La galerie couverte du Palais d’été

Publié le 13 octobre 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Le Palais d’été est un domaine situé dans le nord-ouest de la capitale chinoise. Sa superficie est de 2,9 km², dont les trois-quarts sont occupés par le lac de Kunming.

Le long de ce dernier, une galerie couverte a été aménagée afin de se promener à l’abri du soleil ou des intempéries. Elle est décorée de 40 000 images différentes.

Longue de 728 mètres, cette promenade est ponctuée de pavillons octogonaux comme ceux-ci, photographiés par un après-midi baigné de smog.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif 14-45mm
1re photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,9 — ISO 100 — 18 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/4,9 — ISO 250 — 25 mm
4e  photo : 1/30 sec. — F/4,8 — ISO 400 — 23 mm
5e  photo : 1/50 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Miramar, à La Havane

Publié le 12 octobre 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

 
La Havane s’est développée d’est en ouest le long du détroit de Floride.

Le plus à l’ouest des quartiers touristiques est Miramar. Dans cette vidéo, nous le visiterons de sa frontière naturelle à l’est — la rivière des Amandiers — jusqu’à l’Aquarium national. En fait, ce quartier se développe bien au-delà, mais nous n’irons pas plus loin.

Depuis le XIXe siècle, la capitale cubaine puise son eau potable de la rivière des Amandiers. Le réseau d’aqueduc conçu par l’ingénieur cubain Don Francesco de Albear s’est mérité la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1878.

Notre visite débute au Parque Forestal (ou Parc forestier). Il s’agit d’une forêt sauvage, sans sentier à emprunter, qui constitue un des poumons verts de la capitale cubaine.

En remontant vers le nord, nous traversons le Bosque Almendares qui longe la rivière du même nom (de 0:13 à 1:15). À noter : « bosque », qui ressemble phonétiquement à bosquet, signifie plutôt bois et se prononce boké.

C’est un des endroits les plus agréables de la ville. Aucun guide de voyage n’en parle pour une simple et bonne raison; ce lieu perdrait tout son charme si des milliers de touristes y venaient quotidiennement.

Sur ses rives, des Cubains procèdent à des sacrifices rituels de volailles. D’autres pêchent à ligne ou au filet.

Au milieu de ce petit bois, le restaurant El Lugar (ce qui signifie Le Lieu) fut un des endroits où j’ai le mieux mangé à La Havane (de 0:57 à 1:15).

Finalement, à environ un kilomètre au sud de l’embouchure de la rivière aux Amandiers, on trouve un parc d’attraction (de 1:16 à 1:35). Ombragé et agréable, il propose aux enfants quelques manèges et aux adultes, la possibilité de louer un canot destiné à naviguer sur la rivière.

Après une traversée du quartier, on atteint l’Aquarium national, où se termine cette vidéo. Ses installations vieillottes hébergent une variété limitée de poissons et d’animaux marins.

Mais ses spectacles — qui mettent en vedette des phoques et des dauphins dans deux bassins différents — valent amplement le déplacement. Comme on peut s’attendre d’un pays communiste, animaux dressés font preuve d’une discipline impeccable.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les bornes de dégustation de la SAQ

Publié le 14 septembre 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

Comment savoir si on aime un vin ? En y goutant, évidemment…

En Europe, il existe d’innombrables bars à vin où on peut s’arrêter pour déguster un verre de vin, seul ou avec d’autres (comme dirait mon confesseur).

Borne de dégustation de la SAQ

Dans un certain nombre de ses succursales, la Société des alcools du Québec installera d’ici peu une borne automatisée de dégustation.

Vins rouges proposés

Chacune de ces bornes offrira un choix de seize boissons alcoolisées réparties sur ses quatre côtés. Chaque côté sera consacré à un seul type de boisson; les vins blancs, les rouges, les spiritueux et les nouveautés.

Mode d’emploi

Pour en profiter, l’intéressé devra d’abord se procurer une carte, rechargeable par tranches de 30$.

Affichage des prix
Exemples de vins offerts

Au dessus, vis-à-vis chaque bouteille, un écran précise successivement le nom de la boisson, le prix et le format de la bouteille, de même que le prix de la dégustation.

Cette manière de procéder est toute nouvelle et donc, sujette à l’amélioration; présentement, il manque la quantité de boisson par dose…

Paru depuis : Les grands crus servis au verre (2013-12-20)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F2,8 — ISO 250 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F2,8 — ISO 320 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 33 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 33 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Est du quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 12 septembre 2013 | Temps de lecture : 7 minutes

 
La capitale cubaine s’est développée d’Est en Ouest à partir de la baie de La Havane. Après la Vieille ville et le quartier de Centro, Vedado fut le troisième territoire ouvert au développement urbain de la capitale. Il est aussi peuplé que le quartier de Centro, tout en ayant plus du double de sa superficie : la densité de la population y est donc moindre.

Au début de la période coloniale, il était interdit de construire sur ces terrains afin de voir venir de loin toute flotte ennemie. D’où le nom de Vedado, qui signifie interdit en espagnol.

Pendant longtemps, Vedado fut une colline boisée entourée d’immenses exploitations agricoles (ou haciendas).

En 1870, on n’y comptait que vingt maisons. Le développement du quartier n’a réellement débuté qu’à la fin du XIXe siècle et a atteint son apogée dans la première moitié du XXe siècle.

