Les belles du Plateau (partie 15)

Publié le 13 septembre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Sur l’avenue Coloniale

Au 3445 de l’avenue Coloniale
Au parc Hirsch-Wolofsky
Au 3483 de l’avenue Coloniale
Au 3693 de l’avenue Coloniale

On notera la sculpture qui décore le haut de la façade de cette maison construite en 1885.

À l’intersection de l’avenue Coloniale et de la rue Roy
Aux 3878-3880 de l’avenue Coloniale
Au parc Napoléon

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce parc ne rend pas hommage à Bonaparte.

Le notaire Jean-Marie Cadieux de Courville (1780-1827) était également propriétaire foncier. En 1834 (sept ans après son décès), sa succession fait lotir son domaine et donne aux huit rues créées les noms des membres de sa famille.

Voici l’histoire de six d’entre elles.

Le nom de la rue Roy vient de Marie-Marguerite Roy, épouse du notaire. La sœur de celle-ci, Marie-Anne Roy, donna ses prénoms à la rue Marie-Anne. Entre ces deux rues, la rue Rachel tire son nom de Christine-Rachel Cadieux, une des deux filles du notaire. L’autre fille, Marguerite-Henriette Cadieux, donna son nom à la rue Henriette (aujourd’hui disparue).

En 1832, cette dernière épousa le patriote François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier (qui fut pendu en 1839). Leur unique fils, Jean-Guillaume Napoléon, décède quelques mois plus tard. C’est de lui qu’on nomma la rue Napoléon (et le parc à proximité).

À l’intersection des avenues Coloniale et Duluth

Quant à l’avenue Duluth, elle rend hommage à l’explorateur Daniel Greysolon, sieur du Lhut, né en France vers 1639 et mort à Montréal en 1710.

En 1679, après avoir traversé le lac Supérieur, il atteindra le Minnesota actuel et ira même au-delà. Ce qu’aucun autre Européen n’avait fait avant lui.

Dans la rubrique qui lui est consacrée, Wikipédia affirme qu’avec les peuples rencontrés dans cette partie du monde, il conclut des traités de paix, notamment avec les nations des Ojibwés et des Sioux.

Ce qui est improbable puisqu’il n’en avait pas reçu le mandat du roi de France. Il est plus vraisemblable qu’il s’est plié, en tant que visiteur, à la coutume autochtone de fumer le calumet de la paix. Ce qui était un geste de bienvenue, mais qui, dans les faits, s’avèrera être une première étape vers la signature du traité de la Grande Paix de Montréal de 1701.

Sur l’avenue du Mont-Royal, à l’intersection de l’avenue Coloniale

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2 commentaires à Les belles du Plateau (partie 15)

  1. André joyal dit :

    Hey ben! Moi qui croyais la toute petite rue Napoléon était en «l’honneur» du fou corse qui a pensé pouvoir prendre Moscou en plein hiver comme le fera une autre fou de Germanie 130 ans plus tard.

    Je m’interroge toujours sur l’origine du nom des rues. C’est à 60 ans que j’ai appris que la rue William-David, dans Maisonneuve, où j’ai vécu de 3 jours à 18 ans, était du nom du fils d’un homme d’affaires du cru. La rue Bennet, tout près, était au nom d’un autre de ses fils.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      En réalité, William-David sont les prénoms de William-David Bennett, fils de William Bennett.

      Né en 1813, le père (William Bennett) était un Irlandais loyaliste (donc protestant) qui émigra au Québec vers 1850.

      En 1870 et en 1873, il achète pour une bouchée de pain deux grandes terres à vocation agricole qui s’étendaient de la rue Notre-Dame actuelle au futur boulevard Rosemont.

      Aidé de ses trois fils — William-David Bennett, Percy-Richard-Thomas Bennett et un troisième fils dont je n’ai pas pu retracer le nom — il exploitera cette ferme jusqu’en 1899.

      En raison du boum économique de la ville de Maisonneuve, nouvellement créée, cette municipalité se porte acquéreur de sa ferme. Parmi les rues nées du lotissement de la ferme de William Bennett, trois rues parallèles porteront les noms de membres de sa famille.

      D’est en ouest, l’avenue Aird est appelée ainsi en hommage à Elizabeth Aird (née au Québec en 1831 d’une famille écossaise) que William Bennett avait épousée en 1853.

      Puis l’avenue Bennett honore le patronyme du père. Pour terminer, l’avenue William-David porte les prénoms de son fils ainé.

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