La coiffure asexuée

Publié le 19 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Historique

C’est hier que Radio-Canada révélait qu’un salon de coiffure de Longueuil avait été condamné à payer une amende de 500$ pour ne pas avoir offert des coupes de cheveux ‘non genrés’ sur son site de réservation par internet, une situation corrigée depuis.

Dans cette affaire, le plaignant est un traducteur à l’emploi du gouvernement canadien qui désire ne pas être identifié ni comme un homme ni comme une femme.

Pour toute personne qui n’exerce pas le métier de coiffeur, il peut sembler difficile d’imaginer à quoi peut ressembler une coupe de cheveux asexuée. Mais cela existe; on trouve sur l’internet une multitude de styles de cheveux courts, plutôt originaux, présentés comme ‘non binaires’.

Au-delà de l’anecdote

Pour faire de la liberté individuelle le marqueur exclusif de la Démocratie parlementaire, les pays occidentaux ont poussé toujours plus loin la frontière de l’égalitarisme.

Après l’égalité sexuelle — accordée légalement aux femmes occidentales après que cette égalité fut obtenue par les femmes russes lors de la Révolution bolchévique — les pays occidentaux ont accordé aux homosexuels les mêmes droits constitutionnels que ceux dont se prévalent les hétérosexuels.

Encore là, un pays comme Cuba les avait devancés.

Depuis quelques années, l’Occident s’est distingué en étendant ce combat égalitaire à l’identité de genre.

C’est ainsi que l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne interdit toute discrimination ou préférence fondée, entre autres, sur l’expression de genre.

Au-delà de la controverse suscitée par la condamnation du salon de coiffure dont nous avons parlé plus tôt, la loi consacre le droit constitutionnel des personnes qui veulent ne ressembler ni à des hommes ni à des femmes.

Même si je ne suis pas partisan de la théorie du genre, il faut se rendre à l’évidence; tous les salons de coiffure du Québec devront se plier à la loi.

Bref, qu’on le veuille ou non, c’est ça qui est ça.

Références :
Charte québécoise des droits et libertés de la personne
La dysphorie de genre chez l’enfant
La théorie du genre et ses excès
Le droit au X – et à l’indifférence
40 coupes de cheveux courtes non binaires qui inspirent l’expression de soi
Un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non binaire

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2 commentaires à La coiffure asexuée

  1. André joyal dit :

    «C’est ça qui est ça» disait souvent mon père.
    Comment répondre aux caprices de 0.08% de la population?

    Les coiffeurs devraient charger aux grammes de cheveux coupé. Tant pis pour les chauvres ils n’auront qu’à aller écoeurer ailleurs que chez les coiffeurs.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      Les changements requis par les tribunaux pour satisfaire les exigences des personnes qui ne se considèrent ni homme ni femme sont anodins en ce qui concerne les salons de coiffure.

      En résumé, les arguments invoqués par le plaignant dans la cause qui l’opposait au salon de coiffure Stantion10 sont les suivants :
      • l’obligation de se déclarer homme ou femme est un coming out forcé,
      • ce choix ‘binaire’ (homme ou femme) constitue un rejet et une discrimination à l’égard de ceux qui ne se considèrent ni l’un ni l’autre.

      Essentiellement, ces deux arguments ont suffi à donner raison au plaignant.

      Mais qu’arrivera-t-il quand l’une des 9 000 personnes non binaires au Québec s’adressera aux tribunaux pour se plaindre qu’un lieu public l’oblige à choisir entre une toilette pour hommes et une toilette pour femmes ? Les mêmes arguments s’appliqueront.

      Et dès que la jurisprudence sera rendue, tous les hôpitaux, toutes les écoles, tous les restaurants, tous les centres commerciaux et tous les commerces du Québec devront dépenser une fortune à aménager des lieux d’aisance pour des gens qui, au fond, refusent d’accepter que Dieu a fait l’être humain homme ou femme et rien d’autre.

      Voilà comment on pousse les peuples dans les bras des partis qu’on qualifie d’extrême droite.

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