Considéré comme un modèle de développement urbain, il est caractérisé par la combinaison harmonieuse de maisons de style, alignées le long de ses rues en damier bordées d’arbres.

Dans la partie orientale du quartier (celle qui fait l’objet du présent diaporama), les rues est-ouest portent un chiffre alors que les rues nord-sud sont identifiées par une lettre.

Responsable de son aménagement dès le départ, l’ingénieur Luis Yboleón Bosque a conçu le plan de développement du quartier en 1859, soit un an avant celui qui a donné naissance au quartier de l’Eixample à Barcelone.

Le plan cubain, parfaitement respecté, prévoyait des quadrilatères carrés, d’une centaine de mètres de chaque côté, sauf pour ceux entre les rues C et D (de 80m de large) et ceux entre D et E (de 120m de large).

Contrairement à l’Eixample, les maisons ne sont pas collées les unes aux autres, mais sont généralement entourés de verdure (comme c’est le cas des maisons des banlieues montréalaises). Quinze pieds (environ cinq mètres) de distance était prévus minimalement entre chaque maison et la rue; cette distance était plus grande le long des avenues.

Nous nous promènerons dans ce quartier du nord au sud, en papillonnant d’Est en Ouest. Précisons que l’hôtel Nacional et le Musée napoléonien, tous deux situés dans la partie Est de Vedado, ne seront pas abordés ici parce que vus séparément.

Notre visite débute brièvement sur le Malecón, cette voie rapide située le long du détroit de Floride et qui constitue la frontière nord du quartier. Le long de cette voie s’alignent une bonne partie des hôtels modernes de Vedado. À 0:07, c’est le stade José Martí.

De 0:10 à 0:31, nous visitons un centre commercial situé au tout début de l’avenue de la Promenade (appelée Paseo, ce qui signifie promenade en espagnol). Cette avenue sépare la partie Est de la partie Ouest de Vedado.

À 0:33, nous nous sommes déplacés au nord-ouest de l’avenue des Présidents. À 0:35, c’est la Casa de las Américas, une institution culturelle qui vise à promouvoir les échanges entre artistes et écrivains des Amériques.

Construit en 1927, l’hôtel Presidente offre 158 chambres réparties sur dix étages, le tout imprégné d’un charme légèrement désuet (de 0:43 à 0:46).

De 0:55 à 2:13, nous visitons le Museo de la Danza. À 0:59, nous avons un aperçu de la double comptabilité nécessité par l’utilisation de deux devises différentes; la monnaie nationale (MN) par les Cubains, et les pesos convertibles (ou CUC) par les touristes.

Ce musée est en réalité dédié au ballet. Il a été créé à partir des objets et souvenirs de la chorégraphe et ballerine Alicia Alonso, qui a fait de La Havane le deuxième centre mondial d’excellence pour le ballet, après celui du Bolshoï.

On y trouve des chorégraphies notées — puisque le ballet possède son propre système de notation — des programmes originaux qui ont marqué l’histoire de cette discipline, des costumes, des photos dédicacées des plus grands danseurs du XXe siècle, des affiches, des croquis de décors et de costumes, des coiffes de Mme Alonso, de même que les décorations et honneurs que celle-ci a reçus (dont le titre d’officier de la Légion d’honneur, en 2003).

À 2:15, voici l’édifice (d’inspiration française) du Musée national des Arts décoratifs, en rénovation au moment de ma visite.

Beaucoup de résidences de cette partie de Vedado ont été construites dans les années 1920, à la suite de la flambée du prix du sucre qui a marqué la première Guerre mondiale et les années qui suivirent.

Construite en 1920, la Maison de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (de 2:45 à 3:02) est un endroit charmant, baigné de verdure, dont l’escalier en tire-bouchon est décoré d’un très beau vitrail Art nouveau.

Sur l’avenue des Présidents, l’Alliance française de Cuba (de 3:10 à 3:16) donne des conférences et monte des expositions qui font la promotion de la France.

De 3:21 à 3:42, nous visitons l’église Saint-Jean-de-Latran, construite dans les années 1880. Ses vitraux, quoique conventionnels, sont remarquablement bien exécutés.

À 3:51, c’est le Salon rouge où logeait le grand casino de l’hôtel Capri (autrefois centre de la mafia américaine à Cuba).

La Rampa est une avenue est-ouest qui traverse le Vedado. Près de l’hôtel Habana Libre (que nous verrons dans un moment), les trottoirs sont décorés de marqueterie de terrazzo.

Construit en 1957, l’ancien hôtel Hilton est appelé Habana Libre depuis la Révolution (de 4:24 à 5:13). C’est le plus haut édifice de la ville. La fresque qui orne sa façade (intitulée « Carro de la Revolución », ce qui signifie Voiture de la Révolution) est de l’artiste Amelia Peláez.

La crèmerie Coppelia est la plus grande au monde. Dans un parc situé de biais par rapport au Havana Libre, cette institution sert en moyenne 30 000 clients par jour (de 5:15 à 5:24).

En principe, on n’y accepte que de la monnaie nationale. Mais comme les touristes ne sont pas censés avoir de cette devise, on a aménagé pour eux un comptoir un peu à l’écart (de 5:21 à 5:23) où les pesos convertibles sont acceptés et surtout, où il n’y a pas de file d’attente.

Dans le film cubain Fraise et chocolat, Diego (le personnage homosexuel) y commande une glace à la fraise. On raconte que dans les mois qui suivirent la sortie de ce film immensément populaire, les hommes cubains évitèrent de commander cette saveur, de peur de donner naissance à des rumeurs quand à leur orientation sexuelle.

De 5:25 à 5:37, adjacente au Paseo, voici l’église Sainte-Catherine-de-Sienne. Il s’agit d’une église paroissiale sans prétention dont l’autel situé au fond du côté droit de la nef est en argent (à 5:32).

Érigé en 1936 sur l’avenue des Présidents, le mémorial à José-Miguel Gómez est une œuvre impressionnante du sculpteur italien Giovanni Nicolini.

De 6:06 à 6:35, nous visitons différents pavillons de l’université de La Havane, fondée en 1728 grâce à une bulle papale, et déménagée sur son site actuel en 1902. Le cœur du campus est occupé par un petit parc charmant (à 6:13) appelé Plaza Ignacio Agramonte, du nom d’un héros de la première guerre d’indépendance cubaine.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Ouest du quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 9 septembre 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Notre visite de la partie occidentale du quartier de Vedado débute à l’hôtel Meliá Cohiba, situé à un jet de pierre de la mer. Au premier coup d’œil, cet hôtel d’affaires donne une fausse impression de vétusté en raison du fait que son revêtement extérieur a souffert de l’érosion par l’air salin du détroit de Floride.

En réalité, cet imposant complexe hôtelier de 462 chambres est un des mieux équipés de la capitale, avec boutiques du rez-de-chaussée, restaurants, salles de conférence, piscine, etc.

La Place de la Révolution

De 0:40 à 0:59, nous visitons la plus importante place de la capitale cubaine, la Plaza de la Revolución. C’est le centre politique et administratif de La Havane. La place elle-même n’est qu’un grand rectangle asphalté de 45 000 m², torride en été et plutôt désert. Toutefois, à l’occasion, c’est le site des parades militaires et des célébrations qui peuvent attirer jusqu’à un million de personnes.

Au nord (à 0:40), ce qui ressemble à un bel édifice résidentiel décoré (depuis 1995) d’un portrait en fil de fer de Che Guevara, est en réalité le siège du redoutable ministère de l’Intérieur. Le slogan « Hasta la victoria siempre », également en fil de fer, signifie À la victoire, toujours.

Au nord-est (à 0:42), c’est le siège du ministère des Communication, décoré lui aussi d’un portait en fil de fer en l’honneur d’un autre compagnon d’arme de Fidel Castro, Camilo Cienfuego. Ce dernier est décédé d’un accident aérien en 1959, dans des circonstances mystérieuses (puisqu’on n’a jamais retrouvé les restes de l’avion).

À l’est (de 0:44 à 0:52), c’est la Bibliothèque nationale. Une petite exposition de livres anciens se tient dans son vestibule. Entre autres, on y voit l’original de l’attestation médicale du décès de Napoléon Bonaparte (à 0:47).

Au sud-est (à 0:54), c’est l’édifice du ministère de la Défense.

Tout le sud de la place est occupé par le Monument à José Martí (1853-1895), écrivain et poète national dont les écrits ont nourri la Révolution cubaine. Achevée en 1959, la tour de 140 mètres (à 0:58) héberge un musée en l’honneur du poète et sert également de relai pour les communications.

À l’ouest (à 0:58), c’est le Teatro Nacional. En rénovation au moment de ma visite, c’est normalement le plus important complexe culturel du pays.

Le cimetière Christophe-Colomb

Aménagé en 1871, ce cimetière renferme 800 000 sépultures (de 1:00 à 3:27). On y pénètre par le portique néo-roman dessiné par Calixo Loira en 1870.

Contrairement au Québec — où on creuse la terre pour y placer les tombes — ce cimetière est entièrement minéral. Extérieurement, presque tout est en marbre de Carrare, le plus cher au monde.

Pour ajouter le corps d’un autre membre de la famille, on retire la pierre tombale en marbre en la soulevant par les quatre anneaux qui y sont presque toujours fixés.

À 1:16, c’est une pietà en bas-relief que la sculptrice cubaine Rita Longa (1912-2000) réalisa en 1957 pour décorer le panthéon en marbre noir de la famille Aquilera.

Les tombes sont ordonnées selon un damier qui facilite à la fois la circulation et la recherche d’une tombe en particulier.

Le long de l’allée centrale sont alignées des monuments impressionnants, comme celui en hommage aux 28 pompiers décédés lors du grand incendie de mai 1890 (de 1:28 à 1:42).

Presqu’en face (de 1:44 à 1:48), il s’agit d’une tombe Art déco conçue en 1926 par les architectes Evelio Govantes et Félix Caborrocas, en l’honneur du couple Catalina Lasa et Juan-Pedro Baró.

Mme Lasa avait épousé en premières noces Pedro-Estevez Abreu, l’ainé du Premier Vice-président du pays. Elle fut la première femme cubaine à divorcer en vertu d’une loi votée en 1917. À Paris, elle épousa en secondes noces Félix Caborrocas, un riche propriétaire terrien de Cuba. Ils vécurent dans la résidence qu’on peut voir de 0:31 à 0:34.

Les portes de leur mausolée ont été dessinées par le bijoutier et verrier français René Lalique.

Au centre du cimetière, se trouve une petite chapelle néo-byzantine (de 1:55 à 2:00) dont l’autel est décorée d’une haute fresque ayant pour thème le Jugement dernier, du peintre cubain Miguel Melero (1836-1907).

On y trouve de nombreuses sépultures collectives, comme ce Panthéon aux Forces navales révolutionnaires (de 2:47 à 2:50).

Se voisinent sans discrimination, révolutionnaires et colonels anticommunistes, écrivains idéalistes et entrepreneurs véreux, personnages illustres et simples citoyens. Chrétiens et Juifs, Blancs et Noirs, reposent ici en paix.

Certaines de ces tombes sont vides. Cela peut s’expliquer de différentes manières. Il peut s’agir évidemment de familles qui ont emporté les restes de parents décédés en fuyant la révolution. Mais dans un pays où règne à la fois une grande pauvreté et un mépris des inégalités sociales, le pillage des mausolées les plus somptueux (à 2:12) est une possibilité qu’on ne peut pas exclure. De plus, certains rites animistes, exigerait l’utilisation d’ossements humains.

Le cimetière chinois

Immédiatement au sud-ouest du cimetière Christophe-Colomb se trouve un minuscule cimetière réservé à la minorité chinoise (de 3:31 à 3:52).

Contrairement à son immense voisin — dont les sépultures sont presque toutes en marbre italien — celles de ce cimetière-ci sont en matériaux plus pauvres.

On y trouve quelques mausolées mais la plupart des tombes ressemblent à des cercueils rectangulaires blancs déposés sur le sol, chapeautés d’une mince pierre tombale.

Le jardin zoologique

Le zoo de La Havane (de 4:15 à 5:15) héberge une bonne variété d’animaux. Chaque ajout d’une nouvelle espèce animale suscite un événement médiatique dans la capitale cubaine.

Mais ce zoo est mal entretenu. Les alligators et crocodiles préfèrent se reposer sur l’herbe que de nager dans l’eau verte et opaque à leur disposition. Le postérieur de certains singes est taché de matières fécales. Les cages des gros oiseaux sont grises et poussiéreuses.

En dépit de ces lacunes, les animaux y vivent une existence paisible et le zoo dispose de quelques manèges qui font la joie les petits.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Musée napoléonien de La Havane

Publié le 8 septembre 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Hors de France, un des plus importants musées rendant hommage à Napoléon Bonaparte se trouve à La Havane. Depuis sa création en 1961, le musée est hébergé dans le Palais « La Dolce Dimora » (La Douce demeure), situé à deux pas de l’université.

C’est dans cette bâtisse néo-florentine qu’habitait Orestes Ferrara (1876-1972). Cet avocat d’origine italienne fit une brillante carrière politique à Cuba où il occupa, entre autres, le poste de Secrétaire d’État.

Celui-ci commanda la construction de son palais aux architectes Evelio Govantes et Félix Cabarrocas, responsables également du Capitolio de La Havane, construit à la même époque.

Dans sa presque totalité, le contenu du musée est constitué de la collection personnelle du magnat du sucre Julio Lobo. À la révolution, c’était l’homme le plus riche de Cuba. D’origine vénézuélienne, celui-ci dépensa une partie de sa fortune (estimée à 200 millions$) à écrémer les mises aux enchères européennes d’objets liés à Napoléon Bonaparte.

En dépit du fait que ce financier partageait certaines des idées révolutionnaires, il finit par quitter le pays en 1960. Une petite partie de sa collection fut dispersée mais l’essentiel fut conservé pour devenir le Musée napoléonien de La Havane.

Ce musée possède plus de 7400 pièces, presque toutes de premier choix : peintures, gravures, sculptures, mobilier de style empire français, costumes, armes, et pièces de monnaie.

Parmi les trésors du musée, on trouve un manuscrit de Bonaparte écrit au cours de la campagne d’Italie, plus précisément le 17 mars 1796 (à 0:40), une mèche de cheveux de l’empereur (à 0:47), une de ses molaires, un brosse à dent lui ayant appartenu (à 0:49) et son célèbre bicorne (à 1:45).

On trouve au musée deux autres objets précieux : la montre de poche de Napoléon (à 0:45) et son masque mortuaire (à 1:00). Ces deux objets ont été amenés à Cuba par le médecin Francois-Carlo Antommarchi, qui fut le médecin personnel de Napoléon sur l’île Sainte-Hélène.

Quelques instants après le décès de Bonaparte, ce médecin réalisa un moulage qu’il amena dans ses bagages en émigrant à Santiago de Cuba vers 1838.

La montre de l’empereur, ramenée par ce médecin, fut transmise à ses descendants. En 1959, toujours à Santiago, ils l’offrirent en cadeau de noces à Raúl Castro (le président actuel de Cuba). Ce dernier la déposa au Musée en mémoire de son épouse, Vilma Espín Guillois, après le décès de cette dernière en 2007.

Invitée à la réouverture du musée en 2011 (après trois ans de rénovations), Alix de Foresta — veuve de Louis-Marie Bonaparte, descendant du frère cadet de l’empereur — a également contribué à l’enrichissement du musée par le don d’un service en porcelaine (à 1:18).

Au quatrième étage du bâtiment, la bibliothèque (de 1:22 à 1:27) contient environ 5 000 volumes en français, en espagnol et en anglais sur l’épopée révolutionnaire et impériale française.

Le musée ne veut pas servir le culte du militarisme, mais vise plutôt à rendre hommage à un personnage qui a contribué à la diffusion des idées révolutionnaires d’égalité entre les hommes.


Post-scriptum : Contrairement à ce qu’affirme le guide Michelin consacré à La Havane, la toile « Préparation du sacre de Napoléon » de Jehan-Georges Vibert (à 0:26) est ici une reproduction puisque l’original, en meilleur état, a été vendu par Sotherby le 24 avril 2009 à un collectionneur privé.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’hôtel Nacional de La Havane

Publié le 6 septembre 2013 | Temps de lecture : 1 minute

 
Tournant le dos au détroit de Floride, l’hôtel Nacional a été construit à La Havane en 1930, dans la partie nord-est du quartier de Vedado, plus précisément sur un pic rocailleux situé près du Malecón, cette route qui longe la mer.

Pendant longtemps, ce fut l’hôtel le plus prestigieux de la capitale cubaine. Ses attraits comprennent une luxueuse salle de banquet, deux bons restaurants au sous-sol et un jardin, à l’arrière, qui offre une vue magnifique du détroit de Floride.

Le diaporama s’ouvre par une vue arrière de l’hôtel, tel que vu du Malecón. À 0:05, c’est l’allée qui mène à l’entrée de l’établissement, du côté opposé.

Les jeudis et samedis soirs, des membres du Buena Vista Social Club se produisent au Salón 1930 (à 0:08). De 0:10 à 0:15, il s’agit de ce jardin qui surplombe la mer.

Le reste du diaporama donne un aperçu du spectacle de cabaret qui y est présenté tous les soirs de 22h à minuit.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Centro, à La Havane

Publié le 29 juillet 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Le quartier de Centro occupe presque la même superficie que la Vieille Havane mais est 65% plus peuplé.

C’est un quartier populaire, pas très végétalisé, dont les guides de voyage parlent peu. Autrefois centre commercial de la ville, le quartier a conservé de nombreuses rues consacrées au commerce au détail.

Ses bâtiments sont tous postérieurs à la fin du XIXe siècle : on y trouve donc moins de variété architecturale que dans la Vieille ville. Toutefois, c’est un quartier vivant, plus intéressant que ce que suggèrent les guides de voyage, et que cette vidéo permet de découvrir.

De 0:35 à 1:11, c’est l’église du Sacré-Cœur, surnommée église de la Reine (du nom que portait autrefois l’avenue Simon-Bolivar sur laquelle elle est située). Construite de 1914 à 1923 d’après les plans du Jésuite Luis Gorgoza, c’est le meilleur exemple d’église de style néo-gothique dans la capitale cubaine.

À l’entrée, la statue du Sacré-Cœur repose sur un chapiteau qui illustre la parabole du fils prodigue (à 0:38).

Composé d’albâtre, de bois et de bronze, le retable a été créé à Madrid et assemblé à La Havane. Couronnant les colonnes, les chapiteaux décrivent des scènes bibliques taillées dans une pierre noire.

Et surtout, cette église possède des vitraux remarquables. Doté d’une maîtrise exceptionnelle du clair-obscur, le créateur de ces vitraux utilise la couleur pour disposer les personnages sur différents plans : les sujets principaux, toujours au premier plan, sont dotés d’une riche palette de couleurs saturées, alors que les personnages secondaires se perdent derrière eux dans la grisaille.

À 2:32, il s’agit de la Fabrique royale de tabac Partagas. Elle fut longtemps la plus grande manufacture de cigares cubains et un lieu de visite obligé de tout touriste à La Havane. Elle a maintenant cessé ses opérations.

À 2:35, c’est le portail du quartier chinois. Haut de 13m et pesant 30 tonnes, ce serait le plus grand portail chinois au monde.

Avant la révolution, ce quartier était le plus important d’Amérique latine. La plupart de ses habitants entretenaient de petits commerces. À la nationalisation des entreprises privées, la très grande majorité des Cubains d’origine asiatique préférèrent quitter le pays. De nos jours, le quartier chinois est l’ombre de ce qu’il était.

De 2:38 à 2:54, c’est le siège social de l’opérateur téléphonique Etecsa. C’est cette compagnie qui distribue exclusivement dans toute l’île, les cartes pré-payées d’accès à l’internet.

À 3:06, on voit le Grand temple national maçonnique de Cuba, construit en 1955.

À 3:15, il s’agit d’un des anciens autobus scolaires de marque Blue Bird, autrefois omniprésents au Québec, qui connaissent une deuxième vie dans la capitale cubaine.

De 3:58 4:42, on voit l’arène de boxe où s’entrainent de jeunes cubains sur la rue Saint-Martin. Les images présentées dans la vidéo manquent de netteté mais témoignent éloquemment de la vigueur des combattants. Les lecteurs intéressés à savoir comment j’en suis arrivé à me retrouver à cet endroit, peuvent cliquer sur ceci pour obtenir plus de détails.

De 5:00 à 5:08, c’est le pire restaurant où j’ai mangé à La Havane, à deux pas du Gran Teatro. Les toilettes n’ont même pas l’eau courante.

Les touristes curieux peuvent visiter le musée José-Lezema-Lima. Il s’agit des quelques pièces habitées par cet écrivain cubain, de 1927 à son décès en 1976. Pour les étrangers, l’intérêt des lieux vient du mobilier typique de l’époque et de sa modeste mais intéressante rétrospective de l’art moderne cubain, par le biais des œuvres amassées par cet écrivain pour son propre plaisir (de 5:43 à 6:04).

En 1784, lorsque fut créée la paroisse de Notre-Dame-du-Carme, celle-ci tirait son nom du temple et de l’oratoire que l’Ordre des Carmes Déchaux (un ordre de religieux mendiants) qui se trouvait depuis le XVIIIe siècle à l’extrémité ouest du quartier actuel de Centro.

En 1923, les Carmélites font l’acquisition de terrain supplémentaire afin d’agrandir considérablement leur temple. La nouvelle église sera inaugurée quatre ans plus tard. C’est elle qu’on visite de 6:05 à 6:36.

Une statue de la Vierge, haute de 7,5m et pesant plus de neuf tonnes, se dresse sur son clocher et surplombe donc la ville à plus de soixante mètres de hauteur. Cette statue se distingue même clairement du Castillo de los Tres Reyes del Morro, pourtant situé à 4km.

L’intérieur de l’église est meublé d’autels du XVIIIe siècle récupérés de l’ancienne église St-Philippe-Neri, aujourd’hui détruite, et qui se trouvait dans la vieille ville.

Le bas des murs est recouvert de carreaux de faïence décorés. Le plafond, partiellement restauré, est peint de fresques éclatantes, de style robuste.

À trois rues plus à l’est, se trouve la Callejón de Hamel (de 6:48 à 7:11). Il s’agit d’une ruelle assez banale, transformée par l’art de Salvador Gonzáles Escalona (né en 1948). Celui-ci a débuté son immense projet en avril 1990, à l’époque de l’effondrement de l’économie cubaine provoqué par l’arrêt des subsides soviétiques.

L’artiste a convaincu les voisins de lui permettre d’étendre son domaine créatif jusqu’aux murs de leurs maisons. Toutes les sculptures sont fabriquées avec des matériaux recyclés. Peu à peu, l’endroit est devenu un sanctuaire de la culture afro-cubaine.

Au milieu des ruines de maisons éventrées, d’autres artistes vendent leurs œuvres.

À 7:24 et à 7:26, il s’agit de plaques commémoratives en l’honneur de quelques martyrs de la Révolution cubaine.

À 7:31, on voit le monument à Antonio Maceo (1845-1896), un héros de la guerre d’indépendance cubaine (1895-1898).

La vidéo se termine par un gratte-ciel d’une vingtaine d’étages, inauguré en 1982. Ce bâtiment a été construit pour la Banque nationale cubaine. Encore inachevé en 1959, au moment de la révolution, l’édifice devint un hôpital sur l’ordre de Fidel Castro. Il porte aujourd’hui le nom d’hôpital Hermanos Ameijeiras.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane – El Prado

Publié le 7 juillet 2013 | Temps de lecture : 10 minutes

 
Introduction

Large de 200 mètres, le quartier du Prado est situé entre la Vieille ville et le quartier de Centro. Il comprend trois rues principales orientées nord-sud; la promenade Martí, la rue Agramonte et la rue Monserrate.

La plus importante est la première. On la surnomme El Prado et c’est ce surnom qui donne son nom au quartier.

La promenade Martí (ou El Prado)

El PradoNommée en l’honneur du poète national cubain José Martí, cette voie de circulation de 1,3km se divise en deux parties.

Au sud, il s’agit d’une large rue au centre de laquelle on peut stationner sa voiture. La partie plus au nord est composée de deux rues circulant en sens opposés, séparées par une promenade bordée d’arbres.

À son extrémité sud, on trouve la Fuente de la India (ou Fontaine de l’Indienne, au sens d’autochtone d’Amérique). Réalisée en 1831 par le sculpteur italien Giuseppe Gaggini, elle représente symboliquement l’épouse du chef Habaguanex qui régnait sur la ville à l’arrivée des Espagnols et duquel la ville tire son nom actuel.

Haute de 3m, elle fut taillée en marbre de Carrare, le plus blanc et le plus cher au monde. Son importation par le Conte de Villanueva déclencha un engouement pour ce matériau luxueux dont on trouve de nombreux exemples dans ce quartier : en plus de cette statue, celles de José Martí et du maréchal Máximo Gómez, les parquets du Capitolin, du Gran Teatro, du Palacio de los Matrimonios et de tous les bancs publics qui bordent la promenade du Prado.

À proximité se trouve l’hôtel Saratoga dont nous apercevons l’intérieur de style mauresque de 0:14 à 0:21.

Le Capitolio (1929) est une réplique du Capitole américain. Jusqu’à la révolution cubaine en 1959, c’était le siège du parlement (Sénat et Chambre des représentants). Il abrite maintenant le ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Environnement. Normalement accessible au public, l’édifice était en rénovation au moment de ma visite.

À l’intérieur, sous la coupole, se dresse la troisième plus grande sculpture intérieure au monde, œuvre d’Angelo Zanelli (1879–1942). Celui-ci est également le créateur des deux sculptures Art Déco qui ornent de part et d’autre le grand escalier du Capitolio (0:40).

