La cathédrale de Saint-Jérôme

Publié le 27 mai 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
Façade de la cathédrale

La ville de Saint-Jérôme est une municipalité d’environs 70 000 habitants située à 45 km au nord de Montréal.

Sa cathédrale, construite de 1897 à 1900, est l’oeuvre de l’architecte montréalais Casimir St-Jean. On lui doit également, l’église Saint-Jean-Baptiste, construite sur la rue Rachel à Montréal en 1914.

À l’extérieur, l’église de St-Jérôme était originellement de style romano-byzantin avec une façade polychrome et des clochers surmontés de coupoles en forme de mitre orthodoxe (remplacés en 1924 par des clochers pointus de style néo-gothique, plus conventionnels).

De plus, toujours en 1924, on lui a ajouté un portique semi-circulaire du plus bel effet, de même qu’une rosace.

Comme à ses débuts, la façade présente une tour centrale surmontée d’un clocher. Elle est flanquée de deux tours circulaires, coiffées de clochetons, dont les fenêtres allongées rappellent les meurtrières des châteaux forts.

Au moment où ces lignes sont écrites, cette cathédrale est une des rares églises catholiques du Québec — peut-être la seule — dont le clocher n’est pas surmonté d’une croix.

Coq destiné à surplomber la croix du clocher

C’est qu’en novembre 2014, des vents violents ont eu raison de cette croix. La nouvelle, surmontée d’un coq, attend dans une chapelle latérale son installation future.

Intérieur de l’église

La nef à trois vaisseaux est spacieuse. Originellement, le maitre-autel — disparu depuis le Concile Vatican II — était surmonté d’un baldaquin imposant, supprimé en 1924.

Icônes derrière l’autel

Le tout a été remplacé par un autel sobre derrière lequel se trouvent cinq icônes de style byzantin, réalisées par deux soeurs bénédictines sous la direction d’Alexandre Sobolev.

Lampe du sanctuaire

La superbe lampe du sanctuaire, en argent, fait partie améliorations apportées en 1924.

‘Ecce homo’ (2011), de Pierre Leblanc

Dans le transept de droite, on trouve les fonts baptismaux, de même que le retable d’aluminium ‘Ecce homo’, créé en 2011 par le sculpteur Pierre Leblanc.

Chapelle de la reconnaissance

Dans le transept de gauche, dans la chapelle de la reconnaissance, on peut voir le vieil autel de l’église du Parc sur lequel le curé Labelle (1833-1891) – figure légendaire de la colonisation des Laurentides — célébrait la messe.

Normalement éclairée par son abondante fenestration, la nef bénéficie, au moment du culte, de l’éclairage électrique d’une série de lustres imitant celui, importé de Murano, qui fut donné en 1926 par une bienfaitrice et qui se trouve au centre de la nef, près du choeur.

‘Jésus bénissant les enfants’ (1923-1925), de Delphis-Adolphe Beaulieu

Toutes les fenêtres de l’église sont décorées de vitraux du montréalais Delphis-Adolphe Beaulieu (1849-1928). On lui doit également l’ensemble de treize verrières de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, située dans le Vieux Montréal.

Son style se caractérise par l’utilisation minimale des lignes de plomb. Par contre, les bordures sont très colorées et richement agrémentées de fioritures.

Confessionnal

On pourrait présumer de la vertu des Jérômiens puisque leur cathédrale ne compte que trois confessionnaux (si j’ai bien compté) dont un a été transformé en installation moderne.

Arrière de la nef

Dans la partie arrière de la nef, les grandes orgues de Casavent Frères datent d’avant 1912. Leurs tuyaux ne sont qu’en partie fonctionnels.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 13 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 38 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 15 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 38 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 16 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 20 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm

2 commentaires

| Photos de Saint-Jérôme, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vitraux de l’ancienne église unie Erskine and American

Publié le 19 mai 2015 | Temps de lecture : 5 minutes

Historique de l’église

Façade de l’église

Construite en 1893-1894 d’après les plans de l’architecte montréalais Alexander-Cowper Hutchison, l’église Erskine était originellement de confession presbytérienne. Elle porte le nom des frères Ebenezer et Ralph Erskine, fondateurs de l’Église sécessionniste d’Écosse (une secte presbytérienne).

De style néo-roman, elle est considérée comme l’exemple montréalais le plus éloquent d’une architecture religieuse inspirée de l’œuvre de l’architecte américain Henry-Hobson Richardson (1838-1886).

En 1925, l’Église méthodiste du Canada et 70% de l’Église presbytérienne se fusionnent pour donner naissance à l’Église unie du Canada. L’église Erskine devient alors l’église unie Erskine.

Nef, devenue salle de spectacle

À la faveur d’un remaniement de son intérieur en 1937-1938, on décide d’y intégrer les vitraux Tiffany réalisés entre 1897 et 1910 pour l’église presbytérienne American (située sur le boulevard René-Lévesque, devenue elle aussi de confession unie, et amalgamée à l’église unie Erskine en 1934).

Toutefois, en raison de la chute du nombre de ses fidèles, le temple de la rue Sherbrooke est finalement abandonné en juin 2004. En quête d’espace, le Musée des Beaux-Arts de Montréal saisit l’occasion et s’en porte acquéreur en 2008.

Le chef Christophe Rousset, le chœur La Chapelle de Québec et Arion Orchestre Baroque à la salle Bourgie le 17 mai 2015

L’arrière de l’ancienne église a été transformé pour donner naissance à un pavillon moderne de cinq étages consacré à l’art canadien et québécois alors que l’intérieur du temple est devenu une salle de spectacle de 444 places. L’ensemble des deux forme pavillon Claire et Marc Bourgie.

Les vitraux de Louis-Comfort Tiffany

Vitraux Tiffany du côté droit de la nef
Vitrail L’Ange
Détail du Christ bénissant les petits enfants

Comme beaucoup de temples presbytériens, l’intérieur de l’ancienne église est de forme circulaire : c’est un sanctuaire-auditorium doté d’un jubé en forme de fer à cheval. À gauche et à droite de la nef, la vingtaine de vitraux Tiffany constituent la plus importante collection de vitraux religieux Tiffany au Canada.

Illustre représentant de l’Art Nouveau en Amérique, Louis-Comfort Tiffany créa une multitude d’oeuvres de verre opalescent entre 1885 et 1927.

Ses recherches l’amenèrent à créer des morceaux de verre d’épaisseur variable afin de donner un effet tridimensionnel au drapé des personnages qu’il représentait.

De plus, en fusionnant des couches minces de verre opalescent colorées différemment et d’opacité inégale, il obtenait des effets d’ombre et de lumière au sein même de la pâte de verre. Toutes ces techniques sont représentées à Montréal.

Vitraux Tiffany du côté gauche de la nef
Le Bon Pasteur, réalisé en 1897 d’après un dessin de Frederick Wilson
Détail du vitrail Sainte Agnès

Ayant épousé en seconde noce la fille d’un pasteur presbytérien en 1886, Tiffany se consacra de manière croissante à la réalisation de vitraux d’église. Ce fut une excellente décision puisqu’après 1915, le style Art Nouveau périclita.

En contrepartie, ce changement de mode eut comme conséquence qu’une bonne partie des vitraux réalisés pour des demeures bourgeoises ont été détruits, remplacés par des œuvres plus modernes alors que d’autres de ces maisons n’existent plus.

On estime que dans la ville de New York, par exemple, plus de la moitié des vitraux Tiffany ont été détruits.

Le retour à la mode de l’Art Nouveau a été une occasion de réévaluer le travail de Tiffany, dont le statut est passé d’industriel d’objets utilitaires à celui de verrier d’Art.

Les vitraux de Peter Haworth et de Charles-William Kelsey

Demi-rosace de la façade
Détail d’un vitrail de Peter Haworth

En plus des vitraux Tiffany, l’ancienne église Erskine and American est décorée également de vitraux créés à des dates inconnues par deux autres verriers.

La demi-rosace du temple est du verrier canadien d’origine britannique Peter Haworth. Dans les vitraux qu’il a réalisés ici, la chair de ses personnages inexpressifs est traitée en grisaille. Étrangement, c’est par le biais des éléments (le ciel et l’eau), de même que des vêtements et de l’auréole des personnages que la couleur est ajoutée à ses compositions.

Vitraux de Charles-William Kelsey

De son côté, le montréalais Charles-William Kelsey a créé six vitraux comportant des motifs floraux situés dans la partie basse du sanctuaire.

Référence : Étude patrimoniale de l’église Erskine and American United

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e photo  : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  3e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
  4e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 21 mm
  5e photo  : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  6e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
  7e photo  : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
  8e photo  : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  9e photo  : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
10e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
11e photo  : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
12e photo  : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm

Laissez un commentaire »

| Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les joueurs d’échecs

Publié le 24 avril 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Je marchais dans le quartier de Centro, à La Havane, lorsque j’ai aperçu ces joueurs d’échecs.

Rendu à leur niveau, sans m’arrêter, j’ai ralenti le pas et pris cette photo.

Quelle pièce le joueur de droite est-il en train de jouer ? Est-ce un coup décisif ? J’en doute. Mais la photo, en immobilisant cet instant précis, suggère le contraire.

En post-traitement, mon but a été de faire en sorte que chaque joueur se distingue de l’arrière-fond devant lequel il se trouve. Ce qui fut un défi pour le joueur du centre.

Cette photo a reçu le premier prix au concours People playing board game in the STREET (sepia) — ce qui signifie Photo sépia de participants sur la rue à un jeu de société — concours organisé par la revue électronique DPReview.

La version couleur de cette photo peut être vue à 3:02 dans le diaporama relatif au Nord-est du quartier de Centro.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 26 mm

4 commentaires

| Photos de Cuba, Photos de voyage | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Bruxelles, la capitale mondiale de la bande dessinée

Publié le 24 mars 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Troisième quinzaine de la BD de Bruxelles, en 2006
Station de métro Stockel

Tellement d’artistes belges se sont illustrés dans la bande dessinée que ce pays domine incontestablement l’histoire du 9e art.

Centre belge de la bande dessinée

Bruxelles fut la première ville à créer un musée de la BD (appelé Centre belge de la bande dessinée). Ce centre héberge une exposition permanente qui retrace l’histoire de cette discipline et possède la plus importante bibliothèque au monde à ce sujet.

Dès 1991, la capitale belge décida de décorer certains pans de murs extérieurs de fresques représentant des personnages de BD et ce, bien avant que la mode des murales ne se généralise.

Broussaille (1999), au 39 rue du Marché au charbon

La première de ses murales fut Broussaille, créée en 1991 (la version actuelle date de 1999). En tout, une cinquantaine de murales décorent aujourd’hui la capitale.

En voici quelques-unes, photographiées lors de mon voyage dans cette ville en 2006.

Cubitus (1994), au 109 rue de Flandre
Olivier Rameau (1997), au 9 rue du Chêne
Victor Sackville (2002), au 60 rue du Marché au charbon
Le Scorpion (2002), au 16 rue Treurenberg

Un commentaire

| Photos de Belgique, Photos de Bruxelles, Photos de voyage | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le deuxième arrondissement de Paris

Publié le 21 mars 2015 | Temps de lecture : 4 minutes
Cliquez sur l’image pour démarrer

Avant-propos

La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama dont la première version présentait des photos prises à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Cette nouvelle version a été complétée par les photos prises l’année suivante, lors d’un autre séjour dans la capitale française.

Présentation du diaporama

Le deuxième arrondissement de Paris occupe un territoire d’un km². Il est situé immédiatement au nord du premier arrondissement. On y trouve de nombreux restaurants, commerces et hôtels.

L’accroissement du nombre d’établissements aux dépens des logements a fait chuter la population du quartier de 81 609 personnes en 1861, à environ 23 000 personnes de nos jours, soit un pour cent de la population parisienne.

En plus de ses passages couverts, cet arrondissement est traversé de nombreuses rues piétonnes, particulièrement à son extrémité sud-est.

Après une courte promenade sur la rue de la Paix, nous visitons le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France (de 0:14 à 0:20). On y trouve le département des Monnaies, médailles et antiques (de 0:22 à 1:04).

Le coin sud-est du complexe immobilier correspond à l’ancien hôtel Tubeuf (à 1:06), construit en 1635. Celui-ci tire son nom du fait qu’en 1641, il fut acheté par Jacques Tubeuf, contrôleur général des finances sous Louis XIII.

Deux ans plus tard, le cardinal Mazarin le loua pour y abriter son immense collection d’œuvres d’Art, à l’époque la plus fastueuse d’Europe.

De 1:10 à 1:14, voici la galerie Colbert, un passage couvert construit en 1826 et inauguré en 1827.

Au cours de la Révolution de juillet 1830, c’est de la fenêtre d’une boutique située au premier étage de la rotonde de cette galerie (pleine à craquer) que Berlioz, accompagné de quelques chanteurs, présente un arrangement de son cru de La Marseillaise, un chant patriotique interdit depuis l’Empire.

Adjacente à la galerie Colbert, la galerie Vivienne (de 1:16 à 1:28) a été construite quelques années plus tôt, soit en 1823 ou 1825. Elle héberge de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d’objets décoratifs.

C’est la mise au point de l’éclairage au gaz qui a permis la création des passages couverts à Paris, les premiers au monde.

De 1:30 à 2:00, voici la basilique Notre-Dame-des-Victoires, construite de 1629 à 1740.

Puis nous voyons à 2:02 la statue équestre de Louis XIV qui se trouve au centre de la Place des Victoires, aménagée en 1685 par Jules Hardouin-Mansart.

Plus à l’est sur la rue Étienne-Marcel, nous atteignons la Tour Jean-sans-Peur, dernier vestige parisien de l’hôtel des ducs de Bourgogne (de 2:08 à 2:20).

Construite en 1408 par le duc Jean 1er de Bourgogne, cette tour est l’unique témoignage intact et complet de l’architecture seigneuriale du Moyen-Âge à Paris.

De 3:44 à 3:54, il s’agit du Passage du Grand-Cerf, ouvert en 1825.

De 4:24 à 4:46, nous nous trouvons à la pâtisserie Stohrer. Lors de son mariage en 1725 avec Louis XV, Marie Leszczynska, princesse polonaise, exige que son pâtissier la suive à Versailles.

Cinq ans plus tard, il s’installe à Paris, sur la rue Montorgueil (où sa pâtisserie se trouve toujours). C’est à lui qu’on doit la création du Baba au rhum (appelé originellement Ali-Baba).

Il ne reste aucune trace de la boutique originelle. Le décor actuel date de la seconde moitié du XIXe siècle.

À l’angle des rues Vivienne et Colbert, on trouve L’Étude à sa table de travail entre la veille et le sommeil, bas-relief de Louis-Ernest Barrias créé en 1903.

Tout près est situé le Palais de la Bourse (de 4:54 à 6:00) qui, de nos jours sous le nom de Palais Brongniart (du nom de son architecte), sert de salle de réception et d’exposition.

Finalement, de 5:18 à 5:24, nous apercevons l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, de style néoclassique, construite de 1835 à 1830.


Détails techniques : Le diaporama présente 165 photos : six réalisées à l’aide d’un appareil Canon Powershot G6 et 159 grâce à un Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (110 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (47 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (une photo chacun).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

3 commentaires

| Photos de France, Photos de Paris, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Premier arrondissement de Paris (3e partie)

Publié le 1 mars 2015 | Temps de lecture : 7 minutes
Cliquez sur l’image pour démarrer

Le premier arrondissement de Paris est pratiquement l’arrondissement du Louvre tant ce musée occupe une partie importante de son territoire.

En effet, sur les 1,83 km² de l’arrondissement, le Louvre et le jardin des Tuileries en occupent le quart.

En raison de l’importance des musées, des institutions publiques et des commerces qui s’y trouvent, l’arrondissement n’est peuplé que d’environ 18 000 personnes, soit moins du centième de la population parisienne.

Jusqu’ici, nous avons publié trois diaporamas à son sujet.

Le premier montrait la partie de l’arrondissement qui se trouve à l’ouest de l’ile de la Cité, à l’exclusion toutefois de la Sainte-Chapelle (qui possède son propre diaporama).

Un troisième diaporama était consacré au Louvre.

Ce dernier diaporama complète les trois autres. Il présente la partie de l’arrondissement située sur la rive droite (à l’exclusion du Louvre).

Notre visite commence au musée de l’Orangerie (de 0:01 à 0:50). Consacré aux peintres impressionnistes et postimpressionnistes, il met en vedette le cycle des Nymphéas de Claude Monet.

Puis nous traversons le jardin des Tuileries (de 0:51 à 1:02). Celui-ci doit son nom au fait que son emplacement était autrefois occupé par une fabrique de tuiles.

De 1:17 à 1:26, il s’agit de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Construite de 1670 à 1676, c’est aujourd’hui la principale église polonaise de Paris. Elle se caractérise par son immense dôme, qui couvre tout l’intérieur de l’église.

La place Vendôme se trouve à proximité. Dessinée par Jules Hardoin-Mansart — le dernier grand architecte de Louis XIV — cette place est occupée de nos jours par les boutiques des plus grands bijoutiers de la capitale.

Fortement inspirée de la colonne Trajane à Rome, la colonne Vendôme (à 1:43) est recouverte du bronze des canons pris aux armées russes et autrichiennes battues par l’armée française à Austerlitz. Elle est surmontée d’une statue de Bonaparte, habillé en empereur romain.

Au moment de ma visite en 2015, sa célèbre colonne était l’objet d’une restauration tandis l’œuvre gonflable Tree, de Paul McCarthy, y prenait place (à 1:45).

À 1:50, cette pièce de la verrerie Daum fait partie d’une édition limitée à 99 exemplaires, au cout unitaire de 24 000 euros.

De 1:56 à 2:15, nous parcourons la rue Saint-Honoré jusqu’à l’église Saint-Roch (de 2:16 à 3:16).

Celle-ci a été construite de 1653 à 1722 sur les plans originaux de Jacques Le Mercier (l’architecte préféré de Richelieu), complétés par Jules Hardouin-Mansart (dont nous avons parlé plus tôt).

Vandalisée à la Révolution, l’église collectionna ensuite des œuvres d’art provenant de nombreuses églises détruites aux alentours et passa des commandes auprès de quelques-uns des meilleurs artistes du XVIIIe siècle.

C’est originellement pour l’église Val-de-Grâce que Michel Anguier sculpta le groupe de la Nativité (de 3:08 à 3:12) qui décore aujourd’hui l’autel de la chapelle de la Vierge.

À la place des Pyramides, on trouve une statue dorée de Jeanne d’Arc (3:22).

L’automne est la saison des marrons. Puisque le jardin des Tuileries est planté d’un grand nombre de marronniers, de jeunes entrepreneurs s’improvisent vendeurs de marrons chauds à proximité du Louvre. Cette activité commerciale nécessite peu d’investissements. Mais elle est interdite par la ville. En dépit de cela, savourer des marrons chauds est un des grands plaisirs de la visite automnale de Paris.

Règle générale, les marrons sont servis dans un cône de papier journal. Chaque vendeur (à 3:24) s’associe à des copains dont la fonction consiste à le prévenir de l’arrivée des policiers.

De 3:28 à 3:38, nous avons un aperçu du siège de la Comédie-Française, décorée des bustes de Marivaux (à 3:32), de Molière (3:34) et de Beaumarchais (à 3:36).

À 3:40, nous voici devant le Conseil d’État. Sa façade a été refaite de 1763 à 1770 par Pierre-Louis Moreau-Desproux.

De 1633 à 1639, l’homme le plus riche d’Europe, soit le cardinal de Richelieu, se faisait construire un nouveau domicile, appelé originellement Palais-Cardinal. Connu aujourd’hui sous le nom de Palais-Royal (de 3:46 à 4:08), il s’agit d’un vaste complexe immobilier rectangulaire, au centre duquel se trouve une cour intérieure.

Celle-ci se divise en trois parties. On y rencontre successivement une installation moderne appelée Les Colonnes (1986) de Daniel Buren (à 3:46), la fontaine Les Sphérades (1985) de Pol Bury (à 3:48), puis finalement les jardins du Palais-Royal (de 3:50 à 3:58).

Tout autour de ce jardin, on trouve des boutiques et des restaurants.

À 4:10, c’est la fontaine Molière, érigée en 1844 tout près de la maison où l’homme de théâtre décéda en 1653.

De 4:15 à 4:18, voici la place des Victoires, dessinée par Jules Hardoin-Mansart en 1685. Cette place célèbre le traité de Nimègue qui mit fin quelques années plus tôt à la guerre de Hollande dont la France sortit victorieuse, dit-elle. Ici, Louis XIV est habillé en empereur romain. C’est une des cinq places royales de la capitale.

Puis nous voyons successivement plusieurs édifices :
• la Galerie Vero-Dodat (de 4:20 à 4:24),
• le temple protestant de l’Oratoire du Louvre (de 4:30 à 4:36), construit de 1621 à 1750,
• la mairie du Premier arrondissement (à 4:38), construite de 1858 à 1860, et dont la façade s’inspire fortement de celle de l’Église Saint-Germain-l’Auxerrois, et
• l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (de 4:44 à 5:36), construite du XIIe au XVe siècle.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue. Conséquemment, Saint-Germain-l’Auxerrois était l’église paroissiale de la cour.

À 4:56, on voit le banc de bois sculpté sur lequel Louis XIV prenait place, face à la chaire (4:58).

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, Saint-Germain-l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs du royaume.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration. Elle fut tellement endommagée lors d’une émeute en 1831 qu’elle demeura fermée pendant plusieurs années : on considéra même la possibilité de la détruire. Mais en 1838, on entreprit la restauration de sa structure.

Depuis quelques années à peine, on se consacre à lui créer une décoration intérieure.

Poursuivant notre visite, nous voyons :
• de 5:40 à 5:42, voici la fontaine de la Croix-du-Trahoir, reconstruite en 1775.
• le Forum des Halles (à 6:30),
• l’ancien édifice de la Bourse du Commerce (de 6:34 à 6:36),
• la plus ancienne fontaine de Paris (à 6:46), soit la fontaine des Innocents, réalisée en 1548,
• des vélos en libre-service (appelés Vélib), disponibles à Paris depuis 2007.

De 6:50 à 7:58, nous visitions l’église Saint-Eustache.

Construite de 1532 à 1633, celle-ci est de style gothique flamboyant. Elle est complétée d’une façade totalement inappropriée de style néoclassique.

À la suite d’une restauration qui s’est étendue sur une décennie, l’intérieur est superbe.

C’est dans cette église que Molière fut baptisé et qu’eurent lieu les obsèques de la mère de Mozart, décédée à Paris en 1778 lors d’une tournée de son fils dans la capitale française.

Pour la première de son solennel Te Deum, Berlioz jugea l’acoustique réverbérée des lieux parfaitement apte à en magnifier la grandeur.

Le diaporama se termine par une visite (de 8:50 à 9:13) de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles. Construite et remaniée plusieurs fois entre 1235 et 1780, cette église gothique est relativement sobre.

François-Henri Clicquot réalisa son orgue en 1788. Datant du XIXe siècle, ses vitraux sont remarquablement bien exécutés.


Détails techniques : Le diaporama présente 261 photos et six clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (201 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos en 2015), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 40-150 mm R (2 photos) et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (une photo en 2014).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

5 commentaires

| Photos de France, Photos de Paris, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Louvre

Publié le 3 février 2015 | Temps de lecture : 5 minutes
Cliquez sur l’image pour démarrer

La vidéo ci-dessus est la deuxième version d’un diaporama qui, originellement, contenait un peu plus de cent photos prises au Louvre à l’occasion d’un voyage effectué à Paris en 2014.

Complété avec celles prises l’année suivante, ce nouveau diaporama présente 138 photos et trois clips vidéos.

Histoire

Tout commence par un petit château fort construit en 1190 qui occupait le quart sud-ouest de l’actuelle Cour Carrée du Louvre.

En 1317, le roi Charles V en fait une de ses résidences alors que le donjon, au centre de la cour, devient l’entrepôt du trésor royal.

De François 1er à Louis XIV, les monarques ne cesseront d’agrandir ce palais et d’ajouter à sa magnificence.

Après le déménagement de la cour pour Versailles en 1681, le Louvre conserve une partie des collections royales. Celles-ci servent d’inspiration aux membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture qui s’y installe en 1692.

Après la Révolution, l’ancien palais devient le Muséum central des arts de la République.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les agrandissements successifs du Louvre en avaient fait un ensemble architectural asymétrique. C’est seulement en 1852 que sont adoptés les plans qui, essentiellement, lui donneront sa cohérence actuelle. Les travaux seront réalisés sous Napoléon III.

La taille du musée

Sa surface d’exposition est de 60 000 m². Cela lui permet de montrer environ 30 000 items sur les 460 000 que renferme l’institution, soit 6 %.

Musée universel qui vise à nous présenter toutes les civilisations et toutes les époques (sauf les plus récentes, montrées ailleurs), le Louvre est une célébration du génie humain. Plus on s’y attarde, plus on apprécie la richesse de ses collections; on pourrait y passer des semaines à y admirer tout ce qui s’y trouve.

Le diaporama

Il commence par l’entrée de la façade Est du musée. Après la traversée d’un passage couvert (à 0:09), on pénètre dans la Cour Carrée. En face, on peut voir le pavillon de l’Horloge, dont le deuxième étage est plus orné de ce côté-ci (à 0:15) que du côté de la Cour Napoléon (où se trouve la Pyramide du Louvre).

Créée par Ieoh Ming Pei — un architecte dont la première œuvre importante fut la Place Ville-Marie de Montréal — cette pyramide permet d’accéder directement à la billetterie, au sous-sol (à 0:23). Quant au vestiaire (à 0:31), on ne peut y laisser que des vêtements et des parapluies (donc, pas de sac à dos).

Le rez-de-chaussée du musée est consacré aux sculptures. De 0:33 à 0:45, on peut voir des antiquités gréco-romaines. En levant les yeux, on peut admirer la richesse décorative des plafonds.

Dans l’aile Richelieu (au nord), on peut visiter la Cour Marly — appelée ainsi parce que les sculptures originales des Chevaux de Marly y sont en vedette (à 0:47) — et la Cour Puget (de 0:49 à 0:52) où sont présentés des œuvres du sculpteur Pierre Puget.

Après la Salle du Manège (à 0:53), nous empruntons l’escalier monumental qui mène à la Victoire de Samothrace (de 0:57 à 1:01).

Au 1er étage, Sandro Botticelli (de 1:03 à 1:05) entame notre aperçu de la peinture italienne. Parmi les innombrables toiles représentées, signalons celles de Léonard de Vinci (de 1:09 à 1:12), de Raphaël (à 1:13), de Tiepolo (à 1:17) et de Murillo (à 1:19).

De 1:21 à 1:32, on admire les plafonds de la Galerie d’Apollon.

Au premier étage de l’aile de la Colonnade, on peut voir les riches boiseries de la Chambre à alcôve, conçue pour Louis XIV (de 1:33 à 1:52). Le centre du plafond était décoré d’une toile aujourd’hui disparue. Suit ensuite la Chambre des parades, dont les boiseries furent exécutées entre 1556 et 1655 (de 1:49 à 1:53).

Aménagé dans l’aile orientale de la Cour Carrée (ou aile de la Colonnade), le Musée Charles X est consacré aux antiquités égyptiennes et gréco-romaines (de 1:57 à 2:32). Le décor des plafonds est un rare témoignage de la scénographie muséale en vogue au XIXe siècle.

Le deuxième étage du musée est consacré aux peintures françaises, flamandes et hollandaises (de 2:36 à 3:08).

Suivent des salles consacrées aux arts décoratifs, aux armes et armures, de même qu’à l’horlogerie.

Nous empruntons ensuite la galerie marchande qui sépare la billetterie de la Pyramide inversée. Cette dernière est située sous le Carrousel du Louvre.

Puis nous remontons en surface pour compléter notre examen des façades du musée et apercevoir l’Arc de Triomphe du Carrousel.

La vidéo se termine par quelques vues nocturnes des lieux.


Détails techniques : Le diaporama présente 138 photos et 3 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (92 photos), le Lumix 7-14 mm F/4 (23 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (13 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (10 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

Un commentaire

| Photos de France, Photos de Paris, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : le Malecón

Publié le 1 février 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Le Malecón est une voie rapide et une promenade de 7 km qui s’étend le long du détroit de Floride et qui constitue la frontière nord de deux quartiers de la capitale cubaine : Centro et Vedado.

Construit en plusieurs étapes de 1901 à 1952, le Malecón est une structure en béton armé qui a très bien résisté au sel marin et au choc des puissantes vagues du détroit de Floride.

Notre visite débute à l’extrémité occidentale de cette promenade.

Installé dans une superbe demeure du XIXe siècle, le Restaurant « 1830 » est renommé pour son jardin de rocaille (de 0:04 à 0:33).

Il est situé à deux pas du Fort de la Rigole (ou Torreón de la Chorrera), terminé en 1646 (de 0:34 à 0:40). Celui-ci tire son nom du petit cours d’eau — asséché depuis — qui se trouvait à l’embouchure de la rivière des Amandiers près duquel le fort était construit.

Ce fort est le plus à l’Ouest des quatre forteresses qui constituaient le système défensif de la capitale cubaine. De nos jours, il abrite un restaurant.

Oeuvre des architectes Antonio Quintana et Alberto Rodriguez, l’édifice Girón est constitué de deux tours d’habitation de 17 étages, sombres et étouffantes, construites en 1967 (à 1:04).

Prototype de l’architecture brutaliste promue par l’URSS à Cuba, il s’opposait à l’architecture née aux débuts de la Révolution, et dont le chef-d’oeuvre est l’École des Beaux-Arts (à Miramar).

Construit en 1930 sur un pic rocailleux, l’hôtel Nacional fut longtemps l’hôtel le plus prestigieux de la capitale cubaine (à 1:24).

À 1:26, nous apercevons le monument à Antonio Maceo, en hommage à ce héros de la guerre d’indépendance cubaine.

Ce monument est situé devant le gratte-ciel de l’hôpital Hermanos Ameijeiras, construit originellement pour être le siège de la Banque de Cuba (à 1:28).

À l’Est de ce monument, on passe du quartier de Vedado à celui de Centro. Dans ce dernier, le Malecón est bordé d’habitations qui, en raison de leur proximité avec le littoral, sont sujettes à l’érosion par l’air salin.

Conséquemment, plusieurs hôtels-boutique ont remplacé des édifices plus anciens, aujourd’hui disparus. Ceux qui ont résisté aux outrages du temps font aujourd’hui l’objet d’un ambitieux plan de rénovation urbaine.

À 2:03, cette vue latérale nous permet de voir cette longue bande du récif originel de la côte qu’on a évité d’aplanir pour qu’elle serve de brise-lame et ainsi protéger le Malecón.

De 2:35 à 2:50, nous voyons le restaurant Castropol, renommé pour être un des meilleurs de la ville, mais qui ne m’a pas épaté et dépit de son prix.

Situé au numéro 17 du Malecón, le Palais des Cariatides a été construit en 1924. Il héberge le Centre culturel hispano-américain (de 2:56 à 2:59).

La vidéo se termine par une vue des deux forteresses qui, de part et d’autre, gardent l’embouchure de la baie de La Havane; à l’Est, le Castillo de los Tres Reyes del Morro (ou Château des trois rois du promontoire) et à l’Ouest, le Castillo de San Salvador de la Punta (ou Château Saint-Sauveur de la pointe, fermé au public).


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

3 commentaires

| Photos de Cuba, Photos de La Havane, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : Miramar

Publié le 31 janvier 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Miramar — qui veut dire regarde la mer — est le plus à l’ouest des quartiers touristiques de La Havane.

Ses deux principales attractions sont l’Aquarium national et le célèbre cabaret Tropicana.

C’est dans ce quartier verdoyant et agréable, le long de la cinquième avenue, que se concentrent les ambassades de la capitale. On y rencontre également un grand nombre d’hôtels modernes.

La vidéo débute par un aperçu de l’Instituto Superior de Arte ou École des Beaux-Arts (de 0:05 à 0:12). Né d’une idée de Che Guevara et construit au début des années 1960 d’après les plans de Ricardo Porro, de Roberto Gottardi, et de Vittorio Garatti, ce complexe est considéré comme le chef-d’oeuvre de l’architecture révolutionnaire cubaine. Aucune visite touristique n’y est permise.

De 0:29 à 1:10, nous visitons la basilique Jésus de Miramar, construite de 1948 à 1953. C’est la deuxième plus grande église de la capitale cubaine. Cesareo Marciano Hombrados y de Onativia (1909-1977) y a peint les personnages de ses fresques sous les traits de ses commanditaires.

Immédiatement à l’Est de cette église, on trouve l’hôtel Quinta Avenida (de 1:12 à 1:22). Puis, en se dirigeant vers le détroit de Floride, on rencontre successivement le Centre de commerce de Miramar (de 1:23 à 1:30) et l’hôtel Meliá Habana (de 1:31 à 2:17).

Suivent à l’Est, l’hôtel Occidental Miramar (de 2:18 à 2:23) et l’hôtel Panorama (de 2:24 à 2:50). Situé dans ce dernier, le restaurant Don Alfredo doit son décor somptueux à l’artiste cubain Vicente Bonachea (1957-2012).

De 3:14 à 3:27, c’est le restaurant Casa Española.

Parmi les ambassades du quartier, signalons celle de France, située dans un édifice néo-classique austère auquel on accède sur rendez-vous seulement (à 4:06).

Le théâtre Karl-Marx (de 4:16 à 5:03) est la plus importante salle de spectacle de la capitale cubaine. Il possède une capacité de 5 500 sièges.

Parmi les autres édifices du quartier, signalons l’ambassade russe (à 5:04) et l’église Santa Clara de Casia (de 5:52 à 6:04). Conçue par l’architecte Victor Morales, cette dernière a été construite de 1940 à 1942 : au moment de son inauguration, son style avant-gardiste avait suscité la controverse.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

3 commentaires

| Photos de Cuba, Photos de voyage, Vidéos | Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mystère de la Sainte-Chapelle

Publié le 10 janvier 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Intérieur de la Chapelle haute

Lorsqu’on pénètre dans la Sainte-Chapelle de Paris, on est stupéfait de voir ces tonnes de vitraux réunis et soutenus par du plomb, un métal mou.

Jusqu’au moment de sa construction, au milieu du XIIIe siècle, personne au monde n’avait autant allégé les murs d’un édifice pour faire place à des vitraux.

Encore de nos jours, on se demande ce qui empêche l’effondrement de ces tonnes de verres et de plomb sous l’effet de leur propre poids, ou leur enfoncement par des vents violents.

Détail des vitraux

Non seulement tout cela résiste, mais cela tient debout depuis près de huit siècles. En apparence si fragile, l’édifice a traversé deux guerres mondiales, la Commune de Paris de 1871, la guerre franco-allemande de 1870, la Révolution française et cette multitude de soulèvements populaires inscrits au feuilleton culturel de la capitale française depuis des siècles.

L’architecte inconnu de l’édifice a habilement dissimulé l’essentiel au regard des visiteurs. Si bien que les nobles étrangers à qui le roi offrait le privilège de visiter la Chapelle haute repartaient de la capitale sans avoir la moindre idée de l’explication de la solidité miraculeuse des lieux.

En réalité, la voûte, la charpente et la flèche de 33 mètres qui surmonte le toit sont supportées par 14 puissants contreforts en ‘V’ dont seule l’extrémité la plus mince est visible de l’intérieur de la chapelle, le reste étant caché du regard par les vitraux.

Contreforts vus de l’extérieur

L’extrémité interne est sculpté en forme de neuf colonnettes délicatement peintes qui donnent l’illusion de suffire à supporter l’édifice. Ces contreforts sont solidifiés par deux chaînages métalliques discrets, découverts au XIXe siècle, qui évitent le recours à des arcs-boutants.

Décoration interne des contreforts

Quant aux longues bandes de vitraux, ils se divisent en rectangles plus petits, encadrés d’un squelette métallique.

Qui a dit que l’Art est une illusion ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 15 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 40 mm

2 commentaires

| Photos de France, Photos de Paris, Photos de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel