquemment, il est beaucoup plus difficile de les recréer artificiellement.

En somme, cet objectif possède une signature originale qui offre des possibilités créatrices intéressantes pour les photographes qui voudront sortir des sentiers battus.

Références :
Charles Chevalier
Daguerréotype
Histoire de la photographie
Lomography pays homage to Daguerre and Chevalier with Daguerreotype Achromat 2.9/64 Art Lens
History — The Lomography Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens
The History of Petzval Lenses

Détails techniques de mes photos : Olympus OM-D e-m5, objectif Daguerreotype Achromat 64mm F/2,9 Art Lens
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
6e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 64 mm
7e  photo : 1/640 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 64 mm
8e  photo : 1/320 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 64 mm
9e  photo : 1/160 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 64 mm

Autres textes relatifs à des objectifs photographiques :
La photo 3D avec l’Olympus OM-D e-m5
L’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8
L’objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 : premières impressions
L’association du M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 et du multiplicateur de focale MC-14 en proxiphotographie
L’objectif M.Zuiko 60 mm Macro
L’objectif Helios 40-2 85 mm F/1,5 sur appareil m4/3

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 12e partie

Publié le 6 septembre 2016 | Temps de lecture : 1 minute
Hémérocalle ‘Going Places’
Hémérocalle ‘So Many Rivers’
Hémérocalle ‘El Desperando’
Hémérocalle ‘Allegiance’
Hémérocalle ‘The Champ’

Puisqu’un tout petit nombre d’hémérocalles sont encore en fleur au Jardin botanique, je m’empresse de publier ces photos, prises il y a un mois.

Ce qui termine la série de photos consacrées à ces fleurs cette année.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 100 — 119 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ammolite : le gemme canadien

Publié le 5 septembre 2016 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Ammolite

Tout comme le corail et la nacre, l’ammolite est une pierre ornementale d’origine animale. C’est seulement en 1981 que la Confédération internationale de Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie des diamants, perles et pierres (CIBJO) l’a reconnue comme telle.

Au Canada, l’ammolite est la gemme officielle de l’Alberta. Dans cette province, une multitude de bijoutiers l’offrent à des prix très variables selon la taille et la couleur.

De plus, au Salon des métiers d’arts de Montréal, un nombre croissant de bijoutiers réalisent des créations à partir de cette pierre, en raison de son aspect unique.

Origine

L’ammolite est né de la minéralisation du fossile de certains mollusques disparus il y a 66 millions d’années.

À l’époque, ils étaient communs. On retrouve donc leurs fossiles un peu partout sur Terre. Toutefois, de manière générale, leur couleur ne se distingue pas de celle des autres fossiles.

Dans le cas particulier de l’Est des montagnes Rocheuses, ces coquillages se sont fossilisés sous des conditions particulières de température et de pression qui leur ont conféré une multitude de couleurs irisées.

Plus précisémfent, c’est dans la région albertaine des Badlands que ces fossiles adoptent les couleurs les plus vives et où, conséquemment, l’ammolite est la plus précieuse.

Badlands albertaines

Les Badlands sont des formations géologiques sujettes à l’érosion de l’eau en raison de leur composition calcaire ou argileuse.

Les rivières qui y coulent ont gravé un paysage raviné qui, à vol d’oiseau, ressemble aux racines d’un arbre. Impropres à l’agriculture, ces terres ont donc été nommées Badlands, ce qui veut dire mauvaises terres.

Composition

Ammolite, vue de près

L’ammolite contient de l’aragonite (de la famille des carbonates), soit le composant principal de la nacre. Cela n’est pas étonnant puisque la nacre est un minerai bio-synthétisé lors de la fabrication du squelette des mollusques.

C’est la contamination superficielle de cette nacre par des sels minéraux lors de la fossilisation du mollusque qui donne à l’ammolite ses différentes couleurs.

L’ammolite représente une couche très mince (de l’ordre des 0,5 à 0,8mm d’épaisseur) à la surface du coquillage fossilisé. Sa dureté n’est pas très élevée, ce qui la disqualifie au titre de pierre précieuse.

Pour ces deux raisons, les joailliers ne tentent jamais d’isoler complètement l’ammolite de son support coquillier.

De plus, les bijoux en ammolite sont habituellement protégés par une couche de quartz transparent. Voilà pourquoi les bijoutiers les achètent des grossistes selon leur apparence et leur taille, mais jamais en fonction de leur poids (puisque celui-ci comprend celui du quartz).

