La Havane – De Montréal à La Havane

Publié le 16 décembre 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Cette vidéo résume la première journée de mon voyage à La Havane, le 29 octobre 2012.

Elle débute par une photo de ma destination, cette chambre située au premier étage du 317 rue Lamparilla, dans le quartier de la Vieille ville.

De 0:34 à 0:53, nous avons un aperçu de l’aéroport de Toronto (où nous faisons escale avant de repartir pour la capitale cubaine).

L’arrivée à La Havane nous montre une ville qui, vue des airs, est nettement moins éclairée la nuit que l’est Montréal.

À la descente de l’avion, nous sommes accueillis par des gardiens dont les limiers sont de sympathiques épagneuls.

L’intérieur de l’aéroport est vieillot mais propre : les formalités y sont relativement rapides et efficaces.

La monnaie destinée exclusivement aux touristes s’appelle le Peso convertible. Elle n’est disponible qu’une fois arrivée à Cuba et n’a plus de valeur une fois sortie du pays. On l’obtient dans les grands hôtels, les bureaux de change répartis dans la ville et à l’aéroport.

De nuit, le trajet vers ma destination ressemble à celui qu’on fait à partir de l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride; le long de la route, des palmiers au début, puis des bâtiments industriels suivis de résidences privées.

Dans la Vielle ville, les rues sont peu éclairées et très mal entretenues. Dans la vidéo, alors qu’il est vers 23h, tout semble gris et poussiéreux.

Après le mot de bienvenue de mes hôtes (Carmen et William), j’offre quelques présents utilitaires puis je montre dans ma chambre pour y défaire mes valises et me coucher.

Celle-ci est d’une propreté impeccable. Dépourvue de fenestration proprement dite, elle n’est séparée de la rue que par une petite porte-fenêtre à deux volets qui partent du sol et qui font environ 1,7 m.

L’effet visuel à la toute fin de la vidéo (après le générique) n’est pas un bogue mais un clin d’œil à The Twilight Zone, une série télévisée très populaire au début des années 1960, dont chaque épisode recourait à cet effet spécial.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de La Havane dans le diaporama Nostálgica

Publié le 14 décembre 2012 | Temps de lecture : 1 minute
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Même si ce sont de vieilles voitures américaines qui sont en vedette dans le diaporama Nostálgica, certaines de leurs photos servent de prétexte pour donner un aperçu de la ville.

À titre d’exemple, la troisième image ci-dessus montre un édifice à la tourelle carrée, partiellement caché par des arbres. Situé à une intersection de l’avenue des Présidents (au premier plan), l’édifice abrite le Museo de la Danza : ce dernier est en fait un musée consacré au ballet.

Rappelons que les images de ce diaporama ont été traitées au moment de la prise par l’appareil photo de manière à leur donner un style qui rappelle les cases de bandes dessinées.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les infrarouges de La Havane

Publié le 4 décembre 2012 | Temps de lecture : 1 minute

 
Le diaporama ci-dessus présente les photos infrarouges que j’ai prises dans les différents parcs de la capitale cubaine en novembre 2012. On y voit également deux courtes vidéos tournées également en infrarouge.

Après la vidéo « Nostálgica », métallique et colorée, voici son exact contraire, végétal et pratiquement sans couleur.

Pour le bénéfice de ceux qui voudraient visiter les endroits où ces photos ont été prises, en voici la liste :
— la Forteresse St-Charles de Cabaña
— le Musée napoléonien
— l’Université de La Havane
— l’Avenue des Présidents
— la Maison de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba
— le Parc Aldama
— le Parc central
— la Petite place des Ursulines
— le Parc Hans-Christian Andersen
— le Parc Cespedes
— le Séminaire St-Charles et St-Ambroise
— le restaurant Giraldilla
— la Place d’Armes
— le Parc et le bois des Amandiers,
— le Jardin botanique national.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge noir et blanc, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nostálgica

Publié le 30 novembre 2012 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Le mot nostálgica existe en portugais mais n’existe pas en espagnol. Le nom de cette vidéo vient de nostálgico (l’adjectif nostalgique en espagnol) auquel les deux dernières lettres ont été remplacés par la première et la dernière lettre de Cuba.

