Sur l’ile Saint-Louis à Paris, un riche millionnaire raconte le secret de sa fortune.
À l’époque où il n’était qu’un garçon miséreux dans le quartier de Saint-Henri, il avait tenté de vendre des perles à un prêteur sur gages en lui racontant qu’elles provenaient d’une jeune fille dont les pleurs se changeaient en perles.
D’abord exploité par ce commerçant, le jeune homme devient de plus en plus exigeant.
Lorsque cette histoire — à mi-chemin entre l’amour et la cupidité — se termine, on ne sait plus très bien qui est l’exploiteur et qui est l’exploité.
Réalisé par Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, nommés aux Oscars, le film La jeune fille qui pleurait des perles est un conte de fées moderne qui prend vie grâce à un travail artisanal raffiné d’animation image par image.
Les marionnettes fabriquées à la main, la narration de James Hyndman (en français) et de Colm Feore (en anglais), ainsi que la musique évocatrice de Patrick Watson, concourent à faire du film une parabole intemporelle sur les thèmes du désir, de la duperie et du prix de l’innocence.
Écrit par Jean-Pierre Martel