La tour de Lévis

Publié le 11 août 2025 | Temps de lecture : 1 minute




 
À la suite de la crise économique de 1929, les pouvoirs publics entreprirent de grands travaux afin de combattre la misère qui accompagna la Grande Dépression. Construite vers 1936, la tour de Lévis fit partie de ces chantiers.

Abritant un château d’eau — c’est-à-dire une citerne alimentant l’aqueduc de l’ile Sainte-Hélène — cette tour d’une trentaine de mètres fut nommée en l’honneur de François Gaston duc de Lévis, responsable de la défense de la Nouvelle-France après la mort de Montcalm en 1759.

En rénovation depuis le début de la pandémie, la tour rouvrira ses portes à la fin de cet été ou au début de l’été prochain.

Son escalier intérieur de 157 marches permettra alors l’accès à la terrasse d’observation située à son sommet.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Pan-Leica 8-18mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La fontaine Wallace de l’ile Notre-Dame

Publié le 10 août 2025 | Temps de lecture : 3 minutes


 
À 18 ans, le marquis Richard Seymour-Conway rend enceinte Agnes Jackson (née Wallace). Même si le jeune marquis ne reconnaitra jamais la paternité de son fils illégitime (sauf dans son testament), il prit soin de l’enfant tout au long de sa vie.

Ce fils portera le même prénom que son père biologique (Richard) et utilisera le patronyme à la naissance de sa mère (Wallace).

Élevé par sa grand-mère paternelle, Richard Wallace quittera en 1826 l’Angleterre pour Paris, où les Seymour-Conway possédaient quelques propriétés.

C’est dans cette ville qu’il fit connaissance avec des écrivains et des peintres qui avaient pris l’habitude de se réunir à l’hôtel de Lauzun, sur l’ile Saint-Louis.

À la mort de son père biologique en 1870, il hérite de sa fortune, estimée à soixante-millions de francs (équivalent à 240 millions d’euros).

Or cette année-là, la guerre franco-prussienne éclate. Et Richard Wallace, profondément francophile, restera à Paris assiégée plutôt que de se réfugier dans une de ses nombreuses résidences.

À l’occasion de cette guerre, plusieurs aqueducs ont été détruits. Si bien qu’en 1872, seulement 59 % des Parisiens reçoivent l’eau dans leur logement.

C’est ce qui motiva Richard Wallace à faire installer des fontaines pour permettre l’approvisionnement de tous les quartiers de la ville.

Même de nos jours, les fontaines Wallace permettent aux sans-abris de la capitale de se désaltérer gratuitement.


 
Conçues par Richard Wallace et légèrement améliorées par le sculpteur Charles-Auguste Lebourg, les fontaines Wallace sont en fonte, généralement peintes en vert (puisque c’était la couleur du mobilier urbain de Paris à l’époque).



 
Sur un socle à huit côtés, quatre cariatides — allégories de la Simplicité, de la Bonté, de la Sobriété et de la Charité — se tournent le dos et soutiennent un dôme surmonté d’une pointe et décoré de dauphins.

À l’occasion de l’Expo67, la ville de Paris a donné une de ses fontaines Wallace à la ville de Montréal.

Celle-ci fut installée sur l’ile Notre-Dame, dans le voisinage du pavillon de la France (qui, de nos jours, abrite le Casino de Montréal).

Références :
Fontaine Wallace
Guerre franco-allemande de 1870
Liste des fontaines Wallace de Paris
Les fontaines Wallace (1872-2012) : hygiène, esthétique et patrimoine
Richard Wallace (collectionneur)

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les mosaïcultures de Montréal en infrarouge Jaune 3629

Publié le 3 août 2025 | Temps de lecture : 3 minutes
Logo de l’Expo67

La mosaïculture est l’art d’assembler différents matériaux afin de réaliser des sculptures végétales selon un dessin préétabli. Les plantes sont choisies selon la couleur de leurs fleurs ou de leur feuillage, de même que pour le caractère régulier et prévisible de leur croissance.

L’idée d’organiser des Mosaïcultures internationales — comme on organise des expositions universelles — est née à Montréal. Et c’est dans notre ville que fut organisé en 2000 le premier évènement du genre.

Montréal en fut l’hôte de nouveau en 2003 et en 2013. Cette dernière connut un succès retentissant dont témoignent les reportages photographiques publiés sur ce blogue.

Pour célébrer le 25e anniversaires des toutes premières Mosaïcultures internationales (celles de 2000), la ville de Montréal présente jusqu’au 31 octobre deux des trois chefs-d’œuvres qui l’ont représenté jusqu’ici, soit La Terre-Mère et L’Homme qui plantait des arbres.

Seul manque L’Arbre aux oiseaux qui, en 2013, était la plus monumentale mosaïculture réalisée à ce jour.