Mollusques concernés

Le nom ammolite ressemble à Ammonite (avec un ‘n’). Cela n’est pas une coïncidence.

Les Ammonites sont une variété de mollusques éteints dont la carapace ressemblait à celle des escargots d’aujourd’hui. Leur coquillage était donc replié sur lui même et seule la dernière chambre était occupée par l’animal.

En Alberta, l’ammolite est extraite commercialement du fossile de trois Ammonites : Placenticeras costatum, Placenticeras intercalare et Placenticeras meeki.

Le processus géologique qui a produit de l’ammolite à la surface de ces fossiles a affecté la fossilisation d’autres mollusques albertains.

Mais les fossiles microscopiques iridescents n’ont pour l’instant aucune application commerciale. Seuls les mollusques qui ont atteint des tailles importantes peuvent aujourd’hui être façonnés de manière à libérer des plaques d’ammolite suffisamment grandes pour servir à la bijouterie, notamment Placenticeras intercalare, dont la surface arrondie est plus lisse que celle de Placenticeras meeki.

On trouve de l’ammolite non seulement à la surface extérieure de ces fossiles mais également aux surfaces internes du coquillage (dont les cloisons). Toutefois, chez les Ammonites, ces cloisons étaient généralement irrégulières, ce qui réduit d’autant leurs débouchés commerciaux.

Quant aux surfaces extérieures, elles portent souvent les marques des morsures des prédateurs de ces mollusques — notamment les reptiles marins de la famille des Mosasauridae — qui ont exterminés ces mollusques il y a 66 millions d’années avant de disparaitre eux-mêmes peu de temps après, tout comme les autres dinosaures. On peut avoir un exemple de ces morsures au centre de la dernière photo.

Préciosité

Le prix de l’ammolite dépend non seulement de sa taille, mais surtout de sa couleur et des motifs à sa surface.

Si le brun et l’orange sont des couleurs caractéristiques de l’ammolite, c’est aussi ce qui la rend moins précieuse.

Un bijou en ammolite bleue aura davantage de prix car il est rare de retrouver de grandes surfaces d’ammolite de cette couleur.

De plus, sous une surface lisse et transparente, lorsqu’un couche sous-jacente opaque est l’objet de fissures, la finesse du grain apparent augmente la valeur de la pièce. Tout comme lorsque cette couche colorée sous-jacente semble être tridimensionnelle.

Références :
Ammolite
Understanding Ammonites
Pierre fine
Pierre précieuse

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’enregistrement automatique des passagers dans les aéroports canadiens

Publié le 5 septembre 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

Afin d’accélérer l’enregistrement des passagers, les aéroports canadiens mettent à la disposition des voyageurs des bornes prévues à cette fin et dotées d’écrans tactiles.

Si vous devez prochainement effectuer un vol aérien en partance d’un de ces aéroports, le présent article vise à vous préparer à l’enregistrement automatique s’il est dans votre intention d’y recourir.

Reçu de l’achat du billet

Avant de démarrer le processus, ayez à portée de la main un des documents suivants :
• la confirmation expédiée par le transporteur par courriel à la suite de l’achat de votre billet (ci-dessus), ou
• votre passeport (nécessaire seulement pour un vol international).

Borne d’enregistrement automatique

La première étape consiste à choisir votre compagnie aérienne.

Critères de recherche pour trouver votre réservation

La seconde étape sert à trouver votre réservation.

Si vous choisissez d’effectuer une recherche par le code de réservation, ce code est indiqué sur la confirmation de votre réservation (entouré en rouge sur la première photo).

Si vous deviez plutôt choisir d’effectuer cette recherche par nom et numéro du vol (ici WS 3143), ce document l’indique également.

Si vous deviez choisir l’option ‘Passeport’, il vous faudra taper son numéro ou l’insérer dans le lecteur de passeport situé plus bas.

Résultat de la recherche de l’identité du voyageur

L’appareil trouve votre nom et vous demande de le confirmer.

Précision quant au sexe

Il vous demande ensuite de préciser votre sexe.

Details de la réservation

Puis, il trouve votre réservation et en affiche les détails.

À cette étape, vous pouvez changer de siège si vous regrettez celui que vous avez choisi au moment de l’achat du billet.

L’écran suivant vous demandera si vous transportez ou non des matières dangereuses et des armes à feu.

Déclaration des bagages

Puis vient l’étape de l’enregistrement des bagages. Précisions que cette étape concerne uniquement les bagages destinés à être entreposés dans la soute aux bagages de votre avion.

Si vos seuls bagages sont ceux que vous avez le droit de transporter à bord, vous répondez ‘Non’.

L’écran suivant sert à la déclaration des aides à la mobilité ou de l’équipement pour bébés pour enfants que vous avez l’intention d’amener à bord si c’est le cas.

Précision du nombre de bagages

Puis, on vous demande de préciser le nombre de bagages à entreposer dans la soute aux bagages de l’avion.

L’écran suivant est un récapitulatif des frais à payer pour les bagages transportés.

Paiement des frais de bagage

S’il y a des frais à payer, on vous demandera d’insérer votre carte de crédit dans le lecteur approprié sous l’écran (à la droite du lecteur de passeport).

Impression des documents

Puis l’appareil imprime vos cartes d’embarquement et tout ce qui est nécessaire à l’identification de vos bagages.

Apportez le tout aux les comptoirs du transporteur afin de montrer votre carte d’embarquement et de laisser les bagages destinés à la soute de l’avion.

Voilà. Il ne vous reste plus qu’à passer l’étape de la sécurité et d’attendre l’embarquement.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta – Conclusion

Publié le 3 septembre 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

Imaginez la frustration des Québécois si la première chose qui viendrait à l’esprit de tout le monde lorsqu’on parlerait de notre province, c’était des forêts dévastées par des coupes à blanc. Ou bien les paysages lunaires de ces sites miniers laissés illégalement à l’abandon dans le Grand-Nord québécois.

C’est pourtant une situation équivalente que vivent les Albertains. L’immense majorité des Étrangers ne voient de l’Alberta que les bouleversements environnementaux que l’extraction des sables bitumineux y occasionne.

De plus, 51% de la production électrique albertaine provient de la combustion du charbon et 39% provient de celle du gaz naturel.

C’est donc avec étonnement qu’on voit défiler les prairies verdoyantes et les vastes étendues de pâturage de cette province lorsqu’on la survole en avion.

Depuis quelques années, je lis occasionnellement les résultats de sondages qui présentent de manière avantageuse la qualité de la vie en Alberta.

J’ai toujours pensé qu’il s’agissait-là de sondages sans valeur scientifique comme on voit une multitude sur les médias sociaux.

Mais lors de la visite de cette province, j’ai été confronté au ‘paradoxe albertain’.

Ce paradoxe, c’est que, d’une part, l’économie de cette province est relativement dépendante de l’extraction de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon). Mais d’autre part, c’est aussi une province dont les citoyens vivent très majoritairement dans des villes propres, à la fois modernes et très peu polluées.

Et c’est là qu’on trouve des paysages naturels parmi les plus beaux au monde.

Essentiellement, l’Alberta est donc un endroit plaisant à vivre où on peut passer en peu de temps de la plaine à la forêt, puis à la montagne. Avec cette multitude de sports qui tirent parti de ces environnements fort différents

Toutefois l’étranger qui veut visiter cette province doit savoir que l’hébergement y est très onéreux. C’est ainsi qu’une des deux chambres que j’ai partagées avec mon frère sur la promenade des glaciers coutait 640$ la nuit.

De plus, l’offre culturelle à Calgary (la métropole) et Edmonton (la capitale) ne peut rivaliser avec celle de Montréal et de Toronto dont les bassins de population sont plus grands et qui ont concentré dans leurs centres-ville respectifs une grande quantité de lieux de création.

Ce qui ne veut pas dire que l’Alberta ne soit intéressante que pour ses paysages naturels. Les intéressés à visiter cette province auraient donc tort de ne pas en profiter pour consacrer quelques jours à visiter Calgary et Edmonton.

Et dans tous les cas, ceux qui voudraient prendre la promenade des glaciers doivent s’habiller chaudement, même en été.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta – Jour 9 (et fin)

Publié le 28 août 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Petit déjeuner au Delta Kananaskis Lodge
Mes minipâtisseries au petit déjeuner

Pour 24$, le petit déjeuner au Delta Kananaskis Lodge comprend à volonté des céréales froides, du gruau, les mets typiques d’un déjeuner ‘continental’ (œufs brouillés, fèves au lard, saucisses et bacon), du saumon fumé, des fruits, du yogourt, des minipâtisseries, et des omelettes préparées par un cuisinier sur place (hors-champ sur la première photo).