Au début de mes vacances à La Havane à l’automne de 2012, j’avais refusé de céder à la facilité de photographier des vieilles voitures américaines des années 1950. Cela me semblait paradoxal de faire de ces voitures étrangères des représentantes de l’âme cubaine.

En dépit de leur statut minoritaire, on en compte environ 60 000 dans l’ensemble du pays, ce qui en fait le plus important musée à ciel ouvert de vieilles bagnoles au monde.

Au huitième jour de mes vacances, je me suis souvenu que mon appareil photo — l’Olympus OM-D e-m5 — est doté de logiciels de traitement de l’image qui confèrent un style particulier aux photos ainsi traitées. Un de ces styles fait penser aux cases des bandes dessinées.

Le résultat obtenu au premier essai m’a tellement plu que j’ai décidé de créer tout un diaporama basé exclusivement sur les photos de ce style.

En voici le résultat.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Château Dufresne

Publié le 21 octobre 2012 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Historique

À l’époque de la construction du Château Dufresne (de 1915 à 1918), cette partie de l’île de Montréal constituait une municipalité indépendante connue sous le nom d’Hochelaga (de 1875 à 1883), puis de Maisonneuve (de 1883 à 1918).

Équivalent de ce qu’on appelle un hôtel particulier à Paris, cet édifice abrite deux logis jumelés et symétriques, séparés par un mur mitoyen, soit ceux de Marius et d’Oscar Dufresne. Ceux-ci étaient fils de l’entrepreneur Thomas Dufresne, qui avait fait fortune dans la fabrication de chaussures.

Marius Dufresne était architecte et un industriel bien connu. En tant qu’architecte, on lui doit notamment le Marché Maisonneuve, le bain Morgan (dont la façade est inspirée de la Central Station de New York) et la caserne Letourneux (inspirée du style de Frank Lloyd Wright). Avec l’Hôtel de ville (devenu bibliothèque de quartier depuis), ces réalisations visaient à faire de Maisonneuve une cité modèle.

Après la construction ruineuse de ces édifices emblématiques et après l’abolition complète de taxe offerte aux industries qui voudraient bien s’installer chez elle — ce qui rappelle les ambitions du Plan Nord québécois — la municipalité de Maisonneuve se retrouva au bord de la faillite et se résigna à l’annexion à Montréal en 1918.

Oscar Dufresne était l’ainé de la famille et à ce titre, succéda à son père à la tête de Dufresne & Locke, un fabricant de chaussures établi depuis 1900 dans Maisonneuve. En 1909, la production annuelle de la compagnie était estimée à plus d’un demi-million de paires de souliers. Oscar Dufresne fut également trésorier de la municipalité de Maisonneuve et participa à la création du journal Le Devoir.

Avec Marius, il fonde la Dufresne Construction Company puis, en 1938, la Dufresne Engineering Company. Celle-ci construisit le pont Pie-IX et le pont Viau (appelé aussi pont Ahuntsic) qui relient Laval à Montréal. Cette compagnie participa également à la construction du Pont Jacques-Cartier.

Un insolent manifeste architectural

Conçu par Marius Dufresne en collaboration avec l’architecte lorrain Jules Renard, le Château Dufresne est une double résidence construite en pleine guerre mondiale alors que l’effort de guerre mettait en péril l’approvisionnement en matériaux.

L’édifice est en béton revêtu de pierre calcaire lisse importée d’Indiana (aux États-Unis). Inspirée du Petit Trianon de Versailles, sa façade est ornée de huit colonnes ioniques ainsi qu’une balustrade sur le toit.

Au total, le château a coûté un million de dollars, soit une somme colossale pour l’époque. On ne peut pas imaginer l’impact de ce nouvel édifice, typiquement français, dans le paysage urbain de Montréal, dominé jusque-là par les grandes demeures bourgeoises de l’Ouest de la ville. En comparaison, ces vieilles maisons victoriennes semblaient dater soudainement d’une époque révolue.

La décoration intérieure

L’intérieur est somptueux. Habité par Marius, le coté oriental de l’édifice est garni du mobilier d’origine ayant appartenu à l’architecte. Le côté occidental, habité par son frère et l’épouse de celui-ci, est présentement dépourvu de meuble. Toutefois c’est dans cette partie qu’on trouve les plus belles fresques de la maison, dues au maitre italo-canadien Guido Nincheri.

Les pièces de séjour sont traitées chacune dans un style différent : salon d’inspiration Louis-XV ou Louis-XVI, salle à manger de style Renaissance italienne, bibliothèque néo-gothique ou Tudor, fumoir au décor arabisant.

Le plafond à caissons du salon (que l’on peut voir de 1:55 à 2:04 dans la vidéo) a reçu quatorze toiles illustrant les amours d’Orphée et d’Eurydice. Les six espaces triangulaires du plafond d’une des bibliothèques (de 2:05 à 2:10) sont décorés d’allégories du Savoir. Quant au petit boudoir (de 2:15 à 2:51), il est orné de douze panneaux étroits qui, avec le plafond, sont placés sous le thème du Temps qui fuit.

La maison comprenait alors toutes les commodités du jour : électricité, eau chaude, chauffage central, aspirateur central, monte-plats et garage.

Références :
Château Dufresne
Hochelaga-Maisonneuve
Musée du Château Dufresne
Résidence Dufresne

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Holt Renfrew : de la boutique spécialisée aux magasins à rayons haut-de-gamme

Publié le 14 octobre 2012 | Temps de lecture : 4 minutes
Holt Renfrew, sur la rue Sherbrooke, en 1937

La maison Holt Renfrew célèbre cette année son 175e anniversaire.

Au printemps de 1834, un jeune entrepreneur du nom de William-Samuel Henderson débarque à Québec avec une cargaison de chapeaux, en provenance de Derry (aujourd’hui en Irlande du Nord).

Trois ans plus tard, après diverses démarches, il ouvre finalement sa chapellerie dans la Basse-Ville, au coin de la rue Buade (appelée ainsi en l’honneur de Frontenac, dont le nom complet était Louis de Buade de Frontenac) et l’étroite rue du Trésor (célèbre depuis que des peintres y vendent leurs aquarelles aux passants).

À l’époque, il aurait été impensable qu’une femme sorte de chez elle la tête nue. À la cathédrale Notre-Dame, située en face du magasin, seules les femmes nécessiteuses s’y présentaient la tête recouverte d’un foulard.

De tout temps, le magasin Renfrew offrira des couvre-chefs pour tous les budgets. De la calotte de feutre — retenue à la chevelure par une longue épingle décorative, et duquel on abaissait un filet qui voilait partiellement le visage — au chapeau d’apparat garni de fleurs, de plumes et d’oiseaux, en passant par le canotier ou le haut-de-forme de monsieur, Renfrew avait de tout.

Pour assortir ses couvre-chefs, la maison Renfrew commença à vendre des étoles et différents articles de fourrure dès 1849. La réputation d’excellence de l’entreprise grandit à un point tel qu’elle devint en 1886 — et ce, pendant un demi-siècle — un des fourreurs officiels de la couronne britannique.

Plus tôt, plus précisément en 1884, le distributeur Timothy Eaton avait révolutionné le commerce de détail canadien en publiant son premier catalogue par la poste. Cela permettait d’atteindre des milliers de petites villes et de communautés rurales, et offrir un éventail d’articles inégalé par le magasin général du village.

Cet exemple fut très tôt suivi par le magasin Renfrew dont on peut voir ci-contre la couverture du catalogue de 1890. À la lueur du foyer, des centaines de Québécoises imaginaient leur fière allure avec le chapeau de leur rêve.

Si le magasin de la ville de Québec est aujourd’hui situé aux Galeries Sainte-Foy (avec une petite succursale au Château Frontenac), il occupa différents locaux sur la rue Buade jusqu’en 1990. Durant cette période, l’entreprise se transforma de boutique spécialisée à magasin à rayons haut-de-gamme.

Après l’ouverture de quelques succursales ailleurs au Canada, l’entreprise prit le nom définitif de Holt Renfrew en 1908.

En 1937, pour célébrer son centième anniversaire, l’entreprise déménagea sa succursale montréalaise sur la rue Sherbrooke, dans un luxueux édifice Art Déco commandé aux architectes Ross & Macdonald (photo ci-dessus).

Cette firme montréalaise d’architectes a également dessiné à Québec l’édifice Price (en 1922, dans lequel est située une des résidences officielles du chef d’État québécois) et à Montréal, plusieurs immeubles dont : les Cours Mont-Royal (en 1922), le magasin Eaton (1925-27, devenu depuis Les Ailes de la mode), l’édifice Dominion Square (1928-30) et l’édifice Montreal Star II (1929-30).

Afin de tenir compte de la croissance de l’entreprise, la succursale montréalaise a considérablement été agrandie depuis, occupant de nos jours tout le long de ce quadrilatère sur la rue Sherbrooke. Au sous-sol, le menu de son casse-croute offre des mets basés entre autres sur les produits du terroir québécois : les tartines y sont faites à partir de pain Poilâne, importé quotidiennement de Paris.

Aujourd’hui, la chaine comporte près d’une dizaine de points de vente à travers le Canada. Seulement au Québec, l’entreprise emploie 300 personnes (dont 70 au magasin de Sainte-Foy).

Avec la maison Ogilvy (qui appartient au même groupe financier), Holt Renfrew demeure le grand magasin à rayons haut-de-gamme de Montréal, 175 ans après l’ouverture de son comptoir de chapeaux de la Basse-Ville de Québec.

Références :
Holt Renfrew
Holt Renfrew: 175 ans à s’afficher pour plaire
Holt Renfrew: je me souviens
Louis de Buade
Ross and Macdonald
Timothy Eaton

Note : Les photos qui accompagnent cet article ont été gracieusement fournies par Holt Renfrew.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier gratte-ciel au Canada

Publié le 29 septembre 2012 | Temps de lecture : 6 minutes
Situation géographique
L’édifice de la New York Life Insurance
Portail de style néo-renaissance
Masques de satyres
Horloge publique
Balustrade siglée « NYL »

Au milieu du XIXe siècle, la silhouette de Montréal est dominée par les clochers de ses innombrables églises. Mais cela est à la veille de changer.

L’avènement des gratte-ciels dans la métropole est intimement lié à l’essor du secteur tertiaire. Pour répondre à la demande de bureaux et pallier au coût élevé des terrains, la solution la plus économique est la construction en hauteur.

De 1887 à 1889, alors que la ville compte environ 200 000 habitants, la New York Life Insurance fait ériger à Montréal le premier gratte-ciel canadien, d’une hauteur de 46,3 mètres (incluant la tour), au coût de 750 000$ (équivalent à environ 15 millions$ aujourd’hui). Avec sa tour-horloge, l’édifice fait l’équivalent de dix étages (sans compter les deux étages en sous-sol).

C’est sur prestigieuse Place d’Armes, au cœur du quartier des affaires montréalais, que l’édifice fut construit, selon les plans des architectes Babcock, Cook & Willard, de New-York.

À Montréal, il faudra attendre 1895 pour qu’apparaisse le premier gratte-ciel à ossature métallique sans maçonnerie portante, soit l’édifice Canada Life (au coin des rues Saint-Jacques et Saint-Pierre).