Début du parcours des mosaïcultures

À noter : la taille des mosaïcultures comparée à celle des humains

L’Homme qui plantait des arbres

La nouvelle homonyme de Jean Giono, publiée en 1953, fut la source d’inspiration du film d’animation que Frédéric Back réalisa 35 ans plus tard et qui fut oscarisé en 1988.

C’est ce dernier qui dessina la mosaïculture ci-dessus. Elle représenta Montréal aux Mosaïcultures internationales d’Hamamatsu, au Japon, en 2009, où elle fut récompensée du Grand Prix d’honneur.




La Terre-mère

Haute de onze mètres, l’œuvre représente la Nature laissant s’écouler de son bras une cascade d’eau, source de toute vie.

Représentant la ville hôte aux Mosaïcultures internationales de 2013, cette sculpture fut récompensée à cette occasion du Grand Prix du public et du prix Frédéric-Back.

Petits détails pour les photographes. Les mosaïcultures demandent beaucoup de soin. En effet, les plantes qui les décorent doivent souvent être remplacées. Or cette tâche s’effectue en début de journée, alors que l’achalandage est moindre.

Pour éviter qu’un bras mécanique et une nacelle apparaissent sur vos photos, il vaut mieux visiter les mosaïcultures en après-midi. Par contre, si vous voulez capter ce rayon de soleil qui éclaire l’arbre que plante Elzéard Bouffier, il vaudra vous présenter tôt le matin.

Comme quoi on ne peut pas tout avoir dans la vie…



Centre d’information

L’exposition comprend également un petit centre d’information.

N’arrivant pas à choisir entre les trois photos ci-dessus, j’ai décidé de les publier toutes. Libre à vous de choisir votre préférée.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Jardins Gamelin en infrarouge Jaune 3629

Publié le 28 juillet 2025 | Temps de lecture : 2 minutes



 
Le parc situé à la station de métro Berri-UQAM porte le nom de ‘Jardins Gamelin’ en honneur d’Émilie Gamelin, fondatrice des Sœurs de la Providence de Montréal (la première congrégation religieuse québécoise).

Délimité par le boulevard de Maisonneuve au nord, la rue Sainte-Catherine au sud, la rue Saint-Denis à l’est, et la rue Berri à l’ouest, ce parc se compose de quatre bandes parallèles qui se succèdent du nord au sud.

La première est en terre battue. À l’ombre de ses arbres matures, on vient y piqueniquer en famille.



 
La deuxième section est une pelouse en pente légère décorée de trois hautes sculptures-fontaines.


 
La troisième est totalement minérale. D’ouest en est, on y trouve des jeux de société (jeu d’échecs géant, jeu de poche, table de pingpong, etc.), des tables munies de parasols, des casse-croutes et une toilette automatique (ci-dessus).




 
La quatrième se prolonge en été sur la rue Sainte-Catherine (devenue piétonnière). On y trouve d’autres jeux de société.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix 14-45 mm (5e et 6e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Jardin japonais en infrarouge Jaune 3629

Publié le 23 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute


Pavillon culturel du Jardin japonais

D’une superficie de 2,5 hectares, le Jardin japonais a été créé en 1988 par l’horticulteur Takeshi Nakajima (1914-2000).

Dessiné par l’architecte Hisato Hiraoka, son pavillon culturel présente des expositions temporaires au sujet de la culture japonaise, un jardin de roches, des lieux de méditation et une bibliothèque.

Pour éviter que le soleil décolore les objets présentés dans sa salle d’exposition (à l’arrière), le pavillon culturel l’a équipée à prix d’or de grandes fenêtres qui bloquent le rayonnement infrarouge. D’où cette teinte particulière révélée ici.








Cliquez sur une photo pour l’agrandir

Détails techniques des photos à l’infrarouge Jaune 3629 : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix 14-45 mm (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pré-traitement des photos infrarouges prises à l’aide du filtre l’IR Chrome Lite

Publié le 21 juillet 2025 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Sans balance des blancs personnalisée (ou sans un post-traitement laborieux), les photos prises à l’aide du filtre IR Chrome Lite sont excessivement bleutées.

Y a-t-il un moyen de corriger ce défaut ?


 
Pour que les photos prises à l’IR Chrome Lite soient utilisables telles quelles ou presque — avec la balance des blancs automatique de l’appareil photo et un post-traitement léger, tout au plus — il suffit de combiner l’IR Chrome Lite avec un deuxième filtre, soit le KR15 de la marque B+W.

J’ai testé les filtres KR3, KR6, KR12 de cette marque et c’est le KR15 de B+W qui donne les meilleurs résultats.


 
En poursuivant mes recherches, je me suis rendu compte qu’on pouvait obtenir un résultat encore meilleur en superposant un KR15 et un KR3.

Contrairement à ce qu’on peut lire sur l’internet, le filtre KR15 n’est pas l’équivalent d’un filtre 85B. À l’œil nu, le KR15 est un filtre ambre moyennement foncé alors que le 85B est un filtre orange brûlée plus clair.


 
En photographie infrarouge, leurs résultats sont différents.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-42mm + filtre interne IR Chrome Lite.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge Jaune 3629 au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Publié le 14 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute

Monument de la famille Berthiaume
Une allée du cimetière

Monument à George-Étienne Cartier

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’IR Chrome Lite au lac aux Castors

Publié le 6 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute






 
À l’exclusion de la troisième photo — développée à l’aide d’une balance des blancs personnalisée — les autres photos l’ont été par une méthode plus compliquée. Celle-ci vise à révéler le polychromatisme végétal dont le filtre IR Chrome Lite est capable.

C’est ainsi que les conifères sont anthracite, les feuillus généralement orangés, tandis que l’herbe adopte différentes teintes.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-42mm + filtre interne IR Chrome Lite
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 17 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,4 — ISO 160 — 31 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 14 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/5,4 — ISO 160 — 30 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/5,4 — ISO 160 — 30 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le post-traitement ‘polychromatique’ des photos prises à l’aide du filtre l’IR Chrome Lite

Publié le 14 juin 2025 | Temps de lecture : 5 minutes
Au Jardin japonais

Voici la photo emblématique du post-traitement ‘polychromatique’ des photos prises à l’aide du filtre IR Chrome Lite. Elle montre l’étendue de la palette de couleurs dont est capable ce filtre.

En effet, cette photo n’a pas été coloriée artificiellement; la variété des couleurs qu’on y voit est due à un post-traitement qui s’est appliqué à révéler la polychromie latente dans l’image.

Mais ce n’est pas sur elle que nous allons procéder ici. La photo choisie en est une autre, prise au même endroit moins d’une minute plus tard.


 
Notre didacticiel d’aujourd’hui est basé sur cette photo-ci, dont voici l’aspect originel.

En ouvrant n’importe quelle photo sous Lightroom, la toute première question à se poser concerne la luminosité générale de l’image.

Selon le souvenir que vous avez conservé de la scène photographiée, l’image que vous voyez sous Lightroom, est-elle est trop pâle ou trop foncée ?

Dans ce cas-ci, ce pavillon japonais a été photographié par un bel après-midi ensoleillé. Or la photo ci-dessus est trop foncée.

La première étape : l’exposition


 
Notre première étape sera donc d’augmenter l’exposition de la photo. Comme si on pouvait rétroactivement augmenter l’ouverture du diaphragme de notre appareil photo.

La deuxième étape : l’histogramme

Notre deuxième étape est basée sur l’histogramme. On le trouve dans le coin supérieur droit de l’interface de Lightroom.

Si l’extrémité gauche de la courbe ne touche pas le côté gauche de l’histogramme, il faut déplacer le curseur des ‘noirs’ vers la gauche jusqu’à ce que le bout de cette courbe le touche. En pareil cas, la photo perd alors le voile laiteux qui la recouvrait.

Si, au contraire, cette courbe s’appuie déjà fortement sur le côté gauche de l’histogramme, on doit pousser le curseur des ‘noirs’ vers la droite, de manière à corriger cette sous-exposition.

D’autre part, cette courbe doit également toucher le côté droit de l’histogramme. Si ce n’est pas le cas, il faut déplacer le curseur des ‘blancs’ vers la droite jusqu’à ce que le bout de la courbe y touche.

Si, au contraire, cette courbe s’appuie déjà fortement sur le côté droit de l’histogramme, on doit pousser le curseur des ‘blancs’ vers la gauche, de manière à corriger cette surexposition.

Dans le cas précis de notre photo, l’augmentation de l’exposition a rendu superflue cette deuxième étape puisque dès nous avons augmenté la luminosité de l’image, la courbe s’étendait parfaitement d’un bord à l’autre de l’histogramme.

La troisième étape : la saturation

J’aime bien augmenter la saturation des photos prises avec ce filtre. Ici, la saturation a été haussée de 82 %.

Toutefois, malgré des améliorations apportées jusqu’ici, on peut voir que le gravier et la pierre qui enjambe le ruisseau, de même que le revêtement du toit du pavillon japonais sont trop bleutés.

La quatrième étape : peaufiner les couleurs


 
Pour réprimer sélectivement le bleu dans l’image, il faut utiliser des outils de Lightroom qui se trouvent plus bas, du côté droit de son interface.

Pour la grande majorité des photos prises avec IR Chrome Lite, il suffit de diminuer de manière draconienne la saturation du bleu. Ce qui a eu pour effet de pâlir les objets qui étaient bleutés. Pour compenser, on diminuera leur ‘luminance’.

Il arrive parfois qu’on doivent aussi atténuer légèrement le cyan (que Lightroom appelle le bleu-vert).

Par ailleurs, si un ciel dégagé apparait sur la photo, on le rend gris pâle en désaturant le bleu. Pour restaurer sa couleur d’origine, il faudra — à l’aide d’un logiciel comme Photoshop — combiner le ciel d’une version avec le reste de l’image d’une autre version.


La première des deux photos ci-dessus montre le résultat obtenu par le post-traitement ‘polychromatique’ alors que la seconde est le fruit du post-traitement ‘monochromatique’.

À mon avis, le post-traitement présenté aujourd’hui est préférable puisqu’il respecte la légère polychromie végétale que permet IR Chrome Lite alors que l’ensemble de la végétation devient monochrome lorsqu’on recourt à une balance des blancs personnalisée.

Ceci étant dit, seule une minorité de mes photos se prêtent à ce post-traitement. Si on examine l’aspect final de la photo et si on le compare avec son aspect d’origine, on voit que la polychromie était subtilement présente au départ dans l’image et que le post-traitement ‘polychromatique’ n’a fait que la révéler.

Before imageAfter image

D’autres exemples

Vers l’Insectarium de Montréal
Au cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Monument funéraire à l’écrivain Louis Fréchette
Esplanade du Palais des Congrès
Au parc linéaire de la Commune

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le post-traitement ‘monochromatique’ des photos prises à l’aide du filtre l’IR Chrome Lite

Publié le 12 juin 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Contrairement à l’infrarouge Rose bonbon, les photos prises avec le filtre IR Chrome Lite doivent nécessairement être soumises à du post-traitement.


 
Cette capture d’écran montre comment, sous Lightroom, s’affiche une photo prise à l’aide du filtre IR Chrome Lite. Cette image correspond à ce qu’on voit dans le viseur de l’appareil photo au moment de la prise.

Puisque ce filtre est bleu, presque toutes les photos qu’il prend sont excessivement bleutées. C’est le cas de celle-ci.

Avec une photo ‘ordinaire’ (une photo qui n’est pas infrarouge), la meilleure façon de corriger les couleurs est de recourir à une charte de gris, c’est-à-dire à un carton gris parfaitement neutre.

Avec une charte de gris

Au bas de la photo ci-dessus, au premier plan, on peut voir une charte de gris apportée justement pour l’occasion.

En cliquant sur la pipette à la droite de la photo, le curseur de la souris adopte cette forme. Lorsqu’on survole la photo à l’aide de cette pipette, l’imagette qu’on voit dans le coin supérieur gauche de l’interface montre l’aspect qu’adoptera la photo si on clique à l’endroit survolé.


 
En cliquant sur la charte de gris, voilà l’aspect que prend la photo.

Sans charte de gris


 
Dans ce cas-ci, la photo est encore plus bleutée que le premier exemple que nous avons pris. Pour adopter une balance des blancs appropriée, il suffit d’utiliser la même pipette et de cliquer sur du ciment ou du gravier.

Pour juger si l’endroit de l’image que nous nous apprêtons à cliguer est vraiment neutre, il suffit de consulter l’imagette dans le coin supérieur gauche de Lightroom qui, en temps réel, nous indique ce que donnerait le résultat si nous cliquerions à cet endroit.


En cliquant sur les dalles de ciment, la végétation devient écarlate alors que le reste de la photo adopte un aspect normal. Dans ce cas-ci, le résultat obtenu avec l’IR Chrome Lite est beaucoup plus satisfaisant que celui obtenu avec notre premier exemple.

D’autres exemples

On trouvera ci-après d’autres photos obtenues à l’aide de ce procédé.

On remarquera que parfois la végétation est orangée. D’autres fois, elle est écarlate. Puisque l’ensemble de la végétation adopte généralement une même couleur, c’est la raison pour laquelle le post-traitement présenté ici est qualifié de ‘monochromatique’, en dépit du fait que cette monochromie n’affecte pas les objets du règne minéral.

Pour terminer, un des grands avantages du filtre IR Chrome lite, c’est que dans les photos qu’il prend, les chairs humaines et une bonne partie des animaux ont un aspect à-peu-près normal, contrairement à presque tous les styles d’infrarouge que j’ai développés jusqu’ici.

Au Jardin de Chine
Casino de Montréal
Pavillon du lac aux Castors

Place des Montréalaises
À la place Jacques-Cartier
Monument à la reine Victoria
Dendrites (2017), de Michel de Broin
Source (2017), de Jaume Plensa

Le deuxième volet de cette série présentera la manière que je préfère utiliser pour effectuer le post-traitement des photos prises à l’aide du filtre IR Chrome Lite.

Détails techniques : Appareil Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectifs PanLeica 8-18 mm ou Lumix 14-42 mm + filtre interne IR Chrome Lite.

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