L’association des filtres bleu FS KB20, FS VertX1a et GRB3/KG3 en infrarouge

31 mai 2023
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Cette photo a été publiée sans commentaire le 9 mai dernier. Mais elle mérite quelques précisions.

Le secret de la coloration dorée des feuilles vient d’une petite lampe incandescente située hors champ (au-dessus de la plante) alors que le reste de la scène est éclairée latéralement par de la lumière du jour.

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Au départ, cette photo avait du potentiel; la composition de l’image était excellente et le temps d’exposition, suffisamment long pour bien lisser les chutes d’eau.

Mais la couleur brune des fougères ne me plaisait pas.

En augmentant la saturation des couleurs de 30 %, cette photo prenait son aspect définitif, beaucoup plus séduisant.



 
Voici un comparatif entre une première photo — réalisée comme les deux précédentes — et la seconde en couleurs réelles (plutôt moche, à mon avis).

Les deux premiers filtres de cette association confèrent une teinte turquoise à la première image. Le troisième filtre est l’équivalent d’un filtre UV-IR Cut.

Comparée à la ‘vraie’ photo en couleur, on voit que le conifère à gauche devient brun orangé. Au centre, le magnolia en fleur adopte une teinte plus chaude. Le vert du feuillage à droite se change en orange brûlé. Les petits arbustes au pied de la serre prennent différentes teintes rougeâtres alors que les tulipes sont inchangées.

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Puisque deux des trois filtres utilisés bloquent partiellement l’infrarouge (le filtre FS VertX1a et le filtre GRB3/KG3), y en a-t-il suffisamment qui atteint le capteur pour qu’on puisse encore parler d’une photo infrarouge ?

Les belles feuilles de cet érable de Norvège nous indiquent que oui, il s’agit bien d’une photo infrarouge.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (4e photo) ou OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre GRB3/KG3 (les autres photos). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 31 mm
2e  photo : 1/15 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’immigration au Québec : enfin de bonnes décisions !

30 mai 2023

La connaissance du français, un prérequis

La ministre québécoise de l’Immigration annonçait jeudi dernier la nouvelle politique migratoire de son gouvernement. En quelques mots, il s’agit d’une politique digne de ce nom.

Sa mesure phare ? Il sera dorénavant obligatoire d’avoir une connaissance adéquate du français avant d’immigrer au Québec. Sauf dans le cas des réfugiés, vu l’urgence de leur situation.

Le qualificatif ‘adéquat’ signifie que la connaissance du français sera modulée en fonction des métiers auxquels le requérant pourra postuler en raison de son expertise; en somme, il devra connaitre ce qui lui sera nécessaire pour vivre au Québec et travailler dans notre langue.

Ce faisant, la CAQ s’inspire de la Grande-Bretagne. Dans ce pays, l’immigrant ne peut pas mettre le pied sur le sol britannique s’il n’a pas déjà la connaissance de l’anglais. De manière conséquente, un citoyen britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si cette personne ne parle pas l’anglais.

Lentement, cette mesure permettra de renverser l’anglicisation de Montréal si et seulement si la CAQ associe cette mesure à d’autres destinées à faire du français la langue du travail au Québec et à bloquer l’accès aux CÉGEPs anglophones à ceux qui ne devraient pas y avoir droit.

L’intention de la CAQ de hausser les seuils d’immigration — à l’exclusion des travailleurs temporaires — a attiré beaucoup d’attention.

Entre la cible péquiste d’accueillir trente-cinq-mille néoQuébécois par année et le double préconisé par le Parti libéral du Québec, tout est acceptable puisqu’aucune étude n’a déterminé la capacité d’intégration du Québec.

Deux choses sont certaines.

Premièrement, lorsqu’une pénurie de main-d’œuvre est ponctuelle, l’immigration est un excellent moyen de la corriger. Cela consiste à faire appel à l’Étranger pour combler des besoins que le marché intérieur n’arrive pas à corriger de lui-même.

Mais cela n’est plus vrai lorsque la pénurie est généralisée. Comme c’est le cas actuellement, puisque tout effet positif de l’arrivée d’un néoQuébécois est contrebalancé par la pression qu’il exerce en raison de l’ensemble des biens et des services qu’il requiert.

Et deuxièmement, dès que la connaissance du français est un prérequis à l’immigration au Québec, on pallie automatiquement la menace existentielle représentée par l’immigration massive anglophone voulue sournoisement par Ottawa.

L’échec du programme Arrima

Élaboré par le Parti libéral et adopté par la CAQ huit mois après son accession au pouvoir, le programme Arrima était voué à l’échec.

Son principe était pourtant séduisant; il s’agissait d’arrimer (d’où son nom) l’immigration au Québec aux besoins du marché.

En réalité, il s’agissait plutôt de limiter le ‘cheptel’ migratoire à une évaluation technocratique des besoins du marché.

Cela reposait sur une illusion; l’aptitude à prévoir rigoureusement les besoins futurs d’une économique dont le rythme de transformation s’accélère.

Les délais à l’immigration, qui se calculent en années au fédéral, font en sorte que les compétences utiles que possède le requérant pouvaient ne plus être celles recherchées lorsqu’il est finalement accepté au pays.

Concrètement, ajoutez la pandémie au Covid-19, la délocalisation industrielle vers l’Amérique du Nord causée par les sanctions contre la Russie, la course à décarboner l’économie occidentale et le résultat est que, soudainement, les besoins de main-d’œuvre surgissent de partout.

En réalité, dans le contexte actuel, n’importe quel locuteur francophone qui est à la fois intelligent et débrouillard est le bienvenu au Québec.

D’où la nécessité d’abolir la lourdeur bureaucratique du programme Arrima.

Malheureusement, la décision cavalière de l’ex-ministre de l’Immigration du Québec de détruire dix-huit-mille dossiers en attente d’une décision — plutôt que de retourner ces précieux documents à leurs expéditeurs — afin de forcer ces derniers à soumettre de nouveau leur demande par la voie du système Arrima a durablement terni la réputation du Québec à l’Étranger.

Le programme d’expérience québécoise

Créé en 2010, le Programme de l’expérience québécoise visait à offrir une voie rapide à l’immigration au Québec pour des étudiants étrangers et des travailleurs temporaires.

Toutefois, une décennie plus tard, dans le but d’atténuer son succès, l’ex-ministre de l’Immigration du Québec avait décidé d’exiger douze ou dix-huit mois d’expérience québécoise aux étudiants étrangers qui désiraient demeurer ici à la fin de leurs études. Dans le cas des travailleurs temporaires, l’expérience exigée était de 36 mois.

Cette exigence caquiste, combinée à la discrimination du ministère fédéral de l’Immigration à l’égard des étudiants francophones — particulièrement s’ils sont africains — a fait chuter la fréquentation des établissements scolaires francophones dans les régions du Québec où ces étudiants compensaient une baisse de fréquentation résultant de la diminution de la natalité.

Le résultat de la politique coloniale d’Ottawa est que 44 % des demandes qu’il accepte au Québec le sont pour des personnes qui veulent étudier dans les universités anglophones.

En plus d’abolir la nécessité d’avoir accumulé une expérience pratique pour tous les étudiants étrangers, la CAQ pallie la discrimination fédérale en exigeant à ceux qui fréquentent les établissements anglophones d’avoir également étudié en français à plein temps pendant trois ans à un niveau secondaire ou postsecondaire.

Quant aux travailleurs temporaires peu qualifiés (comme les travailleurs agricoles) qui voudraient profiter du Programme d’expérience québécoise, ils devront posséder une maitrise intermédiaire (niveau 5 sur 12) du français.

Francisation Québec

Pour terminer, le gouvernement de la CAQ crée un droit d’apprendre le français.

À cette fin, il mettra sur pied un guichet unique d’apprentissage du français — sans obligation de réussite — ouvert à tous, néoQuébécois ou non.

La formation prodiguée pourra l’être en salle de cours, en usine ou en ligne.

Conclusion

Après cinq ans d’errance, la CAQ s’est finalement dotée d’une politique migratoire digne de ce nom.

Pour ce faire, elle s’est largement inspirée du Parti Québécois. Or ça tombe bien; le PQ possède le meilleur programme politique à ce sujet.

À mes amis péquistes qui se désolent de voir la CAQ ‘voler’ leurs meilleures idées en matière d’immigration, consolez-vous en pensant qu’une politique linguistique nationale comprend évidemment un volet migratoire, mais également un volet sur la langue de travail, sur la langue de l’enseignement et, dans une moindre mesure, au sujet de la langue d’affichage.

Bref, la CAQ a encore des croutes à manger avant d’égaler le PQ.

De plus, pensez qu’il ne peut y avoir de référendum gagnant au sujet de l’indépendance du Québec sans refrancisation préalable de Montréal. Puisque le PQ tient absolument à cette mauvaise idée qui consiste à organiser un référendum dès son premier mandat alors que cela serait prématuré, la CAQ, dans le fond, prépare le terrain à l’accession au pouvoir du PQ et à l’organisation d’un référendum gagnant.

Références :
Étudiants étrangers : les préférences canadiennes
Immigrants francophones « Évitez le Québec »
Immigrants’ spouses ‘must speak English before entering UK’
Immigration : l’appel du patronat entendu par François Legault
Immigration : l’illusion des prophéties
La Grande démission aux États-Unis
Le gouvernement Legault a terni la réputation du Québec, accuse l’opposition
Le PQ et la francisation des immigrants
Pénuries de main-d’œuvre, immigration et âge de retraite
Québec éliminera 18 000 dossiers d’immigration non traités
Québec lance son guichet unique de services en francisation
Québec songe à accueillir plus de 60 000 immigrants en 2027
Révision des programmes d’immigration: Québec modulera les exigences de français
Six éléments à retenir des annonces de Québec en immigration

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vues du Grand Quai

29 mai 2023

En plus de quelques photos en couleur (publiées hier), j’ai profité de ma visite à la Tour du Vieux-Port pour prendre quelques photos infrarouges.

Chapiteau du Cirque du Soleil

Si les vitres verdâtres de la Tour astronomique du Vieux-Port filtrent très légèrement la lumière visible et permettent de prendre d’assez bonnes photos en couleur, leur effet sur l’infrarouge est beaucoup plus marqué.

Ici, j’ai fait la correction des couleurs à partir des parties blanches du chapiteau du Cirque du Soleil.

Extrémité sud du Grand Quai

Au-delà de sa tour d’observation, le Grand Quai se prolonge par une terrasse qui s’avance sur le fleuve.

Place des Commencements

Adjacente au Grand Quai, la Place des Commencements est une surface gazonnée où se trouve la sculpture Leurs Effigies de Yann Pocreau (2019).

Celle-ci a été érigée en hommage aux trois fondatrices de Montréal; Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois et Marguerite d’Youville. Au-delà d’elles, la sculpture souligne la contribution des communautés religieuses au développement de Montréal.

La forme de ses arches est basée sur le pourtour des coiffes que portaient ces trois religieuses (telles que représentées dans l’Histoire des Canadiens-Français 1680-1880 de Benjamin Sulte).

En raison du terrain vaseux, la sculpture repose sur des pieux de 21 mètres de profondeur.

Pour terminer, voici deux autres photos prises à cette occasion.

Le spa Bota Bota
Édifice des Commissaires (1874-8)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) ou M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos), + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre bleu C12 de Kenko.
1re photo : 1/80 sec. — F/3,7 — ISO 320 — 15 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Tour du Vieux-Port

28 mai 2023

Inaugurée hier, la Tour du Vieux-Port offre une vue panoramique du Centre-Ville de Montréal.

On accède à cette tour d’observation, haute de 65 mètres, par la billetterie située au rez-de-chaussée, du côté oriental du Grand Quai.

La plateforme d’observation peut accueillir deux-cents visiteurs à la fois. À un étage de plus, une petite cage de verre en saillie permet de prendre des photos où les sujets semblent flotter dans le vide (ci-dessous, à gauche).

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Pour connaitre les heures d’ouverture et le prix de l’admission, on cliquera sur ceci.

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Au premier plan, les Cours de Callière
Ancienne maison de la Douane (1836-8)

Puisque le verre de la tour est turquoise, je m’attendais au pire. À ma grande surprise, les photos de la ville, prises au travers de ces vitres, sont très convenables.

Les utilisateurs de Photoshop qui désirent corriger cette teinte de leurs photos pourront utiliser la courbe personnalisée que j’ai utilisée et dont on pourra télécharger le fichier compressé en cliquant sur cela.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos), PanLeica 8-18 mm (3e et 4e photos) et M.Zuiko ED 40-150 mm (5e photo)
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/3,0 — ISO 200 — 9 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/5,5 — ISO 200 — 138 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge Sépia

26 mai 2023




 
En atténuant la prédominance du rouge et/ou du magenta à l’aide de filtres de couleur, il est facile d’obtenir des photos sépia à partir d’un appareil infrarouge à spectre complet (c’est-à-dire un appareil photo qui capte non seulement la lumière visible, mais également l’ultraviolet et l’infrarouge).

Dans ce cas-ci, les deux filtres utilisés ont l’avantage de laisser passer subtilement des couleurs secondaires. Ce qui donne des photos sépia moins monochromatiques.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre VertX0 d’Hoya + filtre GRB3/KG3. Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 20 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/11,0 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rendu chromatique des objectifs en infrarouge

25 mai 2023

Introduction

À l’époque de la photographique argentique, il n’était pas rare qu’un objectif occasionne une légère dérive des couleurs, produisant ainsi des photos aux couleurs légèrement trop chaudes ou légèrement trop froides.

De nos jours, ces imperfections sont maitrisées par tous les grands fabricants d’objectifs. Si bien que les couleurs d’une photo sont les mêmes, peu importe l’objectif utilisé.

Cela est vrai pour la photo en couleur. Mais qu’en est-il de la photo infrarouge, notamment lorsqu’elle est prise avec un appareil à spectre complet ?

La revue électronique dpReview publiait récemment les résultats d’une étude que j’ai effectuée sur dix-sept objectifs provenant de quatre fabricants.

Dans tous les cas, l’appareil photo utilisé était le même et la dominante infrarouge était atténuée par les mêmes trois filtres. Cette atténuation avait pour but d’amplifier l’effet sur l’infrarouge résiduel.

Le texte ci-dessous présente deux cas opposés.

M.Zuiko 12 mm F/2,0 vs M.Zuiko 25 mm F/1,2



 
À l’œil nu, il est évident que le M.Zuiko 12 mm laisse passer davantage d’infrarouge que le M.Zuiko 25 mm qui, lui, en filtre une partie.

Concrètement, les photos prises avec le premier seront plus rougeâtres que celles prises avec le second.
 


 
Et pour illustrer concrètement ces différences, voici deux photos, la première prise avec le 12 mm, l’autre avec le 25 mm.

Puisque ces objectifs n’ont pas le même angle de champ, la photo obtenue avec le 12 mm a été rognée de manière à présenter des vues similaires.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Journée des Patriotes de 2023

24 mai 2023



 
Chaque lundi précédant le 25 mai est à la fois l’anniversaire officiel du monarque du Canada (célébré au Canada anglais) et la Journée nationale des Patriotes (célébrée au Québec).

Dans ce dernier cas, c’est la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) qui organise les célébrations depuis des décennies.

À Montréal, la SSJB invitait les citoyens à une marche qui partait du parc Wilfrid-Laurier et qui se terminait au parc Molson, situé à deux kilomètres. Une marche à laquelle quelques centaines de personnes ont participé.



 
J’y suis allé à la fois par conviction politique et dans le but de compléter ma banque d’images de dirigeants politiques québécois.

Dans le cas de Paul St-Pierre-Plamondon, voilà deux photos puisque je n’arrive pas à décider celle que je préfère.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

À midi (ou presque), la foule s’est mise en marche vers le parc Molson sous protection policière.



 
Après le mot de bienvenue de la SSJB, sa présidente, Marie-Anne Alepin, a passé la parole à l’animatrice de l’évènement, la comédienne Sophia St-Jean.

Véronique Hivon, patriote de l’année 2021-2022

L’ex-ministre Véronique Hivon s’est illustrée par son doigté lors des débats au sujet de la loi sur les soins en fin de vie (surnommée loi sur l’aide à mourir). Elle fut la première invitée à s’adresser à la foule.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec Solidaire

Suivirent François Limoges (maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie), le chef du Parti Québécois, le co-porte-parole de Québec Solidaire, et une députée de la Coalition Avenir Québec.

Alors que les représentants du PQ et de QS ont vanté les mérites des Patriotes de 1837-1838 et ont souligné l’importance de leur combat, la représentante de la CAQ a préféré promouvoir les mesures (à mon avis, homéopathiques) qui ont été entreprises par son gouvernement pour défendre le français. Ce qui lui a valu quelques huées.

Le tout s’est terminé par le discours des représentants de l’aile jeunesse du PQ, de QS et de la CAQ.

Pour ceux qui aimeraient en savoir davantage au sujet des Patriotes de 1837-1838, je vous invite à consulter le texte (à la fois bref et excellent) du journaliste Maxime Pedneaud-Jobin de La Presse. Pour ce faire, on cliquera sur le lien ci-dessous.

Complément de lecture : Les patriotes, vrais vainqueurs de l’histoire

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 55 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 48 mm
6e  photo : 1/640 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 150 mm
7e  photo : 1/800 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 150 mm
8e  photo : 1/640 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 150 mm
9e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Défense du français : les tergiversations de la CAQ

23 mai 2023

L’éveil de François Legault

Le 10 mai, le premier ministre François Legault annonçait son intention de faire en sorte que pour immigrer au Québec (en dehors des programmes humanitaires ou du regroupement familial), il sera obligatoire d’avoir une bonne connaissance préalable de la langue française.

C’est une mesure qui fait partie du programme du Parti Québécois (PQ) depuis 2017 et que nous avons défendue sur ce blogue à plusieurs reprises.

Depuis plus d’une semaine, à l’Assemblée nationale, le premier ministre reproche au Parti Libéral et au PQ de ne pas l’avoir fait lorsqu’ils étaient au pouvoir.

Le premier ministre pourrait également adresser ce reproche à son propre parti puisque celui-ci ne l’a pas fait non plus depuis qu’il est au pouvoir; en effet, nous en sommes encore qu’à l’étape des bonnes intentions gouvernementales.

Le reproche qu’adresse le premier ministre au PQ sert à détourner l’attention du fait que la politique migratoire du PQ, qui date de 2017, est cinq ans d’avance sur lui.

Mais vaut mieux tard que jamais.

La lenteur de la CAQ à défendre le français

Le gouvernement de René Lévesque est entré en fonction le 25 novembre 1976. Il a présenté la Loi 101 le 27 avril suivant. Et celle-ci fut adoptée le 26 aout 1977, soit neuf mois après sa prise du pouvoir.

Cette promptitude reflétait l’importance que René Lévesque attachait à assurer la pérennité du français au Québec.

François Legault est entré en fonction le 18 octobre 2018. Sa loi 96 — qui renforce timidement la Loi 101 — a été présentée le 13 mai 2021 et fut adoptée le 24 mai de l’année suivante, soit 42 mois plus tard. Ce manque d’empressement dit tout.

Mais un demi-siècle après l’adoption de la Loi 101, il est possible que les choses aillent tellement mieux qu’il n’est pas nécessaire de s’empresser de renforcer la Loi 101.

Qu’en est-il exactement ?


 
Le recensement de 2021 révélait que l’importance démographique des Francophones décline au Québec depuis quinze ans. De plus, depuis cinq ans, le pourcentage des familles montréalaises où se parlent les deux langues officielles du pays a été multiplié par dix.

Le milieu familial est là où naissent et grandissent les Québécois de demain. Or cette bilinguisation familiale est une étape intermédiaire vers la ‘louisianisation’ du Québec.

Pendant ce temps à Ottawa…

Parallèlement, le gouvernement fédéral ouvrait toutes grandes les vannes de l’immigration; plus d’un-million de néoCanadiens ont été accueillis en 2022 et deux-millions de dossiers sont en attente d’approbation au ministère fédéral de l’Immigration.

Au rythme actuel, la population canadienne comptera cent-million de citoyens en 2100.

À Québec, on suppute

À la suite des dernières élections québécoises, la défense du français a été confiée au ministre Jean-François Roberge. Depuis, ce dernier a lancé un ‘grand chantier’ à ce sujet.

Malheureusement, ce que le ministre appelle ‘chantier’ n’est pas un lieu où on construit à partir d’un plan préétabli.

Ce qu’il appelle ‘chantier’ est un lieu où on s’assoit pour discuter. En somme, c’est un chantier assis. Parce qu’après avoir dormi cinq ans sur la défense du français, la CAQ s’est redressée et elle est maintenant assise. C’est un progrès.

Pendant qu’on s’active à Ottawa, le gouvernement actuel songe. Il suppute. Il évalue en regardant le train fédéral passer.

Et le premier ministre se vante d’avoir découvert une idée qui, effectivement, est excellente. Mais elle n’est pas de lui. Pour l’instant, c’est une idée qu’il songe à mettre en application éventuellement. Un jour, peut-être.

À moins d’y renoncer entretemps… Qui sait ?

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Le ministre Roberge et la défense homéopathique du français
Le PQ et la francisation des immigrants
Quelles seront les réformes de Québec en immigration?

Paru depuis : Ottawa a versé des milliards pour l’anglais au Québec (2023-11-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pénuries de main-d’œuvre, immigration et âge de retraite

15 mai 2023

De 37 millions de Canadiens en 2021 à 100 millions en 2100

Jusqu’en 2015, le Canada accueillait environ 250 000 immigrants par année. Compte tenu du taux de fertilité actuel au Canada, ce nombre d’immigrants, s’il avait été maintenu, aurait fait en sorte que la population du pays aurait avoisiné 53 millions de personnes en 2100.

Toutefois, en 2016, le Conseil consultatif en matière de croissance économique — un comité fédéral composé de quatorze personnes dont aucun Québécois francophone — recommandait de presque doubler le nombre d’immigrants accueillis au pays, soit 450 000 par année. Et ce, afin de contrer les effets du vieillissement de la population et de répondre aux besoins de main-d’œuvre.

Le 14 février 2022, Ottawa dévoilait son plan d’accueillir 1,3 million de néoCanadiens au cours des trois prochaines années. En gros, c’était ce que recommandait le Conseil consultatif six ans plus tôt.

De 2023 à 2025, cela devrait comprendre :
• 762 000 immigrants économiques,
• 327 500 personnes admises au motif de réunification familiale, et
• 239 000 réfugiés.

À cela s’ajoute l’immigration irrégulière comme celle des personnes qui, jusqu’à tout récemment, empruntaient le chemin Roxham.

Cela ne comprend pas non plus les travailleurs temporaires et les étudiants étrangers. En effet, ceux-ci habitent le territoire une partie ou la totalité de l’année sans faire partie, officiellement, de la population canadienne.

En 2022 (l’année qui a précédé l’entrée en vigueur de ce plan), la population du Canada augmentait déjà de plus d’un million de citoyens pour la première fois de son histoire. Essentiellement par le biais de l’immigration.

Cette année-là, rien qu’au Québec, sur les 149 900 personnes qui se sont ajoutées, 146 000 étaient des immigrants permanents ou temporaires. L’écart entre les naissances et les décès, n’a ajouté que 2 300 personnes.

Le groupe de pression politique modestement appelé Initiative du siècle comprend des gens d’affaires et des ex-politiciens torontois. Le document qu’il a élaboré, Pour un Canada qui voit grand, veut faire en sorte que la suggestion du Conseil consultatif, prévue pour trois ans, devienne permanente. Ce qui fait que la population canadienne atteindrait cent-millions d’habitants en 2100.

L’objectif de soumettre le Canada à une immigration massive fait donc son chemin à Ottawa depuis des années.

Le texte de l’économiste Rodrigue Tremblay, paru dans l’Action nationale en juin 2022, l’entrevue accordée à la même époque par son collègue Pierre Fortin à Radio-Canada, et l’article de l’urbaniste Richard Bergeron, paru dans La Presse en novembre 2022, n’ont pas suffi à alerter l’opinion publique.

Il a fallu la manchette du Journal de Montréal du 6 mai dernier pour que, soudainement, on se réveille.

Depuis ce temps, les chroniqueurs et les éditorialistes québécois sont unanimes à condamner le plan d’immigration massive du fédéral. Un plan qui n’a fait l’objet d’aucune consultation populaire.

Mercredi dernier, les députés de l’Assemblée nationale du Québec adoptaient unanimement une motion gouvernementale jugeant le document torontois incompatible avec la protection de la langue française au Québec.

Face à ce tollé, le ministre fédéral de l’Immigration a senti le besoin de s’en distancier… sans toutefois le désavouer explicitement puisque son ministère suit déjà ses recommandations.

Comble d’hypocrisie, les députés libéraux et néodémocrates ont battu aujourd’hui une résolution présentée par le Bloc Québécois (et appuyée par le Parti conservateur) demandant le rejet des objectifs de la Century Initiative par la Chambre des Communes, et demandant au gouvernement fédéral de ne pas s’en inspirer pour développer ses seuils d’immigration à venir.

Pénurie de main-d’œuvre et immigration

Lorsqu’une pénurie de main-d’œuvre est ponctuelle, l’immigration est un excellent moyen de la corriger. Cela consiste à faire appel à l’Étranger pour combler des besoins que le marché intérieur n’arrive pas à corriger de lui-même.

Mais cela n’est plus vrai lorsque la pénurie est généralisée.

Par exemple, les centaines de milliers de néoCanadiens et les 1,5 million de résidents non permanents au Canada (dont 346 000 au Québec) doivent se loger. Ce qui aggrave la pénurie actuelle de logements au pays.

Ces personnes sont également des consommateurs de biens et de services. Entre autres, ils achètent ce qui leur faut pour se nourrir, pour se vêtir contre le froid, et pour de se déplacer en ville.

Et leurs enfants vont à la garderie ou à l’école.

Bref, chaque néoCanadien aggrave la pénurie de main-d’œuvre partout sauf dans le domaine précis où il a été embauché.

Une fois naturalisés, lorsque ces néoCanadiens veulent que leurs aïeuls les rejoignent, même si les règles canadiennes obligent les premiers à assumer tous les frais médicaux dont leurs aïeuls auraient besoin pendant cinq (?) ans, cela ne change pas la pression exercée sur notre système de santé, déjà au point de rupture.

Bref, dans un contexte de pénurie généralisée de main-d’œuvre, tout effet positif de l’arrivée d’un néoQuébécois est contrebalancé par la pression qu’il exerce en raison de l’ensemble des biens et des services qu’il requiert.

En 315 pages, c’était la conclusion à laquelle arrivait ‘Le Remède imaginaire : pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec’ publié en 2011 par le philosophe Benoît Dubreuil et le démographe Guillaume Marois.

Pénurie de main-d’œuvre et âge de la retraite

Il y a un demi-siècle, il y avait sept travailleurs pour chaque retraité. Actuellement, ce rapport est de trois pour un. Et dans moins de quinze ans, il sera de seulement deux pour un.

Les retraités se distinguent par le fait que leur consommation de biens et de services requiert de la main-d’œuvre — pour regarnir les tablettes d’un magasin où ils ont acheté quelque chose, pour effectuer un paiement à la caisse, etc.— sans qu’à leur tour, ils œuvrent à satisfaire la demande de biens et de services des autres.

En somme, il y a une relation directe entre le vieillissement de la population et la pénurie généralisée de main-d’œuvre. Et ce, par le biais de la baisse de la proportion de la population active.

Au sein des pays de l’OCDE, le pourcentage de la population âgée de 65 ans ou plus est passé de 9 % en 1960 à plus de 17 % en 2019.

Dans l’édition de septembre 2019 de L’Action Nationale, Michel Paillé, le plus respecté des démographes québécois, écrivait :

Le Québec se montre, depuis bientôt 50 ans, indifférent au cumul des naissances manquantes qui auraient été nécessaires pour assurer à long terme le remplacement des générations.

D’autre part, pendant des décennies, la baisse de la proportion de la population active a été compensée par ces coupures de personnel que les gestionnaires imposaient aux grandes entreprises. Même lorsque celles-ci enregistraient de profits records.

Dans nos hôpitaux, le recours aux heures supplémentaires obligatoires palliait le manque chronique de personnel.

Puis, la plus importante pandémie depuis un siècle a causé six-millions de morts, dont des centaines de milliers de travailleurs. Et elle a occasionné la ‘Grande Démission’ chez beaucoup de personnes pour qui les bouleversements occasionnés par cette pandémie furent une occasion de repenser leur vie.

Comme un grain de sable dans un engrenage bien huilé, les conséquences de la baisse progressive de la population active sont soudainement apparues évidentes.

Dans les pays dotés d’un régime de pensions de vieillesse qui évite de plonger dans la misère ses retraités, les mesures volontaires qui sont destinées à motiver les gens à demeurer sur le marché du travail au-delà de l’âge de la retraite donnent peu de résultats.

Au Japon, on a préféré compter sur des politiques natalistes pour pallier (sans grand succès) le vieillissement de sa population.

La seule mesure qui permet de combattre progressivement une pénurie généralisée de main-d’œuvre, c’est de hausser l’âge où les gens quittent le marché du travail et non d’ouvrir les vannes de l’immigration.

Mais la colère sociale suscitée récemment en France par la hausse de l’âge des retraites est de nature à refroidir l’ardeur de tout gouvernement qui voudrait imiter ce pays.

On peut donc s’attendre à ce que les pénuries de main-d’œuvre persistent dans tous les pays occidentaux pour encore très longtemps.

Conclusion

Dans son rapport présenté à Londres en 1839, Lord Durham écrivait :

Le meilleur moyen de résoudre l’opposition des deux groupes français et anglais [au Canada], c’est de noyer la population française sous le flot continu d’une immigration organisée méthodiquement, contrôlée au départ, accueillie à l’arrivée, assurée d’une situation privilégiée dans [ce pays].

En dépit du fait que la plus importante minorité ethnique au Canada est le peuple francoQuébécois, le gouvernement canadien a toujours considéré qu’il était de son devoir de protéger ce qu’on appelle la ‘minorité anglaise du Québec’. Alors que celle-ci est plutôt l’annexe québécoise de la majorité angloCanadienne.

En favorisant cette annexe par le biais, notamment, de sa politique migratoire, Ottawa suit les recommandations du rapport Durham.

Lorsque le gouvernement de René Lévesque adoptait la Loi 101 en 1977, cette dernière ajoutait au droit canadien la notion de droits collectifs; elle établissait les bases juridiques du droit du peuple francoQuébécois d’assurer sa survie en protégeant le français au Québec.

C’est ce qui a motivé Ottawa à entreprendre la rédaction d’une nouvelle constitution qui, cinq ans plus tard, consacrait la suprématie des droits individuels sur les droits collectifs.

En somme, son but était de retirer au Québec une bonne partie des moyens dont il avait besoin pour lutter contre son anglicisation.

Si l’ethnie dominante au Canada a pu adopter sans nous cette camisole de force constitutionnelle, on voit mal ce qui la ferait hésiter à se doter de cibles migratoires qui lui conviennent… même si cela devrait accélérer l’anglicisation du Québec.

Une anglicisation à laquelle elle travaille déjà depuis 150 ans et qui s’approche dangereusement du point de non-retour, si on en juge par les résultats du dernier recensement…

Références :
Anglicisation de Montréal depuis quinze ans
Canada wants to welcome 500,000 immigrants a year by 2025. Can our country keep up?
100 millions de Canadiens d’ici 2100 : Ottawa dit non à l’« Initiative du siècle »
Immigration : entrevue avec l’économiste Pierre Fortin (vidéo)
Justin Trudeau et la camisole de force constitutionnelle de 1982
La cible d’Ottawa «incompatible» avec la protection du français, dit Québec
La façade ministérielle de l’État canadien
La Grande démission aux États-Unis
Le Canada à 100 millions d’habitants en 2100
Libéraux et néodémocrates refusent de «rejeter» l’Initiative du siècle
L’immigration permet-elle de régler la pénurie de main-d’œuvre?
L’Initiative du siècle est une menace pour le Québec, dit Legault
Pénurie de logements : une crise sociale nous guette
Pour un Canada qui voit grand
Texte de la motion bloquiste au sujet de la « Century Initiative »
Un nouveau plan en matière d’immigration

Parus depuis : Ottawa accusé de retarder l’immigration francophone (2023-05-18)
Immigration : l’appel du patronat entendu par François Legault (2023-05-27)
Le Canada ne peut pas loger plus d’immigrants (2023-08-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois tulipes de mai 2023

11 mai 2023




 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 142 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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