L’édifice de la New York Life Insurance, qui lui est antérieure de huit ans, est une construction hybride combinant une ossature métallique pour ses planchers et pour le toit, et de la maçonnerie portante aux assises puissantes et manifestes. On peut en juger par l’écart entre les fenêtres et par les coins massifs. Les murs de 80 à 100 cm d’épaisseur supportent la structure des planchers à chaque étage.

L’ornementation de la façade est due au sculpteur et décorateur Henri Beaumont. On lui doit les arabesques de style néo-renaissance du portail, les masques sculptés de satyres sous la deuxième corniche, et les différentes décorations qui ornent la façade de l’édifice.

La grille d’entrée en fer forgé a été créée à la fonderie d’Ernest Chanteloup, sur la rue Craig (devenue rue Saint-Antoine), à Montréal.

Au-dessus de la porte d’entrée, une inscription rappelle qu’en 1909, l’édifice est devenu la propriété de la Quebec Bank, une institution bancaire aujourd’hui disparue.

La pierre utilisée pour la façade est du grès rouge provenant du hameau de Gatelawbridge, au sud de l’Écosse. Le soubassement est en granit rose pâle des Mille-Îles, probablement de la région de Kingston (en Ontario). La pierre fut taillée aux ateliers de Lyall, sur la rue Bishop.

Le grès rouge d’Écosse comme matériau de construction

Pourquoi tant d’édifices anciens à Montréal sont-ils construits en pierre rouge ?

Au XIXe siècle, c’est principalement au Canada qu’incombe la tâche d’approvisionner en bois les chantiers maritimes d’Angleterre.

Les forêts québécoises sont alors de véritables scieries à ciel ouvert et nos rivières, des voies de navigation pour transporter les troncs d’arbres vers le port de Montréal, où ils sont chargés pour leur livraison transatlantique.

Mais pour le trajet du retour, on manque de biens à écouler au Canada. Plutôt que de revenir avec presque rien, les compagnies maritimes organisent entre autres le transport du grès d’Écosse pour le bénéfice des marchands écossais qui ont fait fortune à Montréal, et qui sont nostalgiques des belles maisons bourgeoises en grès rouge (à Glasgow) ou en grès blond (à Édimbourg).

Un édifice moderne

Sans l’invention de l’ascenseur en 1853, il n’y aurait jamais eu de gratte-ciel. L’édifice de la New York Life Insurance comporte son propre système de transport vertical des personnes sous forme de trois ascenseurs hydrauliques intégrés au moment de la construction.

En cas d’incendie, la pression de l’eau fournie par les aqueducs municipaux n’aurait pas permis l’arrosage des étages supérieurs d’une construction aussi élevée. Voilà pourquoi la tour-horloge cachait un réservoir d’eau.

Afin de réduire les risques d’incendie, on avait choisi l’éclairage électrique plutôt qu’au gaz, contrairement donc à la grande majorité des édifices de la rue Saint-Jacques, à proximité.

Dans cet immeuble où des bureaux sont offerts en location à des firmes d’avocats, la New York Life Insurance met sa bibliothèque de droit à la disposition de ses locataires.

Les zones publiques du rez-de-chaussée

Plafond du vestibule

Séparé du trottoir par quelques marches, le vestibule en marbre polychrome est décoré d’un plafond en plâtre, de style néo-renaissant (ci-dessus).

Plafond du hall

Après avoir franchi la porte, un hall en marbre lisse lui fait suite. C’est là que se trouvent les escaliers et les trois ascenseurs qui mènent aux étages supérieurs. Le plafond à caissons, orné de rosaces, et recouvert d’un faux fini de couleur bronze, est très différent de celui du vestibule : il est considéré comme postérieur à la construction de l’édifice.

Le décor comprend également des luminaires et d’autres éléments anciens.

Dans son ensemble, l’édifice offre une riche impression qui témoigne de l’importance de cette construction, à la fois siège social et immeuble locatif de prestige.

Références :
Des gratte-ciel depuis 1888
Édifice New York Life
Forget M. Les gratte-ciel de Montréal. Montréal: Éditions du méridien, 1990.
New York Life Insurance Building, Montreal

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (photos No 5 et 6) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos) :
1re photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 14 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 28 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 15 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La maison Shaughnessy (1874-5)

Publié le 26 septembre 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
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Conçue par l’architecte William-Tutin Thomas (1829-1892) et construite en 1874-5, la maison Shaughnessy est formée de deux résidences bourgeoises jumelées.

Celle à l’ouest fut construite pour Duncan McIntyre : celle à l’est fut occupée par William Van Horne, puis par Thomas Shaughnessy. Ces trois propriétaires étaient des dirigeants de la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique.

Cet édifice en pierre grise de Montréal présente un soubassement sur lequel se dressent trois étages. Il est coiffé d’un toit mansardé percé de lucarnes.

La façade se divise en deux parties, identiques mais inversées, qui correspondent aux deux unités d’habitation. À chaque extrémité, un escalier droit donne accès au rez-de-chaussée tandis qu’un oriel à proximité occupe toute la hauteur de la maison. L’escalier du côté ouest se distingue par la tourelle au toit pointu, faite de verre et de fonte, qui lui est adossée.

Léguée à une communauté religieuse puis laissée à l’abandon pendant quelques décennies, la maison Shaughnessy était menacée de démolition quand l’architecte montréalaise Phyllis Lambert en a fait l’acquisition en 1974 : toute la décoration intérieure d’origine avait été vandalisée ou se trouvait alors dans un état avancé de décrépitude.

Depuis, on y a aménagé les bureaux et les salles de réception du Centre canadien d’architecture (construit en « U » autour de la maison Shaughnessy à l’instar du château de Versailles, construit autour d’un pavillon de chasse de Louis-XIII).

Il est à noter que le buste du baron Shaughnessy (ci-dessous, à gauche) est une œuvre en bronze du sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

Référence : Mille carré doré

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 18 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 25 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 26 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Cabot

Publié le 24 septembre 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Statue en l’honneur de Jean Cabot
Habitant du parc Cabot
Vespasienne du parc
Une sculpture au parc Cabot

Avant que Terre-Neuve fasse partie du Canada, nos livres d’histoire nous apprenaient que l’explorateur français Jacques Cartier avait découvert le Canada en 1532 pour le compte du roi de France François 1er.

Dans les faits, l’explorateur vénitien Giovanni Caboto (Jean Cabot, en français) avait découvert Terre-Neuve en 1497 pour le compte du roi d’Angleterre Henri VII.

Depuis 1949, soit depuis que Terre-Neuve est devenue une province canadienne, on devrait donc dire que Jean Cabot a découvert le pays 35 ans avant Jacques Cartier.

Évidemment, cela ne tient pas compte des Indiens qui y habitaient depuis des siècles, ni des Vikings et des Bretons qui ont accosté sur nos rivages voilà bien longtemps.

Près de la station de métro Atwater, en face de l’ancien forum, se trouve un parc qui, depuis 1957, porte le nom de l’explorateur italien. En 1935, alors que ce lieu s’appelait encore le Western Park, une statue en son honneur — œuvre du sculpteur italien Guido Casini — y a été placée.

Depuis peu, ce parc est devenu un jardin de sculptures modernes.

Références :
Jean Cabot
Square Cabot

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 35 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 20 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 19 mm

Carte de Terre-Neuve, réalisée en 1670 (© — Musée Stewart)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une gourmandise pour la rentrée scolaire

Publié le 17 septembre 2012 | Temps de lecture : 1 minute


Tôt dimanche dernier, en revenant de la Place Ville-Marie, je suis passé devant la succursale des Glaceurs située au 1245 de la rue University.

Dans la vitrine, ce qui a attiré mon attention, ce sont ces deux petits gâteaux — qu’on appelle cupcakes — décorés aux couleurs de la rentrée scolaire.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel