La rumeur veut que le député fédéral Alexandre Boulerice (du NDP) caresse l’idée de se présenter aux prochaines élections québécoises sous la bannière de Québec Solidaire (QS).
Mais voilà que, selon les statuts de cette formation politique, la circonscription dans laquelle il pourrait se présenter est réservée à une femme ou à une personne non binaire.
Au nom du pragmatisme, certains voudraient que QS renonce à ses principes afin d’accommoder l’actuel député fédéral.
Il s’agit là d’une erreur.
Un parti ne doit pas piler sur ses principes simplement pour attirer un candidat. En somme, ce n’est pas à QS de s’adapter à monsieur Boulerice; c’est plutôt à ce dernier de s’adapter à QS.
Heureusement, cela est relativement facile.
Il suffit d’une brève consultation médicale, puis d’un bon coup de sécateur au bon endroit, pour le faire passer d’Alexandre à Alexandrine Boulerice.
Mais évidemment, à froid, le sécateur, ça fait peur.
Comme solution de rechange, monsieur Boulerice pourrait se convaincre qu’il est ni homme ni femme. En d’autres mots, qu’il est devenu non binaire. Comme par magie. Et puisque personne ne sait ce qui se passe dans la tête de quelqu’un d’autre, qui pourrait mettre en doute sa parole à l’investiture de QS ?
Pour compléter sa nouvelle identité, l’actuel député fédéral pourrait s’adresser au salon de coiffure Salon10 de Longueuil.
Comme la chenille se transformant en papillon, monsieur Boulerice en ressortirait métamorphosé(e) grâce à sa coiffure non genrée. Même en conservant sa moustache et sa barbe, sa femme et ses enfants ne le reconnaitraient plus.
Et c’est ainsi qu’humblement, celui que les affiches électorales de QS présenteront familièrement comme Alex se soumettra aux règles de QS destinées à assurer une représentation équitable de toutes les identités de genre parmi ses candidats.
Écrit par Jean-Pierre Martel