Il comprend aussi des quartiers de ‘pamplemousse brulée’. Je m’attendais au pire, anticipant une amplification de l’amertume des membranes de ce fruit. Mais il s’agit de quartiers pamplemousse rose de Colombie canadienne (étonnamment très peu amère) légèrement saupoudrés de sucre à glacer avant la cuisson au four. C’est vraiment très bon. (Note : Le pamplemousse est l’objet d’une interaction dangereuse avec de nombreux traitements médicamenteux).

Poubelle à l’épreuve des ours

Pour déverrouiller et ouvrir les poubelles à l’extérieur de notre hôtel, il faut pousser un bouton situé au fond d’une poignée. Cette poignée est trop étroite pour qu’un ours puisse y glisser une patte.

Vallée de la rivière Bow

Hier soir, en parcourant la route Kananaskis Trail pour nous rendre à notre hôtel, nous avons cru traverser une plaine. En réalité, notre établissement est situé près du bord d’un plateau surmontant la vallée de la rivière Bow.

Il suffit d’une marche de trois minutes sur un sentier plat qui traverse le boisé à l’arrière de l’hôtel pour atteindre le bord de ce plateau et avoir une vue superbe de cette vallée.

Ces Rocheuses (peuplées exclusivement de conifères) et leurs vallées (où poussent des conifères et quelques feuillus), constituent le premier type de paysage que nous verrons aujourd’hui.

Puits de pétrole
Ranch

Le deuxième type de paysage est celui de collines. Peu boisées, celles-ci servent au pâturage des grandes fermes d’élevage bovin. On y trouve quelques vaches Holstein (pour leur lait) et surtout des bovidés Angus (pour leur viande).

Prairie albertaine

Le troisième type est celui de plaines servant soit au pâturage ou à la culture céréalière.

En Alberta, il y a deux récoltes de blé par année. Une première se fait en aout (comme en témoignent les balles de paille à gauche) et le blé de printemps (récolté en avril ou en mai).

Quinze kilomètres à l’ouest de Calgary, la Transcanadienne rejoint le réseau routier de la province.

Celui-ci est constitué d’axes essentiellement rectilignes qui se coupent perpendiculairement; les axes est-ouest sont espacés d’un mile (1,6km) tandis que les axes nord-sud le sont de deux miles (3,2km).

Vue nocturne de Toronto

Puis nous prenons l’avion de Calgary à Montréal (avec escale à Toronto).

Sur la photo ci-dessus, le centre-ville de Toronto est en haut, à gauche, tandis que la grande surface sombre au centre, à droite, représente les pistes d’atterrissage de l’aéroport (entourées de ses installations, illuminées).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 18 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 10 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 14 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 40 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 40 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta – Jour 8

Publié le 27 août 2016 | Temps de lecture : 6 minutes

Parcourir la Promenade des glaciers nécessite qu’on soit habillé chaudement. Durant notre séjour, la température dans les vallées atteignait 17° Celsius mais seulement 7°C en montagne.

De plus, entre les villes, on doit effectuer de longues distances sans possibilité de se ravitailler et de faire le plein d’essence. Donc il faut en profiter lorsqu’on en a l’occasion.

Ce matin, nous éviterons de prendre le petit déjeuner dans le restaurant trop froid du Maligne Lodge. Nous nous rendons plutôt à l’autre extrémité de la ville pour nous restaurer au Sawridge Inn and Conference Center. Leur buffet est abordable, varié et délicieux.

Notre programme de la journée est de parcourir les 291km qui séparent Jasper de Banff. Chacune de ces villes est le chef-lieu d’un parc national homonyme. Ces deux parcs allongés se suivent en diagonale du nord-ouest au sud-est.

Le glacier Athabasca

À mi-chemin entre Jasper et le lac Louise, nous rencontrons le glacier Athabasca.

Celui-ci est un des six principaux glaciers des parcs nationaux de Jasper et de Banff. C’est également un des glaciers les plus visités d’Amérique du Nord. Des autobus permettent aux visiteurs d’y marcher aux endroits moins inclinés.

En raison des réchauffements climatiques, il s’est retiré de 1,5km depuis 125 ans et a perdu la moitié de son volume.

La borne qu’on peut voir dans le coin inférieur droit de la photo indique la limite du glacier en 1942.

Immédiatement après ce glacier, nous pénétrons dans le parc national de Banff.

Vue du lac Bow
Immensité du paysage au lac Bow

Environ 35km au nord du lac Louise, nous décidons d’arrêter quelques instants au lac Bow. C’est la source de la rivière homonyme qui alimente Calgary, distante d’environ 300km.

Je suis stupéfait devant la beauté du paysage et de la pureté de l’eau. Celle-ci est légèrement turquoise en raison de la petite quantité de soufre qu’elle contient.

Et je réalise que certaines peintures du Groupe des Sept ne sont pas une idéalisation de la nature canadienne, mais des toiles en deçà de la réalité.

Vue du lac Louise

Puis nous prenons le repas du midi au Fairmont Château Lake Louise. J’y prends une soupe et un filet de saumon accompagné de légumes sautés.

Traverse d’animaux

Le long des 58km qui séparent le lac Louise de Banff, la route Transcanadienne est clôturée. Mais à plusieurs endroits, on a fait construire des viaducs plantés d’arbres — au cout d’un million de dollars chacun — afin de permettre aux animaux sauvages de traverser l’autoroute sans danger. On les appelle écoducs ou passages fauniques.

Indicateur des points cardinaux
Tout près des chutes Bow

À Banff, nous allons prendre quelques photos aux chutes Bow.

Immédiatement après celles-ci, la rivière Bow fait un coude, à sa jonction avec la rivière Spray (à droite, hors champ).

Des entreprises offrent aux visiteurs la possibilité de canoter à la surface frémissante des eaux turquoise de la rivière Bow.

L’Islande est renommée pour sa géothermie. On ignore généralement que quelques villes albertaines sont aussi alimentées par des sources thermales. C’est le cas de Banff.

Même si cette eau est potable, on ne s’en sert pas comme eau du robinet en raison du fait qu’il faudrait la refroidir. Toutefois, certains hôtels tirent profit de la géothermie albertaine pour offrir à leur clients la baignade extérieure même en hiver s’ils acceptent toutefois sa très légère odeur d’anhydride sulfureux (c’est-à-dire d’œufs pourris).

Quelques abreuvoirs de ma ville natale sont alimentées par une telle eau — froide à Joliette — très appréciée des Joliettains mais généralement détestée par tous les visiteurs.

Hôtel Fairmont Banff Springs et son golf privé, vus du téléférique

Trente minutes plus tard, nous voilà aux pieds de la montagne Sulfur (ce qui veut dire soufre). Un téléférique (qu’on appelle gondola en anglais) nous transportera au sommet de cette montagne, haute de 2 450 mètres.

Sur la photo ci-dessus, prise en fin de journée, on notera le léger arc-en-ciel au haut de l’image, vers la droite.

Belvédère du mont Sulfur
Vallée de la rivière Bow

Du belvédère, on accède à une promenade de bois qui offre une vue panoramique de la vallée de la rivière Bow. Cette promenade culmine au pic Sanson.

En 1948, ce pic fut nommé en l’honneur de Norman Bethune-Sanson, un météorologiste qui fit construire en 1903 une minuscule station de recherche à cet endroit et dont il fut responsable jusqu’à sa retraite en 1945 (à l’âge de 84 ans).

Puis nous prenons la route vers le ‘village’ Kananaskis, situé à 70km au sud-est de Banff. Il s’agit en fait d’un complexe hospitalier connu sous le nom de Delta Hotels Kananaskis Lodge.

Nous y prenons le repas du soir. Après une entrée de fromages et de charcuteries, je prends un hambourgeois de bœuf Angus (c’est le nom d’une race bovine) accompagné de frites.

Puis nous allons à nos chambres pour la nuit.

Note : si vous consultez ce texte sur un appareil pourvu d’un grand écran, n’hésitez pas à cliquer sur les photos qui vous intéressent pour les voir en plus haute résolution.

Détails techniques : Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge de 720nm et objectif Lumix 14-42 mm II (5e photo), appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e, 4e, 7e et 10e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6e, 8e et 9e photos)
  1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
  3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
  4e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/5,5 — ISO 100 — 36 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  7e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
  8e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
10e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta – Jours 6 et 7

Publié le 26 août 2016 | Temps de lecture : 5 minutes

Au sixième jour, c’était le mariage de ma sœur.

Puisqu’il s’agit d’un évènement privé, je ne vous en ferai pas de compte-rendu si ce n’est pour dire deux mots au sujet de l’hospitalité des Albertains.

Au sein du Canada, il existe une rivalité entre les différentes régions du pays et plus particulièrement entre les provinces de l’Ouest (dont l’Alberta) et les provinces centrales (l’Ontario et le Québec).

À ce mariage, il y avait une centaine d’invités. À aucun moment, je n’ai senti un ressentiment ou entendu une allusion malveillante à notre égard, mes frères et moi qui sommes Québécois.

Nous avons été accueillis comme de nouveaux membres de la famille. Et moi qui suis de nature réservée — ce qui ne parait pas à mes écrits — je me suis senti parfaitement à l’aise, comme si je retrouvais des amis.

En route vers Jasper

Le lendemain vers 11h, les mariés partent en voyage de noces effectuer la Promenade des Glaciers en auto. Ils sont accompagnés de deux chaperons (mon frère François et moi).

Pour nous y rendre et en sortir, nous emprunterons trois routes; la route 16 (à deux voies opposées) entre Edmonton et Jasper, la route 93 (également à deux voies opposées) de Jasper au lac Louise, et l’autoroute Transcanadienne (à quatre voies) du lac Louise à Calgary.

L’Alberta jouit d’un climat continental. Les jours de pluie, les averses durent généralement entre trente minutes et deux heures alors que le reste de la journée est nuageux ou ensoleillé.

Annuellement, une ville comme Calgary reçoit en moyenne 32cm de pluie et 127cm de neige alors que Montréal reçoit environ le double, soit 78cm de pluie et 209cm de neige.

C’est seulement lorsque des nuages nés au-dessus du Pacifique sont poussés par un vent d’ouest au-delà des montagnes Rocheuses que l’Alberta connait de véritables journées pluvieuses. Cela fut le cas au cours de cette septième journée de voyage.

Si beaucoup de personnes préfèrent photographier des paysages baignés de lumière, j’estime que les jours de pluie ont leur propre esthétique, tout aussi valable que celle de journées ensoleillées.

Après avoir parcouru les 362km qui séparent Edmonton de Jasper, nous atteignons finalement cette dernière cinq heures plus tard.

C’est une ville d’environ quatre-mille résidents dont l’économie dépend essentiellement du tourisme. Les maisons y sont à un ou deux étages, généralement aux toits pointus (afin d’éviter l’accumulation de neige). Cette ville est située au centre d’un parc national qui porte son nom.

Au lac Pyramid
Au lac Pyramid

C’est en passant par Jasper qu’on atteint le lac Pyramid, situé à 5km. Il s’agit d’un endroit charmant qui, au moment de notre visite, donnait l’impression d’un lac des Laurentides, au Québec, en raison d’un ciel bas qui cachait les montagnes environnantes.

Wapiti nettoyant ses cornes en les frottant dans des broussailles

Le parc national Jasper — qui fait 10 878 km² — protège 53 espèces de mammifères, dont des carcajous, des caribous, des cougars, des coyotes, des castors, diverses variétés de cerfs, des grizzlis, des lynx, des marmottes, des mouflons, des orignaux, des ours, des picas, des porcs-épics, des spermophiles, des wapitis, etc.

Sans être apprivoisés, ces animaux ne craignent pas les êtres humains. Il est toutefois conseillé de ne pas s’approcher trop près d’eux puisque certains (les carcajous et les ours, par exemple) qui peuvent être dangereux.

Nous revenons à Jasper prendre possession de notre chambre au motel Maligne Lodge, situé à l’extrémité sud de cette ville.

Tables du WickedCup Café

Dans son restaurant trop climatisé, le dessus des tables en acrylique renferme les tranches de troncs d’arbres.

Nous partons prendre le repas du soir au restaurant Miss Italia de Jasper. J’y prends une soupe minestrone et une poitrine de poulet parmesan accompagné de spaghetti.

Et puisque la nuit ne tombe qu’entre 21h et 22h à ce temps-ci de l’année, nous avons le temps d’effectuer une visite au Fairmont Jasper Park Lodge.

Luminaire du Fairmont Jasper Park Lodge

Ce complexe hospitalier est situé un peu à l’Est de Jasper mais on l’atteint en effectuant un long détour de 7km vers le nord.

Il offre 446 chambres. Certaines sont de petites cabines en bois rond, peu fenêtrées, et décorées de manière rustique. D’autres sont de grandes chambres modernes qui offrent une vue splendide sur le lac Beauvert. L’hôtel possède son propre club de golf.

Puis nous revenons à notre hôtel de Jasper pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e et 5e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (6e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4e photo)
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
2e photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
3e photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
4e photo : 1/160 sec. — F/3,5 — ISO 320 — 75 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 500 — 14 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 30 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel