Publié le 3 juillet 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Au cours du Festival de musique Montréal baroque, je me suis promené dans le Vieux-Montréal et j’en ai rapporté les photos suivantes.
Ancien édifice de la Bourse (1903-1904)
L’architecte américain George Browne Post a conçu l’édifice
de la Bourse de Montréal immédiatement après avoir réalisé celui de la Bourse de New York (sur Wall Street, en 1901-1903). Donc rien d’étonnant à ce que ces deux bâtiments néo-classiques aient un air de parenté.
De nos jours, cet édifice est occupé par le Centaur Theater.
Portail de l’édifice de la Banque Royale (1926-1928)
Au moment de sa construction en 1926-1928, l’édifice de la Banque Royale est le gratte-ciel le plus élevé de Montréal. Comparé aux sièges sociaux des banques rivales, celui de la Banque Royale est relativement sobre et imposant, en contraste avec son portail à deux tambours orné de bronze.
Plafond de la salle des guichets
À l’intérieur, les aires publiques de cette banque respirent le luxe.
Édifice de la Merchants’ Bank (1870-1873)
L’édifice de la Merchants’ Bank a été construit de 1870 à 1873. De 2000 à 2002, il sera entièrement rénové pour donner naissance à un hôtel cinq étoiles, Le St-James.
La maison François-Benoît (1849)
Intérieur d’un restaurant
Pierogis (raviolis polonais), choucroute et crème sure au Stash Café
Si la rue St-Jacques est la rue de la finance, la rue St-Paul est plutôt celle du commerce au détail : restaurants, galeries d’Art et boutiques de mode ou de souvenirs. Les immeubles qui la bordent sont en général un peu plus anciens que ceux situés sur la rue St-Jacques.
Par exemple, le restaurant Stash Café est situé dans l’immeuble Julien-Perrault, construit en 1831.
Maison Silvain-Laurent dit Bérichon (1810)
Située au 221 de la rue du Saint-Sacrement, la maison Silvain-Laurent dit Bérichon a retrouvé un éclat nouveau depuis qu’on lui a retiré en l’an 2000 le crépi qui la laidissait.
Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20 mm F/1,7 (la troisième photo) et Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les sept autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 17 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 21 mm
3e photo : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
4e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 17 mm
5e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm
6e photo : 1/60 sec. — F/2.8 — ISO 500 — 23 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 23 mm
8e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 22 mm
Publié le 1 juillet 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Casa de Matéo (XIXe siècle)
Évier de toilette de la Casa de Matéo
Au cours de l’édition 2013 du Festival de musique Montréal baroque, les concerts gratuits avaient lieu principalement au restaurant mexicain Casa de Matéo, situé au 438 St-François-Xavier, dans un édifice construit au XIXe siècle.
Détail de la façade de la Banque Molson (1866)
Édifice de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal (1870)
Toiture de l’édifice London and Lancashire (1898)
Tous les spectacles payants du festival avaient lieu plutôt au Théâtre St-James. Des balcons du théâtre, on peut apercevoir les édifices suivants :
• la Banque Molson (la première banque du Canada),
• le siège social de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal (occupé de nos jours par LHotel Montréal),
• le siège social canadien de la compagnie d’assurances London and Lancashire, présentement en rénovation.
Portail de l’édifice Canada Life (1894)
Adjacent, l’édifice de la compagnie d’assurance-vie Canada Life — aujourd’hui transformé en co-propriétés résidenteilles appelées Le St-Régis — est décoré d’un splendide portail Néo-Renaissance.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (la cinquième photo) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 15 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 18 mm
3e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
4e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 29 mm
5e photo : 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 53 mm
6e photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 26 mm
Publié le 27 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Extérieur du Théâtre St-James
L’édifice situé au 265 ouest de la rue Saint-Jacques fut construit de 1907 à 1909 afin d’abriter le siège social québécois de la banque CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce), qui l’occupa jusqu’en 2010.
À l’origine, il ne s’agissait pas seulement d’un immeuble corporatif puisqu’on pouvait également y effectuer des transactions. En raison de la proximité du port, sa clientèle comprenait de nombreux armateurs.
Des locaux avaient même été loués à la compagnie maritime White Star Line, qui y vendait des billets pour les croisières à bord de ses différents traversiers, dont le Titanic.
L’immeuble abrite une immense salle de guichets, cinq chambres fortes, de nombreux bronzes, des marbres et une collection de toiles. Au total, il offre 0,3 km² de surface habitable.
Salle principale
La salle des dépôts et des retraits, d’une superficie de 930 mètres carrés, possède une hauteur de plus de vingt mètres.
De leurs bureaux situés à l’étage, les officiers de la banque pouvaient surveiller le bon déroulement des opérations par le biais de grandes fenêtres (ornées de balcons) percées dans un côté de cette salle.
Au sous-sol, les coffrets de sécurité permettaient de protéger des voleurs et du fisc, les bijoux, les titres de propriété et l’argent comptant.
Après sa reconversion en salle de spectacle et en salle de réception, l’édifice porte maintenant le nom de Théâtre St-James.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (la troisième photo) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les quatorze autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm
3e photo : 1/50 sec. — F/4,4 — ISO 6400 — 58 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 29 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 35 mm
6e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 22 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 26 mm
8e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 23 mm
9e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
10e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 19 mm
11e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 23 mm
12e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 23 mm
13e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 19 mm
14e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 15 mm
15e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 17 mm
Publié le 2 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
À la suggestion d’un photographe canadien dont le pseudonyme est FrankS009, je me suis procuré le livre « Within the Frame » de David duChemin.
En feuilletant ce livre, j’ai été surpris de voir que plusieurs des photos qui l’illustrent sont floues. Non pas quelles soient des exemples de photos ratées mais, au contraire, des clichés réussis en dépit d’un bougé au moment de la prise.
L’effet d’une sonnette
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Ce qui m’a rappelé le cas de la photo ci-dessus, que j’ai renoncé à inclure dans un de mes diaporamas après une très longue hésitation. On y voit un vélo-taxi qui, en klaxonnant, non seulement attire l’attention d’un groupe de jeunes Cubains au retour de l’école, mais surprend également votre humble serviteur en train de les photographier.
En dépit de son bougé (plus évident lorsque la photo est agrandie), il s’agit d’une photo qui parle, qui raconte une histoire. La composition asymétrique mais parfaitement équilibrée de l’image, le jeu des mains, le naturel des attitudes croquées sur le vif, tout contribue à me faire aimer cette image.
Mais, persuadé qu’elle susciterait une controverse, et compte tenu que le diaporama contenait déjà près de 300 photos nettes, celle-ci a été disqualifiée, à mon grand regret.
Les amoureux de Shanghai
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Lors d’une chaude soirée de septembre 2010, j’ai surpris un couple d’amants en train de s’embrasser sur la voie publique à Shanghai. Mais avec un temps d’exposition d’une demi-seconde, pour une photo prise tout en marchant, c’était inévitable; la photo était floue.
Mais quel éclat dans les couleurs. Et ce tourbillon de lumières qui exprime si bien l’ivresse d’un baiser. Quant au flou, il voile de poésie une démarche essentiellement voyeuriste.
Objectivement, il s’agit d’une photo ratée. Parce que le flou est à la photographie ce que l’apostasie est à la religion.
Mais en regardant ces deux photos, je ne peux m’empêcher de me rappeler ces mots d’Henri Cartier-Bresson : « La netteté est une préoccupation bourgeoise », si loin de nos obsessions modernes…
Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 — 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
2e photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 20 mm F/1,7 — 1/2 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm
Publié le 25 mai 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Puertas y ventanas signifie « Portes et fenêtres » en espagnol.
Comme son nom l’indique, cette vidéo met en vedette des portes et des fenêtres de la Vieille Havane. Non pas les plus belles du quartier mais majoritairement, certaines des plus modestes de la ville.
Mon intention de départ était de réaliser un diaporama dans lequel défileraient rapidement les formes géométriques — des carrés et des rectangles — correspondant aux portes et fenêtres photographiées. Le tout devait s’intituler Abstracción cubana.
Mais au moment de l’assemblage des photos, le diaporama n’était pas aussi abstrait qu’anticipé.
Et surtout, la grille métallique ajoutée à la plupart des portes et fenêtres donne la fausse impression que la Vieille Havane est une immense prison dans laquelle chaque maison est un cachot.
En réalité, les Cubains — tout comme n’importe quel Nord-Américain — ne quitte pas son logis sans en verrouiller l’accès.
La grille métallique ajouté aux portes et aux fenêtres est une solution ingénieuse qui permet de bloquer l’accès au domicile tout en permettant l’aération en l’absence de son occupant.
Publié le 17 avril 2013 | Temps de lecture : 6 minutes
En septembre 2012, lorsque je pris la décision de passer les trois semaines de mes vacances annuelle dans la capitale cubaine, mon intention était de visiter de fond en comble le quartier de la Vieille Havane, inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité.
Mais après plus d’une semaine à parcourir toutes les rues est-ouest et à visiter toutes les attractions touristiques rencontrées sur ma route, j’ai dû renoncer à mon intention de visiter également les rues qui leur sont perpendiculaires. Sinon je n’aurais plus eu de disponibilité pour voir les autres quartiers touristiques de la capitale.
Ce diaporama présente donc 205 photos et quatre vidéos prises de manière incidente dans les rues traversant la Vieille Havane dans le sens nord-sud.
De 1:07 à 1:17, on voit le somptueux édifice Art déco, construit en 1930 pour héberger le siège social de la compagnie de rhum Bacardí. Œuvre des architectes Rafael Fernández-Ruenes, Esteban Rodríguez-Castell et José Menéndez, c’était le plus haut gratte-ciel de la capitale au moment de son inauguration.
L’intérieur et l’extérieur de cet édifice ont conservé leur décoration d’origine. Sa façade est décorée de granit bavarois et norvégien, de bronzes et des reliefs géométriques en céramique (dont des nus de Maxfield Parrish). Son mirador est surmonté du symbole de la compagnie, soit une chauvesouris. Signalons que la faune cubaine contient à elle seule plus de variétés de cet animal que dans tous les pays d’Amérique du Nord réunis.
De 3:32 à 3:40, il s’agit d’un ancien palais, construit en 1780 pour Don Matteo Pedroso, le maire de la ville. Cet édifice est devenu le Palais de l’Artisanat. Une suite de boutiques s’y trouvent, au rez-de-chaussée et à la mezzanine, autour d’un charmant patio (c’est-à-dire d’une cour intérieure à ciel ouvert).
À deux endroits de la vidéo, on présentera le même lieu tel que vu normalement, puis en infrarouge. L’ensemble des photos infrarouges de La Havane font l’objet d’un diaporama spécifique.
À 3:46, c’est la caserne de la police nationale révolutionnaire cubaine. Construite au XXe siècle dans un style imitant la Forteresse de la Force Royale (construite de 1558 à 1577), cette bâtisse est fermée au public.
Le palais construit par le colonel Rafael O’Farrill y Herrera dans la deuxième moitié du XIXe siècle loge de nos jours un hôtel à son nom (de 3:47 à 3:52). Sa famille avait fait fortune dans le commerce des esclaves et la culture de la canne à sucre.
À 4:26, nous apercevons le parc écologique Hans-Christian Anderson, planté d’herbes médicinales.
À 4:33, il ne s’agit pas d’une statue mais d’un amuseur de rue personnifiant le Chevalier de Paris : la véritable statue est devant l’église St-François d’Assise.
De 4:34 à 4:43, nous visitons un tout petit musée situé à l’arrière du Palais municipal de la Place d’Armes.
Successivement, nous avons un aperçu de la Maison du bonsaï (de 4:45 à 4:48) et du Musée du chocolat (de 4:49 à 5:59). Dans ce dernier cas, en dépit du fait qu’on y présente l’histoire et le mode de fabrication de cet aliment, il s’agit principalement d’un restaurant où on sert des tasses de chocolat (délicieuses). On y vend aussi des morceaux de chocolat pour apporter.
De 5:05 à 5:50, c’est le Musée archéologique. Au rez-de-chaussée, on présente des pièces trouvées lors de fouilles effectuées sur l’île cubaine, alors qu’à l’étage, on présente des œuvres provenant du reste de l’Amérique latine. Le musée occupe deux anciens palais contigus dont le second était décoré de fresques rococo.
De 5:53 à 6:06, nous voyons l’immense Séminaire St-Carles et St-Ambroise, construit derrière la Cathédrale St-Christophe et dont le patio est probablement le plus beau de la capitale.
De 6:08 à 6:25, c’est le restaurant La Giraldilla. Situé au deuxième et dernier étage d’un immeuble, il offre une vue splendide du Castillo de la Real Fuerza, dont la construction s’étala de 1558 à 1577. En 1632, une girouette — appelée Giraldilla — fut ajoutée au sommet de la tour de l’espérance de ce complexe militaire. Si cette girouette est la première statue de bronze coulée à La Havane, la forteresse est le plus important exemple d’architecture Renaissante à La Havane.
De 6:30 à 6:43, c’est un aperçu des œuvres à la Maison de la peinture vénézuélienne. Ce centre culturel témoigne des liens économiques importants entre Cuba et le Venezuela (fournisseur de pétrole à prix d’amis).
De 6:44 à 6:51, nous voyons l’ancienne Chambre des représentants. Au rez-de-chaussée, son atrium est entouré de pièces dont chacune est réservée aux représentants d’une province du pays.
À 6:53, c’est le tramway Mambí (du nom que portaient les soldats qui ont combattu l’Espagne durant la guerre d’indépendance de 1895-1898). De fabrication canadienne, ce train était autrefois le moyen de transport présidentiel pour visiter le pays. Ayant conservé sa décoration d’origine, c’est maintenant une attraction touristique.
De 7:01 à 7:19, nous apercevons la Maison des Arabes, installée dans une maison construite en 1688. Elle présente des expositions sur le thème des cultures arabe et musulmane.
De 7:28 à 7:48, nous visitons l’église St-François-de-Paule. Construite vers 1670, cette église de style baroque espagnol fut endommagée lors d’une tornade en 1730. Ses vitraux, son mobilier et sa décoration intérieure sont modernes, sauf pour un étonnant triptyque (de style flamand), placé à la gauche de l’autel.
De 7:52 à 8:18, nous avons un aperçu du Centre culturel San José, une immense foire artisanale ouverte quotidiennement dans des anciens hangars du port.
À 8:21, il s’agit de la Cathédrale orthodoxe Notre-Dame-du-Kazan (du nom de la capitale de la république du Tatarstan), qui a ouvert ses portes en 2008.
La vidéo se termine par l’ancienne Maison de la Douane (de 8:22 à 8:26). Construite en 1911, cette dernière porte maintenant le nom de Terminal Sierra Maestra : il est occupé par des bureaux de l’autorité portuaire.
Publié le 7 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
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La Chambre de commerce du Montréal métropolitain est une association, vieille de près de deux siècles, regroupant 7 000 propriétaires ou cadres d’entreprise.
En 1988, elle met sur pied l’Académie des grands Montréalais dans le but de souligner l’apport de différentes personnes à l’essor de Montréal dans quatre secteurs d’activité, soit économique, scientifique, culturel et social. C’est à l’automne que seront choisis les quatre lauréats de chaque année.
Et plutôt que de faire graver leurs noms sur un tableau d’honneur que seuls les visiteurs de son siège social pourraient consulter, la Chambre de commerce a eu l’idée de demander au collectif de designers montréalais gsmprjct° de créer une murale destinée à être placée dans un espace public.
Cette murale métallique, inaugurée le 22 novembre 2012, est la « Constellation des grands Montréalais ». Elle est située près de la sortie sud-ouest du Palais des congrès de Montréal.
Bleutée — une couleur attendue pour une constellation — la murale tire son chatoiement de vitraux multicolores qui s’y reflètent. Présentement, elle est percée de 122 points lumineux. Chacune de ces « étoiles » représente un Grand Montréalais.
En pointant l’une ou l’autre de ces étoiles à l’aide d’un téléphone multifonctionnel, on accède à une page web qui fournit des précisions relatives à la contribution de l’académicien à la renommée de la ville.
Publié le 27 mars 2013 | Temps de lecture : 1 minute
Résultat No 1
Résultat No 2
Hier, je me suis procuré des modules d’extension pour Photoshop de l’éditeur Nik Software. Et pour les apprendre, quel meilleur moyen que de partir à l’aventure et de tenter un peu n’importe quoi.
On peut voir ci-dessus le résultat final à partir des deux photos ci-dessous, un peu fades à mon goût. Ce qui en a résulté ne gagnera pas un prix Nobel mais c’était amusant.
Première image de départ
Deuxième image de départ
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 23 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 22 mm
Publié le 26 mars 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Il y a tellement de choses intéressantes à voir à Paris qu’on ne peut pas tout visiter. Ayant décidé d’y passer mes trois semaines de vacances à l’automne de 2003, j’avais choisi d’ignorer le Musée Carnavalet, dédié à l’histoire de la capitale française.
Mais à la fin d’une journée d’octobre, j’étais dans le Marais (il s’agit d’un quartier autrefois marécageux), la lumière commençait à baisser et un jour de semaine à 17h, il est un peu tard pour entreprendre la visite de quoi que ce soit.
Mais je passais à côté de ce musée. C’était gratuit. Il était ouvert encore une heure. Alors pourquoi ne pas y faire un tour…
D’un pas alerte au début — mais qui se ralentit dès que je compris l’intérêt de ce musée — je passais devant des toiles représentant des endroits de Paris que j’avais visités. C’était fascinant de voir dans quelle mesure la capitale française avait peu (ou beaucoup) changée au cours des siècles.
Et toutes ces boiseries et lambris d’intérieurs luxueux sauvés du pic des démolisseurs ou des rénovateurs zélés (dont les comptoirs Art nouveau de la bijouterie Fouquet dessiné par Alphonse Mucha, ci-contre), ces portraits de personnages illustres qui y ont habités, etc.
Bref, c’était beaucoup plus intéressant que ce que j’avais imaginé.
Quand tout à coup, je passe devant une fenêtre au travers de laquelle je vois une cour extérieure charmante, celle qu’on voit au début du texte. Puisqu’il est permis de photographier dans ce musée, je sors mon Canon Powershot G6, l’appareil que j’utilisais à l’époque.
Profitant de l’absence de gardien, j’approche lentement mon appareil de la fenêtre ci-contre. Je dépose délicatement l’objectif métallique sur le verre et au moment précis où j’appuie sur le déclencheur, j’aperçois du coin de l’œil un gardien qui s’approche de moi rapidement.
Aussitôt, j’imagine ce gardien élever le ton et me dire quelque chose du genre : « Monsieur ! Cette fenêtre est du ixième siècle. Elle est classée monument national. Mme de Sévigné, elle-même aimait s’y appuyer pour contempler le soir couchant. Comment pouvez-vous… »
Alors que dans ma tête tourbillonnent les justifications que je pourrais invoquer, je suis étonné d’entendre le gardien s’excuser puis, alors que je me recule, m’ouvrir sans que je le demande cette fenêtre pour me permettre de prendre une meilleure photo.
Évidemment, je m’exécute aussitôt et, ravis, je remercie le gardien de mon plus beau sourire.
L’année suivante, j’étais revenu dans ce musée afin de remettre à ce gardien les photos que j’avais prises de Paris un an plus tôt. Mais je ne l’ai pas trouvé.
En repensant à ce fait divers, je me suis toujours demandé : si j’étais gardien de sécurité au Musée des Beaux-Arts de Montréal et qu’un touriste américain me demandait de lui ouvrir une fenêtre afin de lui permettre de photographier la rue Sherbrooke, serais-je aussi accommodant ?
Publié le 22 mars 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Ce diaporama présente 229 photos et une courte vidéo captées le long des rues partageant d’est en ouest le sud de la Vieille Havane.
À l’époque où la capitale cubaine était fortifiée, c’est dans le nord de la ville qu’on retrouvait les bâtiments administratifs et commerciaux, alors qu’on érigeait plusieurs couvents et monastères dans la partie sud, moins densément peuplée.
De nos jours, dans cette partie de la ville, la majorité des édifices datent du premier tiers du XXe siècle. Font exception ces quelques édifices religieux construits avec des matériaux durables qui ont traversé les siècles.
De 0:08 à 0:30, nous apercevons la Maison de la Poésie. On y présente diverses expositions.
De 2:18 à 2:21, c’est l’église du Covento Santa Clara de Asis (en restauration depuis 2009). Érigé entre 1638 et 1645 pour héberger les riches jeunes filles de la ville et parfaire leur éducation, ce couvent est le plus vieux de la ville. Il occupe tout un quadrilatère. Son patio est le plus vaste de La Havane.
De 3:09 à 3:32, nous visitons l’église du Saint-Esprit, érigée en 1638. Il s’agit de la deuxième église construite dans la capitale. La destruction de la première — pour faire place au Palais municipal, sur la place d’Armes — a fait en sorte que l’Iglesia del Espíritu Santo est devenue le plus ancien lieu de culte de la ville. Sa décoration intérieure est récente. Si la voûte du chœur est en pierre, tout le reste des plafonds est en bois.
De 5:30 à 6:23, c’est l’église Notre-Dame de la Miséricorde. Après une autorisation royale accordée en 1754, sa construction traina en longueur et s’effectua véritablement entre 1865 et 1867.
Désertée par les touristes, c’est une des plus belles églises de la ville. Toiles, fresques, faux marbres et décorations en trompe-l’œil garnissent presque complètement son intérieur somptueux, réalisé par les plus grands artistes et décorateurs cubains du XIXe siècle (Esteban Chartrand, Antonio Herrera, Juan Crosa, Miguel Melero, et Didier Petit). Il est à noter que les fresques sous la coupole et au-dessus du chœur ont été restaurées en 1963.
Ce luxe décoratif explique pourquoi ce temple est rapidement devenu l’église de l’aristocratie cubaine et le lieu des célébrations de mariage entre les familles des riches commerçants de la ville. Encore aujourd’hui, beaucoup de jeunes Havanais choisissent cette église pour s’y marier.
Le maitre-autel est surmonté d’une niche entièrement peinte où est placée une statue de la Vierge (à qui l’église est dédiée). À la gauche du chœur, se trouve la chapelle de Notre-Dame de Lourdes (à 6:02).
De 7:20 à 7:39, voici le Musée en l’honneur de l’écrivain et poète José Martí (1853-1895). Très populaire auprès des écoliers, ce musée est installé dans la maison natale de ce personnage historique important, dont les écrits ont influencé plusieurs générations de révolutionnaires cubains.
L’édifice date probablement du début du XIXe siècle. À l’époque, les propriétaires demeuraient au rez-de-chaussée alors que l’étage supérieur était loué au père du jeune poète. Aménagé en 1925, ce musée expose des objets personnels, des lettres, des livres et des photos de ce héros national. Les descriptions y sont en espagnol exclusivement.