À l’Étranger, il est toujours imprudent de photographier ou de filmer des policiers dans l’exercice de leurs fonctions. Depuis quelques années, j’ai l’habitude de photographier tout et n’importe quoi. Voici donc, de 0:45 à 1:10, une arrestation effectuée devant le Capitolio. Si ma mémoire est bonne, les blessures de l’homme arrêté ne sont pas causées par des policiers mais plutôt par une autre personne à l’origine du conflit.

Ce bref clip vidéo est probablement un bon indice de la qualité des rapports humains entre Cubains, pendant les moments de crise.

En face du Capitolio, on trouve notamment le gymnase Kid Chocolate (à 1:14), dont le nom fait référence au surnom professionnel du boxeur cubain Eligio Sardiñas Montalvo, champion du monde des poids super-plumes de 1931 à 1933.

Plus loin, à droite, se trouve le Parc Central qui s’étend sur deux quadrilatères de long et d’un quadrilatère de large. Depuis le milieu du XIXe siècle, les alentours de ce parc constituent le cœur de la capitale cubaine.

Sur son côté ouest, s’élève le Gran Teatro de La Habana (1915) dessiné par l’architecte belge Paul Belau (à qui on doit également le Palais présidentiel, que nous verrons plus loin). Le Grand Théâtre est le lieu du plus grand festival de ballet au monde, qui se tient à l’automne, aux deux ans.

Si la capitale cubaine est devenue, après le Bolchoï, un tel lieu d’excellence, c’est grâce à l’ex ballerine et chorégraphe Alicia Alonso (à 5:10). À cause de son handicap — elle est partiellement aveugle depuis l’âge de 19 ans — Mme Alonso a fondé sa propre troupe de ballet dès 1948. Aujourd’hui totalement aveugle et âgée de 92 ans, elle dirige encore le Ballet Nacional de Cuba et assiste à ses représentations (à 1:58).

À 2:55, nous voyons une statue de José Martí située au milieu du Parc Central. Érigée à peine dix ans après le décès du poète, c’est le plus ancien monument en son honneur sur le millier qu’on dénombre de nos jours sur l’île. Il est l’œuvre du sculpteur cubain José Vilalta Saavedra (1862-1912). Son dévoilement en 1905, s’est fait en présence de la mère de l’écrivain, de sa veuve et de sa sœur.

Toujours à l’ouest du Parc Central, nous visitons l’Hôtel d’Angleterre (de 2:56 à 3:11) qui, au moment de sa construction en 1875, était le premier hôtel de luxe de la capitale. Parmi les clients prestigieux qui y ont séjourné, on compte la tragédienne Sarah Bernhardt. Celle-ci visita la capitale cubaine en 1887 pour y donner une série de douze représentations à guichet fermé là où se trouve maintenant le Gran Teatro (à la suite d’une tournée triomphale en Amérique du Sud).

Nous sommes habitués à ce que les feux de circulation indiquent aux piétons le nombre de secondes qu’il leur reste pour traverser. Ceux de La Havane indiquent aussi le nombre de secondes restant à attendre au feu rouge (de 3:28 à 3:33).

La rue Neptuno délimite le côté nord du Parc Central et marque le début de la promenade du Prado. De 3:34 à 3:43, nous voyons l’intérieur du restaurant « Au coin Prado et Neptuno », un restaurant aperçu précédemment en arrière-fond de la vidéo au sujet des feux de circulation.

De l’autre côté de la rue, occupant tout le côté nord du Parc Central, se trouve l’immeuble principal de l’hôtel Iberostar Parque Central (de 3:47 à 3:55). C’est le meilleur endroit en ville pour se connecter sur l’internet, en dépit de la lenteur du réseau cubain.

De 4:42 à 5:42, nous visitons le Palacio de los Matrimonios, terminé en 1914 d’après les plans de l’architecte Luís Dediot. Comme son nom l’indique, c’est l’endroit idéal pour célébrer un mariage. Sa salle de réception sert également à des concerts. Son plafond est décoré des armoiries des principales villes d’Espagne puisqu’à l’origine, l’édifice était le siège du Club espagnol de la Havane.

Près de son extrémité nord (à 6:25), la promenade Martí rend hommage à un autre poète cubain, Juan-Clemente Zenea (1846-1871).

Quelques pas plus loin, à la toute fin de l’avenue, une rotonde rappelle (à 6:29) l’exécution en 1871 de huit étudiants accusés faussement d’avoir profané la tombe d’un journaliste espagnol. Ce monument, réalisé en 1921 par le sculpteur cubain José Vilalta de Saavedra, est situé sur le lieu exact de l’exécution et comprend une partie du mur de pierre devant lequel les condamnés ont été fusillés.

La rue Agramonte

De 6:35 à 7:19, nous visitons le Palacio del Centro Asturiano, inauguré en 1928. C’est un des deux pavillons du Musée national des Beaux-Arts. Celui-ci est consacré à l’art international. On y trouve la plus importante collection d’objets en terre cuite (peintes en noir, à la grecque) d’Amérique latine, don des Comtes de la Lagunella.

Les trésors du musée reflètent les goûts des collectionneurs espagnols ou cubains. Conséquemment, l’Art espagnol y occupe une place de choix, notamment une représentation exceptionnelle de toiles de Velázquez. L’Art des Pays-Bas et de Flandres (longtemps possessions espagnoles) est également bien représenté.

L’Art allemand est surtout présent par des toiles de l’époque Biedermeier. D’Angleterre — longtemps ennemi de l’Espagne — on trouve quelques œuvres mineures de grands peintres.

Le musée accueille également des expositions temporaires, comme cette exposition remarquable consacrée à la peinture traditionnelle chinoise. Cette visite se termine par le café du musée, somptueusement décoré de céramique.

À 7:36, au loin, derrière la voiture bleue et beige, on entrevoit l’hôtel Plaza, construit en 1909. On retrouve de nouveau cet hôtel en arrière-fond de 7:46 à 7:48. Le savant Albert Einstein, la danseuse Isadora Duncan et le frappeur Babe Ruth y ont séjourné (ce dernier à la suite No 216).

De 7:54 à 8:07, c’est un aperçu de l’autre pavillon du Musée des Beaux-Arts, soit celui consacré à l’Art cubain.

Érigé de 1913 à 1920 d’après les plans des architectes Paul Belau et Carlos Maruri, le Palais présidentiel (de 8:08 à 8:49) est devenu le pavillon principal du Musée de la Révolution. Dans cet édifice, histoire et propagande révolutionnaire sont intimement liées.

C’est par lui qu’on accède à un deuxième bâtiment, le Mémorial Granma. Sous haute surveillance militaire, ce dernier est un écrin qui protège le yacht qui transporta Fidel Castro et ses 81 compagnons — dont le Dr Che Guevara — du Mexique à Cuba, en 1956. Cette odyssée marque le début de la Révolution cubaine.

Sur le terrain qui entoure le mémorial sont disposés des artéfacts qui font office de reliques révolutionnaires, notamment les preuves du soutient américain à l’invasion ratée de la Baie des cochons.

Devant le Palais présidentiel, on peut voir (à 9:10), un segment de la muraille qui encerclait la Vieille Havane et qui fut abattue en 1863 pour faciliter l’expansion urbaine.

La rue Agramonte se termine par un carrefour giratoire au centre duquel on a érigé en 1935 un monument à la gloire du général Máximo Gómez. Œuvre du sculpteur italien Aldo Gamba (1881-1944), cette statue équestre est en marbre blanc de Carrare, orné de quelques statues en bronze.

À l’ouest de ce monument, on trouve le Palacio Velasco, construit en 1912 (de 9:41 à 9:46) qui, de nos jours, héberge l’ambassade d’Espagne.

La rue Monserrate

De 10:10 à 10:29, nous visitons l’annexe moderne de l’hôtel Iberostar Parque Central, situé derrière (c’est-à-dire au nord) du bâtiment qui donne sur le Parc Central. Cette annexe est reliée au bâtiment principal par un passage souterrain.

La vidéo se termine par une photo du Musée des Beaux-Arts (à 10:31) et du Palais présidentiel (à 10:33), tels que vus du mirador de l’Edificio Bacardi (dont nous avons parlé dans une vidéo précédente).

Conclusion

Au total, ce diaporama montre 252 photos et dix vidéoclips, pour une durée de plus de dix minutes. Tout comme mes autres diaporamas consacrés à la capitale cubaine, il démontre que les attraits touristiques de l’île ne sont pas limités au sable et aux palmiers de ses stations balnéaires.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


En me promenant dans le Vieux

Publié le 3 juillet 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

Au cours du Festival de musique Montréal baroque, je me suis promené dans le Vieux-Montréal et j’en ai rapporté les photos suivantes.

Ancien édifice de la Bourse (1903-1904)

L’architecte américain George Browne Post a conçu l’édifice
de la Bourse de Montréal immédiatement après avoir réalisé celui de la Bourse de New York (sur Wall Street, en 1901-1903). Donc rien d’étonnant à ce que ces deux bâtiments néo-classiques aient un air de parenté.

De nos jours, cet édifice est occupé par le Centaur Theater.

Portail de l’édifice de la Banque Royale (1926-1928)

Au moment de sa construction en 1926-1928, l’édifice de la Banque Royale est le gratte-ciel le plus élevé de Montréal. Comparé aux sièges sociaux des banques rivales, celui de la Banque Royale est relativement sobre et imposant, en contraste avec son portail à deux tambours orné de bronze.

Plafond de la salle des guichets

À l’intérieur, les aires publiques de cette banque respirent le luxe.

Édifice de la Merchants’ Bank (1870-1873)

L’édifice de la Merchants’ Bank a été construit de 1870 à 1873. De 2000 à 2002, il sera entièrement rénové pour donner naissance à un hôtel cinq étoiles, Le St-James.

La maison François-Benoît (1849)
Intérieur d’un restaurant
Pierogis (raviolis polonais), choucroute et crème sure au Stash Café

Si la rue St-Jacques est la rue de la finance, la rue St-Paul est plutôt celle du commerce au détail : restaurants, galeries d’Art et boutiques de mode ou de souvenirs. Les immeubles qui la bordent sont en général un peu plus anciens que ceux situés sur la rue St-Jacques.

Par exemple, le restaurant Stash Café est situé dans l’immeuble Julien-Perrault, construit en 1831.

Maison Silvain-Laurent dit Bérichon (1810)

Située au 221 de la rue du Saint-Sacrement, la maison Silvain-Laurent dit Bérichon a retrouvé un éclat nouveau depuis qu’on lui a retiré en l’an 2000 le crépi qui la laidissait.

Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20 mm F/1,7 (la troisième photo) et Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les sept autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 17 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2.8 — ISO 500 — 23 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 23 mm
8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 22 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel